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Libération, 1937-1952

Lundi 02 novembre 2020
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par Marc Chagall

Marc CHAGALL (Franco-Russe, 1887-1985)
"Libération", 1952

Huile et encre de Chine sur toile.
Cachet de la succession Marc Chagall en bas au centre.

H. 47,5 L. 29 cm. 280 000 / 320 000 ¤

Documents joints :
- Copie de certificats par Jean-Louis Prat pour le Comité
Marc Chagall, Paris, 11 octobre 2006 (n°2006131D) et 8 juil-
let 2019. (2019090 A).
- Rapport de conservation par MRT, Paris, 4 décembre 2019

Chagall, un juif russe dans le tourbillon de la Révolution

La toile « Libération » est peinte une première fois en 1937 par Marc Chagall, comme la partie finale d’un immense triptyque commémorant les vingt ans de la révolution russe, sobrement intitulé « Révolu- tion ». Aujourd’hui réunis au musée national Marc Chagall, ces trois tableaux ont été divisés et retravail- lés par l’artiste à partir de 1943, alors en exil aux États- Unis et titrés « Résistance », « Résurrection » et « Libération ». Le sort du peuple juif qui meurt dans les camps nazis en Europe tourmente l’artiste dont l’œuvre est imprégnée de la culture yiddish, dans la- quelle il a grandi en Biélorussie. Chagall repeint fina- lement « Libération » en 1952 ; notre toile, réalisée au dos d’un portrait de femme en étant l’ébauche.

Au centre d’une piste circulaire faite de trois disques rayonnants, rouge et jaune, semblant bat- tre comme un cœur, un violoniste entraine les spectateurs vers des jours heureux, accompagné par une contrebasse. Un couple de mariés enlacés s’envole au-dessus des toits d’une maison. C’est Marc et son épouse Bella. Le marié porte en effet le même costume que le peintre qui s’est auto-représenté à son chevalet au-dessus de la scène. Un drapeau révolu- tionnaire rouge en haut à droite et une menora juive en bas à gauche sont autant de détails que l’on re- trouve sur l’œuvre finale. En revanche, la figure verte du patriarche, présente en bas droite de l’esquisse, disparaît ensuite.

Dressée à grand coups de brosse, dans le style ra- pide de ces jeunes peintres américains qui l’ont vu au Moma à New-York pendant son exil, cette toile était restée jusqu’à la mort de l’artiste dans son atelier, comme en atteste le tampon de sa succession.
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