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BEL AMEUBLEMENT

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Lot 48
ROME, IVe siècle
Médaillon du Bon Pasteur

Verre bleu et or, fond de coupe, représentant le Christ Bon Pasteur. Debout entre deux arbres, Jésus est figuré en berger, imberbe, portant une brebis sur son dos ; il est vêtu d'une tunique courte, retenue à la taille et laissant son épaule droite découverte ; deux autres brebis se tiennent à ses côtés de part et d?autre de ses jambes.

Diam. 5,5 cm.
Dans une monture du XIXe en métal doré.
(cassures visibles et éclat)

Provenance : collection du père Pierre Richès (1927-2018), professeur de religion comparée, secrétaire du cardinal Tisserant lors du Concile de Vatican II ; par transmission familiale.

LOT REVENDU SUR FOLLE ENCHÈRE DE M. MICHAEL HEDQVIST, GALERIE PHOENIX ANCIENT ART À GENÈVE.

A gold and blue glass medallion depicting Jesus Christ as the Good Shepherd. Rome, 4th century A.D. Encased in a 19th century gilded metal stand.

Ouvrages consultés :
- Daniel Thomas Howells, "Making Late Antique Gold Glass", New Light on Old Glass : Recent Research on Byzantine Mosaics and Glass, British Museum, 2013, p.112.
- Andrew Meek, "Gold Glass in Late Antiquity", New Light on Old Glass : Recent Research on Byzantine Mosaics and Glass, British Museum, 2013, p.121.

Plus communément appelé "verre d'or" ce type d'objet est une forme de verre de luxe dont la technique consiste à faire fusionner une feuille d'or entre deux couches de verre. Si cette technique prend ses racines dans la Grèce hellénistique, c'est véritablement au moment de l'Empire romain tardif des IIIe et IVe siècles que cette production se développe. Parvenus jusqu''à nous de manière fragmentaire, ces morceaux de verre provenaient vraisemblablement de fond de tasses ou encore d'autres récipients décorés.

Parfois d'inspiration profane comme les deux exemples figurant un couple des collections du Kunsthistorisches Museum de Vienne (inv. n° XIa 35 et inv. n°XIa 37), un certain nombre de ces médaillons illustrent des sujets chrétiens. C?est ainsi que le musée du Louvre conserve un fragment sur fond transparent, datant du IVe siècle, orné de Jonas et la baleine (inv. n°. S 2053). Un autre visible au Landesmuseum de Wüttemberg représente la Vierge orante entourée de saint Paul et de saint Pierre. Ici, cette intéressante interprétation du Christ Bon Pasteur (Jean, 10,11) est à mettre en relation avec celles que l'on peut voir sur des sarcophages, des fresques, des mosaïques ou des sculptures relevant de l'art paléochrétien. Ce Christ imberbe figuré en jeune berger, directement inspiré des images d'Apollon portant une brebis sur ses épaules, est ainsi un précieux témoignage de l'emprunt fait à la culture romaine païenne par les premiers artistes chrétiens au début de notre ère.

Expert : Madame Laurence Fligny, 15 avenue Mozart - 75016 Paris - Tél. 01.45.48.53.65.
Estimation : 15 000 € ~ 20 000 €
ROME, IVe siècle
Médaillon du Bon Pasteur

Verre bleu et or, fond...
Lot 48
Lot 71
Charles-Aimé IRVOY (Vendôme 1824-Grenoble 1898)
Bas-relief médaillon en terre cuite représentant le buste d'un jeune garçon de profil vers la droite.
Signé « Irvoy 1873 » et cachet en creux au dos.

Diam. 50,5 cm.
(restauration)

Ce médaillon fut réalisé la même année que certains des seize médaillons qui ornent actuellement une façade du Muséum d'histoire naturelle de Grenoble représentent des savants illustres, depuis Aristote jusqu’à Coenraad Jacob Temminck, en passant par Dominique Villars ou Alexander von Humboldt. D'autres œuvres de l'artiste sont conservées au musée de Grenoble (bustes de diverses personnalités) et dans plusieurs lieux de la ville, ainsi qu'à Lyon ou Dijon.
L'artiste vendômois est également bien connu dans sa ville natale, grâce notamment à la réalisation de la statue de Ronsard qu'il offre généreusement pour les fêtes de Vendôme en 1872 et qui trône dans la cour de la bibliothèque, ou bien encore au buste du maréchal de Rochambeau en plâtre patiné conservé actuellement au musée.
Fils d’un menuisier de Vendôme, Aimé-Charles Irvoy imagine dès l'âge de 12 ans de tailler des figures au lieu de passer le rabot sur les planches pour faire des escabeaux ou des échelles. Il préfère apprendre à pétrir la terre et modeler des têtes. Elève de l'école de dessin linéaire créée par Gervais Launay et destinée aux enfants d'ouvriers de Vendôme, le jeune apprenti menuisier y fait preuve de dispositions pour le dessin et la sculpture. A 16 ans seulement, il réalise un buste de sa petite nièce et une tête de mort d'après un modèle qu'on lui a procuré. Enseignant artiste, Gervais Launay flaire immédiatement le talent hors du commun du jeune homme. Il décide de faire présenter les deux œuvres à l'exposition de Tours en juin 1841. Le jeune homme y est récompensé, recevant la médaille de bronze. A l'automne de la même année, il conçoit le buste de son père. Une année riche en rebondissements, puisque fort de ses succès, Dulong, un ancien élève du collège de Vendôme et professeur de dessin à l'Ecole polytechnique des Ponts et Chaussées, ébloui par le talent artistique d'Irvoy, le prend sous sa protection pendant son séjour à Paris et le loge gratuitement afin d'intégrer l'école royale des beaux-arts. Admis, il devient l'élève de Jules Ramey, Auguste Dumont et du sculpteur grenoblois Victor Sappey. Son talent se révèle très rapidement en obtenant par deux fois le second prix de Rome dans la catégorie sculpture en 1849 et en 1854. Un exploit remarquable !
Irvoy se spécialise dans la sculpture de bustes et de portraits en médaillon. Il œuvre pour les monuments funéraires et religieux et devient le sculpteur favori des actrices à la mode du théâtre-Italien parisien. En 1856, le poste de directeur de l'école de sculpture architecturale de Grenoble étant vacant, il obtient cette place et la conservera jusqu'en 1897. L'ancienne école (1853) et le logement de son directeur, rue Hébert, abritent aujourd'hui le musée de la Résistance et de la Déportation à Grenoble. Irvoy est enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble.
Estimation : 400 € ~ 600 €
Charles-Aimé IRVOY (Vendôme 1824-Grenoble 1898)					
Bas-relief médaillon en terre cuite représentant...
Lot 71
Lot 99
VASE MONTÉ AUX MUFLES DE LIONS ET AUX CARPES BONDISSANTES en porcelaine et bronze doré.
La coupe en porcelaine de Chine du XIXe sur fond blanc craquelé à décor de carpes bondissantes dans une monture en bronze doré, ciselé et patiné. Le col à décor d'une frise de feuilles de laurier, le corps flanqué d'une agrafe stylisée en forme de feuille de chicorée soutenue par deux enroulements prenant support sur des mufles de lion dont la crinière présente deux feuilles d'acanthe. Les anneaux sont ceints en leurs gueules et prennent la forme d'une couronne de feuilles de laurier. Un motif de lambrequin terminé par une patte de lion surmonte un rang de perles. La base est scandée par quatre pieds en forme de dés offrant un motif végétal en alternance avec des frises de guillochis.

Travail Napoléon III de style Régence.

Haut. 36, Larg. 38,5 cm.
(col du vase coupé)

Provenance : collection orléanaise.

Notre vase présente une exceptionnelle monture en bronze doré reprenant les décors classiques du règne de Louis XIV et de la Régence. Les anses à mufles de lion sont effectivement un ornement récurrent pour l'enjolivement des porcelaines chinoises à ces périodes (Galerie Gismondi, in Pierre Kjelberg, "Objets montés du Moyen-Âge à nos jours", Paris, éditions de l'Amateur, p. 34). Surmontant un motif de lambrequins, notre monture s'inscrit pleinement dans le style de ces pièces (Vente Sotheby's, Paris, 2 octobre 2008, n°15 et vente Sotheby's, 9 avril 2019, n°98). Cependant, notre monture se distingue par l'agressivité des fauves et les anneaux simulant une couronne de feuilles de laurier, caractéristiques des montures en bronze de l'époque Napoléon III (Vente Fraysse et associés, Paris, 31 mai 2017, n°163).
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
VASE MONTÉ AUX MUFLES DE LIONS ET AUX CARPES BONDISSANTES...
Lot 99
Lot 100
COMMODE TRANSITION à léger ressaut en frisage de bois de rose et marqueterie de citronnier, amarante et bois teintés. Elle ouvre par trois tiroirs sur trois rangs sans traverse et repose sur quatre pieds légèrement cambrés. Marqueterie dite "à la Reine " et rosaces stylisées. Encadrements de filets à la grecque. Garniture de bronzes ciselés et dorés tels qu'entrées de serrure ornées de rubans, chutes d'angle et tablier à décor de cassolette. Sabots feuillagés.
Plateau de marbre brèche d'Alep.
Une clé en bronze doré et ciselé d'oiseaux et d'entrelacs.

Estampille I.G SCHLICHTIG et JME poinçon de jurande.
Jean-Georges Schlichtig (mort en février 1782). Reçu maître le 2 octobre 1765.

Époque Transition Louis XV-Louis XVI.

Haut. 87,5, Larg. 96,5, Prof. 53 cm.
(légers manques, marbre restauré)


Bibliographie : "Né en Allemagne, il est âgé d'une quarantaine d'année lorsqu'il reçoit ses lettres de maîtrise et s'établit rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il gagnera, plus tard, la rue Saint-Nicolas toute proche. Le chiffre de Marie-Antoinette dans la marqueterie d'une commode Transition conservée au musée du Louvre indique qu'il dut travailler pour la cour."
in Le mobilier Français du XVIIIe, Pierre Kjelleberg, éditions de l'amateur, 1989, p. 790.

La marqueterie dite "à la Reine" est inventée sous le règne de Louis XV (1715-1774). Elle crée des illusions d'optique en formant un treillage stylisé en trois dimensions. Cet ornement perdure sous Louis XVI et est très copié dans la seconde moitié du XIXe siècle. D'ailleurs, Le mallettier Louis Vuitton (1821-1892) s'est inspiré de la marqueterie dite "à la Reine" pour ce qui deviendra son symbole : le damier monogrammé LV.
Estimation : 1 500 € ~ 2 000 €
COMMODE TRANSITION à léger ressaut en frisage de bois de...
Lot 100
Lot 183
Paul-Charles SORMANI & THIEBAULT FRÈRES (1914-1934)
Enfilade à la façon des laques de Coromandel

en bois de placage dont bois de violette et palissandre, le meuble est flanqué de deux gaines latérales ouvrant par une porte. La partie centrale en léger retrait présente un tiroir en ceinture et deux étagères. Le tiroir et les deux portes sont ornés de panneaux à la façon des laques de Coromandel. Deux dragons affrontés chassent la perle sacrée sur le tiroir, tandis que les portes présentent un vase à l'antique fleuri ou une corbeille de fruit.
Garniture de bronzes ciselés et dorés tels qu'entrée de serrure, tablier, baguettes d'encadrement et chutes d'angles.
La serrure du tiroir signée "Sormani Paris 134 Boul.d Haussmann".
Dessus de marbre brèche rouge.

Haut. 116, Larg. 223, Prof. 52 cm.
(petits accidents)

Bibliographie :
- Nicolas Brugier, "Les Laques de Coromandel", La bibliothèque des Arts, Lausanne, 2015, un panneau de laque à la composition comparable reproduit p. 155.
- Christopher Payne, "Paris, la quintessence du mobilier au XIXe siècle", éditions Monelle Hayot, Saint-Rémy-en-l'Eau, 2018, une commode avec une laque française à l'imitation de la Chine reproduite p.527.

Né en Italie, l'ébéniste Paul Sormani (1817-1877) s'établit à Paris en 1847 et se spécialise dans l'imitation et la réinterprétation des ébénistes français du XVIIIe siècle. Ses œuvres n'ont rien à leur envier, tant en ce qui concerne leur luxe que la qualité de leur réalisation. Ses participations remarquées aux expositions internationales de 1855, 1862 et 1867 sont couronnées de médailles reconnaissant l'excellence de son travail. Son fils Paul-Charles (1848-1926 ou 1934) et sa mère Ursule reprennent l'activité en 1878 après son décès, sous le nom "Sormani Veuve Paul et Fils", exécutant des modèles d'Édouard Lièvre. En 1914, Paul-Charles s'associe avec les bronziers Thiebault frères, ouvrant une prestigieuse boutique au 134 boulevard Haussmann à Paris. L'association dure jusqu'en 1934, avec la mort de Sormani. Ornés de panneaux à la façon des laques chinoises dite "de Coromandel", du nom du port des Indes par lequel ils transitaient, nos meubles puisent leur inspiration dans les fabuleuses créations de l'ébéniste BVRB, auxquels ils rendent hommage. Ce travail à la façon des laques de Chine est particulièrement populaire dans les années 1920. Calouste Gulbenkian acquiert ainsi pour 29.000 francs chez Sormani en décembre 1929 une paire de commodes à l'anglaise ornées d'un tel décor pour sa résidence de l'avenue Iéna à Paris (Musée Gulbenkian, Lisbonne, inv. n°671 A/B).
Estimation : 2 000 € ~ 4 000 €
Paul-Charles SORMANI & THIEBAULT FRÈRES (1914-1934)
Enfilade à la façon des...
Lot 183
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