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26ème VENTE GARDEN PARTY

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Lot 404
DESSINS de JARDINS

Dans un ALBUM à demi-reliure d'amateur, usagé (58 x 44 cm.). Ex libris AA RATEAU n°B I.
Ensemble de 46 DESSINS ANCIENS - du XVIIIe sauf indication contraire - sur les JARDINS, plans, perspectives, bosquets. Feuilles pliées, dessins aquarellés certains avec indications d'échelle…Etat divers.
Les numéros portés au verso à l'encre semblent de la même main que la signature de DUCHESNE :

- Parterre, sanguine, 64 x 47 cm.
- "Parterre de Savignis par Thomas" Savigny sur Orge, encre et aquarelle, 77 x 51 cm.
- "Plan général des bâtiments et jardins de l'Intendance d'AMIENS, dans lequel les nouveaux parterres se trouvent distribués", encre et aquarelle, 56,5 x 39 cm.
- MARLY ? vers 1720-1730 ? "élévation du portique en treillage, et de l'allée d'arbres en berceaux, avec les figures et vases…", encre et aquarelle, 30 x 116 cm.
- Parterres, et bassin, encre et aquarelle, 40 x 59 cm.
- "Le Pavillon d'habitation contient…la basse-cour contient…le potager contient…" encre et aquarelle, 70 x 43 cm. Joint "le plan du soubassement contient…" 21 x 18 cm.
- Parterres, encre et aquarelle, 48 x 28 cm.
- "Disposition d'un terrain" parterres, bassins, grille et bâtiment, encre et aquarelle, signé : fecit DUCHESNE, 72 x 47 cm.
- Parterres, et bassin, encre et aquarelle, 48 x 30 cm.
- "Plan général d'un terrain ou il y a château…" encre et aquarelle, signé fecit DUCHESNE, 47 x 67 cm.
- "Plan et élévation d'une niche projetée pour le jardin de Mr BRIZARD au Gros Caillou 1781 par DUCHESNE entrepreneur de jardins", n°333 au verso, encre aquarelle, 54 x 33 cm.
- "Rideau de treillage propriété exécutée rue de la verrerie chez Mr BOUCHER par DUCHESNE entrepreneur de jardins 1782 dont a été fait…", n° 327 au verso, encre et aquarelle, 20 x 35 cm. Joint treillages, n° 328 au verso, encre aquarelle, 11 x 26 cm.
- 3 gloriettes, dont l'une surmontée d'un croissant, n° 33 ? au verso, encre et aquarelle, 41 x 52 cm.
- Parterres, bassin, statues, encre et aquarelle, 26 x 39 cm.
- Parterres, encre et aquarelle, 15 x 25 cm.
- Parterres, allées, encre et aquarelle, 48 x 36 cm.
- Parterres, broderie à la fleur de lys, encre et aquarelle, 23 x 17 cm.
- Parterres, broderie aux coquilles, encre et aquarelle, 32 x 18 cm
- Parterres, bassin, encre et aquarelle, n° 306 au verso, 36 x 36 cm.
- Parterres, bassin, encre et aquarelle, n° 302 au verso, 36 x 36 cm.
- Parterre à la française, encre et aquarelle, 32 x 46 cm.
- Parterre à la française, déclinaison de bassins, encre et aquarelle, monogramme en bas à droite SJ ?, 27 x 21 cm.
- Parterre à la française, encre et aquarelle, 42 x 35 cm.
- Jardin à l'anglaise, encre et aquarelle, 42 x 48 cm.
- "Disposition d'un bosquet circulaire…disposition d'un bosquet carré", dessin et aquarelle, n° 266 au verso, 33 x 59 cm.
- Folies Saint James à NEUILLY ?, inscription au verso, dessin aquarelle, XIXe, 25 x 34 cm.
- "Bosquets…", dessin aquarelle, n° 304 au verso, 41 x 52 cm.
- "Parterre de broderie variée de deux façons", n°306 ? au verso, encre et aquarelle, 52 x 41 cm
- Parterres carrés, signé au verso DUCHESNE et n° 288, encre aquarelle, 34 x 22 cm.
- Parterres carrés, signé au verso DUCHESNE, dessin et aquarelle, 34 x 22 cm.
- Parterres rectangulaires, signé au verso DUCHESNE et n° 289, encre aquarelle, 34 x 22 cm.
- Parterres, encre aquarelle, 27 x 15 cm.
- Parterres, encre aquarelle, 27 x 15 cm.
- "Elévation perspective de la Cascade, avec le plan en dessous, et vue partie du Canal…", encre aquarelle, 65 x 49 cm.
- SAINT CLOUD ? bosquet de la félicité, cascades exécuté fin Louis XV - selon inscription verso, "troisième feuille, 2 figures" encre aquarelle, 44 x 58 cm.
- Jardins et parc à l'anglaise, 8 dessins encre et sépia, XIXe ?, 45 x 56 cm.
- Projet parc à l'anglaise, encre et aquarelle, fin XIXe, 42 x 20 cm.

Provenance : collection Armand Albert Rateau, par descendance.
Adjugé : 13 500 €
DESSINS de JARDINS Dans un ALBUM à demi-reliure d'amateur, usagé...
Lot 404
Lot 405
Jean DUNAND (Lancy, 1877 - Paris, 1942)
VASE CORNET monté en LAMPE
en cuivre, sur piédouche. Travail de dinanderie, avec un décor de lignes sinuzoïdales et de points, en réserve de laque noire, à la façon de la calligraphie orientale.
Signé deux fois, sur le piédouche et sur une platine de montage.

Art Déco, c. 1920-1930.

Haut. 46, Diam. 34 cm.
(électrifié).

Provenance : collection Armand Albert Rateau, salle-à-manger du 17 quai Conti, par descendance.

Bibliographie : Franck Olivier-Vial et François Rateau, "Armand Albert Rateau", éd. de l'Amateur, Paris, 1992, reproduit p. 186.

rouillac.com, le plus :
- vue à 360° réalisée par le photographe Nicolas Roger.

Vente sous réserve de la faculté de réunion avec le lot suivant.

Tout au long des années 1920, Rateau et Dunand partagent un certain nombre de clients, que ce soit le couple de collectionneurs new-yorkais, Blumenthal, ou la couturière Jeanne Lanvin. Lors de l'Exposition de 1925, Rateau décore et meuble le pavillon de l'élégance, pour lequel Dunand prête quelque vases, afin d'agrémenter le stand de la modiste Madame Agnès. Notre vase est directement conçu pour servir de lampe, et être posé sur une gaine. C'est ce que fait Rateau dans sa salle à manger du 17 quai Conti, où ce vase trône comme le témoignage de l'amitié et d'une estime réciproque. Après la mort de Rateau, en 1939, Dunand signe un très émouvant portrait commémoratif du décorateur, consultant dans sa bibliothèque un ouvrage ancien d'architecture et de jardins.
Adjugé : 70 000 €
Jean DUNAND (Lancy, 1877 - Paris, 1942)VASE CORNET monté en...
Lot 405
Lot 408
André METTHEY (Laignes, 1871 - Asnières, 1920)
et Armand-Albert RATEAU (Paris, 1882 - Paris, 1938)
VASE AUX DANSEUSES

de forme balustre et pansu en grès, à décor de quatre danseuses blanches sur fond montagneux sombre. Frise de godrons sur le col, et triangulaire à la base. Numéroté "N 321 X" et signé au dessous. Sur un SOCLE rectangulaire en chêne cérusé.

c. 1903-1907.

Vase : Haut. 49 cm.
Socle : 18, Larg. 24, Prof. 24 cm.
Haut. totale : 67 cm.

Provenance : collection Armand Albert Rateau, par descendance.

En 1903, Metthey quitte Dijon et s'installe dans un atelier à Asnières. Il y travaille le grès et s’associe, jusque vers 1906-1907, avec de jeunes peintre fauves, dont certains sont de ses amis : Denis, Rouault, Vlaminck, Maillol, Derain, Van Dongen, Roussel, Vuillard... Une série de danseuses créée avec Jean Puy (Roanne, 1876-1960) retient notamment l'attention du couple de collectionneur troyen : Pierre et Denise Levy.

rouillac.com, le plus :
- André Metthey - céramiques", L"oeuvre du mois, musée des beaux arts de Dijon, février 2012."

"Metthey concilie le goût et l’art de la couleur issus de son expérience avec les peintres, avec un goût de la plastique hérité des ateliers de sculpture qu’il fréquenta. Son art est un compromis “entre la belle matière qui ne s’obtient qu’aux hautes températures et l’éclat de la couleur qui ne résiste pas au grand feu”. Avec ces dernières œuvres, Metthey annonce les thèmes chers à l’art déco et plus spécifiquement l’œuvre de trois céramistes de la génération suivante : R. Buthaud, E.Cazeaux et J.Mayodon. Il marque ainsi une transition entre les réformateurs du XIXe siècle et la modernité."
In "André Metthey - céramiques", L"oeuvre du mois, musée des beaux arts de Dijon, février 2012."
Adjugé : 7 000 €
André METTHEY (Laignes, 1871 - Asnières, 1920)et Armand-Albert RATEAU (Paris,...
Lot 408
Lot 409
Armand-Albert RATEAU (Paris, 1882-1938)
PAIRE de CHAISES CHAUFFEUSES aux palmiers

en hêtre mouluré, sculpté et doré, à dossier cabriolet en hotte, sobrement souligné d'une bordure imitant un plissé, repris et doublé sur tout le tour de la traverse. Elles reposent, à l'avant, sur deux pieds fuseaux sculptés à la manière d'un tronc de palmier, traités au naturel en partie haute et rainurés en corolle en partie basse, et, à l'arrière, sur deux pieds sabres.

Art Déco, c. 1920-1925.

Garniture en soie plissée capitonnée bleue.

Haut. 82, Larg. 53, Prof. 65 cm.
(petits manques à la dorure, qui a été restaurée par l'atelier Bouillon, Paris 15e, d'après la dorure d'origine).

Provenance : collection Armand Albert Rateau, par descendance.

Bibliographie : Franck Olivier-Vial et François Rateau, "Armand Albert Rateau", éd. de l'Amateur, Paris, 1992, la paire de chauffeuses de Jeanne Lanvin reproduite pp. 36-37.

Au début des années 1920 Rateau conçoit ses ensembles les plus ambitieux et les plus prestigieux. Notre paire de chauffeuses s'inspire de celle dessinée pour la chambre à coucher de Jeanne Lanvin, conservée aujourd'hui au musée des Arts Décoratifs. Elles ont les mêmes proportions, un plissé identique en ceinture et une garniture de soie similaire. Elles diffèrent par le motif des pieds antérieurs, et par la couleur de leur bois. Contrairement aux chauffeuses de Jeanne Lanvin, nos sièges ne sont pas peints en gris, mais entièrement dorés, comme le lit de repos de la Duchesse d'Albe.
Adjugé : 50 000 €
Armand-Albert RATEAU (Paris, 1882-1938)PAIRE de CHAISES CHAUFFEUSES aux palmiersen hêtre...
Lot 409
Lot 419
Armand-Albert RATEAU (Paris, 1882-1938)
SALON de JARDIN, type "6388", en chêne mouluré, sculpté et cérusé, comprenant une paire de bancs et un guéridon.
Les BANCS de JARDIN, de forme droite, ont leurs dossiers ajourés en partie médiane de trois fois huit toupies à cinq graines ; chaque accotoir est ajouré de six toupies du même motif. L'assise est ajourée de 38 lattes droites. Chaque banc repose sur huit pieds droits, reliés les uns aux autres par une entretoise centrale. Montage de froissartage et visserie.
Le GUÉRIDON, de forme circulaire est recouvert d'un plateau ajourés de 36 lattes dans un motif hexagonal rayonnant. Il repose sur quatre pieds droits, réunis par une ceinture intérieure, ajourée dans sa partie haute de quatre fois quatre toupies à cinq graines. Montage de froissartage et visserie.
Le guéridon est estampillé "A.A. Rateau" et numéroté "6388".

Art Déco, c. 1927.

Bancs : Haut. 74, Long. 200, Prof. 53 cm.
Guéridon : Haut. 72, Diam. 94 cm.

Provenance : collection Armand Albert Rateau, par descendance.

Comme rue Barbet de Jouy pour Jeanne Lanvin, Rateau, qui est architecte et décorateur ensemblier, ne néglige aucun détail. La place du mobilier qu'il créé est fléchée sur les plans du jardin. En fer, d'une robuste simplicité, ou en bois, avec un décor intégré à leur structure, on retrouve différents modèles dans chaque propriété de ses différents clients. Le type "6388" a, lui, été créé pour la propriété suisse d'un couple intime des Rateau : les Clavel.
Adjugé : 30 000 €
Armand-Albert RATEAU (Paris, 1882-1938)SALON de JARDIN, type "6388", en chêne...
Lot 419
Lot 422
Michel DUFET (Deville-les-Rouen, 1888-1985)
Bureau ovale

formant cartonnier en placage de sycomore. Le plateau ovale partiellement foncé en triangles d'un cuir fauve. Le montant droit est constitué d'un caisson ouvrant à trois tiroirs en façade et ouvrant, sur le côté, par une porte. Ce caisson est surmonté d'une étagère-cartonnier, à quatre casiers ouverts, dominant le plateau. Le montant comporte deux étagères ouvertes, épousant l'ovale du bureau. Une entrejambe agrémentée d'un repose pied arrondi et gainé de cuir fauve réuni les deux montants.
Trois clés sont jointes, avec leur bouton circulaire chromé.

Art Déco, c. 1930.

Haut. 89, Larg. 141, Prof. 85 cm
(petits accidents et manque, cuir tâché).

Provenance :
- vente à Paris (Hôtel Drouot), 8 janvier 1993, n°323.
- collection François Rateau, par descendance.

Bibliographie :
- Florence Camard, "Michel Dufet", éd. de l'Amateur, 1982. Le bureau personnel de Michel Dufet, variante de celui-ci, est reproduit pp. 135, 225.

Notre bureau est une variante du bureau personnel de Dufet, qu'il créé au printemps 1930, à l'occasion de la IVe Exposition de la Décoration française contemporaine, organisée par un groupement d'industriels d'art, dont fait partie sa société d'édition Le Bucheron. Son bureau de dame est une variation du prototype en zinc présenté au Salon d'Automne de 1929, aujourd'hui dans la collection Marcilhac.

rouillac.com, le plus :
- extraits de la biographie de Dufet, "Le décorateur spécialisé dans les meubles de luxe et de séries", publiée dans la revue Mobilier et Décoration n° 4 de mai 1954.

"Ancien élève de l'Ecole Supérieure des beaux-arts pour l'architecture et la peinture Michel Dufet fait partie de l'ordre des architectes. Dès 1913 il fonde la Société M.A.M. où il présente des modèles de meubles.
Il expose dès 1919 aux salons d'Automne et des Artistes Décorateurs dont il fut d'emblée sociétaire. Il présente au Salon d'Automne de 26 un important ensemble mobilier d'esprit cubiste ; participe à l'Exposition Coloniale de 31 avec les Bureaux du Maréchal Lyautey et du Commissaire Général ; à l'Exposition Internationale 37 il organise avec René Gabriel la classe des papiers peints dont il dessine la présentation, il est nommé en 38 architecte d'opération de la Participation française à l'Exposition de New-York.
Il a aménagé les installations privées de nombreuses personnalités parisiennes. Particulièrement intéressé par les bateaux il avait organisé la salle de jeux des enfants pour la première "Île de France" et a exécuté depuis de grands ensembles de luxe pour le "Foch", le " Normandie " et surtout s'est spécialisé dans l'architecture et la décoration intérieure de yachts privés.
Dès 1928 Bourdelle l'avait chargé d'établir les plans du musée qu'il voulait faire édifier place d'Iéna. Il a participé à l'organisation de l'actuel Musée Bourdelle et se consacre depuis lors par expositions, conférences, etc., à Paris, en Province et à l'Etranger à la diffusion de l'oeuvre du Maître. "
in "Le décorateur spécialisé dans les meubles de luxe et de séries", la revue Mobilier et Décoration n° 4, Mai 1954.
Estimation : 4 000 € ~ 8 000 €
Michel DUFET (Deville-les-Rouen, 1888-1985)Bureau ovale formant cartonnier en placage de...
Lot 422
Lot 450
Louis MAJORELLE (Toul, 1859 - Nancy, 1926)
CABINET de TRAVAIL aux ALGUES MARINES en noyer mouluré et sculpté comprenant : une bibliothèque, un bureau et un fauteuil.
La BIBLIOTHÈQUE ouvre par trois portes vitrées, surmontées chacune d'un verre moulé coloré imitant les ondoiements marins. La porte centrale à vitre compartimentée et glace biseautée est surmontée d'une niche ouverte. Les portes latérales protègent des casiers. Les tablettes intérieures sur crémaillère sont amovibles.
Le BUREAU À CAISSONS est flanqué de tablettes latérales débordantes, à la façon d'un vaisseau. Son plateau rectangulaire est gainé de cuir fauve gaufré et protégé par une vitre. Il ouvre en façade par quatre tiroirs dans les caissons. Il repose sur quatre montants galbés, sculptés d'algues en relief. Poignées de tirage en bronze doré.
Le FAUTEUIL gondole, garni de cuir fauve, repose sur des pieds postérieurs sabres et antérieurs galbés, sculptés d'algues marines.

Art Nouveau, c. 1910.

Bibliothèque : Haut. 240, Long. 212, Larg. 44 cm.
Bureau : Haut. 84,5, Long. 79, Larg.104,5 cm.
Fauteuil : Haut. 74, Larg. 66, Prof. 73 cm.

Bibliographie :
- Alastair Duncan "The Paris Salons, 1895 -1914, Volume III Furniture", modèle reproduit p. 411.
- Alastair Duncan "Louis Majorelle master of Art Nouveau design", H. Abrams New York, 1991, modèle référencé et reproduit sous la planche 34, p. 175 "study furniture". La bibliothèque reproduite en pleine page sous le chapitre "The Exposition Universelle (1900) and the fruit of success" p. 49 : "bookcase aux algues with carved decorations and wrought-iron mounts".
- Roselyne Bouvier "Majorelle", éditions serpenoise - la bibliothèque des arts, 1991. La bibliothèque reproduite p.178 et le fauteuil p. 201.

Remerciements à M. Éric Müller pour la réedition du catalogue Majorelle.
Adjugé : 17 000 €
Louis MAJORELLE (Toul, 1859 - Nancy, 1926)CABINET de TRAVAIL aux...
Lot 450
Lot 454
Carlo BUGATTI (Milan, 1856 - Molsheim, 1940)
"Lampe de table ".

Exceptionnelle lampe de table à décors symbolistes d'animaux fantastiques.
Épreuve en bronze à patine noire à fond brun nuancé, fonte à la cire perdue, signée sur la base: ''Cire perdue C. Bugatti", vers 1907/1910.

55,6 x 33,5 cm.

Provenance : Collection particulière.

Le musée d'Orsay conserve un moule partiel pour cette lampe en plâtre, filasse, goupillottes et cordelettes sur armature métallique. Ce moule à pièces est constitué de trois parties : une chape comprenant 42 pièces mobiles pour la face extérieure et 2 pièces/chapes comprenant l'une 12 pièces et l'autre 8 pièces pour l'intérieur. Ce moule correspond au quart de la constitution pour ce pied de lampe et a été acquis par le musée lors de la vente Bugatti en 1979, provenance de l'ancienne collection d'Ettore Bugatti, le fils ainé de Carlo. Il est répertorié sous le n° OAO 440 réf.12.61 page 135 du catalogue sommaire de l'exposition Carlo Bugatti au musée d'Orsay.
Le musée a présenté une paire de lampes identiques lors de cette exposition de 2001.
La complexité de la réalisation de cette pièce ne laisse aucun doute quant à la rareté d'édition en bronze de cette œuvre.

Bibliographie :
- Bulletin "En direct du nouveau Drouot" d'octobre 1983, page 7.
- Catalogue Drouot Montaigne du 1er et 2 juillet 1991, Ader Picard Tajan, page 153, n° 373.
- Catalogue Bugatti, exposition Beurs Van Berlage à Amsterdam du 19/12/98 au 07/03/1999, page 22.
- "Carlo, Rembrandt, Ettore, Jean Bugatti" de P. Dejean, Édition du Regard Paris, 1981, page 108.
- Catalogue de l'exposition "Bugatti, les meubles, les sculptures, les autos", Galerie Beaubourg à Vence en juillet/septembre 1995, page 150.
Estimation : 20 000 €
Carlo BUGATTI (Milan, 1856 - Molsheim, 1940)"Lampe de table ".Exceptionnelle...
Lot 454
Lot 466
Jules LELEU (Boulogne-sur-Mer, 1883 - Paris, 1961)
"Projet de salon pour Monsieur pour le Docteur LANDRY ".
Ensemble de 21 documents.

Réunion de 10 PLANCHES, dessin à l'encre de Chine - sur calque collé aux angles sur papier fort.
Huit signées.
- 3 vues d'ensemble, plans avec rehauts gouache.
- 7 dessins ameublement : buffet, lit, armoire, 2 guéridons, 2 cheminées, en sanguine et fusain.
31,5 x 41,5 cm.

Réunion de 11 TIRAGES ARGENTIQUES du studioMarius Gravot, avec les timbres-cachets de Leleu (65, avenue Victor Emmanuel III, Paris 8ème) et de Gravot - suite à la réalisation du projet.
22,5 x 16,5 cm.
Collées aux angles sur papier fort. 31,5 x 41,5 cm.

Marius GRAVOT, actif entre 1910 et 1930, travaille avec Le Corbusier, Charlotte Perriand et Jules Leleu. Auteur d'une série sur l'Architecture de la Villa Savoye et le pavillon suisse de la Cité Universitaire, il est connu pour sa lumière dans les scènes d'intérieur.

Un cache-pot identique au décor différent est conservé au musée d'Art et d'Histoire de Toul. Il est reproduit dans le catalogue de l'exposition "Couleurs et Formes, l'héritage du XVIIIe siècle dans
l'école de Nancy" (Roselyne Bouvier, Musée de l'École de Nancy, Somogy éditions d'Art, p. 70, Paris, 2005).

Auguste Majorelle, père de Louis Majorelle, installe son atelier en 1858 à Toul où il collabore avec la faïencerie Toul-Bellevue. Il invente la technique de laquage sur céramique qu'il brevète en 1864. Fort de son expérience des faïences peintes, il s'intéresse à cette technique qu'il personnalise en ajoutant des poudres de métaux. Il dépose pour cela un nouveau brevet d'invention en 1878 pour «l'incrustation de faïence combinée avec le décor de la laque». Nombre de ses productions présentent une ornementation japonisante. De fait, Auguste Majorelle apparaît comme un précurseur de l'École de Nancy, de l'Art Nouveau.
Adjugé : 1 000 €
Jules LELEU (Boulogne-sur-Mer, 1883 - Paris, 1961)"Projet de salon pour...
Lot 466
Lot 472
DRESSOIR AUX CHIMÈRES. Meuble deux corps en noyer au décor sculpté de panneaux, en partie inférieure en retrait - à motifs d'oves et godrons. Il ouvre à deux vantaux en corps supérieur sculptés de trophées : cuirasses, boucliers, faisceaux, lances, drapeaux, heaumes et glaives. Figure centrale entre les portes de personnage ailé semi accroupi. Montants fantasmagoriques et supports exceptionnels de faunes, chimères et harpies.

Époque Renaissance, XVIe.

Haut. 142, Larg. 122, Prof. 50 cm.
(plancher postérieur et restaurations d'entretien).

Provenance :
- Vente Tajan, 29 novembre 1999, n°76.
- Collection Sylvain Durand, château de Renay en Vendômois.

Vente sur ordonnance de Madame le Juge des Tutelles de Blois en date du 15 octobre 2013. Frais : 12% H.T.

Les chimères sont à rapprocher de celles d'une table d'apparat en noyer conservée au Louvre. (Legs de Charles-Antoine-Benoït Rochard, 1903, inv. OA. 5940). Dressoir de Jacques Androuet du Cerceau. Le mobilier du Moyen Age et de la Renaissance, 1998. Hugues Sambin, 1989.

rouillac.com, le plus :
- reprise de la présentation de l'expert Bruno Perrier lors de la vente de 1999.

Exceptionnel dressoir
Dès le XVIe, le recours aux gravures constitue un nouveau système de références. Huchiers et sculpteurs ne copient jamais servilement les modèles que l'imprimerie met à leur portée en diffusant répertoire de formes et d'ornements et estampes de maître. Ils prennent en compte les contraintes techniques, le substrat régional qui a pu façonner le goût, les choix du commanditaire, et les intentions allégoriques, les proportions de meuble, ses références et les figures ou scènes des panneaux sculptés sont rarement notés dans le cadre d'un contrat passé devant notaire. C'est donc là qu'interviennent l'inventivité et la qualité d'exécution qui désignent les grands ateliers, voire les grands maîtres. C'est dans cette veine que se place d'emblée ce dressoir d'exception.
La forme générale du dressoir se perpétue mais le décor change et les proportions aussi. L'architecture incorpore des éléments rapportés comme les consoles en forme de harpies qui soutiennent le corps supérieur.

Deux corps d'importance égale (le vide et le plein) souligné de bandeaux horizontaux et de panneaux aux encadrements très lisibles envahis par un décor ordonné d'oves, palmettes et godrons, donnent au meuble sa stabilité.
Les vantaux du corps supérieur accueillent le motif des trophées en vogue, depuis qu'Henri II en a fait décorer la chambre de parade au Louvre. Il dispose sur chaque vantail selon un double axe de symétrie, vertical (stabilité) et oblique (mouvement) : les cuirasses, boucliers, faisceaux, lances, drapeaux, heaumes et glaives qui célèbrent les vertus héroïques de l'Ancienne Rome, exaltées par la littérature.
Les montants et supports ordonnent les fantasmagories que les ornemanistes d'Italie du Nord ont transmis à l'Europe et les chimères et harpies que le Rosso a importé à Fontainebleau.
Les figures ailées rythment le corps supérieur, féminines au centre, masculines aux angles, semi accroupies, contorsionnées. L'excentricité des figures réside dans l'image, pas dans son exécution. La disposition oblique des faunes contamine les chimères qui servent de supports expressives, puissantes mais dont le profil introduit les vides qui allègent l'ensemble.

La division ternaire du registre inférieur n'introduit aucun désordre. Chaque panneau décoré de plaques qui ne sont pas sans rappeler (ou annoncer ?) les décors géométriques compartimentés de certaines armoires languedociennes, s'articule sur un miroir bombé ou une rosace centrale.

Meuble original, il semble cependant interprété à partir d'une proposition de dressoir de Jacques Androuet du Cerceau (voir illustration). Les deux panneaux du corps supérieur s'ornent de trophées, la figure centrale se tasse en un personnage ailé semi accroupi, les termes latéraux remontent et deviennent sur le corps supérieur des faunes contorsionnés alors que les sphinges centrales glissent sur les côtés, pivotant à 45° pour s'aligner sur les faunes.
Cette interprétation privilégie le répertoire excentrique prisé de la région toulousaine (référence : vantail attribué à Antoine Morizot). La nature du bois - le noyer, les proportions du meuble, la qualité irréprochable, de la sculpture rendent plausibles l'hypothèse d'une attribution à l'atelier de Nicolas Bachelier, voire au maître lui même.
Adjugé : 11 500 €
DRESSOIR  AUX  CHIMÈRES. Meuble deux corps en noyer...
Lot 472
Lot 474
CABINET aux AMOURS
de forme rectangulaire en placage d'ébène et de bois noirci sur âme de chêne et de résineux, richement sculpté en bas-relief et gravé de scènes animées d'amours et de putti. Il présente en façade deux vantaux encadrés de 12 tiroirs sur cinq étages et deux tiroirs dans la corniche, dans un entourage de moulures ondées. Les vantaux s'ouvrent sur un théâtre. Les côtés sont gravés de motifs floraux et animaliers.
Les six tiroirs flanquant les vantaux présentent des amours et des putti au service de nymphes et des Dieux de l'Olympe : Vénus, Neptune, Cérès et Bacchus. Les six tiroirs des rangées du haut et du bas présentent deux registres dans lesquels s'amusent des enfants avec des instruments de musique, chassant à l'arbalète, faisant tourner un moulin à vent, domptant une chèvre, se baignant, tirant à la fronde ou encore effrayant un animal avec un masque. Les deux tiroirs de la corniche sont ornés d'une frise d'enfants jouant et gardant des chèvres.
Les deux vantaux sont sculptés d'enfant gardant des chèvres, d'après une œuvre de François DUQUESNOY. Le revers des vantaux à décor en marqueterie de bois précieux et d'ivoire d'une rose des vents dans un encadrement géométrisant.
Le théâtre intègre 13 tiroirs, tantôt peints, tantôt marquetés de bois précieux, dans une architecture ornée d'ivoire gravé et de balustrades. 10 colonnes (dont deux en demi) plaquées d'écaille rouge, les chapiteaux et bases en bronze doré, se reflètent dans un jeu de miroirs. La partie centrale du caisson, marquetée d'un damier et de cubes, simule une perspective de palais accentuée par deux miroirs. Elle est agrémentée de trois panneaux peints. Celui du fond figurant l'allégorie de l'Abondance est sommée de deux Amours portant des tulipes. Le plafond de forme trapézoïdale reçoit trois putti élevant une couronne de fleurs.

Probablement Pierre GOLLE, ou Jean MACÉ.
Paris, première moitié du XVIIe.

Remaniements et restaurations, vers 1820 (?).
Les deux grands vantaux extérieurs ont notamment été retirés et la façade avancée.

Piètement à quatre colonnes et quatre pilastres cannelés et feuillagés en bois noirci gravé de vases fleuris reposant sur des pieds en boule aplatie.

Haut. totale : 211, Long. 177, Larg. 57 cm.
Cabinet : Haut. 103, Long. 177, Larg. 57 cm.
Piètement : Haut. 108, Long. 175, Prof. 56,5 cm.

Provenance : collection Sylvain Durand, château de Renay en Vendômois.

Vente sur ordonnance de Madame le Juge des Tutelles de Blois en date du 15 octobre 2013. Frais : 12% H.T.

rouillac.com, le plus :
- Redécouverte d'un mystérieux cabinet
Estimation : 12 000 € ~ 18 000 €
CABINET aux  AMOURSde forme rectangulaire en placage d'ébène et...
Lot 474
Lot 477
TÊTE D'HOMME IMBERBE,
l’Empereur Marc Aurèle (161-180 après J.-C.) ?
Marbre.

Haut. 43, Long 30, Prof. 25 cm.
(accidents, manques).

Provenance :
- Collection du Cardinal de Richelieu, château de Richelieu (Indre-et-Loire).
- Collection M. Gillet, juge à Chinon, signalé par Bosseboeuf en 1890.
- Collection Me B., notaire à Richelieu, acquis avec le Clos des Demoiselles de Bournais, 1918.
- Par descendance, collection particulière, Richelieu.

Bibliographie :
- Louis-Auguste Bosseboeuf, "Histoire de Richelieu et de ses environs au point de vue civil, religieux et artistique", éd. Péricat, 1890, cité p. 500 : "M. Gillet, juge à Chinon, dont le goût égale la bienveillance, outre des monnaies romaines trouvées à Richelieu, possède une jolie tête de marbre et des fragments de statues".
- Collectif, "Richelieu à Richelieu. Architecture et décors d’un château disparu", Silvana Editoriale, 2011, reproduit p. 164.

Exposition :
- "Richelieu à Richelieu, architecture et décors d'un château disparu". Musée des Beaux-Arts d'Orléans, 12 mars-13 juin 2011, n°40 reproduit. Inédit.

"Christine Toulier m'a signalé cette tête d'homme imberbe aux cheveux bouclés qui doit appartenir à une statue drapée plutôt qu'à un buste comme permet de le supposer la forme du cou. Les grands yeux ouverts et la chevelure veulent imiter le style des portraits romains de l'époque antonine. La facture semble moderne. On pensera donc à un complément d'une sculpture antique restaurée. Dans les jardins de Richelieu, en décor de demi-lune, un Marc Aurèle disparu mais connu par l'un des dessins au folio 6 de l'album Canini (cat.34) présentait une tête de ce type."
Jean-Luc Martinez, conservateur général, directeur du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre - actuel directeur général du Louvre, in catalogue d'exposition, Richelieu, 2011, p. 164.

rouillac.com le plus
- Rapport d'expertise complet du cabinet Rolland chargé du nettoyage et de la préparation du soclage.
Adjugé : 28 000 €
TÊTE D'HOMME IMBERBE,l’Empereur Marc Aurèle (161-180 après J.-C.) ?Marbre.Haut. 43,...
Lot 477
Lot 487
GARNITURE DE CHEMINÉE dite "de MARIE-ANTOINETTE" composée d'une pendule et d'une paire de candélabres en bronze ciselé et doré et marbre blanc.
La PENDULE à cadran émaillé blanc, indiquant les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes protégé par un verre bombé. Il s'inscrit dans une borne architecturée soutenue par des consoles à enroulement. Un vase fleuri reposant sur quatre pieds sabots à attache en tête de bélier à l'amortissement. Base de forme rectangulaire à ressaut central incrusté d'une frise bachique figurant des putti. Elle repose sur six pieds toupie cannelés à frise feuillagée. Riche ornementation de feuillages stylisés, guirlandes de fleurs, frise d'oves, rais de perles et tores de laurier. Cadran et mouvement signés de Lemerle - Charpentier & Cie / Bronziers / 8, rue Charlot à Paris.
La PAIRE DE CANDÉLABRES à sept lumières. Le fût central agrémenté de trois enroulements feuillagés. Ils reposent sur une base tripode de forme circulaire à trois ressauts.

Style Louis XVI, seconde moitié du XIXe.

Pendule : Haut. 65, Long. 50, Larg. 20 cm. (une guirlande accidentée).
Candélabres : Haut. 78, Diam. 34 cm. (électrifiés).

Bibliographie :
- Pierre Verlet, "Les Bronzes Dorés Français du XVIIIe siècle", éd. Picard, Cahors, 1987, ill. p. 313.

Une pendule similaire à celle que nous présentons est conservée au Musée des Arts décoratifs (legs Grandjean). Créé vers 1780, ce modèle fut répété plusieurs fois par l'horloger Robert Robin (1741-1799), Valet de Chambre-Horloger Ordinaire du Roi et de la Reine. Pierre Verlet note : "Une pendule répondant à cette description (...) appartint à Marie-Antoinette (inv., n°33)".
Adjugé : 6 000 €
GARNITURE DE CHEMINÉE dite "de MARIE-ANTOINETTE" composée d'une pendule et...
Lot 487
Lot 489
MEUBLE DE PRÉSENTATION
formant bureau à caisson, ouvrant à trois tiroirs dans chaque caisson, de part et d'autre d'un tiroir en façade surmonté d'une tirette. Riche plateau en marqueterie à décor portuaire, qui serait celui de Senigallia. Piètement gaine. Bois de placage et marqueterie toute face dont noyer et citronnier.

Travail italien de qualité, fin XVIIIe, à rapprocher des oeuvres de Maggiolini.

Haut. 83, Long. 120, Larg. 61 cm.

Provenance :
- d'après une attestation jointe : Palais Mastai Feretti, Senigallia, avant 1909,
- vendu 500 lires, par Pietro Maurini à Rome, 19 mars 1910,
- collection de l'Indre.

Giovanni Maria MASTAI FERRETTI (Senigallia, 1792- Rome, 1878) a été pape sous le nom de Pie IX. Son pontificat est le plus long de la papauté, après celui de Saint-Pierre. Il est né dans le palais familial datant du XVIe siècle, dans la ville de Senigallia, sur la cote Adriatique. Le palais Mastai Ferretti est ensuite vendu en 1909, à l'archevêque de New York, Monseigneur John Farley. Il est aujourd'hui ouvert à la visite, comme musée Pie IX.

Giuseppe MAGGIOLINI (Parabiaggio, 1738-1814), habile ébéniste italien, est attaché dès 1771 au service de l'archiduc Ferdinand d'Autriche, gouverneur de la Lombardie, et de l'archiduchesse Marie-Béatrice d'Este. Il gagne bientôt la faveur de la noblesse locale, en même temps que l'amitié de nombreux artistes. Plusieurs de ces derniers, entre autres les peintres Levati et Appiani, lui fournissent des dessins pour ses œuvres.
Estimation : 5 000 €
MEUBLE DE PRÉSENTATION  formant bureau à caisson, ouvrant à...
Lot 489
Lot 491
Jean-Baptiste CARPEAUX (Valenciennes, 1827 - Courbevoie, 1875)
La France Impériale portant la lumière dans le monde, et protégeant l'Agriculture et les Sciences, 1863.

Trois hauts-reliefs en plâtre patiné du groupe présenté par Carpeaux à l'architecte Victor Lefuel, le 19 août 1863, pour couronner la façade sud, sur Seine, du nouveau pavillon de Flore au Palais du Louvre, réservé aux appartements de l'Impératrice et du Prince Impérial.

Pourrait être la seule maquette complète, de ce groupe en plâtre, conservée aujourd'hui,

La France : Haut. 38 Long. 25 Prof. 24 cm. (accidents, manques, restaurations).
L'Agriculture : Haut. 26,5 Long. 38 Prof. 20,5 cm.
La Science : Haut. 24 Long. 37,5 Prof. 20,5 cm.

Provenance :
- offert par Madame Louise Clément-Carpeaux, fille du sculpteur, à son ami le conservateur des musées nationaux Édouard Sarradin (1869-1957). Étiquette ancienne contrecollée.
- par descendance, conservée dans la famille, collection particulière, Paris.

rouillac.com, le plus :
- vue en 360° réalisée par le photographe Nicolas Roger.
- Bibliographie complète et recherches sur les autres études de la "France Impériale" de Carpeaux : Le Louvre, Orsay ou les Arts Décoratifs...

Critique d'art au Journal des Débats, co-fondateur du Salon d'Automne, conservateur du Musée de Compiègne, Édouard Sarradin (1869-1957) offre en 1927 au Musée du Louvre deux tirages des esquisses en plâtre de l'Agriculture et de la Science, qui sont présentés depuis 1989, dans les salles d'histoire du Louvre au musée du Louvre. Ils ont fait l'objet d'une exposition : "Le photographe et l'architecte : Edouard Baldus, Hector-Martin Lefuel et le chantier du Nouveau Louvre de Napoléon III" en 1986.

Notre groupe de trois est le seul complet, avec celui en cire du musée du Petit Palais. Il permet de mieux comprendre la genèse de l'oeuvre du couronnement du pavillon de Flore.

Les autres oeuvres en rapport sont dispersées dans différentes collections :
- Dessins : Paris musée du Louvre, fonds du musée d'Orsay, et du musée des Arts Décoratifs ; Valenciennes.
- Esquisse cire : musée de Valenciennes.
- Maquette en plâtre : Paris : musées du Louvre, du Petit Palais et d'Orsay ; musées de Compiègne, de Lyon et de Montpellier.

Bibliographie :
- Édouard Sarradin, "Carpeaux", éd. Rieder, Paris, 1937. oeuvre citées pp. 13-14 : "...qualité plastique et décorative du fronton... ces deux figures-ci (sont) inspirées de celles de Michel-Ange aux tombeaux des Médicis... Un Rubens de pierre. ... Carpeaux, continuateur de Rude, est bien, comme l'écrivait Rodin en 1912, un petit fils de Puget. On voit moins qu'il soit, comme Rodin l'affirmait aussi, à propos de la France Impériale, un émule du Bernin". p.13, 14.
- Anne Pingeot (dir.) "Catalogue sommaire illustré des sculptures du musée d'Orsay", Paris, 1986.
- Claude Jeancolas, "Carpeaux la farouche volonté d'être", Lazarus, 1987. Le groupe est analysé pp. 85-90 : "...Les deux figures d'hommes allongés sont très inspirées de Michel-Ange, jusqu'aux visages mêmes : celui de l'Agriculture est une copie de la tête du Crépuscule de la Chapelle Médicis. La figure centrale est toute autre, l'élève quitte le maître. Sa France est victorieuse, puissante, maîtrisant son avenir et dominant les peuples..."
- Michel Polleti et Alain Richarme, "Jean-Baptiste Carpeaux, sculpteur. Catalogue raisonné de l'oeuvre édité", Paris, 2003.
- Mehdi Korchane, "Michel-Ange au siècle de Carpeaux", 2012.
Adjugé : 10 000 €
Jean-Baptiste CARPEAUX (Valenciennes, 1827 - Courbevoie, 1875)La France Impériale portant...
Lot 491
Lot 498
DOCUMENT ORIGINAL DÉCERNANT À L'AMIRAL GERVAIS LE TITRE DE CITOYEN D'HONNEUR DE LA VILLE DE CRONSTADT EN DATE DU 12 AOÛT 1897.

44,5 x 31,5 cm.

Rouillac.com, le plus :
- Recherches de Marc POINTUD. Tél. 06 62 05 65 94.

Ce document est contenu dans une importante reliure in-quarto en plein chagrin chamois avec intérieur doublé de moire rouge à encadrements de filets dorés au fer à roulette.
Elle présente sur le plat du devant une belle ornementation faite d'un titre en écriture cyrillique de lettres cursives en métal appliqué signifiant " À I'Amiral Gervais la ville de Crondstadt -Année 1897 " et d'un écu aux armoiries de la ville de Crondstadt laurées, en métal appliqué et sommées de la couronne des tsars de Russie.

Les armoiries en émail et peints présentent un écu parti d'azur et de gueules. À senestre un donjon d'argent à la lanterne couronné de la couronne d'or des tsars et chargé en champagne sur un mur d'argent. À dextre un chaudron d'argent accosté d'une île.
Le donjon est en réalité une tour armée d'une lanterne. Ce fut le premier phare de Cronstadt, construit sous Pierre 1er et symbole du développement de la marine russe impériale.
Le chaudron fait référence au second nom de l'île. A l'origine suédoise sous le nom de Retsurari, elle s'appela Kotloï-Ostroff, l'île Chaudro, en devenant russe. Puis sous Pierre 1er elle prit le nom de Cronstadt, la Couronne de la Ville (de sa ville," La ville de l'apôtre Pierre ").

La reliure contient les deux pages d'origine pour lesquelles elle a été réalisée. Du même format, elles sont reliées par un cordon à glands. Elles sont imprimées sur du papier carte, le verso de la première en cyrillique faisant face au recto de la seconde qui en est la traduction en français.

Le texte exprime l'hommage de la ville de Cronstadt à l'Amiral Gervais au cours du voyage officiel que le président Félix Faure fit en Russie avec l'escadre française. Après avoir rappelé sa brillante carrière au service de l'entente franco-russe, la ville lui décerne dans ce document établi le 12 août 1897, le titre de citoyen d'honneur, décision confirmée, selon le document toujours, l'avant-veille le 10, par Sa Majesté l'Empereur Nicolas Il.
Au bas de la page en russe, les signatures manuscrites du maire de Cronstadt et de son conseil. Au bas de la page en français la signature du maire.

Ce rare document de la période de Nicolas Il constitue un émouvant témoignage de ce que furent les fastes de l'entente franco-russe à l'orée des années bolcheviks qui scellèrent, après le séisme de la Grande Guerre, la fin de ce monde. À la lumière des événements récents de Crimée, il montre, qu'en Baltique comme en mer Noire, la question navale est, dans toute son histoire, une préoccupation stratégique majeure pour la Russie.

L'Amiral Alfred Gervais fut est des plus célèbres amiraux de la France du XIXe siècle. Brillant jeune officier de marine dès 1854, il se distingue en Cochinchine et lors du siège de Paris avec le 1er bataillon de Marins. En 1892 il est promu vice-amiral, chef d'État-Major général et Directeur de cabinet du Ministre de la Marine. Cet officiel général jouissait d'un grand prestige national et international. Fin diplomate et apprécié pour ses ambassades, il fut l'artisan expérimenté de l'alliance franco-russe voulue par le président Félix Faure qu'il accompagna lors de son voyage officiel en Russie en 1897, cadre historique du document que nous présentons.

Remerciements à Marc POINTUD pour les recherches, Tél. 06 62 05 65 94.
Adjugé : 3 000 €
DOCUMENT ORIGINAL DÉCERNANT À L'AMIRAL GERVAIS LE TITRE DE CITOYEN...
Lot 498
Lot 499
DRAPEAU RÉVOLUTIONNAIRE.

Drapeau de l'époque menchevik - bolchevik.
Dimensions environ : Long.147, Larg. 108 cm. Longueur de la hampe : 241 cm.

Fait d'étamine rouge avec bordures ornées de passementerie à chenilles de fil doré. Les emblèmes de la faucille du marteau et de l'étoile ont été réalisés en 1919 à peinture blanche au pochoir sur les deux faces. Hampe en bois d'origine arrondie à la main. Tube en laiton ajouté vers 1920/21 pour réunir les deux morceaux de la hampe. État de conservation d'origine. Tissus fragilisé par le temps. Parties du pochoir écaillées ou manquantes.
L'histoire de ce très rare drapeau est particulièrement singulière et le fruit de circonstances historiques et hasardeuses qui permirent son arrivée jusqu'à notre époque. Elle s'inscrit dans le droit fil des événements actuels, tant en ce qui concerne le centenaire de la Première Guerre Mondiale que l'actualité concernant la Crimée. Elle se joue en trois temps.

Réalisé en 1905 pour le Soviet ouvrier du quartier de Krasnaia Presnia à Moscou, il est alors fait de l'actuelle étamine rouge bordée de ses franges mais n'a pas les emblèmes peints (Faucille, marteau et étoile). Lors de l'insurrection de Moscou en décembre 1905 dont le foyer de départ fut ce quartier ouvrier de Presnia, le drapeau participa aux émeutes de Moscou. Une ouvrière, membre du Soviet et qui s'en était emparée, s'élança face aux cosaques chargés du maintien de l'ordre en criant: "Tuez nous ! Vivantes, vous n'aurez pas notre drapeau ! " Les cosaques, surpris par cet acte de bravoure, rallièrent la foule.

Par la suite, le drapeau reste dissimulé dans la famille de cette moscovite alors que l'échec de la Révolution de 1905 voit disparaître l'usage du drapeau rouge. Douze ans plus tard, à la faveur des événements de la Révolution d'Octobre de 1917, un de ses fils s'engage dans la marine bolchevik. Il est affecté dans la flotte basée en Crimée, à Sébastopol. Il emporte le drapeau avec lui et l'actualise en peignant dessus en blanc et au pochoir, la faucille, le marteau et l'étoile.

Alors que la Première Guerre Mondiale vient de s'achever, Clémenceau décide d'intervenir en Crimée à la fin de 1918 pour soutenir les Russes Blancs face à l'Armée Rouge. La flotte française mouille à Sébastopol. Les conditions de vie et de discipline y sont épouvantables et engendrent les mutineries de 1919. Elles trouvent bien entendu une large résonance auprès des marins bolcheviks de Sébastopol. En avril 1919, des matelots permissionnaires français et partisans de la révolte contre leur commandement se joignent à une manifestation bolchevik alors qu'ils se promenaient dans les rues de Sébastopol. Notre jeune marin russe qui y participait avec son drapeau se lie de connaissance avec un des manifestants français, permissionnaire du cuirassé Mirabeau. Il lui donne le drapeau en gage de fraternité internationale. Ce même drapeau sera hissé le surlendemain par les mutins français sur leur navire comme ce fut le cas sur plusieurs autres bâtiments de la flotte. Retiré à la suite de négociations, le drapeau est caché par le matelot après avoir coupé en deux parties sa hampe trop longue, ceci pour mieux le dissimuler. Par un hasard de circonstances, le matelot aura la chance de passer à travers toute confiscation disciplinaire. En effet, de grands désordres affectent le cuirassé à la suite de son échouage devant Sébastopol. Les travaux considérables de remise à flot du navire mobilisent toutes les attentions et retardent le retour en France de plusieurs semaines. Enfin, l'état-major était très préoccupé et humilié d'être obligé de revenir à Toulon à la remorque d'un autre bâtiment....

Dès son retour à Toulon, le matelot français restaure la hampe de son drapeau en raccordant les deux extrémités coupées par un tube en laiton d'une vingtaine de centimètres. Plus tard, alors résistant FTP, il décède en 1944. Il avait l'âge du siècle. Il laisse un fils mineur et une veuve qui conserve le drapeau pieusement. Ce fils sera plus tard membre du Parti Communiste et prendra soin à son tour du drapeau. Voulant un jour lui remettre une nouvelle hampe sans raccord, il découvre à sa grande surprise, en démontant la partie en tube, un petit papier manuscrit en cyrillique qui s'avère raconter les origines russes de l'histoire du drapeau. Écrit par le matelot bolchevik à l'intention de son ami le matelot français, ce dernier l'avait caché en restaurant la hampe avec ce tube. Bien entendu son fils abandonna le projet de modifier la hampe. Il est décédé en 2010.
Un de ses descendants se résout à mettre en vente cette relique historique à la faveur du centenaire de la première Guerre Mondiale. Le matelot russe s'appelait Sacha, Alexandre.

Remerciements à Marc POINTUD pour les recherches, Tél. 06 62 05 65 94.

Le papier manuscrit sera remis à l'acquéreur.

Notice du drapeau traduite en russe.
Article de la République du Centre par Florent Buisson : LE PERIPLE FOU DU DRAPEAU BOLCHEVIQUE
Estimation : 2 000 €
DRAPEAU  RÉVOLUTIONNAIRE.Drapeau de l'époque menchevik - bolchevik.Dimensions environ :...
Lot 499
Lot 507
EXCEPTIONNELLE COMMODE D'APPARAT à ressaut en bois de placage de sycomore, de bois de rose et d'amarante - ornée des cinq panneaux marquetés à motif de quatre feuilles dans des jeux de croisillons teintés et quadrillages. Elle ouvre par trois tiroirs en ceinture en quinconce et deux tiroirs en façade sans traverse apparente, décorés, comme n'en faisant qu'un, de trois panneaux de marqueterie alignés sous chacun des tiroirs de la ceinture. Les montants arrondis se prolongent par des pieds cambrés terminés par des griffes de lion qui remontent le long du pied sous forme de feuilles d'acanthe. Riche ornementation de bronzes ciselés et redorés tels qu'entrées de serrure, boutons de tirage, frises d'entrelacs à rosaces, frises de feuilles en encadrement, rosaces, chutes d'angles, tablier figurant un masque de Mercure au caducée et sabots. Dessus de marbre brèche mouluré d'un cavet restauré.



Estampille : JME et R.V.L.C.

Roger Vandercruse Lacroix (1728-1799), reçu maître le 6 février 1755.



Époque Transition Louis XV-Louis XVI.



Haut. 88, Long. 126 , Larg. 57 cm.



Provenance : propriété de Sologne.



Notre commode est à rapprocher de deux commodes de RVLC livrées par Joubert pour la Comtesse de Provence en 1771, et Mlle du Barry à Versailles en 1772.
Architecture, composition, panneaux et bronzes semblables.
in Pierre Kjellberg, le mobilier français du XVIIIe siècle, les éditions de l'amateur, 1989. p.754-755.



Roger Vandercruse fait partie des plus célèbres ébénistes parisiens du XVIII° siècle. D'origine flamande, Roger Vandercruse naît à Paris d'un père ébéniste au Faubourg Saint-Antoine. Il fut très lié à de nombreux et illustres artisans par le jeu des alliances familiales ou par les collaborations professionnelles: sa soeur ainée épouse Jean-François Oeben puis Jean-Henri Riesener, une autre soeur épouse Simon Oeben. Il est aussi lié d'amitié avec Pierre IV Migeon et Martin Carlin. En 1750, il épouse Marie-Jeanne Progain, fille d'ébéniste. A la mort de son père en 1755, il reprend l'atelier familial et acquiert très vite une grande notoriété que justifie la haute qualité de ses oeuvres et qu'atteste l'abondance de sa production.



Utilisant la transcription française de son nom, il choisit deux estampilles différentes, "R. Lacroix" et "R.V.L.C.", mais il n'est pas impossible de rencontrer les deux estampilles juxtaposées sur un même meuble. Fournisseur par l'intermédiaire de son confrère Gilles Joubert (1689-1775), il reçoit plusieurs commandes pour les demeures royales, entre 1769 et 1774. Il fournit ainsi des commodes très raffinées et différents meubles pour Madame Adélaïde et Madame Victoire, filles de Louis XV, pour la Comtesse de Provence, ainsi que pour Madame du Barry, la favorite de Louis XV, il répond parallèlement à de nombreuses commandes privées et collabore avec les marchands-merciers Daguerre et Poirier.



L'oeuvre de Roger Vandercruse se compose de commodes, secrétaires, petites tables et bonheurs-du-jour, exécutés dans le goût Louis XV, Transition et Louis XVI. Son répertoire ornemental est varié: marqueterie, vernis Martin et plaques de porcelaine. Ses meubles surprennent par leur originalité, par la perfection de leur exécution et par la grande délicatesse de leurs marqueteries.



Les chefs d'oeuvres de RVLC sont bien représentés dans les collections publiques telles que le musée du Louvre, le musée des Arts et Décoratifs, le musée Carnavalet, le musée Nissim de Camondo à Paris, le Victoria and Albert Museum à Londres, la Frick Collection à New York et au John-Paul Getty Museum à Malibu.
Estimation : 70 000 € ~ 80 000 €
EXCEPTIONNELLE COMMODE D'APPARAT à ressaut en bois de placage de...
Lot 507
Lot 508
BUREAU dit MAZARIN en marquetterie d'écaille et de laiton sur 3 faces, ouvrant à neuf tiroirs sur trois rangs et reposant sur huit pieds à consoles inversées, terminés par des toupies, réunis par deux entretoises . Riche décor floral et géométrique de phénix sur les quatre faces et sur le plateau, lui-même ceint d'une lingotière.



Époque Louis XIV.



Haut.81, Long. 130, Prof. 71 cm. (restaurations).



Provenance : propriété de Sologne.



La technique de la marqueterie dite " Boulle ", ainsi que les motifs dits " à la Bérain " dominent l'ébénisterie parisienne de la fin du règne de Louis XIV. Le décor de notre bureau est sans conteste inspiré des projets d'ornement de Jean Ier Bérain. Bien que ne reproduisant pas fidèlement l'un d'entre eux, nous retrouvons figuré, sur une gravure conservée au Musée des arts décoratifs, le magot, assis sous un dais, du centre du plateau ainsi que les deux chimères affrontées. Plusieurs ateliers de marqueteurs sont alors associés aux ébénistes, leurs fournissant les panneaux nécessaires à la réalisation de divers meubles.


Si la majorité des ébénistes de cette époque nous est aujourd'hui inconnue, l'un des plus fameux est Nicolas Sageot (1666-1731). Spécialisé dans la marqueterie d'écaille et de laiton, il dirige au début du XVIIIe siècle, l'un des plus importants ateliers de Paris, et signant nombre de ses meubles avec son estampille.

Nous pouvons rapprocher notre bureau de ses productions, ou de celles qui lui sont attribuées. En effet, la richesse du décor et sa qualité d'exécution éliminent d'office de petits ébénistes familiers d'une production courante. Ses huit pieds en console le rapprochent des bureaux d'exception que sont celui du Bayerisches Nationalmuseum de Munich et du Musée de Rouen. Le musée du Petit Palais à Paris donne à Sageot un bureau qui, hormis ses pieds gaines, possède une structure et un décor forts similaires au meuble que nous présentons.
Estimation : 85 000 € ~ 90 000 €
BUREAU dit MAZARIN en marquetterie d'écaille et de laiton sur...
Lot 508
Lot 568
Adolf-Ulrich WERTMÜLLER (Stockholm, 1751 - États-Unis, 1811)
Portrait de Marie Antoinette en costume d'amazone.

Panneau ovale.
Signé, localisé et daté en bas à gauche : A. Wertmüller. f. / à Paris 1788.

16 x 13 cm.
(accident, restaurations)

Provenance :
- vente anonyme, Paris, 26 juin 1992 (Mes Ader et Tajan), lot 36.

Comme s'en était la tradition autrefois, la Reine Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI, aimait à offrir son portrait à ses amis et à son entourage proche. Pour cela, elle fit régulièrement appel au peintre suèdois Adolph Ulrich Wertmuller. Il existe ainsi plusieurs versions de notre tableau, qui furent toutes commandées par la Reine, à destination de ses proches.

Une version se trouve aujourd'hui au château de Versailles (toile, 65,5 x 53,5 cm ; inv. MV8211), tandis que d'autres sont conservées dans des collections privées et apparaissent régulièrement au gré des ventes. Nous citerons par exemple celle passée en vente à Stockholm le 12 décembre 1996 (Norden Auktionen AB ; panneau ovale 16 x 13 cm, lot 19), ou encore celle vendue à New-York le 11 janvier 1995 chez Christie's (panneau ovale, 16,2 x 13,3 cm).
Selon Xavier Salmon (Louis XVI et Marie Antoinette à Compiègne, cat. exposition 2006) cette image trouve sa source dans le portrait présenté au salon de 1785. L'image fut l'objet de plusieurs réductions, dont une conservée au Kunsthistorisches Muséeum de Vienne; une autre, datée 1793, passée en vente à New York en 1995 (...).
Certaines étaient destinées à l'entourage de la souveraine, à l'exemple de ses femmes de chambres Madame Auguié et sa soeur Madame Campan.
Adjugé : 14 000 €
Adolf-Ulrich WERTMÜLLER (Stockholm, 1751 - États-Unis, 1811) Portrait de Marie...
Lot 568
Lot 575
Louis François CASSAS (Azay-le-Ferron, 1756 - Versailles, 1827)
Vues du Levant.

Ensemble de onze dessins compris dans un portefeuille annoté : "Saint-Jean d'Acre, Seyde Alep et / Tripoli, croquis, un est commencé à graver".
Ancienne étiquette n°238.

Formats divers.

Provenance :
- collection Raymond Balze (1818-1909), probablement acheté à la vente Cassas, 1885.
- par descendance familiale, Paris.

rouillac.com, le plus :
- description détaillée et reproduction des 11 dessins.

- Vue du château de Feide prise de la terrasse du camp de la nation française.
Crayon noir.
Situé en haut à droite, diverses annotations au crayon noir et numérotations à la sanguine sur la feuille.
21,5 x 33 cm. (pliures, bandes de papiers ajoutés sur le bord gauche, quelques taches).

- Vue de la ville d'Alep avec son château.
Crayon noir.
Légendé dans le haut au crayon noir "Tente de Monsieur Smith, consul anglais, sous laquelle j'ai dîné, le 20/ xbre 1784. (L.F. Cassas)"
Diverses annotations au crayon noir sur le dessin.
21,5 x 31,5 cm. (pliures et petites taches).

- Feuille d'étude recto-verso : étude de personnages avec paysage.
Plume et encre brune, sur traits de crayon noir.
Annoté : "Cassas père" en bas à droite au verso et "Cassas" au crayon noir au recto.
35 x 23 cm. (pliure centrale, petites taches).

- Vue de la ville d'Alep.
Crayon noir.
Annoté et daté en bas à droite au crayon noir de façon peu lisible : "J.eme S.Tereuze 1804 ( ?)".
Numéroté au crayon noir en haut à gauche : "n°94".
48 x 18 cm. (pliure centrale, petites taches).

- Feuille d'étude recto-verso : vue animée d'un campement ; esquisses d'architecture.
Crayon noir.
Légendé à la plume et encre noire sur traits de crayon noir en haut à droite : "Tente de Monsieur Smith, consul anglais, sous laquelle j 'ai dîné, le 20 décembre 1784 à Alep. (L.F.Cassas)" et au verso "porte d'Antioche (…) pour aller à Alep".
21,3 x 31,5 cm. (pliures et petites taches).

- Vue de la ville de Tripoli.
Crayon noir.
Situé au centre au crayon noir, diverses annotations et numérotations sur la feuille.
15,5 x 38,5 cm. (sur deux feuilles jointes, pliures et petites taches).

- Vue animée de la ville de Tripoli.
Crayon noir.
Situé en haut à gauche, numéroté à la plume et encre brune en bas à droite : "n°50", en haut au centre : "comm.d'une tour" et en bas au centre au crayon noir " olonnes Bisfée ?".
20 x 39 cm. (sur deux feuilles jointes ; pliures et petites taches).

- Feuille d'étude recto-verso : vue de Tripoli ; vue du pont de l'Oronte.
Crayon noir et plume et encre brune.
Situé au recto en haut à droite, diverses annotations et numérotations sur la feuille.
20 x 14,5 cm. (petites pliures et petites taches sur les bords).

- Vue de la ville de Saint-Jean-d'Acre prise à Ilsiem ( ?) en mer, reprise dans le haut d'éléments architecturaux.
Crayon noir.
Situé dans le bas au crayon noir, diverses annotations sur la feuille.
16 x 22 cm. (coin manquant en haut à droite, petits manques sur le bord droit, quelques rousseurs et petites pliures).

- Vue de Tripoli.
Crayon noir.
Situé en en haut à droite, diverses annotations au crayon noir sur la feuille, numéroté à la plume et encre brune : "n°90" en bas au centre.
21 x 29 cm. (petites pliures et petites taches).

- "Vue générale de la ville d'Alep prise du côté du chemin d'Antioche sur la hauteur après avoir passé les jardins".
Crayon noir.
Situé en haut à droite au crayon noir et annoté en bas à droite à la plume et encre brune :
"chemins C.portefeuille n°7".
21,5 x 55 cm sur deux feuilles jointes. (pliures et petites taches).
Adjugé : 10 000 €
Louis François CASSAS (Azay-le-Ferron, 1756 - Versailles, 1827) Vues du...
Lot 575
Lot 579
Raymond BALZE (Rome, 1818 - Paris, 1909)
La guerre, ses causes et ses suites.

Toile.
Signé en bas à gauche : R. BALZE Pixt / 1866.

138,5 x 112 cm.
(accidents et déchirures).

Raymond Balze entre à l'école des Beaux-arts à l'âge de quatorze ans, en 1832. C'est aussi en copiant les œuvres des grands maîtres au Louvre que Balze développe son talent pour la peinture. Il y sera remarqué par le célèbre Ingres, dont il deviendra le dévoué disciple. En 1835, il quitte Paris pour Rome sous sa direction, et séjourne quelques années à la villa Médicis. Pendant douze ans, il copie les Loges de Raphaël au palais du Vatican avec son frère Paul, avant de rentrer en France. A son retour, en 1848, il est lauréat à la première épreuve du concours de Rome, et participe au décor de l'Hôtel de Ville de Paris, en collaboration avec Ingres. Les très nombreuses associations du maître et de l'élève entrainent une similarité de leurs oeuvres à la fois impressionnante et intéressante.
Nous pouvons ainsi rapprocher le groupement d'enfants visible sur notre tableau, des putti présents sur la Vénus Anadyomene d'Ingres, conservée au Musée du Louvre (toile, 31,5 x 20 cm ; inv.MI726).

Notre tableau a été présenté par l'artiste au salon de 1867, sous le numéro 60, avec l'explication suivante "De jeunes enfants se disputent une bulle de savon qui les entraîne vers un précipice".
Il existerait un dessin de notre composition, exposé sous le même titre au salon de 1878 (n°2386).
Adjugé : 6 400 €
Raymond BALZE (Rome, 1818 - Paris, 1909) La guerre, ses...
Lot 579
Lot 593
Olga BOZNANSKA (Cracovie, 1865 - Paris, 1940)
Portrait du marchand de tableaux Georges Thomas, 1899.

Toile signée et datée en haut à gauche : "Olga Boznanska/99"

100 x 81,5 cm

Provenance : collection du marchand de tableaux Georges Thomas, par descendance, Touraine.

"Au début de 1898, avant son installation définitive à Paris, Olga Boznanska organise, grâce à son cousin, le graveur Daniel Mordant, une exposition personnelle chez Georges Thomas, avenue Trudaine à Paris. Elle y montre vingt-quatre oeuvres. Suite au succès de cette exposition elle se fixe à Montparnasse en automne de la même année. Georges Thomas l'introduit auprès des collectionneurs parisiens et fait de Boznanska l'une des artistes de sa galerie.

Ce portrait grandiose, peint dans la période où la peintre était particulièrement fascinée par la grande manière de Vélazquez, a été exposé sous le n° 239 au Salon de la Société nationale des beaux-arts à Paris en 1899, à la Grosse Kunstausstellung à Dresde en 1904, ainsi que sous le n° 26 à l'exposition Cent tableaux. L'exposition des "Mademoiselles" au Petit Musée Baudoin, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris en 1909. Elle a aussi exécuté un autre portrait du marchand, plus âgé. Au Salon de la Société nationale des beaux-arts de 1905, Boznanska a montré un Portrait de Madame Thomas.

Le tableau sera reproduit dans le catalogue de la grande rétrospective de l'artiste qui se tiendra au Musée national de Cracovie du 25 Octobre 2014 au 14 Février 2015.

Madame Ewa Bobrowska, co-auteur des catalogues
Adjugé : 26 000 €
Olga BOZNANSKA (Cracovie, 1865 - Paris, 1940)Portrait du marchand de...
Lot 593
Lot 600
Jacques MAJORELLE (Nancy, 1886 - Paris, 1962)
Les Kasbahs de l'Atlas, 1930.

Portfolio comprenant trente planches en quadrichromie rehaussées d'or et d'argent sur carton avec la tranche argentée, et le texte d'introduction. Emboîtage en parchemin vert de l'éditeur, reliure de l'introduction en tissu Flammannam. Lucien Vogel chez Jules Meynial, Paris 1930.
Chaque planche offre la reproduction luxueuse des vues préférées de l'artiste, et sélectionnée par lui : sites, personnages ou villages de l'Atlas...

Planches: Haut. 28, Larg. 37 cm.
Emboitage : Haut. 40, Larg. 30, Prof. 7 cm.

Exemplaire n°119 sur 500, avec envoi manuscrit de l'illustrateur : "À mes chers amis Thérèse et Jacques Lelong en toute affection, Marrakech le 14 mai 1956, Majorelle ".

Provenance :
- offert par Jaques Majorelle au docteur Jacques Lelong, Marrakech.
- par descendance, château de l'Aiglerie, Anjou.

Bibliographie :
- Félix Marcilhac, "Jacques Majorelle", Paris, 1995, reproduit pp. 112-153.
- Nancy, Musée des Beaux-Arts, Paris, Institut du Monde Arabe, "Jacques Majorelle-Rétrospective", Paris, 1999-2000, reproduit pp. 128-129.

rouillac.com, le plus :
- liste numérotée et reproduction de chaque planche.

Listes des planches :
1.Moulay Idriss. Djebel Zerhoun, Moyen Atlas. Passage voûté, 1929.
2.Moulay Idriss. Djebel Zerhoun, Moyen Atlas. Le Souk. 1929.
3.Moulay Idriss. Djebel Zerhoun. Moyen Atlas. Le Mur Blanc.1928.
4.Moulay Idriss. Djebel Zerhoun. Moyen Atlas. La Zaouïa. 1928.
5.Marrakech. Quartier de la Kasbah. La Veille Fatma. Vers 1920-22.
6.Tagadirt'N'Bour. Vallée du N'Fis, Grand Atlas. La Kasbah. 1927.
7.Tagadirt'N'Bour. Vallée du N'Fis. Grand Atlas. L'Oued. 1927.
8.Marrakech. Souk Khemis. Marchands de tapis. 1920-22.
9.Anemiter. Vallée d'Ounila. Grand Atlas. La Mare.
10.Anemiter. Vallée d'Ounila. Grand Atlas. Les Passants. 1928.
11.Anemiter. Vallée d'Ounila. Grand Atlas. Les Borjs. 1928.
12.Irounen. Vallée d'Ounila. Grand Atlas. Le village abandonné. 1928.
13.Anemiter. Vallée d'Ounila. Grand Atlas. Crépuscule. 1928.
14.Anemiter. Vallée d'Ounila. Grand Atlas. L'Heure Violette. 1928.
15.Taourirt. Ouarzazat. Anti-Atlas. Aouach. 1922.
16.Ait Ben Addou. Vallée de l'Oued. Mellah, Grand Atlas. Printemps. 1929.
17.Ait Ben Addou. Vallée de l'Oued. Mellah, Grand Atlas. La Seguïa. 1929.
18.Tazoult. Sektana, Anti-Atlas. Les Rechbs. 1927.
19.Tazoult. Sektana, Anti-Atlas. Les Amandiers en fleurs.
20.Tazoult. Sektana, Anti-Atlas. 1927. La Vallée mortuaire.
21.Freija. Vallée du Sous. La Cour aux esclaves. 1930.
22.Freija. Vallée du Sous. Les Négresses. 1930.
23.Tamtergah. Vallée de l'Ouneïn. Grand Atlas. Tigmi Amrar. 1922. 24.Marrakech. Quartier bab Heilen. Cordier. 1920-22.
25.Tassa. Haut Sexaoua, Grand Atlas. Le Ras Moulay Ali. 1929.
26.Assikis. Haut Sexaoua, Grand Atlas. Contre-jour. 1929.
27.Assikis. Haut Sexaoua, Grand Atlas. Sanguine. 1922.
28.Taourit. Ouarazazat. Anti-Atlas. La Khela Tifernine. 1928.
29.Taourit. Ouarazazat. Anti-Atlas. Le Caïd va sortir. 1928.
30.Taourit. Ouarazazat. Anti-Atlas. Les Mokhaznis. 1928.
Adjugé : 13 000 €
Jacques MAJORELLE (Nancy, 1886 - Paris, 1962)Les Kasbahs de l'Atlas,...
Lot 600
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