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22ème VENTE AUX ENCHÈRES À CHEVERNY

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Lot 88
François HABERT (actif en France au milieu du XVIIe siècle)
Nature morte au bouquet de fleurs, fruits, coquillage, gobelet de porcelaine, luth et pièces d'orfèvrerie.

Toile.
Signé et daté en bas à gauche sur l'entablement Franciscus. Habert. f. / 1652.

135 x 165 cm.

Provenance : Acquis le 15 mai 1847 à Londres, chez Mawson, par la famille des actuels propriétaires. Grande collection parisienne.

L'importance de la place occupée par François Habert au sein de la peinture de natures mortes au XVIIe siècle est démontrée par le nombre de tableaux, en grande majorité signés et datés, qui sont parvenus jusqu'à nous.

Il existe cependant très peu d'éléments sur sa vie et son nom n'apparaît qu'à deux reprises dans des documents écrits. Une première fois dans l'inventaire de Philippe de Champaigne, Une Guirlande de Fleurs du sieur Habert, une toile acquise pour la somme considérable à l'époque de 100 livres. Il apparaît une seconde fois dans l'inventaire de tableaux de Monsieur Charles Tardif, secrétaire du Maréchal de Boufflers, pour un tableau de fleurs qui aurait été acquis en 1712 auprès de Monsieur de Catinat (M. Faré, Le grand siècle de la nature
morte en France, Paris, 1974, p. 275).

Ses premières oeuvres, datées des années 1640, témoignent d'une forte immersion dans le groupe d'artistes hollandais et flamands qui travaillent alors à Paris. Formé vraisemblablement auprès du flamand Balthasar van der Ast, Habert est, dans un premier temps, sensible à l’influence de Jan Fyt, notamment dans le rendu des fruits. On relève également, dans ses premiers tableaux, l'empreinte de Jean-Michel Picart, avec qui on l'a parfois confondu. Il aurait aussi collaboré pour plusieurs oeuvres avec Jacques Hupin, notamment pour Plateau de Fruits, fleurs, orfèvreries et tapis sur une table (voir C. Salvi, D'après nature, la nature morte en France au XVIIe siècle, Tournai, 2000, p. 113, re). C'est surtout Jan Davidsz de Heem, à Anvers, qui va être son principal maître. Ce dernier est au côté de Willem Kalf et Abraham van Beyern, un des principaux propagateurs d'un courant de natures mortes qui se développe au milieu du XVIIe siècle, caractérisé par l'opulence et l'élégance. L'accumulation d'objets somptueux, dans une mise en scène théâtrale, permet aux peintres de
démontrer leur virtuosité technique. Une attention particulière est portée sur la lumière jouant sur la diversité des surfaces représentées : porcelaine, pièces d'orfèvrerie, verres de vin, riches étoffes et tapis, fleurs et fruits, disposés avec une grande ordonnance.

Ce tableau peut être considéré comme un exemple typique de la luxuriance baroque et harmonieuse qui caractérise Habert. Claudia Salvi oppose la formule de splendeur retenue selon les mots de Clauss Grimm à propos du maître d'Anvers, à l'éclat à outrance développé par Habert. Chaque objet " éclate " en lui-même, gardant son autonomie dans un chaos très étudié. Ainsi, Claudia Salvi relève l'image du citron dont on a enlevé en partie l'écorce, un détail commun à plusieurs oeuvres de Habert, pour exemple la Nature morte au jeu de cartes datée 1643 (voir C. Salvi, D'après nature, la nature morte en France au XVIIe siècle, Tournai, 2000, p. 113, reproduit). Le fruit semble se détacher du reste de la composition.

Le vase est particulièrement emblématique de la riche orfèvrerie du XVIIe siècle. Thème très prisé en tant qu'élément décoratif, nous pouvons le rapprocher de la luxueuse pièce qui figure sur une des tapisseries des Gobelins appartenant à la série Les Maisons Royales ou les Mois, tissées pour Louis XIV, d'après des cartons de Lebrun (Mois de Septembre, conservé aujourd'hui au château de Chambord). Alors que de Heem ajoute un paysage, Habert préfère généralement un fond sombre, marquant ainsi les limites de cette influence. Sans la rejeter néanmoins totalement, puisqu'on retrouve ce sens du paysage italianisant sur une oeuvre datée de 1649, Le dessert (voir M. Faré Le grand siècle de la nature morte en France, Paris, 1974, p. 277, reproduit), et dont la luxuriance est similaire à notre tableau. La disposition horizontale des objets, affectionnée par Habert, est caractéristique de l'école de nature morte française de l'époque.

On relève également une proximité avec les peintres de Bergame, dans l'emploi des instruments de musique, l'ensemble dégageant une impression d'élégance foisonnante.
François HABERT (actif en France au milieu du XVIIe siècle)Nature...
Lot 88
Lot 88
François HABERT (active in France mid-17th century)
Still life with bunch of flowers, fruit, shells, porcelain cup, lute and pieces of silverware.

Oil on canvas.
Signed and dated at bottom left on the entablature : Franciscus. Habert. f. / 1652.

135 cm x 165 cm.

Provenance: Bought 15th May 1847 in London from Mawson’s by the family of the current owners.

The importance of the place held by François Habert at the heart of 17th-century still-life painting is demonstrated by the number of paintings, almost all signed and dated, which have come to us.

There is however very little information available about his life and his name only appears twice in written documents. Once in the inventory of Philippe de Champaigne, “Une Guirlande de Fleurs du sieur Habert” (“A Garland of Flowers by Mr Habert”), a painting on canvas purchased for the considerable sum at the time of 100 livres. It appears a second time in the inventory of the paintings of Monsieur Charles Tardif, secretary to Maréchal de Boufflers, for a painting of flowers that was apparently purchased in 1712 from Monsieur de Catinat (M. Faré, Le grand siècle de la nature morte en France, Paris, 1974, p. 275).

His first works, dating from the 1640s, show how strongly he was immersed in the group of Dutch and Flemish artists who were then working in Paris. Having probably trained with the Flemish artist Balthasar van der Ast, Habert is in the first place receptive to the influence of Jan Fyt, in particular in his rendering of fruit. We can also notice in his early paintings the influence of Jean-Michel Picart, with whom he has sometimes been confused. It seems he also collaborated on several works with Jacques Hupin, in particular the “Plateau de Fruits, fleurs, orfèvreries et tapis sur une table” (“Tray of fruit, flowers, silverware and carpet on a table”, see C. Salvi, D’après nature: la nature morte en France au XVIIème siècle, Tournai, 2000, p. 113, image reproduced).

But it is above all Jan Davidsz. de Heem who will be his principal master. De Heem is, along with Willem Kalf and Abraham van Beijeren, one of the main proponents of a trend in still-life painting that emerges in the middle of the 17th century, characterised by opulence and elegance. The accumulation of sumptuous objects in a theatrical miseen-scène allows painters to demonstrate their technical virtuosity. Particular attention is given to the play of light on the various surfaces represented: porcelain, silverware, wine glasses, rich fabrics and carpets, flowers and fruits, laid out with great attention to their arrangement.

Our painting can be considered as a typical example of the baroque and harmonious luxuriance that characterises Habert’s work. Claudia Salvi contrasts the notion of “restrained splendour” according to the expression of Claus Grimm with regard to the “master of Antwerp” (de Heem), with the explosive brilliance developed by Habert.

Each object “bursts forth” in its own right, maintaining its autonomy in a very carefully composed chaos. Thus Claudia Salvi highlights the image of the lemon with part of its rind peeled away, a detail common to several of Habert’s works, for example the “Nature morte au jeu de cartes” (“Still life with card game”), c. 1643 (see C. Salvi, D’après nature: la nature morte en France au XVIIème siècle, Tournai, 2000, p. 113, image reproduced). The piece of fruit seems to stand out from the rest of the composition.

The vase is especially emblematic of the rich silverware of the 17th century. A very popular theme as a decorative element, we can compare it to the luxurious piece that features on one of the Gobelins tapestries in the Les Maisons Royales/Les Mois series created for Louis XIV, based on Lebrun’s patterns (“Mois de Septembre”, now held by the Château de Chambord).

While de Heem adds a landscape, Habert generally prefers a dark background, thus marking the limits of this influence. It is not however completely rejected, since we see this Italianate landscape effect on a work dated to 1649, “Le dessert” (“The Dessert”, see M. Faré, Le grand siècle de la nature morte en France, Paris, 1974, p. 277, image reproduced), and whose luxuriance is similar to our painting.

The horizontal arrangement of objects that Habert prefers is characteristic of the French school of still-life painting of the time. We can also note a connection to the painters of the Bergamo school in its use of musical instruments, the whole conveying an impression of abundant elegance.
François HABERT (active in France mid-17th century)Still life with bunch...
Lot 88
Lot 94
École FRANÇAISE vers 1720,
suiveur de Pierre MIGNARD.

Portrait de Madame de Ventadour.

Toile.

147 x 115 cm.

Provenance : Dans la même famille depuis le début du XVIIIe siècle. Grande collection parisienne.

La duchesse de Ventadour obtint la charge très convoitée de Gouvernante des Enfants de France en 1704. En 1712, disparaissent le duc et la duchesse de Bourgogne et leur fils aîné. Il ne reste désormais pour toute famille et héritier à Louis XIV, que son arrière petit fils, le futur Louis XV, né le 15 février 1710. Le vieux roi disparaît à son tour en 1715. Désormais, le petit Louis XV n'a que celle qu'il nomme " Maman Ventadour ", et avec laquelle il sera lié par de profonds liens d'affection tout au long de sa vie.

Charlotte Éléonore Magdeleine de la Mothe Houdancourt, née en 1654, est la cadette des trois filles de Philippe de la Mothe Houdancourt, duc de Cardone, maréchal célèbre et pair du royaume. Elle est âgée d'une cinquantaine d'années lorsqu'elle succède à sa propre mère, Louise de Prie, marquise de Toucy, dans l'illustre fonction de " Gouvernante des Enfants royaux ". Elle a obtenu cette charge en partie grâce à l'amitié de Madame de Maintenon. D'après le duc de Saint-Simon c'est une jeunesse mouvementée, et une tardive dévotion qui rapprochent les deux femmes. La duchesse aura été une des personnes les plus populaires à la cour, où connaissant son mariage malheureux, on lui pardonne ses écarts de conduite. En effet, Charlotte de la Mothe Houdancourt a épousé, le 14 mars 1671, Louis Lévis, duc de Ventadour, gouverneur du Limousin, célèbre pour sa vie scandaleuse. Toujours d'après Saint Simon, le mari est aussi laid et dissipé que sa femme et belle et appréciée. La duchesse de Ventadour finit par le quitter après la naissance de leur unique fille, Anne de Lévis Ventadour, en 1673, et s'installe à Paris. Le duc mourra en 1717. Entre temps, on prête à la duchesse très mondaine, quelques liaisons dont le duc de Villeroy, qui lui succèdera en devenant gouverneur de Louis XV. C'est lui d'ailleurs qui l'a présentée à Madame de Maintenon. La duchesse de Ventadour avait été nommée dame d'honneur de la princesse palatine, mère du Régent, lors de son arrivée à la cour.

La duchesse de Ventadour se dévoue sans compter lorsqu'en 1712, à quelques semaines de distance, la maladie emporte le dauphin Louis de Bourgogne, la dauphine et leur aîné, le petit duc de Bretagne. Le petit duc d'Anjou, futur Louis XV, âgé de deux ans, est le dernier descendant direct de Louis XIV. Il devra la vie à sa gouvernante, qui, bravant l'autorité des médecins, le soustrait à leurs soins. Il lui en restera toujours reconnaissant. Consciente de ses ignorances dans le domaine éducatif, la duchesse de Ventadour restera en liens constants et secrets avec Madame de Maintenon, qui forte de son expérience de pédagogue, elle a fondé Saint Cyr, la soutient discrètement de ses conseils. Dans un premier temps, les deux femmes sont d'accord pour privilégier la santé du petit roi par rapport à son instruction. Leur avis va diverger ensuite. Madame de Maintenon juge préférable que la gouvernante et l'enfant roi ne s'attachent pas trop l'un à l'autre, ce qui s'avère vite irréalisable. Le petit roi lui voue une affection exclusive et l'appelle " Maman Ventadour " ou " chère Maman ". Cette affection est payée de retour et la duchesse lui donnera une enfance choyée. Madame de Ventadour est la seule famille que connaît l'enfant.

En 1717, selon la formule consacrée, le petit roi " passe aux hommes " et est remis entre les mains de François de Neufville, duc de Villeroy. En 1725, le roi Louis XV épouse Marie Leszczynska. Comme preuve de son attachement, le roi renommera Madame de Ventadour " Gouvernante des Enfants de France " pour ses propres enfants, et sa petite fille, la duchesse de Talard, est nommée survivancière, c'est à dire adjointe et destinée à lui succéder. La duchesse reprend donc son service en 1727 pour les premiers nés du roi. Les naissances royales se succèdent jusqu'en 1737. En 1738, dans un souci d'économie, les princesses de moins de six ans sont envoyées à Fontevraud. La duchesse meurt en 1744 au château de Glatigny.

Il existe peu de documents iconographiques concernant Madame de Ventadour. Sur notre portrait la gouvernante des Enfants de France est vêtue du manteau réservé aux ducs et pairs. Elle pose, ce qui peut paraître un peu surprenant d'après ce que l'on connaît de sa personnalité, près d'une cassette de bijoux. Il s'agit vraisemblablement de ceux qui ont pu lui être offerts par le petit roi Louis XV, alors qu'il est " passé aux hommes ". L'épisode est rapporté par le marquis de Dangeau (Journal, tome XVII, Paris 1854 - 1860, pp. 23 et 24). On sait que l'enfant est séparé de sa gouvernante le 15 février 1717, et qu'il en est bien triste, ce qui marque l'esprit des témoins. Dangeau mentionne : Le roi ne voulut point dîner et fut fort triste toute la journée. On a fait à Madame de Ventadour un présent magnifique de pierreries que le roi avoit eues de la succession de monseigneur le Dauphin, son grand - père, et on estime ce présent 60,000 écus. Cette anecdote permet de dater notre portrait vers 1717, année où Madame de Ventadour devint également veuve.

Nous connaissons également une version en buste exécutée d'après notre tableau, conservé au château de Bussy - Rabutin, et identifiée comme notre modèle.

Trois autres versions, toujours d'après notre portrait mais répertoriées comme étant Madame de Maintenon, nous sont connues : collection de Madame Le Goff, ancienne collection de M. Dru (vente à Paris, Hôtel Drouot, 17 - 18 décembre 1909, n° 37, reproduit, comme Pierre Mignard), et une reprise du XIXe siècle conservée au musée des Beaux Arts de Marseille.

Une quatrième version, présentée comme un portrait de l'impératrice Marie Thérèse, est conservée au château de Sychrov en Tchéquie, construit par la famille de Rohan, après la Révolution. Une réplique existerait également dans les collections des princes Metternich à Kynzvart.

Un autre portrait de Madame de Ventadour, réattribué à Nicolas de Largillierre il y a quelques années, nous est connu. La gouvernante s'est fait représenter en grand deuil de sa mère au côté de Louis XIV, et des " trois dauphins ", les ducs de Bourgogne et Bretagne, ainsi que son protégé le petit duc d'Anjou, futur Louis XV, tenu en lisière (conservé à la Wallace Collection de Londres)
École FRANÇAISE vers 1720,suiveur de Pierre MIGNARD.Portrait de Madame de...
Lot 94
Lot 142
Paul SIGNAC (1863-1935)
Le Grand voilier dans le port de Paimpol.

Fusain et aquarelle signé et daté 1927 en bas à droite.
Mention manuscrite en bas à gauche "Glycine à Paimpol (?)".

27 x 42 cm (à vue).

Provenance :
- Vente du 26 novembre 1972, Hôtel des Ventes de Versailles, n°103.
- Collection bretonne.

Paul Signac se surnomme lui même " le baroudeur-aquarelliste-trotteur ". Féru de navigation, il aura trente-deux yachts au cours de sa vie. D'escale en escale, il dessine les bateaux des ports de Bretagne et d'ailleurs.

Notre oeuvre précède l'importante série des Ports de France. Projet qui lui tenait à coeur depuis longtemps et qui sera réalisé avec le soutien de Gaston Lévy : cent ports réalisés entre mars 1929 et le printemps 1931.

Cette aquarelle représente la goélette « la Glycine ». Ce voilier sort des chantiers Bonne en 1911 pour le compte de l´armateur Duffilhol de Paimpol. Il fait campagne à Terre-Neuve, puis est cédé en 1928 afin d´être armé pour la pêche en Islande. Malheureusement, il coule au large de Gibraltar en août 1939.

Signac pratique l'aquarelle sur le motif et note, avec une grande liberté, des impressions pleines de fraîcheur. C'est à la suite de sa rencontre avec Seurat, au Salon des Artistes Indépendants de 1884, que Signac élabore la célèbre théorie du néo-impressionnisme ou divisionnisme. Il en donnera plus tard la définition : " Les néo-impressionnistes n'usent que de couleur pure…se rapprochant de la couleur du prisme. …Ils les juxtaposeront en touches nettes et de petites dimensions, et, par le jeu du mélange optique, obtiendront la résultante recherchée…". Les fauves furent presque tous de ses amis ou de ses disciples. Sa redécouverte, au tournant du siècle, de l'école anglaise et en particulier de Turner, le fera s'imposer comme l'un des plus grands aquarellistes du XXe siècle.

Fabien DROUELLE
Adjugé : 53 000 €
Paul SIGNAC (1863-1935)Le Grand voilier dans le port de Paimpol.Fusain...
Lot 142
Lot 158
Henri-César-Désiré de FERRON de l'ÉCHAPT, né à Léhon (Côtes-du-Nord), le 20 septembre 1823, décédé à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne) le 16 décembre 1894.
GRÈCE, TURQUIE, PALESTINE, SYRIE, ÉGYPTE, voyage de 1852 à 1854.

98 épreuves d'époque sur papier salé et albuminé, tirées par contact d'après négatifs-verre à l'albumine.
Ces photographies sont présentées dans deux albums de format oblong :
- "Vues photographiques", 25,5 x 37 cm
- "Vues Daguerriennes. Palestine - Grèce - Égypte" 24,5 x 36 cm

Chaque épreuve, au format moyen 20 x 26 cm, est présentée au recto de chaque feuillet. Collage aux angles ou en plein.

Cet ensemble comprend : 17 photographies de Grèce, 11 de Turquie, 26 de Palestine, 5 de Syrie, 36 d'Égypte et en fin d'album : 3 photographies de Dinan (Côtes d'Armor), un fragment d'une lettre de Chateaubriand accompagné d'un commentaire : «..Ce fragment m'a été donné le 11 mai 1856 par sa soeur la Vicomtesse de Marigny, née Marie Anne de Chateaubriand et à qui la lettre était adressée. ». Signé : A. de Kergou du Plessis Casso.

La plupart des épreuves sont légendées sur l'image ou sur les montages, et pour certaines au dos à la mine de plomb. La signature d'Henri de Ferron est apposée à l'encre sur deux épreuves : Vue génèrale d'Athènes. Nbre 1852 et Grand temple à Karnac Pl.V. février 1854.

De nombreuses épreuves d'Égypte, aux faibles tonalités, ont été repassées à la mine de plomb afin de souligner les contours des monuments et des sculptures, quelques-unes sont découpées dans la partie supérieure selon les contours des monuments.

Provenance : conservés dans la famille depuis l'origine.

Chronologie, repères photographiques et littéraires et l'ensemble des photos sur : notre site internet et sur photo-site.com

Télécharger la chronologie et les repères photographiques et littéraires

Adjugé : 85 000 €
Henri-César-Désiré de FERRON de l'ÉCHAPT, né à Léhon (Côtes-du-Nord), le...
Lot 158
Lot 185
Importante COMMODE
à ressaut en placage d'acajou, palissandre, bois de violette, bois teinté vert et filet de bois clair. Elle ouvre par cinq tiroirs sur trois rangs. Les montants antérieurs arrondis et postérieurs carrés en léger ressaut simulent des cannelures. Ornementations de bronze doré et ciselé : entrées de serrures en branches de lauriers liées par un ruban, poignées circulaires à rangs de perles, chutes d'angles cannelées rudentées à asperges et guirlandes de lauriers. La traverse inférieure en cul-de-lampe ornée de couronnes fleuries, lauriers et rubans. Elle repose sur des pieds cambrés terminés par des sabots en griffes de lion agrémentées d'acanthe. Dessus de marbre gris.

Estampillée sur le montant avant droit "J. STUMPFF" et "JME".

Transition Louis XV-Louis XVI, XVIIIe.

Haut. 91, Larg. 131, Prof. 59,5 cm.

Provenance : château de Touraine.

Jean Chrysostome STUMPFF, reçu maître en 1766. Originaire de Schweigern, en Souabe, il se marie en
1760 à Paris et s'installe rue Saint-Nicolas, où il exercera pendant toute la durée de son activité professionnelle. Stumpff exécute un certain nombre de meubles d'époque Louis XV ou Transition. Il est particulièrement reconnu pour sa production de meubles à marqueterie en "trompe-l’oeil" ou marqueterie de croisillons et de cubes donnant une impression de relief, laquelle orne souvent ses pièces. Un certain nombre de meubles estampillés de Stumpff, parmi lesquels deux commodes à ressaut d'époque Transition, sont illustrés dans P. Kjellberg, Le Mobilier Français du XVIIIe siècle, Les Éditions de l'Amateur, Paris, 2002, pp.866-867.
Importante COMMODEà ressaut en placage d'acajou, palissandre, bois de violette,...
Lot 185
Lot 201
LA BELLE ÉPOQUE
L'élégante duchesse de Broglie.

Rare ensemble de HUIT MANNEQUINS de mode en cire et habits par LAFITTE-DÉSIRAT pour la duchesse de Broglie.

Camille de Rochetaillé, fille de la baronne de Rochetaillé, née de Rochefort, épouse Maurice de Broglie (1875-1960). Après avoir été reçu major à l'École Navale, le sixième duc de Broglie est membre de l'Académie des Sciences, puis de l'Académie française, et occupe la chaire de physique expérimentale au Collège de France. Son frère, le prince de Broglie, tout aussi académicien, est prix Nobel en 1929.

Son épouse, ravissante égérie de La Belle Époque, au Salon recherché, est l'une des célébrités du Tout-Paris décrit par Proust. Le rosiériste de talent Françis Dubreuil lui dédie une rose au parfum suave et coloris délicats "Duchesse Maurice de Broglie", après "Princesse de Monaco" et "Duchesse de Bragance". Toujours à la pointe de l'élégance, les couturiers rivalisent, pour elle, de raffinement et d'esthétisme. Ainsi, des mannequins de cire lui sont présentés pour arrêter leurs collections.

Le couturier Henry à la Pensée, situé à l'entrée de la rue du Faubourg Saint-Honoré, commande aux demoiselles Lafitte-Désirat cet ensemble de huit mannequins-poupées de présentation. Signés avec le
timbre sous le socle - du lieu de leur création : "À la pensée, 5 faubourg Saint-Honoré", six sont datés de 1910 à 1916. La duchesse de Broglie montre une magnificence de tous les instants, en cocktail, comme en soirée, en promenade, comme au Bois de Boulogne, ou encore au théâtre - sans oublier son élégance discrète d'infirmière, lors de la première guerre mondiale. Robes longues, manchons de fourrure, audacieuses coiffures font de la duchesse de Broglie "un vecteur de mode". Ces mannequins, en
peau et cire, - dans la tradition des profils en cire d'abeille de Louis XIV - sont d'une grande fraîcheur de coloris, et d'état de conservation remarquables.

- Sortie, à la plume d'autruche. Haut. 34 cm.
- Soirée. Haut. 20 cm (non signé).
- Cocktail, au manchon, 1910. Haut. 39 cm.
- Sortie au manchon de fourrure, 1910. Haut. 36 cm.
- Sortie, manchon et aigrette, 1910. Haut. 40 cm.
- "Au Bois", 1914. Haut. 37 cm.
- "Au Théâtre", 1914. Haut. 32 m.
- "L'Infirmière", 1916. Haut. 31 cm.

Provenance : conservés dans la famille de Broglie jusqu'à ce jour, comtesse de Rochefort.

Le musée de la mode GALLIERA à Paris conserve 41 poupées de cire Lafitte-Désirat.
Le Metropolitan Museum de New York en conserve un exemplaire.

Bibliographie : "Histoire de la mode féminine de 1900 à 1924 : les poupées de Mesdames Lafitte-Désirat", in L'Illustration du 21 juin 1924.
Adjugé : 11 000 €
LA BELLE ÉPOQUEL'élégante duchesse de Broglie.Rare ensemble de HUIT MANNEQUINS...
Lot 201
Lot 240
SAINT-EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE
SCEAU en cire de l’empereur François Ier (1745-1765), époux de l’impératrice Marie-Thérèse (1740-1780), dans un étui protecteur en bronze doré et ciselé.

Description du sceau : Diam.13,13 cm, armes de François Ier, empereur du Saint-Empire Romain Germanique, entourées d’une légende circulaire double.
[…]VS . I . ROMAN . IMPER . S . A . GERM . HIER . REX . DVX . LOTHAR . BAR . LETR […] LAB (?)R . GELDRE . MONTISP(?)LR(?) […]S(?) CHENAE(?)
PRINCEPS . CAROLOP. MARCHIO . MVSSIP (?) ET . NOMEN . COMES . PROV . VALDEM . A[…] . ZVTPH . SARWR[…M…] ERENSI (?) Aigle bicéphale nimbé et couronné portant un écu
couronné à huit quartiers, entouré du Collier de la Toison d’or. Sur le tout est posé un petit écu aux armes de l’empereur François Ier, Grand Duc de Toscane. Revers lisse avec des restes de cordon de suspension. Accidents et manques à la cire.

Description de l’étui en bronze : Diam. 16 cm.
Avers : Armes de François Ier, empereur du Saint-Empire Romain Germanique, Grand Duc de Toscane. Aigle bicéphale et couronné portant les armes du Grand Duché de Toscane, tenant dans sa patte gauche une épée et un sceptre, dans sa droite le globe impérial.
Revers : Légende ; DEO ET IMPERIO (pour Dieu et l’Empire). Sur un autel les insignes impériaux posés sur un coussin : épée, sceptre et couronne impériale, au dessus le nom de Dieu (Yahvé) dans un triangle rayonnant. Le tout dans une couronne de feuillage.

Nous remercions Bernard DIRY pour ces savantes recherches.
SAINT-EMPIRE ROMAIN GERMANIQUESCEAU en cire de l’empereur François Ier (1745-1765),...
Lot 240
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