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arts+design #4

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Lot 18
MAN RAY, Emmanuel Radnitski dit (Américain, 1890-1976)
Jean-Paul Le TARARE, acteur et écrivain, vers 1924

Portrait assis, bras levés, à l'ombre géante et portrait au visage yeux fermés ou sa clarté semble émerger d'un mouvement obscur.
Deux épreuves gélatino-argentiques d'époque.

H. 28,2 L. 22,8 cm & H. 17,8 L. 11,9 cm.
(montage H. 21,5 L. 15,5 cm). 

Jean-Paul Le Tarare, né Jean-Paul Vaillant, est un acteur et écrivain français. Il apparaît aux cotés de Kiki, Bronia et Tylia Perlmutter et quelques autres personnalités de Montparnasse dans la Galerie des Monstres, film de Jaque-Catelin de 1924. L'année suivante Kiki peint son portrait. En 1938, il publie son autobiographie sous le titre Moi, un nain. Clément Chéroux.

Littérature & Collection :
- Man Ray, Paris-Hollywood-Paris, collectif sous la direction de Clément Chéroux, édition Centre Pompidou, Paris 2010.
- Le Centre Pompidou conserve un négatif gélatino-argentique sur support souple, au format 9 x 6 cm, de la même séance de pose, représentant Le Tarare torse nu, bras levés, pliés aux coudes, poings serrés. Reproduction et notice page 178.

JOINT : ensemble de huit épreuves gélatino-argentiques d'époque de LA GALERIE DES MONSTRES, huit tirages de plateau du film réalisé en 1924 par JAQUE- CATELAIN. Atlantida Film : Cinégraphic. Format moyen : Haut. 16, Larg. 21 cm. ainsi que la photocopie du livret du film.

EXPERT : Yves Di Maria,
yves.dimaria@free.fr, Tél. 06 73 39 03 44.
Estimation : 1 200 € ~ 1 800 €
MAN RAY, Emmanuel Radnitski dit (Américain, 1890-1976)
Jean-Paul Le TARARE, acteur...
Lot 18
Lot 32
Paul SÉRUSIER (Français, 1864-1927).
Les Licornes, 1913

Toile signée et datée en bas à droite et dessin préparatoire.

Toile H. 60, L. 81 cm (rentoilé, accident).
Dessin : H. 24, L. 31 cm.

Bibliographie :
Marcel GUICHETEAU, "Paul Sérusier tome II", catalogue raisonné, éd. Graphédis, 1976, p. 122, reproduits sous les numéros 182 et 183.

Paul Sérusier (1865-1927) est le peintre théoricien du mouvement Nabis. En 1888 il rencontre Paul Gauguin à Pont-Aven par l’intermédiaire de son ami Émile Bernard. La petite huile qu’il réalise à cette époque sur le couvercle d’une boite à cigares, « Le Talisman », est à l’une des œuvres les plus importantes de la fin du XIXe siècle. Sérusier rompt avec la contrainte imitative de la peinture et devient le prophète de la sensation.

Pieux, parfois mystique, Sérusier délaisse son Paris natal pour se baigner dans la lumière d’une destination qui lui apparaît exotique : la Bretagne. Il y intellectualise le nabisme, en y intégrant les mathématiques, la géométrie et surtout des concepts religieux médiévaux, de plus en plus prégnants dans son œuvre. L’artiste renonce toutefois à entrer dans les ordres par amour pour sa femme Marguerite. Ensemble ils s’éprennent des tapisseries du Moyen-Âge source d’un nouveau vocabulaire.

Au Musée de Cluny, Sérusier passe des heures devant la célèbre « Dame à la Licorne » chef d’œuvre du XVIe siècle. L’huile sur toile que nous présentons date de 1913, un an après le mariage de Paul et de Marguerite. Exceptionnellement accompagnée de son dessin préparatoire, un personnage moitié mage moitié berger est entouré de trois licornes dans un paysage aux couleurs typiquement nabis. On y lit le symbole de la pureté qui unit deux artistes et la référence absolue à une tapisserie chérie.
Estimation : 60 000 € ~ 80 000 €
Paul SÉRUSIER (Français, 1864-1927). 
Les Licornes, 1913

Toile signée et datée...
Lot 32
Lot 36
Gustave LOISEAU (Français, 1865 - 1935)
La neige, Pontoise, le pont de chemin de fer, glaçons sur l'Oise, 1914.

Toile signée et datée en bas à gauche.
Étiquettes au dos avec les numéros "20442", "10511" et directement sur le châssis "7860".

H. 60 L. 81 cm.
(restaurations)

Certificat et avis d'inclusion au catalogue raisonné par Monsieur Didier Imbert en date du 8 octobre 1993.

Provenance :
- galerie Durand Ruel, n°7860
- vente à Meaux, Me Corneillan, 22 mars 1992, reproduit en couverture du catalogue, n°13.
- collection particulière, Vienne ; par descendance.

Bibliographie :
- Christophe DUVIVIER, Loiseau paysages d'Île-de-France et de Normandie, Paris, Somogy éditions d'art, 2018, pour des œuvres comparables.
- Gustave Loiseau, catalogue de l'exposition au musée Camille Pissarro, 2018, à comparer avec des œuvres illustrées pp. 62, 63, 67 présentant le même pont de Pontoise.

À partir de 1887 Gustave Loiseau décide de consacrer sa vie à la peinture. Il séjourne alors à Pont-Aven bénéficiant avec ses acolytes Maxime Maufra, Henry Moret et Émile Bernard des conseils de Paul Gauguin. De 1904 à 1935 il s'installe à Pontoise. Sa peinture explore alors le cycle des saisons à partir de vues du quartier de l'Hermitage, où à l'instar de notre tableau de son pont. Cette construction métallique à treillis de 1860, et en service jusqu'en 1932, était le pont de la première ligne de chemin de fer de la ville. La peinture de Gustave Loiseau s'y déploie entre bruyante modernité et douces variations de l'hiver. L'exposition dédiée à l'artiste postimpressionniste au Musée Camille Pissarro a permis d'apprécier le pont de Pontoise dans l'évolution des saisons confronté à celle de sa peinture. Datée de 1914, notre œuvre s'inscrit parfaitement dans cette série. Souvent représenté pris par la glace, le pont métallique y apparaît figé, contrastant entre la vitesse de la machine à vapeur et lenteur des glaçons transportés par l'Oise.
Estimation : 30 000 € ~ 50 000 €
Gustave LOISEAU (Français, 1865 - 1935)
La neige, Pontoise, le pont...
Lot 36
Lot 40
Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75, L. 81 cm (accident).

Provenance : ancienne collection de son excellence l’ambassadeur de France Eirik Labonne (1888-1967), envoyé en mission en Russie de 1917 à 1919 puis de 1925 à 1928 et enfin en 1940.

Bibliographie :
"Mela Muter, Malarstwo Peinture", catalogue œuvres du musée Universitaire à Torun, 2010, à comparer avec une nature morte aux melons et raisins, p. 35

JOINT : un courrier manuscrit de Mela Mutter à Eirik Labonne : « J'ai oublié de vous rappeler le N° des Izvestia que vous m’avez promis dans la nature morte. Je vous serais très obligée si vous voulez me le faire parvenir au plus vite. Il me tarde de faire cette toile et de vous l’envoyer. Puis-je compter là-dessus ? » Elle ajoute : « J’ai revu la silhouette à l’aquarelle et la trouve mieux que je ne le croyais. Je serais très heureuse de la finir un peu et de vous l’envoyer avec l’autre toile ».

Peintre franco-polonaise Mela Muter naît à Varsovie en 1876. Elle s’installe à Paris en 1901 où elle restera jusqu’à sa mort en 1967. Épouse d’un journaliste socialiste, elle fréquente diverses académies de peinture. À la Grande Chaumière où Jules Pascin, Camille Claudel, Estève ou encore Eileen Gray sont un temps élèves, elle perfectionne son art jusqu’à ce que la galerie Chéron l’engage. Suivent diverses expositions au Salon d’automne, à Barcelone, en Allemagne ou aux États-Unis. On compte parmi ses amis Kees van Dongen, avec qui elle expose, et diverses personnalités de l’époque comme Clémenceau, Ravel, Satie et le jeune poète Rilke, dont elle tire les portraits.

On apprécie particulièrement ses femmes à l’enfant et ses natures mortes aux fruits éclatant de lumière. Celle que nous présentons évoque Cézanne et le fauvisme. La peintre inscrit sa composition entre deux pays, la modernité parisienne, et la Russie discrètement présente par les caractères cyrilliques d’un journal. La banalité de cette table est transcendée par des pommes qui deviennent des astres solaires. Rainer Maria Rilke écrivait : « Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses ». La peintre et le poète vécurent une histoire d’amour, la beauté de ses quelques fruits racontent un même idéal.
Estimation : 20 000 € ~ 30 000 €
Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75,...
Lot 40
Lot 43
Konstantin Ivanovich GORBATOV (Russe, 1876-1945)
"Italienische Landschaft", 1927.

Toile signée et datée 1927.
Vue de Capri à travers des treilles de vigne.
Porte un cachet : "Leopold Hess, Kunstmaterialien, Berlin W. Genthiner straße 2?".

H. 57, L. 66,5 cm.
(petit saut de peinture).

Provenance : collection Pierre et Jocelyne Noury, Rennes,.

Né en 1876 dans la région de la Volga, Gorbatov étudie la peinture à Saint-Pétersbourg puis à Riga. En 1904 il est admis au département d'architecture de l'académie des arts, une reconnaissance de plus pour celui qui devient peintre agréé, boursier et enfin médaillé d'or de l'exposition internationale de Munich.

Ses succès lui permettent de s'installer à Rome comme pensionnaire de l'académie. Il y rencontre l'écrivain Gorki, fondateur du réalisme socialiste et penseur du bolchévisme. Ce dernier l'invite à Capri, où ils forment avec Brodsky un cercle d'intellectuels. Gorbatov y livre parmi ses œuvres les plus appréciées, multipliant les points de vue. On distingue notamment la villa rouge de la marina de Capri sur plusieurs tableaux en légère plongée. Notre toile peut être rapprochée d'une toile vendue chez Sotheby's (26/11/2013 Londres, n°429) à la différence que la nôtre présente un plan plus resserré sur la marina. Par ailleurs l'intérêt porté aux treilles de vigne, typique des patios capriotes, se retrouve dans d'autres toiles (Sotheby's, 05/11/2008, NY, n°258 ; Sotheby's, 10/06/2009, Londres, n°373).

Le grand succès de sa peinture auprès des collectionneurs allemands explique peut-être ce titre en langue germanique, et cette signature où le double "f" remplace le "v" de son patronyme, témoin d'une transcription d'époque du cyrillique.

Notre paysage italien à travers les treilles de vigne est emblématique de sa période la plus prisée. Vue idyllique à la mode postimpressionniste russe, sa peinture s'émancipe auprès du réalisme social de ses amis, bolchévisme qui conduira quelques années plus tard Gorbatov à la ruine.

Le cachet présent au dos de notre tableau semble correspondre à Léopold Hess un marchand de couleurs berlinois qui aurait également fourni Max Slevogt, Emil Olrik, Max Liebermann ou encore Max Pechstein.
Estimation : 20 000 € ~ 30 000 €
Konstantin Ivanovich GORBATOV (Russe, 1876-1945)
"Italienische Landschaft", 1927.

Toile signée et datée...
Lot 43
Lot 44
Marc CHAGALL (Franco-Russe, 1887-1985)
"Libération", étude, 1952

Huile et encre de Chine sur toile.
Cachet de la succession Marc Chagall en bas au centre.

H. 47,5 L. 29 cm.

Provenance :
- succession de l'artiste, n°HT 391, 1985
- collection David Mac Neil, fils de l'artiste, 1986
- collection particulière, Japon,
- collection particulière, Touraine, depuis 2006.

Documents joints :
- Certificats de Jean-Louis Prat pour le Comité Marc Chagall, Paris, 8 juillet 2019 (2019090 A) en remplacement de celui du 11 octobre 2006 (n°2006131).
- Certificat de David Mac Neil avec le cachet de la succession Chagall, 24 octobre 1986 (HT 391).

La toile « Libération » est peinte une première fois en 1937 par Marc Chagall, comme la partie finale d’un immense triptyque commémorant les vingt ans de la révolution russe, sobrement intitulé «  Révolution ». Aujourd’hui réunis au musée national Marc Chagall, ces trois tableaux ont été divisés et retravaillés par l’artiste à partir de 1943, alors en exil aux États-Unis et titrés « Résistance », « Résurrection » et « Libération. » Le sort du peuple juif qui meurt dans les camps nazis en Europe tourmente l’artiste dont l'œuvre est imprégnée de la culture yiddish, dans laquelle il a grandi en Biélorussie. Chagall repeint finalement « Libération » en 1952 ; notre toile, réalisée au dos d’un portrait de femme en étant l’ébauche.

Au centre d’une piste circulaire faite de trois disques rayonnants, rouge et jaune, semblant battre comme un cœur, un violoniste entraine les spectateurs vers des jours heureux, accompagné par une contrebasse. Un couple de mariés enlacés s’envole au-dessus des toits d’une maison. C’est Marc et son épouse Bella. Le marié porte en effet le même costume que le peintre qui s’est auto-représenté à son chevalet au-dessus de la scène. Un drapeau révolutionnaire rouge en haut à droite et une menora juive en bas à gauche sont autant de détails que l’on retrouve sur l'œuvre finale. En revanche, la figure verte du patriarche, présente en bas droite de l’esquisse, disparaît ensuite.

Dressée à grand coups de brosse, dans le style rapide de ces jeunes peintres américains qui l’ont vu au Moma à New York pendant son exil, cette toile était restée jusqu’à la mort de l’artiste dans son atelier, comme en atteste le tampon de sa succession.
Estimation : 280 000 € ~ 320 000 €
Marc CHAGALL (Franco-Russe, 1887-1985)
"Libération", étude, 1952

Huile et encre de Chine...
Lot 44
Lot 71
Émile-Jacques RUHLMANN (Français, 1879-1933)
Argentier à ressaut, c. 1931-1934.

en placage de palissandre des Indes, la partie centrale à léger ressaut ouvrant par deux portes centrales encadrées de deux rangs de six tiroirs, flanqués de chaque côtés de deux portes dévoilant trois étagères. Socle parallélépipédique en retrait reposant sur une gaine à rouleaux .
Ornementation de bronzes dorés pour les poignées et les entrées de serrure.
Plateau en marbre Portor de forme rectangulaire à gorge.

H. 101, L. 280, P. 74 cm.
(petits sauts de placage).

Provenance :
- collection Félix Marcilhac.
- collection Pierre et Jocelyne Noury, Rennes.

Certificat joint par Félix Marcilhac du 30 janvier 1998 :
"Œuvre authentique (...) réalisée en palissandre, variante du modèle spécialement créé et conçu en bois de violette par l'artiste pour Van Beuningen en 1931, portant le numéro 2136 du référencier d'Émile Jacques Ruhlmann."

Bibliographie :
- Revue Mobilier & Décoration, décembre 1934, œuvre reproduite page 453.
- Pierre KJELLBERG, "Le mobilier du XXe siècle, Dictionnaire des créateurs", les éd. de l'amateur, 1994, ce meuble illustré pp. 572-573, "Collection Félix Marcilhac, Paris".

Le décorateur et ensemblier Jacques-Émile Ruhlmann (1879-1933) marque de son empreinte le mouvement Art Déco. Principal instigateur de « l’Hôtel du collectionneur » en 1925, il est à l’origine d’un art total somptueux qui se manifeste lors du Salon international des arts décoratifs de Paris cette même année. Le style Ruhlmann devient le style Art Déco, faisant la part belle aux matériaux luxueux et réinterprétant les styles historiques, entre faste et pureté des lignes. Notre argentier figure parmi les chefs-d’œuvres de sa production. Il est ainsi illustré en pleine page de l’ouvrage de référence consacré par Pierre Kjellberg au mobilier du XXe siècle.

Notre argentier trouve son inspiration dans le mobilier du XVIIIe siècle, comme c’est souvent le cas dans les années 1920-1930. Il combine les caractéristiques de deux meubles du règne de Louis XVI : l’enfilade, dont il épouse la longueur, et le meuble à hauteur d’appui, dont il partage la hauteur. Si les dressoirs d’alors ont vocation à étaler la richesses des collections d’orfèvrerie de leurs propriétaires, notre meuble dissimule plus qu’il ne met en scène les métaux précieux. La réinterprétation des fastes du XVIIIe siècle s’apprécie alors dans l’utilisation de matériaux luxueux pour la confection du meuble lui-même, avec son précieux palissandre des Indes. Son plateau en marbre veiné de pyrite, brillant comme de l’or, appartient à un gisement aujourd’hui épuisés : le Portor. C’est dans ce même marbre que Rembrandt Bugatti soclait ses plus prestigieuses sculptures.

Toutefois cette beauté régressive ne doit pas nous faire oublier sa fantastique modernité. La plinthe évolue comme une ligne terminée par deux volutes parfaitement sphériques. Elle évoque les « Rythmes » peints par Delaunay et le mouvement orphiste en cette même année 1934. Jusque dans sa serrure, semblable à celles réalisées d’autres fois avec Jan et Joel Martel, cet argentier navigue entre luxe et épure. Félix Marcilhac, l’un des plus illustres spécialistes de l’Art Déco ne s’y était pas trompé, ayant été l’un des précédents propriétaires de ce meuble exceptionnel par son luxe et ses dimensions.
Estimation : 40 000 € ~ 60 000 €
Émile-Jacques RUHLMANN (Français, 1879-1933)
Argentier à ressaut, c. 1931-1934.

en placage de...
Lot 71
Lot 72
Gaston Étienne LE BOURGEOIS (Français, 1880-1956)
Lion en marche, circa 1920-1925

Haut relief en bois sculpté, monogrammé.

H. 38, L. 76,5 P. 18,5 cm (saut de placage au socle).

Provenance : collection particulière, Suisse.

Sculpteur animalier travaillant le bois en taille directe, Gaston Étienne Le Bourgeois implique la sculpture dans la décoration en associant le beau à l'utile. Remarqué en 1913 par Jacques Doucet, il crée un spectaculaire Meuble à hauteur d'appui pour son hôtel de l'avenue du Bois (vente Christie’s, Paris, 10 décembre 2019, n°6) et récidive dix ans plus tard avec un autre industriel du textile, le soyeux François Ducharne, pour la salle à manger duquel il livre un spectaculaire lion en bronze (vente Rouillac, château d’Artigny, 16 juin 2019, n°96). À cette occasion, le sculpteur collabore avec Jacques-Émile Ruhlmann, sur l’argentier duquel le bronze est posé.

D’après le petit-fils du sculpteur, Monsieur Noel Cailly, notre lion en bois pourrait être une première version du Lion en marche de la collection Ducharne de 1923, rare témoignage du travail de taille directe par l’artiste. Un autre Lion participait déjà en 1921 à l’exposition personnelle de Le Bourgeois au Pavillon de Marsan à Paris, parmi une vaste faune sauvage. À cette occasion le sculpteur dissociait les sculptures en « ronde bosse » des « reliefs » et autres projets de décoration pour ses prestigieux commanditaires. En 1925, il réalise la frise du grand salon de l'Hôtel du Collectionneur puis sculpte en 1931 un éléphant en réelle pour l'Exposition coloniale.

Ayant transmis sa passion à ses deux filles, Ève et Suzanne, Le Bourgeois enseigne la sculpture à l'école de l'Union centrale des arts décoratifs, poursuivant des travaux de décoration pour toutes les grandes commandes, tel le chemin de croix du paquebot « Normandie. » Retrouvée en Suisse, notre sculpture pourrait avoir traversé les Alpes avec le sculpteur qui travailla à Loèche-les-Bains et à Sion ou par le biais de la collection de sa fille Suzanne, partie vivre dans le Valais.
Estimation : 65 000 € ~ 85 000 €
Gaston Étienne LE BOURGEOIS (Français, 1880-1956)
Lion en marche, circa 1920-1925

Haut...
Lot 72
Lot 78
René GABRIEL (1890-1950)
Cinq sièges formant mobilier de salon ou de bureau :

- Trois CHAISES en chêne à dossier renversé et composé de trois barreaux épousant la forme du dos, l'assise garnie de lanières de cuir entrecroisées. Quatre pieds, les antérieurs droits et les postérieurs gaines réunis par une entretoise circulaire. (H. 78, L. 41, P. 42,5 cm.)
- Deux FAUTEUILS reprenant la même structure avec des accotoirs détachés à enroulement en léger retrait du piétement. (H. 85,5, L. 59, P. 54 cm.)

Travail entre 1930-1950.

Modèle à rapprocher de :
- Chaises : BRUNHAMMER, Yvonne, Le mobilier français 1930-1960, Paris, Massin, 1997, p. 104.
- Fauteuils : GENECEY, Pierre, René Gabriel, Paris, Norma, p. 125-126.

Diplômé de l'École des arts décoratifs en 1917 après une formation initiale à l'École Germain Pilon de Paris, René Gabriel s'engage dès les années 1930 en tant que défenseur d'un mobilier moderne pour tous. Son mobilier solide à prix modeste tend à répondre aux besoins d'ameublement de ses contemporains. Pour entreprendre cette réduction des coûts, il conçoit ses meubles à partir de matériaux économiques tels que le chêne ciré ou le hêtre verni découpés mécaniquement et assemblés par modules pour une " fabrication d'éléments de mobilier divers ". Il propose au Salon des artistes décorateur de 1934 un modèle de fauteuil très similaire à celui que nous défendons. Il use ainsi des accotoirs à enroulement et des lanières de cuir tressées. Mais son attachement à la production de meubles populaires prend tout son sens lors de la Reconstruction. En effet, il prend part à l'ameublement des immeubles d'habitation d'Auguste Perret au Havre. Les salles à manger comprennent ainsi un " buffet, une table rectangulaire, des chaises et des fauteuils dont " l'assise est tendue de lanières de cuir entrecroisées " (in BRUNHAMMER, Yvonne, Le mobilier français 1930-1960, Massin, p. 104). Notre chaise et notre fauteuil s'inscrivent pleinement entre le modernisme et " style Reconstruction " des années 1945-1950 de René Gabriel.
Estimation : 1 000 € ~ 2 000 €
René GABRIEL (1890-1950)
Cinq sièges formant mobilier de salon ou de...
Lot 78
Lot 85
Jeanne LANVIN (Française, 1867-1946) et Alain SAINT-OGAN (Français, 1895-1974)
Alfred le Pingouin, 1927

Rare peluche datée du mardi 5 juillet 1927, avec les noms à l'encre des héros du raid de l'America : Richard Byrd, Bert Acosta, Georges Noville et Bernard Balten.

H. 31 cm.
(en l'état).

Le 1er juillet 1927 le commandant Richard Byrd, le lieutenant George O'Noville avec les aviateurs Bert Acosta et Bernt Balchen réussissent un vol transatlantique depuis New York jusqu'en France, sur le Fokker F.VIIa/3m America. Partis deux jours plus tôt, leur avion s'échoue à deux cents mètres des côtes française. L'équipage, sain et sauf, reçoit un accueil triomphal en arrivant à Paris. Le 5 juillet ils déjeunent ainsi au ministère de la marine puis sont reçus à l'aéroclub de France, où ils sont fêtés en héros.

Cette poupée figurant Alfred le Pingouin porte les noms de ces quatre aviateurs. La peluche porte bonheur est réalisée dans les ateliers de Jeanne Lanvin, d'après la bande dessinée d'Alain de Saint-Ogan créée en 1925 dans l’hebdomadaire "Le Dimanche Illustré". Alfred est l'un des personnages fétiche de "Zig et Puce", qui connaissent alors un succès considérable. Existant en différentes tailles, la mascotte est appréciée par de nombreuses personnalités, en particulier des aviateurs, comme Charles Lindbergh qui aurait même emporté Alfred à bord du "Spirit of Saint Louis", lors de sa traversée de l'Atlantique en mai 1927.

Une autre peluche ornée de quarante autographes d'aviateurs dans les années 1927-1929 avait déjà trouvé le chemin des enchères lors de la vente Garden Party au château de Cheverny le 11 juin 2006, lot 150.
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
Jeanne LANVIN (Française, 1867-1946) et Alain SAINT-OGAN (Français, 1895-1974)
Alfred le...
Lot 85
Lot 93
Charlotte PERRIAND (Française, 1903-1999)
Bureau en forme libre, petit modèle.

Plateau en madrier de pin massif reposant sur trois pieds, agrémenté d'un tiroir en bois et d'une tirette superposée du côté des deux pieds obliques.

H. 72, L. 175, P. 86 cm.
(état d'usage, petits accidents et manques)

Provenance :
- collection Marie-Louise Monnet, Paris.
- offert en cadeau de mariage à Philippe et Anne Carvallo, Paris, 1969.

Nous remercions Monsieur Jacques Barsac qui nous a confirmé que "ce modèle de bureau est très beau.... et rare" et informé de la proximité de Charlotte Perriand avec la famille Monnet.

Bibliographie :
- Jacques Barsac, "Charlotte Perriand - L'œuvre complète, volume 2, 1940-1955", éditions Norma, Paris, 2015, un petit bureau " Georges Monnet " avec ses tiroirs en bois reproduit p. 269.
- Jacques Barsac, Charlotte Perriand - L'œuvre complète, volume 3, 1956-1968", éditions Norma, Paris, 2017, dessin du modèle reproduit p. 83.

"Ça se caresse le bois, doux comme les cuisses d'une femme", Charlotte Perriand

Sœur de Jean Monnet, Marie-Louise Monnet (1902-1988), fonde l'Action catholique des milieux indépendants. Elle est aussi la première femme nommée auditrice au concile de Vatican II (1962-1965). Le choix d'un bureau de Charlotte Perriand, une créatrice de sa génération, pour son appartement de la rue François Ponsard dans le 16e arrondissement parisien montre sa liberté d'esprit et son goût pour le siècle dans lequel elle est pleinement investie. En 1969, elle l'offre à l'occasion du mariage de jeunes amis Philippe et Anne Carvallo. Lui est journaliste à l'Agence France Presse et elle professeur agrégée de philosophie, enseignant notamment au lycée Louis-le-Grand. Le couple conservera ce cadeau très symbolique dans leur propriété de Touraine jusqu'à ce jour.

Réalisé dans un madrier de pin dont il épouse la forme libre de la bille de bois tout juste débitée, ce meuble illustre l'excellence des fabrications de l'atelier Chetaille pour Perriand. Le prospectus des "Meubles en bois massif, bureaux, tables et bahuts Charlotte Perriand" diffusé par les éditions Steph Simons en 1956 précise à côté du dessin de ce modèle : " Ces meubles sont taillés dans des pièces de bois dument sélectionnées et assemblées seront les règles de l'art de la charpente. Choix des essences selon les disponibilités. " Assumant ne pas pouvoir faire " de série "mais" de l'artisanat pur, même s'il fait figure de production de luxe" Charlotte Perriand justifie ce choix en 1963 : "C'est pourquoi je dessine ces grosses tables en bois, que j'aime. Du moins sauvegardera-t-on ainsi ces belles techniques artisanales, qui tendent malheureusement à disparaitre et deviennent par le fait même de plus en plus couteuses."

Notre bureau dérive de celui en forme galbée dessiné en 1939 pour le bureau d'étude de Charlotte Perriand, derrière lequel elle pose lors de l'exposition " Synthèse des arts " au Japon en 1953. Elle le décline dans différentes tailles, notamment en 1950, pour l'appartement de l'ancien ministre de l'agriculture du Front Populaire, Georges Monnet, rue d'Ulm à Paris. Ses petits bureaux d'enfants comportent alors, comme le nôtre, un tiroir et une tirette en bois. C'est à la fin de son séjour au Japon que Charlotte Perriand entreprend la normalisation et la standardisation de ses différents modèles. À partir de 1956, ce bureau est proposé en deux dimensions par les éditions Steph Simons : une grande et une petite, qui correspond à la nôtre. Toutefois, le tiroir de ce bureau n'est pas un bloc métal comme celui du grand modèle d'édition, mais en bois massif avec une tirette, comme les créations particulières pour Georges Monnet en 1950.

Ce meuble qui est resté jusqu'à maintenant inédit sur le marché, témoigne de la rareté de sa conception et de l'indépendance du choix de sa première propriétaire. L'Express pronostiquait ainsi avec justesse en 1962 : "Et c'est pour cela qu'en l'an 2000 - si notre monde existe encore- les amateurs de meubles anciens achèteront ses créations en expliquant qu'au XXe siècle, tout de même, on savait faire des meubles qui n'étaient pas de pauvres objets sans âme."
Estimation : 80 000 € ~ 120 000 €
Charlotte PERRIAND (Française, 1903-1999)
Bureau en forme libre, petit modèle.

Plateau en...
Lot 93
Lot 99
Philippe HIQUILY (Français, 1925-2013)
Jeune fille (la gamine), 1953

Fils de fer soudés. Signés "Hiquily" sous la base rectangulaire.

H. 48, L. 11, P. 9,5 cm.

Provenance : sculpture achetée vers 1955 par Denise Cochard (1913-2010) à l'artiste à Paris, après s'être connu au cours d'un séjour à Formentera (Espagne) avec la peintre Cécile Lemoine ; offert à sa fille Dominique pour ses cinquante ans, Touraine.

Référence au catalogue raisonné "53.Scu.JF.PU.F.50".
Cette œuvre a été authentifiée par le Comité Hiquily, France. Un certificat d'authenticité pourra être obtenu auprès du Comité Hiquily (sur demande et à la charge de l'acquéreur).

« J'avais une douzaine d'années lors de ma première rencontre avec Philippe Hiquily, dans les années 1953-1954. Ce fut au cours d'un séjour passé avec mes parents sur l'ile de Formentera, à la Casa Cécilia, que possédait Cécile Lemoine, peintre et la meilleure amie de ma mère. C'est elle qui, le connaissant, nous présenta ce jeune sculpteur. J'ai le souvenir de jeux, de courses sur les plages (désertes à cette époque), sauts sur les rochers d'algues, en compagnie de ce beau jeune homme avec son chapeau de paille.

C'est de retour à Paris, lors d'une visite à son atelier vers 1955, que ma mère lui acheta cette sculpture, trouvant que ses formes évoquaient son amie peintre. Il me semble me souvenir que j'avais préféré "le cycliste", qui était à ce moment-là dans son atelier. Je ne sais si mes parents et l'amie peintre restèrent en contact avec Philippe Hiquily par la suite.

Les années passèrent et ma mère m'offrit cette sculpture pour mes 50 ans, qui fit partie jusqu'à ces derniers jours, des objets qui me suivirent tout au long de mes nombreux déménagements. »

Dominique Cochard
Estimation : 10 000 € ~ 15 000 €
Philippe HIQUILY (Français, 1925-2013)
Jeune fille (la gamine), 1953

Fils de fer...
Lot 99
Lot 100
LÊ PHO (Vietnamien, 1907-2001)
Bouquet de fleurs, c. 1964.

Toile de soie marouflée sur isorel.
Signée en bas à droite.

H. 65, L. 54 cm.
(petits accidents et soulèvements).
Encadrée par l'artiste.

Provenance : offert par l'artiste à l'occasion du mariage de Bruno Pélissier de Féligonde avec Claudine Koenig, le 11 avril 1964. Le marié est le fils d'une voisine de l'artiste, Madame Chardon du Ranquet, miniaturiste à Sainte-Colombe dans l'Eure.

Descendant d'un vice-roi du Tonkin Lê Pho se forme à la peinture à l'École des Beaux-Arts d'Hanoï. Cette école fondée par Nguyen Nam Son et le peintre académique Victor Tardieu est à l'origine d'un renouveau pictural. Marqué par la technique et les sujets européens Lê Pho puise aussi dans l'art asiatique. En découle une œuvre douce et pure, syncrétisme entre les cultures qui révèle la beauté de la femme.
Nourri de l'influence de Matisse par l'intermédiaire de Victor Tardieu, Lê Pho livre des bouquets de fleurs aux compositions étudiées. Nos deux œuvres nous frappent par leur support, deux toiles de soie contrecollées sur isorel, la fibre accrochant la peinture d'une façon singulière. Avec leur double signature, cachet en idéogramme et lettres latines, Lê Pho s'installe entre les deux mondes.

Offertes directement par l'artiste pour le mariage du fils d'une amie, ces œuvres ont la particularité d'avoir été encadrées par l'artiste lui-même. Une histoire d'amitié au royaume d'une peinture de l'intime.
Estimation : 15 000 € ~ 20 000 €
LÊ PHO (Vietnamien, 1907-2001)
Bouquet de fleurs, c. 1964.

Toile de soie...
Lot 100
Lot 101
LÊ PHO (Vietnamien, 1907-2001)
Le vase fleuri, c. 1964.

Toile de soie marouflée sur isorel.
Signée en bas à droite.

H. 43, L. 27 cm.
(petits soulèvements).
Encadrée par l'artiste.

Provenance : offert par l'artiste à l'occasion du mariage de Bruno Pélissier de Féligonde avec Claudine Koenig, le 11 avril 1964. Le marié est le fils d'une voisine de l'artiste, Madame Chardon du Ranquet, miniaturiste à Sainte-Colombe dans l'Eure.

Descendant d'un vice-roi du Tonkin Lê Pho se forme à la peinture à l'École des Beaux-Arts d'Hanoï. Cette école fondée par Nguyen Nam Son et le peintre académique Victor Tardieu est à l'origine d'un renouveau pictural. Marqué par la technique et les sujets européens Lê Pho puise aussi dans l'art asiatique. En découle une œuvre douce et pure, syncrétisme entre les cultures qui révèle la beauté de la femme.
Nourri de l'influence de Matisse par l'intermédiaire de Victor Tardieu, Lê Pho livre des bouquets de fleurs aux compositions étudiées. Nos deux œuvres nous frappent par leur support, deux toiles de soie contrecollées sur isorel, la fibre accrochant la peinture d'une façon singulière. Avec leur double signature, cachet en idéogramme et lettres latines, Lê Pho s'installe entre les deux mondes.

Offertes directement par l'artiste pour le mariage du fils d'une amie, ces œuvres ont la particularité d'avoir été encadrées par l'artiste lui-même. Une histoire d'amitié au royaume d'une peinture de l'intime.
Estimation : 5 000 € ~ 8 000 €
LÊ PHO (Vietnamien, 1907-2001)
Le vase fleuri, c. 1964.

Toile de soie...
Lot 101
Lot 107
François-Xavier LALANNE (Français, 1927-2008)
Lampe grand-échassier, circa 1990

en cuivre à patine rouge, bronze doré et verre sablé.
Monogrammé "FxL", cachet d'éditeur "Artcurial" et numéroté 13/900.

H. 61, L. 68, P. 35 cm.
(Le globe en verre accidenté et restauré de cet échassier sera gracieusement échangé contre un nouveau à fournir dans le courant de l’année 2021).

Nous remercions l'atelier Lalanne qui a confirmé authenticité de cette œuvre, enregistrée dans ses archives sous le numéro 2020/020.

Bibliographie :
A. BONY, "Meubles et décors des années 80", Editions du Regard, Paris, 2012. Exemplaire similaire reproduit p. 126.

Provenance :
- vente à Rennes, Me Jezequel, 23 octobre 2005,
- collection Pierre et Jocelyne Noury, Rennes.

Couple créateur, François-Xavier (1927-2008) et Claude Lalanne (1925-2019) opèrent la magie d’un art utile. Entre sculpture et arts décoratifs leur talent apprivoise un bestiaire composé de crocodiles, d'hippopotames, de moutons, de babouins et autres échassiers. Une véritable ménagerie qui se décline en baignoire, cheminée, siège ou encore lampe…

Inspirés par les antiquités égyptiennes et par leurs maîtres Pompon et Brancusi, François-Xavier explore le monde animalier, Claude celui de la végétation. Découverts notamment par Yves Saint-Laurent ils s’imposent peu à peu comme des artistes de dimension internationale.

Dans leur atelier d’Ury près de Fontainebleau, le couple n’a cessé de produire tout au long de sa vie des sculptures/objets devenus mythiques. C’est le cas de cette "lampe échassier", dont la célébrité s’est accrue lors de la vente Bergé / Saint-Laurent en 2009 puis grâce à la rétrospective Lalanne du Musée des Arts Décoratifs de Paris en 2010, sans oublier la vente de leur collection chez Sotheby's en 2019. Signe de génie, sa conception apparaît désormais comme une évidence. Elle était pourtant d’une grande virtuosité, la gorge même de l’animal est utilisée pour diffuser la lumière. Les ailes faites de métal font alors office d’abat-jour, le volatile éclairant en même temps qu’il produit son ombre.

Édité par Artcurial à neuf cents exemplaires, notre modèle demeure paradoxalement peu fréquent sur le marché, car n'ayant pas été édité dans sa totalité. Signe de la réévaluation de l’œuvre des Lalanne, de créateurs d’objets à maîtres de la sculpture. Réévaluation aussi de l’âme d’un objet ayant désormais le statut d’icône.
Estimation : 70 000 € ~ 90 000 €
François-Xavier LALANNE (Français, 1927-2008) 
Lampe grand-échassier, circa 1990 

en cuivre...
Lot 107
Lot 116
Francisco TOLEDO (Mexicain, 1940-2019)
Le fermier.

Technique mixte sur papier, signée.
Étiquette scotchée au dos de l'encadrement de la galerie Karl Flinker à Paris.

H. 24, L. 33 cm.
(trace d'une pliure ancienne dans la partie droite)

Provenance :
- acquis à New-York dans les années 1970 auprès de l'artiste par le photographe David Douglas DUNCAN (1916-2018) et son épouse
- collection particulière, Provence Alpes Cotes d'Azur.

Francisco Toledo (1940-2019) est un artiste mexicain d’origine zapotèque qui apparaît une figure inclassable de l’art mexicain du XXe siècle. Sa démarche personnelle emprunte au précolombien comme aux modernités occidentales. Sa proposition picturale le distingue nettement des artistes muralistes, bien qu’il partage avec eux une conscience environnementale et sociale.

Toledo étudie la peinture à dix-sept ans. Dès sa dix-neuvième année il expose au Mexique à la Galerie Antonio Souza et aux États-Unis. Préférant découvrir seul les musées, galeries et bibliothèques, ses recherches le conduisent à Paris. Il y découvre la peinture de Klee, Dubuffet et Tapies. Le jeune mexicain mélange alors culture indigène et avant-gardes. Il rejoue les grands mythes, mêlant le serpent à plumes de son enfance aux contes kafkaïens.

Il est rarissime de pouvoir présenter trois œuvres de cet artiste si important au Mexique dans l’Hexagone. Parmi-elles, « Le voleur de poules » semble tenir deux volatiles modelés comme des céramiques précolombiennes de la côte pacifique, alors que la figure du « fermier » nous rappelle les terrifiants masques zapotèques. Entre douceur du coloris et vacarme des mondes anciens, Toledo peint une beauté nouvelle.
Estimation : 15 000 € ~ 20 000 €
Francisco TOLEDO (Mexicain, 1940-2019)
Le fermier.

Technique mixte sur papier, signée.
Étiquette scotchée...
Lot 116
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