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BEL AMEUBLEMENT d'un APPARTEMENT PARISIEN

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Lot 23
VASQUE et SELLETTE JAPONISANTES
d'après Théodore DECK, par MILET, DIFFLOTH et VIARDOT.

VASQUE JAPONISANTE de forme circulaire en grès émaillé à décor de bignones de couleur orangée sur fond jaune, ornée en léger relief de branches de cerisier fleuri ; l'aile bleue turquoise à frise feuillagée.
Signatures E. Diffloth sur la panse et de O. Milet Sèvres sous la base avec le n°496.
Manufacture de Milet à Sèvres.
Haut. 30,5 Diam. 50,5 cm.
(fêles de cuisson, éclats et petits accidents).

Sur sa SELLETTE de PRÉSENTATION en bois teinté à plateau circulaire mouluré souligné en ceinture de motifs sinisants sculptés et ajourés et reposant sur quatre pieds galbés terminés par des griffes, réunis par une tablette d'entretoise.
Travail de Gabriel VIARDOT (Paris, 1830-1906).
Haut. 64,5 Diam. 48 cm.
(manque).

Provenance : selon la tradition familiale commande directe à Viardot de Charles Quartero (né à Médéa en 1866), propriétaire terrien à Cherchell (Algérie) ; par descendance.

JAPANESE-INSPIRED enameled limestone BASIN and wooden STAND. After Théodore DECK, by MILET, DIFFLOTH and VIARDOT. The basin signed by Diffloth and Milet, Sèvres. Provenance: according to the owner's family, ordered to Viardot by Charles Quartero (born in Medea in 1866), landowner in Cherchell (Algeria). By descent.

Spécialiste des procédés de décor en relief et des craquelés, Émile DIFFLOTH (1856-1933) est l'un des peintres de la manufacture d'Optat MILET (1838-1911) active à Sèvres à partir de 1866 et qui remporte une médaille d'or à Paris lors de l'exposition Universelle de 1889. Milet, qui fut formé par la Manufacture de Sèvres avant d'ouvrir son propre four, est notamment réputé pour avoir su retrouver le rouge de cuivre inventé par les Chinois. Notre vasque s'inspire de travaux que Théodore DECK (1823-1891) réalise à la même époque, comme en témoigne une vasque comparable, également sur une sellette de Viardot, vendue récemment à Paris (vente Aguttes, 19 juin 2013, n°24).

Bibliographie : Florence Slitine, "Milet : La plus importante manufacture privée de céramiques de la ville de Sèvres" in Revue de la société des amis du musée national de la céramique.
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
VASQUE et SELLETTE JAPONISANTES 
d'après Théodore DECK, par MILET, DIFFLOTH...
Lot 23
Lot 27
Jules Auguste HABERT-DYS (Fresne, 1850-1930) et
Félix BRACQUEMOND (Paris 1833, Sèvres 1914)
aux ateliers d'Auteuil, Haviland, pour l'Escalier de Cristal
Paire de lampes en barbotine impressionniste, c. 1877-1881.

Décor de fleurs de cerisier sur un fond vert, en forme de gourde reposant sur quatre petits pieds. Spectaculaire MONTURE en bronze à motifs de branches fleuries de cerisier enveloppant chacun des pieds. Le col monté pour un éclairage à l'huile avec des cuivres gravés de fleurs de cerisiers et à motifs de chinoiseries.
Monogramme "JH" du décorateur J. Habert-Dys proche de la monture, marque de la manufacture "HAVILAND", signature et étiquette de l'Escalier de Cristal sous la base.

Haut. 26 cm. Haut. totale 43 cm.
(saut d'émail et éclat au col, percé pour l'électricité).

Provenance :
- Collection Liliane Aussourd, fondatrice et directrice de la maison de Haute couture "Liliane Couture", Paris, Cannes.
- Par descendance, collection particulière, Touraine.

A pair of flask-shaped BARBOTINE LAMPS by Jules August HABERT-DYS for HAVILAND. Signed in gold "Escalier de cristal". Late 19th century.

Dirigé par le graveur Félix Bracquemond, l’atelier parisien d’Auteuil est le laboratoire expérimental de la manufacture Haviland de Limoges. Il produit de 1872 à 1881 des faïences décorées à la barbotine par des peintres issus des cercles impressionnistes. La manufacture de Haviland fournissait notamment le magasin emblématique du luxe français, L'Escalier de Cristal, pour ses services en porcelaine.

Jules Auguste Habert-Dys, originaire du Loir et Cher, passe par l'atelier de Gérôme aux Beaux-Arts de Paris. Il entre à l'atelier d'Auteuil chez Charles Haviland aux côtés d'Ernest Chaplet en 1877. Durant les deux ans qu'il passe chez Haviland, Dys découvre la vogue du japonisme et de la barbotine impressionniste. En 1879, Il quitte l'atelier d'Auteuil pour rejoindre Eugène Schopin à Montigny-sur-Loing.

Bibliographie : Gérard Boue, Pierre-Olivier Fanica, "Céramiques Impressionnistes et Grès Art Nouveau, Barbotines, faïences et grès, Montigny-sur-Loing, Marotte", 1872-1958, Editions Sous le Vent p.73.
Estimation : 800 € ~ 1 200 €
Jules Auguste HABERT-DYS (Fresne, 1850-1930) et
Félix BRACQUEMOND (Paris 1833, Sèvres...
Lot 27
Lot 50
Jean CARRIÈS (Lyon, 1855 - Paris, 1894)
Bébé endormi et Bébé à la collerette

Deux plâtres patinés et signés "Carries", contresignés et dédicacés "à l'Ami Cesbron"

Haut. 22,5 et 24 cm. (petits éclats)

Provenance : collection Achille Cesbron, par descendance, Sarthe.

Le peintre de fleurs Achille Cesbron (1849-1913) rencontre Carriès en 1883 lors du séjour que celui-ci fit à Vaudrevange, dans La Saare, chez les de Galhau. Carriès y exécute son buste de Jules Breton, dont un plâtre fit également partie de la collection Cesbron. Les deux hommes travaillent à une œoeuvre commune : au sculpteur un triple portrait de jeunes filles en médaillon (les demoiselles Favier, petites filles de monsieur Villeroy) et au peintre un encadrement à volets orné de fleurs.

Impressionné, Cesbron témoigne du métier de son ami : "Son geste était admirable. C'était comme une harmonie visible. J'éprouvais en le voyant travailler la même impression que l'on ressent lorsqu'on entend une musique et que l'on en croit voir le dessin. J'aurais voulu le voir travailler toujours "

Ces deux Bébés, offert par Carriès sont restés jusqu'à ce jour dans la descendance de Cesbron. On y lit une mélancolie énigmatique et troublante, celle-là même de l'enfance, que Carriès disait connaître par cœoeur : "ces délicates formes, dont le détail et la vérité vous surprennent. Je les sens sous mes doigts en les modelant, depuis les joues rebondies, les tout petits nez, les yeux ouverts ou clos, jusqu'aux crânes développés, avec leurs mèches légères et rares, leur délicate fontanelle "

Bibliographie : Alexandre, Arsène, " Jean Carriès, imagier et potier, étude d'une œuvre et d'une vie ", Paris 1895.
Estimation : 1 500 € ~ 2 000 €
Jean CARRIÈS (Lyon, 1855 - Paris, 1894)
Bébé endormi et Bébé...
Lot 50
Lot 137
PENDULE aux TROIS MAGOTS
en bronze laqué et doré. Deux des magots soutiennent le cadran circulaire, entourant le dernier qui est juché à califourchon sur le mouvement. Leurs vêtements sont décorés de motifs de fleurs en laque or et rouge à fond noir à la façon de la Chine, dit vernis Martin. Le cadran émaillé blanc de forme circulaire signé "Ene Lenoir à Paris", pour Étienne Lenoir ? Les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes. Le boîtier en métal laqué rouge surmonté d'une plaque finement gravée de rinceaux et de franges.
Balancier au masque d'Apollon rayonnant.

Dans le goût du XVIIIe, XIXe.
Mécanisme datant de la Restauration (1827).

Elle repose sur une base en marbre blanc de style Louis XVI décorée de rangs de perles, de frises de rubans et de fleurettes, cantonnée de quatre pieds toupies.

Haut. 35, Larg. 32, Prof. 15 cm.
Haut. des magots seuls 29 cm.
(usures au vernis)

Provenance :
- pendule achetée le 13 mai 1916 à Bordeaux pour la somme de 5.500 francs auprès de la comtesse d'Hardelot, née Léa Line de Bellegarde. Le reçu signé d'Armand Lefuge précise que le mouvement a été changé et que J.J Rousseau fait mention de cette pendule, tout comme Monsieur de Frémilly dans ses mémoires.
- par descendance, collection particulière, Neuilly-sur-Seine.

A Louis XV style gilt and lacquered bronze MANTEL CLOCK 'AUX MAGOTS'. Movement dated 1827. First third of 19th century.

Le terme "magot" est employé indifféremment au XVIIIème siècle avec celui de "pagode". L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert le définit ainsi : des "figures en terre, en plâtre, en cuivre, en porcelaine, ramassées, contrefaites, bizarres, que nous regardons comme représentant des Chinois ou des Indiens. Nos appartements en sont décorés. Ce sont des colifichets précieux dont la nation s'est entêtée; ils ont chassé de nos appartements des ornements d'un goût beaucoup meilleur. Ce règne est celui des magots".
Estimation : 3 000 € ~ 5 000 €
PENDULE aux TROIS MAGOTS 
en bronze laqué et doré. Deux...
Lot 137
Lot 146
PANNEAU en TAPISSERIE des GOBELINS,
"Le petit alchimiste".

signé en bas à droite "Neilson. ex". L'écossais Jacques Neilson est l'entrepreneur de l'atelier de basse lisse des Gobelins de 1749 à 1788.

Seconde moitié du XVIIIe.

Haut. 84, Larg. 69 cm.
Cadre en bois doré.

Provenance : château de l'Indre.

MANUFACTURE DES GOBELINS. TAPESTRY PANEL depicting "the little alchemist". Signed lower right. Second half of the 18th century.

Le petit alchimiste est entouré d'instruments scientifiques et semble effrayé par l'expérience qu'il vient de réaliser. Ce type de scènes fantaisistes figurant des enfants exerçant des métiers d'adultes est très en vogue à la fin du règne de Louis XV. On en trouve ainsi sous le pinceau de François Boucher (1703-1770) ou de Jean Honoré Fragonard (1732-1806).

"S'agissant de la basse lisse, il existe tout d'abord cinq ateliers, dirigés par plusieurs membres des familles de La Croix, Souet, de La Fraye, Le Blond, peu à peu réunis sous la direction de Pierre François Cozette (de 1737 à 1749), puis de Jacques Neilson (de 1749 à 1788), entrepreneur d'origine écossaise, qui obtient en 1751 la réunion des deux derniers ateliers."
Benoît Henry Papounaud, "La Tapisserie française, du Moyen-Âge à nos jours", éd. du Patrimoine, 2017, p. 175.

"Peu de temps après son entrée aux Gobelins comme entrepreneur de basse lisse, le 14 décembre 1750, Neilson avait proposé de modifier le mode de travail de la basse lisse, pour ménager les modèles et pour exécuter la tapisserie dans le sens du tableau original car l'exécution en contrepartie constituait un grave inconvénient puisqu'il arrivait que les personnages ainsi retournés se trouvaient par exemple avec l'épée dans la main gauche ou le bouclier dans le bras droit. L'autre défaut faisait que les tapisseries étaient souvent mal dessinées car le tapissier ne pouvait voir l'ensemble de son travail à l'endroit avant la fin de l'exécution.
En 1750, Neilson proposa de supprimer le placement du modèle sous la chaîne pour le mettre en entier derrière le tapissier et employa l'effet de calque grâce à une étoffe transparente placée à l'envers, sous la chaîne, pour suivre le trait par transparence. Cette modification fut mise en pratique dès 1752 et c'est en 1757 que Vaucanson exécuta à la demande de Neilson, un nouveau métier disposé de façon à pouvoir assez rapidement relever la chaîne verticalement et placer ainsi le travail à l'endroit, ce qui permettait les rectifications".
Maurice Fenaille, "État général des tapisseries des Gobelins depuis son origine jusqu'à nos jours 1600-1900",1er volume. XVIIIe siècle, 1699-1736.
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
PANNEAU en TAPISSERIE des GOBELINS, 
"Le petit alchimiste". 

signé en...
Lot 146
Lot 147
COMMODE de CHANTELOUP
à la forme légèrement mouvementée, en noyer teinté sur un bâti de chêne. Ouvrant par cinq tiroirs en façade sur trois rangs. Décor d'arcatures moulurées. Reposant sur des pieds droits. Ornementation de bronze doré, entrées de serrures et poignées, à décor de frises de perles surmontées d'un ruban.

Époque Louis XV,
marque au fer du château de Chanteloup, au "C" et au "P" séparés d'une ancre marine.

Haut. 84, Larg. 110, Prof. 53 cm (quelques accidents).

Bibliographie : Une commode semblable conservée au Musée des Beaux Arts de Tours, reproduite dans le catalogue d'exposition "Chanteloup, un moment de grâce autour du duc de Choiseul, éd. Somogy, 2007, p.252.

Constitué à partir de 1708 par Jean d'Aubigny, le domaine de Chanteloup, près d'Amboise dans le Val de Loire, est aménagé en palais pour la princesse des Ursins (1642-1722). Camera major de la reine d'Espagne, elle est "le garant" de l'influence française en cette terre Habsbourg, y assurant le grand succès diplomatique du règne de Louis XIV. L'architecte Robert de Cotte bâtit un château que Saint Simon décrit : "vaste et superbe, avec d'immenses basses courts et des communs prodigieux, avec tous les accompagnements des plus beaux et des plus grands jardins."
Chanteloup connaît son heure de gloire dans les années 1760-1770, alors qu'il devient la propriété du duc de Choiseul, ministre de Louis XV. Son épouse Louis Honorine Crozat, fille du célèbre financier, transforme profondément le château et le parc sous la direction de l'architecte Louis Denis Le Camus. Lorsque Choiseul tombe en disgrâce à Noël 1770, il y trouve une retraite enjouée, accueillant toute la Cour qui quitte Versailles pour l'entourer. "On s'ennuie à Versailles quand on rit à Chanteloup", chante-t-on alors. Propriété du duc de Penthièvre, puis de Chaptal après la Révolution, Chanteloup est dépecé et démoli par "la Bande noire" au début du XIXe siècle. Ses vestiges ornent les belles demeures du Val de Loire et les grands musées ; une Pagode à la chinoise célébrant l'amitié est l'ultime témoignage architectural de ce palais féérique parfaitement entretenu par la famille André.
Estimation : 800 € ~ 1 000 €
COMMODE de CHANTELOUP
à la forme légèrement mouvementée, en noyer teinté...
Lot 147
Lot 154
COMMODE TRANSITION par HACHE L'AINÉ, c. octobre 1774,
à la forme mouvementée ouvrant par deux tiroirs séparés par une traverse. Reposant sur quatre pieds cambrés " pastille ". Ornée de mains tombantes et serrures en bronze doré.
En bois de placage sur un bâti en résineux. Marqueterie présentant un médaillon central en hêtre teinté en brun, flanqué de quadrilatères en loupe de sycomore. Les montants avant accueillent un motif en ove, décor de médaillons sur les petits côtés.
Marbre d'Hauteville.

Étiquette de Jean-François Hache (collée sur le tiroir supérieur).
Jean-François HACHE (Grenoble, 1730-1796), dit l'Ainé

Haut. 84, Larg. 125, Prof. 63 cm.
(marbre accidenté, anciennement restauré, en l'état)

Provenance : propriété de la Roberdière, à Luynes.

Bibliographie : pour des œuvres proches :
- René Fonvieille, "La Dynastie des Hache", éd. Dardelet, 1974, p.53, pour une commode du Musée Hébert (La Tronche), exposée en 1974 au Musée Dauphinois de Grenoble : "Hache. Ébénistes à Grenoble". Reproduite dans Marianne Clerc, "Hache Ébénistes à Grenoble", Musée Dauphinois, éd. Glénat, 1997, p. 128.
- vente 22 juin 1998, Paris, Tajan, " type V. Vers 1770-1775 " reproduite dans Pierre Rouge & Françoise Rouge, "Le génie des HACHE", éd. Faton, 2005, p. 302.
- Pierre Rouge & Françoise Rouge, "Le génie des HACHE", éd. Faton, 2005, p. 56, référence "IX" pour une étiquette identique, avec les mêmes mentions manuscrites, à l'exception du mois et de l'année (mai, 1775).
- vente 5 novembre 2011, Lyon, Me de Baecque, n° 331.

Ainés des trois fils de Pierre Hache (Grenoble, 1703 - 1773), Jean-François (Grenoble, 1730 - 1796), est le plus célèbre de la dynastie. Apprenti de son père, il reprend en 1770 l'atelier de la place Claveyson, et livrent ensemble pour la dernière fois, un somptueux bureau à cylindre au président du parlement du Dauphiné, Vidaut de la Tour.
Jean-François prend l'habitude de coller à l'intérieur de ses meubles, des étiquettes qui nous renseignent sur sa production. Au-delà des meubles de grande qualité, il fait également le commerce d'objets inattendus. Notre étiquette, liste une pléthore d'objets civils et domestiques, tout en nous renseignant sur des matériaux rares qui constituaient le stock de l'entreprise. Nos "quatre colonnes de beau marbre" apparaissent par exemple en 1774 sur les étiquettes, pour disparaître en 1780.
Si Jean-François reste fidèle à la manière des Hache dans l'utilisation des bois de pays, il affectionne particulièrement les placages de ronces. Ses marqueteries opposent les tonalités claires aux filets d'amarante plus foncés, et se détachent des marqueteries denses à "l'italienne" en vogue à l'époque. Les meubles de Jean-François sont plus sobres que ceux de son père : galbes aux lignes fluides et marqueterie de bois teinté vert, ou à l'instar de notre meuble : bois sombre pour souligner les arêtes, pieds "pastille" et jeux de figures géométriques.
En 1778, le mot "fils" disparaît de l'étiquette des Hache. Notre modèle d'octobre 1774 est déjà résolument Louis XVI dans de nombreux aspects. D'où l'appellation Transition, courte période entre le Louis XV et le Louis XVI, période rarissime pour un ébéniste non parisien, dont Jean-François est probablement le parangon au XVIIIème siècle.
COMMODE TRANSITION par HACHE L'AINÉ, c. octobre 1774,
à la forme...
Lot 154
Lot 177
PENDULE dite "SQUELETTE" en bronze ciselé et doré.
Le cadran émaillé blanc présente des chiffres romains pour les heures et des chiffres arabes pour les minutes. Il est cerclé d'émail bleu à semis d'étoiles d'or et est sommé d'un aigle aux ailes déployées. À ses côtés se déroulent des pampres de vigne et des grappes de raisin. Le mouvement repose sur une arcature à frise de palmettes et un cartouche émaillé et flanqué d'entrelacs feuillagés, signé MILLÉ à ORLÉANS. Le balancier est orné d'un masque d'Apollon rayonnant.
Base en marbre noir à rang de perles et frises de palmettes sur quatre patins dorés.

Pierre-François-Claude MILLÉ, né en 1757, fait son apprentissage à Paris en 1773. Cet horloger est actif à Orléans autour de 1789.

Directoire, fin XVIIIe-début XIXe.

Haut. 44, Larg. 25, Prof. 12 cm.

Globe.

Provenance :
- vente Paris, Me Marc Ferri 16 avril 1986, n°114.
- Grande collection orléanaise.

La vogue des pendules dites "squelette" apparaît à la fin du règne de Louis XVI et désigne une forme de pendules laissant apparaître le mécanisme complexe de l'horlogerie par un évidement circulaire dans le cadran. Les progrès scientifiques de la fin de ce siècle encouragent les horlogers à faire la démonstration de leur art et à rompre avec l'ornementation formelle des pendules à sujets. Leur dépouillement s'explique aussi par la pénurie des matières premières qui sévit alors. On voit ainsi se développer une esthétique nouvelle, née des Lumières, et qui préfigure l'ère industrielle. Héritières des pendules portiques de la seconde moitié du XVIIIe siècle, les pendules "squelette" leur empruntent souvent leur forme verticale et reposent généralement sur une arche semi-circulaire supportée par des colonnettes, comme ce modèle de Millé.

Bibliographie :
- Tardy, "Dictionnaire des Horlogers français", 1971, p. 465.
- Pierre Kjellberg, "Encyclopédie de la Pendule française du Moyen-Âge au XXe siècle", 1997, éd. de l'Amateur, p. 313-323.
Estimation : 4 000 € ~ 6 000 €
PENDULE dite "SQUELETTE" en bronze ciselé et doré.
Le cadran émaillé...
Lot 177
Lot 178
PENDULE dite "SQUELETTE" à quantièmes en bronze doré.
Le cadran annulaire est signé BLAISAU à Paris et émaillé blanc. Il présente des chiffres romains pour les heures, et des chiffres arabes pour les quantièmes. Il est cerclé d'émaux à la façon de COTEAU avec rehauts de blanc fixe et or sur fond bleu. Il est sommé d'une palmette et de guirlandes de feuilles de chêne, ce second motif également repris à sa base. L'arcature supportant le mouvement repose sur un socle en marbre noir sur quatre patins dorés.

Directoire.

Haut. 40, Larg. 20, Prof. 11 cm.

Globe.

Provenance :
- vente après départ du baron Petiet à Orléans, Me Louis Savot 6 décembre 1985, n°39.
- Grande collection orléanaise.

A Directoire gilt bronze ARCH SKELETON MANTEL CLOCK signed by BLAISAU, Paris, on the dial.

La vogue des pendules dites "squelette" apparaît à la fin du règne de Louis XVI et désigne une forme de pendules laissant apparaître leur mécanisme au moyen d'un cadran annulaire. On voit ainsi se développer une esthétique nouvelle, née des Lumières, et qui préfigure l'ère industrielle.

"Ce type de pendules forme un ensemble à la fois cohérent et d'une grande diversité. L'émail et sa chatoyante polychromie y jouent un rôle décoratif prépondérant. Il apparaît sur le ou les cadrans sous la forme de fines guirlandes et de divers motifs, parmi lesquels les signes du zodiaque. Les structures mêmes de la pendule sont décorées, toujours en émail et la plupart du temps sur fond bleu, de pointillés, d'étoiles, de fleurettes [...]. On retrouve ici l'oeuvre des célèbres émailleurs Coteau et Dubuisson et de quelques autres, dont Georges Adrien Merlet".
in Pierre Kjellberg, "Encyclopédie de la Pendule française du Moyen-Âge au XXe siècle", 1997, éd. de l'Amateur, p. 322.
Estimation : 3 000 € ~ 5 000 €
PENDULE dite "SQUELETTE" à quantièmes en bronze doré.
Le cadran annulaire...
Lot 178
Lot 186
Paire de CHENETS aux SPHINGES

en bronze ciselé, doré et patiné. Les sphinges, en bronze patiné noir, se tiennent couchées sur une base de forme oblongue en bronze doré. Cette dernière est, sur le devant, appliquée d'un masque d'Apollon flanqué de lauriers inscrits dans des rinceaux et, sur les côtés, d'une étoile rayonnante. Ils reposent sur quatre pieds fuselés ornés de godrons torsadés. Les fers à flammes quadripodes sont enrichis d'une urne couverte et d'une flamme, et appliqués d'un motif floral retenu par un ruban noué.

Signature apocryphe de "Thomire à Paris".
Seconde moitié du XIXe d'après un modèle de Pierre-Philippe Thomire.

Haut. 30, Larg. 36, Prof. 10 cm.
(un pied manquant).

A THOMIRE style PAIR of gilt and patinated bronze FIREDOGS depicting SPHINXES. Apocryphal Thomire signature. Second half of the 19th century.

Cette paire de chenets constitue un hommage à Louis XIV et à son célèbre ébéniste et bronzier André-Charles Boulle. C'est lui qui, le premier, applique des bronzes dorés à l'ébénisterie. Nos sphinges sont un hommage à la paire de commodes - les premières de l'histoire ! - livrées à Trianon pour le Roi en 1708. Aux quatre coins sont appliqués - à la façon des espagnolettes - des bustes de sphinges, symbole de puissance. Les pieds de nos chenets, à godrons torsadés, sont les mêmes que ceux des commodes du Roi. Enfin, le masque d'Apollon et les étoiles, les astres rayonnants, sont une référence directe au Roi Soleil.
Estimation : 2 500 € ~ 3 500 €
Paire de CHENETS aux SPHINGES

en bronze ciselé, doré et patiné....
Lot 186
Lot 190
DOLLOND, LONDON
Télescope dit " Library Telescope " en acajou et laiton. Pied tripode et repliable en laiton.
Dans son coffret de transport avec ses oculaires pour télescope et ses instruments de réglage. Signée " Dollond . London " .

Fin XVIIIe début XIXe siècle.

La lunette : Long. 110, Diam. 8,5 cm.
Le coffret : Haut. 12, Long. 119, Prof. 12 cm.

La société Dolland fut fondée par John Dollond (1706-1761), ingénieur opticien membre de la Royal Society et récompensé de la médaille Copley. Il est à l'origine de la popularisation des lentilles achromatiques.

Provenance :
Conservé dans la famille d'Aboville depuis l'origine.
François Marie d'Aboville, premier comte d'Aboville et de l'Empire, (né le 23 janvier 1730 à Brest, décédé le 1er novembre 1817 à Paris). Élevé par son oncle Julien d'Aboville, dont il devient ensuite l'aide de camp. Il participa au siège de Munster pendant la guerre de Sept Ans, à la guerre d'indépendance américaine (artilleur au siège de Yorktown en 1781), aux guerres de la Révolution (il participe à la bataille de Valmy), mais il est incarcéré pendant la Terreur. Général de division, il est nommé par le Premier consul inspecteur général de l'artillerie et est nommé sénateur en 1802. Le 26 mars 1807, il est nommé gouverneur de Brest, puis comte de l'Empire en juin 1808. En 1814, il prend parti pour la Restauration et Louis XVIII le nomme Pair de France. Grand-croix de l'Ordre de Saint-Louis.

Bibliographie :
Pour une pièce similaire, vente de Skinner du 23 août 2008 à Bolton (USA), lot 656.
Estimation : 1 000 € ~ 2 000 €
DOLLOND, LONDON
Télescope dit " Library Telescope " en acajou et...
Lot 190
Lot 198
SEMAINIER par François-Honoré-Georges JACOB-DESMALTER et Georges JACOB
en acajou et placage d'acajou flammé, ouvrant par sept tiroirs, flanqué de demi-colonnes à têtes de cygnes au cou enroulé se terminant par des sphères. Reposant sur des pieds hémisphériques. Orné d'entrées de serrures en bronze doré.
Estampillé JACOB. D. R. MESLEE sur le montant arrière gauche.

Époque Empire.
Coiffé d'un marbre de Carrare.

Haut. 181, Larg. 116, Prof. 57 cm. (petits sauts de placage)

François-Honoré-Georges Jacob, dit Jacob-Desmalter (1770-1841) et son père Georges Jacob (1739-1814) utilisent cette estampille entre 1803 et 1813. Passionné par l'oeuvre de son père dès sa prime jeunesse, François-Honoré-Georges reste son seul associé après la mort de son frère en 1803. Suite au marasme révolutionnaire et grâce à la faveur dont la maison Jacob dispose auprès de Napoléon Bonaparte et de la Cour, ils sont bientôt au fait de leur gloire. Pas un palais de l'Empereur, pas une résidence d'un grand de l'Empire, pas un bâtiment officiel n'est meublé avec leurs créations. Ils garderont cette suprématie auprès du Garde-meuble jusqu'à la faillite de leur atelier en 1813. Faillite dont se remettra François-Honoré-Georges pour poursuivre l'activité aux côtés de son fils Georges-Alphonse.

Bibliographie : Denise LEDOUX-LEBARD, Le mobilier français du XIXe siècle, Les éditions de l'Amateur, Paris, 2000, pp. 268 et 270.
Estimation : 1 500 € ~ 2 000 €
SEMAINIER par François-Honoré-Georges JACOB-DESMALTER et Georges JACOB
en acajou et placage...
Lot 198
Lot 209
Attribué à Giovanni Battista GATTI (Florence, 1816-1889)
Meuble d'entre deux aux putti bachiques

en marqueterie d'ivoire et d'ébène, il ouvre en façade à un tiroir et un vantail et reçoit une crédence foncée d'un miroir dans sa partie supérieure. Il est coiffé d'un fronton brisé couronné de vases en forme de cassolettes. La crédence et les montants sont appuyés sur des colonnes torses soulignées de filets d'ivoire. L'ensemble est orné de décors de grotesques, rinceaux, chimères et putti. Les vantaux présentent des plaques en ivoire gravé à décor de scènes de putti nourrissant un bouc, jouant de la flûte de Pan et cueillant des raisins. Le meuble repose sur des pieds toupies.

Haut. 159, Larg. 89, Prof. 31 cm.
(en l'état).

Provenance : famille Comolet, Paris ; par descendance, Touraine.

Attributed to Giovanni Battista GATTI, Ebony and ivory cabinet with bacchanal of putti engraved. Second half of the 19th century.

Giovanni Battista Gatti est un ébéniste italien spécialisé dans la marqueterie d'ivoire, d'ébène et d'écaille de tortue. Au XIXe siècle, le mouvement historiciste remet à l'honneur les techniques et les motifs du passé. En Italie, la Renaissance est copiée comme le modèle d'un âge d'or. Gatti reprend ainsi les motifs de grotesques qui ont été popularisés par Raphaël dans les Loges du Vatican suite à la découverte des décorations de la Domus Aurea de Néron excavée au XVIe siècle. Les ébénistes italiens sont fameux pour leurs cabinets d'ivoire et d'ébène, notamment dans la région napolitaine vers 1600. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Gatti et ses émules font revivre ces traditions pour des meubles de prestige présentés aux expositions universelles à l'occasion desquelles l'ébéniste triomphe, notamment à Paris en 1855, 1867 et 1878.

Spécimen en ivoire (elephantidae spp) pré-convention. Antérieur au 1er juillet 1947.
Pour une sortie de l'Union Européenne, un CITES de réexport sera nécessaire. Celui-ci sera à la charge de l'acquéreur.
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
Attribué à Giovanni Battista GATTI (Florence, 1816-1889)
Meuble d'entre deux aux...
Lot 209
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