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30ème VENTE GARDEN PARTY - II

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Lot 157
PANNEAU en TAPISSERIE des GOBELINS,
"Le petit alchimiste".

signé en bas à droite "Neilson. ex". L'écossais Jacques Neilson est l'entrepreneur de l'atelier de basse lisse des Gobelins de 1749 à 1788.

Seconde moitié du XVIIIe.

Haut. 84, Larg. 69 cm.
Cadre en bois doré.

Provenance : château de l'Indre.

MANUFACTURE DES GOBELINS. TAPESTRY PANEL depicting "the little alchemist". Signed lower right. Second half of the 18th century.

Le petit alchimiste est entouré d'instruments scientifiques et semble effrayé par l'expérience qu'il vient de réaliser. Ce type de scènes fantaisistes figurant des enfants exerçant des métiers d'adultes est très en vogue à la fin du règne de Louis XV. On en trouve ainsi sous le pinceau de François Boucher (1703-1770) ou de Jean Honoré Fragonard (1732-1806).

"S'agissant de la basse lisse, il existe tout d'abord cinq ateliers, dirigés par plusieurs membres des familles de La Croix, Souet, de La Fraye, Le Blond, peu à peu réunis sous la direction de Pierre François Cozette (de 1737 à 1749), puis de Jacques Neilson (de 1749 à 1788), entrepreneur d'origine écossaise, qui obtient en 1751 la réunion des deux derniers ateliers."
Benoît Henry Papounaud, "La Tapisserie française, du Moyen-Âge à nos jours", éd. du Patrimoine, 2017, p. 175.

"Peu de temps après son entrée aux Gobelins comme entrepreneur de basse lisse, le 14 décembre 1750, Neilson avait proposé de modifier le mode de travail de la basse lisse, pour ménager les modèles et pour exécuter la tapisserie dans le sens du tableau original car l'exécution en contrepartie constituait un grave inconvénient puisqu'il arrivait que les personnages ainsi retournés se trouvaient par exemple avec l'épée dans la main gauche ou le bouclier dans le bras droit. L'autre défaut faisait que les tapisseries étaient souvent mal dessinées car le tapissier ne pouvait voir l'ensemble de son travail à l'endroit avant la fin de l'exécution.
En 1750, Neilson proposa de supprimer le placement du modèle sous la chaîne pour le mettre en entier derrière le tapissier et employa l'effet de calque grâce à une étoffe transparente placée à l'envers, sous la chaîne, pour suivre le trait par transparence. Cette modification fut mise en pratique dès 1752 et c'est en 1757 que Vaucanson exécuta à la demande de Neilson, un nouveau métier disposé de façon à pouvoir assez rapidement relever la chaîne verticalement et placer ainsi le travail à l'endroit, ce qui permettait les rectifications".
Maurice Fenaille, "État général des tapisseries des Gobelins depuis son origine jusqu'à nos jours 1600-1900",1er volume. XVIIIe siècle, 1699-1736.
Estimation : 2 500 € ~ 3 500 €
PANNEAU en TAPISSERIE des GOBELINS, 
"Le petit alchimiste". 

signé en...
Lot 157
Lot 158
PANNEAU en TAPISSERIE des GOBELINS,
d'après François BOUCHER (Paris, 1703-1770)
Amours parmi les nuées.

Signé en bas à droite "Neilson". L'écossais Jacques Neilson est l'entrepreneur de l'atelier de basse lisse des Gobelins de 1749 à 1788.

Seconde moitié XVIIIe.

Haut. 109, Larg. 75 cm.
Cadre en bois doré sculpté de rubans et fleurettes.

Provenance : château de l'Indre.

MANUFACTURE DES GOBELINS. TAPESTRY PANEL after François BOUCHER depicting angels in the clouds. Signed lower right. Second half of the 18th century.

Vraisemblablement inspiré d'une oeuvre de François Boucher (1703-1770), ce panneau présente deux Amours brandissant des flambeaux et lovés dans des nuées. À leurs pieds se trouvent des attributs guerriers tels que casque, carquois, aigle jupitérien, tandis que s'envolent à leurs côtés deux colombes au rameau d'olivier.

"S'agissant de la basse lisse, il existe tout d'abord cinq ateliers, dirigés par plusieurs membres des familles de La Croix, Souet, de La Fraye, Le Blond, peu à peu réunis sous la direction de Pierre François Cozette (de 1737 à 1749), puis de Jacques Neilson (de 1749 à 1788), entrepreneur d'origine écossaise, qui obtient en 1751 la réunion des deux derniers ateliers."
Benoît Henry Papounaud, "La Tapisserie française, du Moyen-Âge à nos jours", éd. du Patrimoine, 2017, p. 175.

"Peu de temps après son entrée aux Gobelins comme entrepreneur de basse lisse, le 14 décembre 1750, Neilson avait proposé de modifier le mode de travail de la basse lisse, pour ménager les modèles et pour exécuter la tapisserie dans le sens du tableau original car l'exécution en contrepartie constituait un grave inconvénient puisqu'il arrivait que les personnages ainsi retournés se trouvaient par exemple avec l'épée dans la main gauche ou le bouclier dans le bras droit. L'autre défaut faisait que les tapisseries étaient souvent mal dessinées car le tapissier ne pouvait voir l'ensemble de son travail à l'endroit avant la fin de l'exécution.
En 1750, Neilson proposa de supprimer le placement du modèle sous la chaîne pour le mettre en entier derrière le tapissier et employa l'effet de calque grâce à une étoffe transparente placée à l'envers, sous la chaîne, pour suivre le trait par transparence. Cette modification fut mise en pratique dès 1752 et c'est en 1757 que Vaucanson exécuta à la demande de Neilson, un nouveau métier disposé de façon à pouvoir assez rapidement relever la chaîne verticalement et placer ainsi le travail à l'endroit, ce qui permettait les rectifications".
Maurice Fenaille, "État général des tapisseries des Gobelins depuis son origine jusqu'à nos jours 1600-1900",1er volume. XVIIIe siècle, 1699-1736.
Adjugé : 2 500 €
PANNEAU en TAPISSERIE des GOBELINS, d'après François BOUCHER (Paris, 1703-1770)...
Lot 158
Lot 159
PARTIE de SALON, SIX PIÈCES

en bois sculpté, laqué gris "Marie-Antoinette". Il se compose d'une MARQUISE, d'un FAUTEUIL à la Reine, de deux FAUTEUILS à dossier plat et de deux CHAISES. Les dossiers plats dit "à la Reine" présentent un rang de rais-de-cœur et un rang de perles soulignant les réserves en élégi, des côtés. Les têtes des montants sont surmontées de grappes d'acanthe, en pyramide. Les accotoirs à manchettes garnies reposent sur des consoles inversées, décreusées de cannelures aux rubans torses, sur un axe, terminées par des asperges. Les dés de raccordement sont centrés de rosettes. Les ceintures trapézoïdales présentent également un rang de rais-de-cœur. Les sièges reposent sur des pieds fuselés à cannelures hélicoïdales, à décor de feuilles de laurier, en partie haute.
Garniture ancienne en tableaux de tapisserie d'Aubusson au décor des Fables de la Fontaine. Parmi les Fables représentées, nous pouvons reconnaître: le Loup et la Cigogne, les Lapins, les deux Coqs, les deux Pigeons, le Loup et le Renard.

Attribué à Claude SENE ou BOULARD.

Époque Louis XVI - vers 1788.

Marquise : Haut. 93, Larg. 105, Prof. 61 cm.
Fauteuil : Haut. 95,5, Larg. 66, Prof. 55,5 cm.
Cabriolets : Haut. 91, Larg. 56,5, Prof. 45 cm.
Chaises : Haut. 90, Larg. 51, Prof. 42,5 cm.
(petites restaurations d'usage, quelques petits bouts de pieds, petits sauts de laque et dorure postérieure).

A fine Louis XVI furniture made of a MARQUISE, a flat back ARMCHAIR, two ARMCHAIRS and two CHAIRS. Covered in Aubusson tapestry depicting La Fontaine's Fables. Attributed to Claude SENÉ or BOULARD.

Bibliographie :
- Guillaume Janneau, "Les Sièges", éd. de l 'Amateur - 1993, page 127. Réf. : Note sur les pieds spirales de sièges conservés aux Musée des Art et Décoratif et au Musée du Louvre, par Sené, Delanois et Boulard.
- Pierre Verlet, "Le Mobilier Royal Français", Tome I, Edition Picard - PL. XLVII. Un fauteuil à la Reine par Sené, aux pieds spirales et à décor de perles dans les élégis des côtés du dossier est reproduit.
- Madeleine Jarry, "Le siège Français", Office du Livre, 1973. Un modèle très proche d'un fauteuil à la Reine, conservé au Musée du Louvre, aux pieds spirale, raies de cœur et perles, est reproduit p. 204.

Jean de la Fontaine (1621-1695), s'inspirant d'Ésope publie à partir de 1668 les Fables qui le font accéder à la renommée. Mettant en scène des animaux, il inspire les peintres et illustrateurs de son temps. Jean Baptiste Oudry (1686-1755), peintre de la vènerie royale de Louis XV, entreprend entre 1729 et 1734 de traduire l'œuvre de la Fontaine en dessins. Ces cartons sont tissés seize fois entre 1736 et 1777, à la manufacture de Beauvais puis à celle des Gobelins. Aubusson s'inspire de ce travail dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour garnir les sièges.
Adjugé : 17 000 €
PARTIE de SALON, SIX PIÈCESen bois sculpté, laqué gris "Marie-Antoinette"....
Lot 159
Lot 161
PENDULE dite "SQUELETTE" à quantièmes en bronze doré.
Le cadran annulaire est signé BLAISAU à Paris et émaillé blanc. Il présente des chiffres romains pour les heures, et des chiffres arabes pour les quantièmes. Il est cerclé d'émaux à la façon de COTEAU avec rehauts de blanc fixe et or sur fond bleu. Il est sommé d'une palmette et de guirlandes de feuilles de chêne, ce second motif également repris à sa base. L'arcature supportant le mouvement repose sur un socle en marbre noir sur quatre patins dorés.

Directoire.

Haut. 40, Larg. 20, Prof. 11 cm.

Provenance :
- vente après départ du baron Petiet à Orléans, Me Louis Savot 6 décembre 1985, n°39.
- Grande collection orléanaise.

A Directoire gilt bronze ARCH SKELETON MANTEL CLOCK signed by BLAISAU, Paris, on the dial.

La vogue des pendules dites "squelette" apparaît à la fin du règne de Louis XVI et désigne une forme de pendules laissant apparaître leur mécanisme au moyen d'un cadran annulaire. On voit ainsi se développer une esthétique nouvelle, née des Lumières, et qui préfigure l'ère industrielle.

"Ce type de pendules forme un ensemble à la fois cohérent et d'une grande diversité. L'émail et sa chatoyante polychromie y jouent un rôle décoratif prépondérant. Il apparaît sur le ou les cadrans sous la forme de fines guirlandes et de divers motifs, parmi lesquels les signes du zodiaque. Les structures mêmes de la pendule sont décorées, toujours en émail et la plupart du temps sur fond bleu, de pointillés, d'étoiles, de fleurettes [...]. On retrouve ici l'oeuvre des célèbres émailleurs Coteau et Dubuisson et de quelques autres, dont Georges Adrien Merlet".
in Pierre Kjellberg, "Encyclopédie de la Pendule française du Moyen-Âge au XXe siècle", 1997, éd. de l'Amateur, p. 322.
Estimation : 10 000 € ~ 12 000 €
PENDULE dite "SQUELETTE" à quantièmes en bronze doré.
Le cadran annulaire...
Lot 161
Lot 166
PENDULE aux TROIS MAGOTS
en bronze laqué et doré. Deux des magots soutiennent le cadran circulaire, entourant le dernier qui est juché à califourchon sur le mouvement. Leurs vêtements sont décorés de motifs de fleurs en laque or et rouge à fond noir à la façon de la Chine, dit vernis Martin. Le cadran émaillé blanc de forme circulaire signé "Ene Lenoir à Paris", pour Étienne Lenoir ? Les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes. Le boîtier en métal laqué rouge surmonté d'une plaque finement gravée de rinceaux et de franges.
Balancier au masque d'Apollon rayonnant.

Dans le goût du XVIIIe, XIXe.
Mécanisme datant de la Restauration (1827).

Elle repose sur une base en marbre blanc de style Louis XVI décorée de rangs de perles, de frises de rubans et de fleurettes, cantonnée de quatre pieds toupies.

Haut. 35, Larg. 32, Prof. 15 cm.
Haut. des magots seuls 29 cm.

Provenance :
- pendule achetée le 13 mai 1916 à Bordeaux pour la somme de 5.500 francs auprès de la comtesse d'Hardelot, née Léa Line de Bellegarde. Le reçu signé d'Armand Lefuge précise que le mouvement a été changé et que J.J Rousseau fait mention de cette pendule, tout comme Monsieur de Frémilly dans ses mémoires.
- par descendance, collection particulière, Neuilly-sur-Seine.

A Louis XV style gilt and lacquered bronze MANTEL CLOCK 'AUX MAGOTS'. Movement dated 1827. First third of 19th century.

Le terme "magot" est employé indifféremment au XVIIIème siècle avec celui de "pagode". L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert le définit ainsi : des "figures en terre, en plâtre, en cuivre, en porcelaine, ramassées, contrefaites, bizarres, que nous regardons comme représentant des Chinois ou des Indiens. Nos appartements en sont décorés. Ce sont des colifichets précieux dont la nation s'est entêtée; ils ont chassé de nos appartements des ornements d'un goût beaucoup meilleur. Ce règne est celui des magots".
Estimation : 3 000 € ~ 5 000 €
PENDULE aux TROIS MAGOTS 
en bronze laqué et doré. Deux...
Lot 166
Lot 167
Paire de CHENETS aux SPHINGES

en bronze ciselé, doré et patiné. Les sphinges, en bronze patiné noir, se tiennent couchées sur une base de forme oblongue en bronze doré. Cette dernière est, sur le devant, appliquée d'un masque d'Apollon flanqué de lauriers inscrits dans des rinceaux et, sur les côtés, d'une étoile rayonnante. Ils reposent sur quatre pieds fuselés ornés de godrons torsadés. Les fers à flammes quadripodes sont enrichis d'une urne couverte et d'une flamme, et appliqués d'un motif floral retenu par un ruban noué.

Signature apocryphe de "Thomire à Paris".
Seconde moitié du XIXe d'après un modèle de Pierre-Philippe Thomire.

Haut. 30, Larg. 36, Prof. 10 cm.
(un pied manquant).

A THOMIRE style PAIR of gilt and patinated bronze FIREDOGS depicting SPHINXES. Apocryphal Thomire signature. Second half of the 19th century.

Cette paire de chenets constitue un hommage à Louis XIV et à son célèbre ébéniste et bronzier André-Charles Boulle. C'est lui qui, le premier, applique des bronzes dorés à l'ébénisterie. Nos sphinges sont un hommage à la paire de commodes - les premières de l'histoire ! - livrées à Trianon pour le Roi en 1708. Aux quatre coins sont appliqués - à la façon des espagnolettes - des bustes de sphinges, symbole de puissance. Les pieds de nos chenets, à godrons torsadés, sont les mêmes que ceux des commodes du Roi. Enfin, le masque d'Apollon et les étoiles, les astres rayonnants, sont une référence directe au Roi Soleil.
Estimation : 4 000 € ~ 6 000 €
Paire de CHENETS aux SPHINGES

en bronze ciselé, doré et patiné....
Lot 167
Lot 168
SECRÉTAIRE aux MONTANTS INCURVÉS
en placage d'acajou flammé et acajou. Il ouvre à un tiroir et un abattant découvrant un "castin" en acajou à six tiroirs. En partie basse, il ouvre à deux vantaux découvrant deux compartiments en chêne, dont un à une façade en abattant. Les montants arrière sont en ressaut. Il présente un décor de cadres d'acajou moulurés. Il repose sur une base en ressaut, formant les pieds.
Ornementation de bronzes ciselés et dorés : trois astragales soignent l'abattant des vantaux et du tiroir, anneaux aux lauriers et à pastilles, entrée de serrure ajourées à décor de putti en vis-à-vis et entrée de serrure aux cornes d'abondance, sur l'abattant.
Marbre blanc mouluré d'un cavet.
Estampille martelée : très probablement de RICHTER

Époque Louis XVI.

Haut. 143,5 Larg. 96,8 Prof. 42,2 cm
(petits manques au placage et estampille postérieure de Riesener).

Provenance : Jean-Nicolas Buache, premier géographe du Roi sous le règne de Louis XVI, resté dans sa famille par descendance. Hôtel particulier de Bourges.

A Louis XVI mahogany SECRETAIRE with gilt bronze ornaments. White marble top. Erased stamp. From Jean-Nicolas Buache's collection, First Geographer to the King under the reign of Louis XVI, by descent.

La présence de l'estampille apocryphe de Riesener s'explique sur ce meuble qui est incontestablement un meuble de qualité. Ce secrétaire est rigoureusement calqué sur les dessins des secrétaires de Riesener : la proportion, le choix varié des acajous et les deux entrées de serrure en bronze, fixées sur le tiroir et sur l'abattant. Riesener a eu un tel rayonnement qu'il est normal qu'il soit ou copié ou suivi, dès la fin du XVIIIe siècle. Il est fort possible aussi que " Richter " ait eu une commande d'un secrétaire à la " façon de Riesener".
Adjugé : 16 000 €
SECRÉTAIRE aux MONTANTS INCURVÉS en placage d'acajou flammé et acajou....
Lot 168
Lot 173
CANNE de SEWA HADJI, 1892

de forme fuselée en corne à pommeau renflé orné d'une demi-sphère d'or jaune richement repousée et ciselée d'une frise de rinceaux animée de lion, cerf, tigre et lièvre bondissants. Elle est gravée "Au P. Horne / Souvenir affectueux / de Sewa Hadji / 1892".
Le fût bagué d'un anneau d'or jaune repoussé et ciselé de rinceaux animés d'un lion attaquant une gazelle et de deux chiens de chasse. Bouterolle en or jaune repoussée de rinceaux.

Long. 91,5 cm.
Demi sphère en or : Diam. 5,2 cm, Poids : 18 g.
(fût légèrement courbe, demi-sphère du pommeau déclouée, enfoncements et petits accidents à l'or, fissure d'environ 2 cm).

Provenance : cabinet de curiosités du château de Chenay (Vouzon-en-Sologne), constitué par la petite-fille du créateur de la marque Hispano Suiza.

A horn and gold CANE. Gift from Sewa Hadji to the Pr. Horne, 1892. From the curiosity cabinet of the Chenay castle.


Sewa Hadji (Bagamoyo, Tanzanie, 1851 - Zanzibar, 1897) est un homme d'affaires agissant notamment pour le compte du sultan de Zanzibar. Richissime, il fait fortune en faisant commerce de tissus, de cuivre, de poudre noire mais également d'ivoire et de corne de rhinocéros. Il équipe certaines expéditions vers l'Afrique équatoriale, à l'image de celle de l'explorateur anglais Sir Henry Morton Stanley qui quitte Zanzibar le 17 novembre 1874 et atteint la côte Atlantique en août 1877. Philanthrope, il fonde une école multiculturelle et un hôpital.
Adjugé : 8 000 €
CANNE de SEWA HADJI, 1892de forme fuselée en corne à...
Lot 173
Lot 177
Jules Auguste HABERT-DYS (Fresne, 1850-1930) et
Félix BRACQUEMOND (Paris 1833, Sèvres 1914)
aux ateliers d'Auteuil, Haviland, pour l'Escalier de Cristal
Paire de lampes en barbotine impressionniste, c. 1877-1881.

Décor de fleurs de cerisier sur un fond vert, en forme de gourde reposant sur quatre petits pieds. Spectaculaire MONTURE en bronze à motifs de branches fleuries de cerisier enveloppant chacun des pieds. Le col monté pour un éclairage à l'huile avec des cuivres gravés de fleurs de cerisiers et à motifs de chinoiseries.
Monogramme "JH" du décorateur J. Habert-Dys proche de la monture, marque de la manufacture "HAVILAND", signature et étiquette de l'Escalier de Cristal sous la base.

Haut. 26 cm. Haut. totale 43 cm.
(saut d'émail et éclat au col, percé pour l'électricité).

Provenance :
- Collection Liliane Aussourd, fondatrice et directrice de la maison de Haute couture "Liliane Couture", Paris, Cannes.
- Par descendance, collection particulière, Touraine.

A pair of flask-shaped BARBOTINE LAMPS by Jules August HABERT-DYS for HAVILAND. Signed in gold "Escalier de cristal". Late 19th century.

Dirigé par le graveur Félix Bracquemond, l’atelier parisien d’Auteuil est le laboratoire expérimental de la manufacture Haviland de Limoges. Il produit de 1872 à 1881 des faïences décorées à la barbotine par des peintres issus des cercles impressionnistes. La manufacture de Haviland fournissait notamment le magasin emblématique du luxe français, L'Escalier de Cristal, pour ses services en porcelaine.

Jules Auguste Habert-Dys, originaire du Loir et Cher, passe par l'atelier de Gérôme aux Beaux-Arts de Paris. Il entre à l'atelier d'Auteuil chez Charles Haviland aux côtés d'Ernest Chaplet en 1877. Durant les deux ans qu'il passe chez Haviland, Dys découvre la vogue du japonisme et de la barbotine impressionniste. En 1879, Il quitte l'atelier d'Auteuil pour rejoindre Eugène Schopin à Montigny-sur-Loing.

Bibliographie : Gérard Boue, Pierre-Olivier Fanica, "Céramiques Impressionnistes et Grès Art Nouveau, Barbotines, faïences et grès, Montigny-sur-Loing, Marotte", 1872-1958, Editions Sous le Vent p.73.
Estimation : 1 500 € ~ 2 000 €
Jules Auguste HABERT-DYS (Fresne, 1850-1930) et
Félix BRACQUEMOND (Paris 1833, Sèvres...
Lot 177
Lot 179
Attribué à Giovanni Battista GATTI (Florence, 1816-1889)
Meuble d'entre deux aux putti bachiques

en marqueterie d'ivoire et d'ébène, il ouvre en façade à un tiroir et un vantail et reçoit une crédence foncée d'un miroir dans sa partie supérieure. Il est coiffé d'un fronton brisé couronné de vases en forme de cassolettes. La crédence et les montants sont appuyés sur des colonnes torses soulignées de filets d'ivoire. L'ensemble est orné de décors de grotesques, rinceaux, chimères et putti. Les vantaux présentent des plaques en ivoire gravé à décor de scènes de putti nourrissant un bouc, jouant de la flûte de Pan et cueillant des raisins. Le meuble repose sur des pieds toupies.

Haut. 159, Larg. 89, Prof. 31 cm.
(en l'état).

Provenance : famille Comolet, Paris ; par descendance, Touraine.

Attributed to Giovanni Battista GATTI, Ebony and ivory cabinet with bacchanal of putti engraved. Second half of the 19th century.

Giovanni Battista Gatti est un ébéniste italien spécialisé dans la marqueterie d'ivoire, d'ébène et d'écaille de tortue. Au XIXe siècle, le mouvement historiciste remet à l'honneur les techniques et les motifs du passé. En Italie, la Renaissance est copiée comme le modèle d'un âge d'or. Gatti reprend ainsi les motifs de grotesques qui ont été popularisés par Raphaël dans les Loges du Vatican suite à la découverte des décorations de la Domus Aurea de Néron excavée au XVIe siècle. Les ébénistes italiens sont fameux pour leurs cabinets d'ivoire et d'ébène, notamment dans la région napolitaine vers 1600. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Gatti et ses émules font revivre ces traditions pour des meubles de prestige présentés aux expositions universelles à l'occasion desquelles l'ébéniste triomphe, notamment à Paris en 1855, 1867 et 1878.

Spécimen en ivoire (elephantidae spp) pré-convention. Antérieur au 1er juillet 1947.
Pour une sortie de l'Union Européenne, un CITES de réexport sera nécessaire. Celui-ci sera à la charge de l'acquéreur.
Estimation : 2 000 € ~ 4 000 €
Attribué à Giovanni Battista GATTI (Florence, 1816-1889)
Meuble d'entre deux aux...
Lot 179
Lot 182
Attribué à Alfred GOBERT (Paris, 1822 - La Garenne-Colombes, 1894)
Coffret à bijoux à la toilette de Vénus

de forme rectangulaire en ébène mouluré incrusté de filets d'ivoire (elephantidae spp).
Les quatre faces en cavet renversé et le dessus du couvercle sont ornés de plaques émaillées en grisaille rehaussées de polychromie et d'or.
- Le dessus représente Vénus au miroir entourée d'amours aux bijoux et au vase-fiole de parfum parmi des roses épanouies.
- Sur la face avant, deux amours allégoriques sont ornés, l'un d'une couronne de laurier pour la gloire, et l'autre d'une plume pour la postérité. Ils tiennent les armoiries de la famille Wöytt (parti d'azur et d'or au dextrochère armé d'argent tenant un marteau d'armes) timbrées d'un heaume à lambrequins taré de face.
- Sur les côtés, des amours en allégories de la Peinture et de la Sculpture présentent un monogramme composé des lettres "F" et "B".
- L'arrière présente des amours en allégories de la Musique, de la Science et de la Renommée.
L'intérieur à trois plateaux est gainé de velours rouge.

Style Renaissance, époque Napoléon III.

Haut. 15,5, Larg. 21,5, Prof. 16,5.
(petits accidents).

Provenance : famille Woÿtt, par descendance, château de la vallée de l'Indre.

Attributed to Alfred GOBERT. The Venus and Love JEWEL BOX. Ebony and enameled plates. Napoleon IIIrd period.

Les plaques ornant notre coffret sont à rapprocher des œuvres de l'émailleur Alfred Thompson Gobert (1822-1894), qui exerce à la Manufacture nationale de Sèvres entre 1849 et 1891. Peintre de figures puis directeur des travaux d’art, il réalise notamment un coffret à bijoux conservé au château de Fontainebleau (dans les appartements du Pape) orné également de plaques figurant des amours. Gobert est aussi l'auteur des allégories du Jour et de la Nuit sur l'aiguière de l'Impératrice Eugénie vendue par nos soins en 2016 et préemptée par le palais de Compiègne.

Spécimen en ivoire (elephantidae spp) pré-convention. Antérieur au 1er juillet 1947.
Pour une sortie de l'Union Européenne, un CITES de réexport sera nécessaire. Celui-ci sera à la charge de l'acquéreur.
Adjugé : 2 500 €
Attribué à Alfred GOBERT (Paris, 1822 - La Garenne-Colombes, 1894)...
Lot 182
Lot 184
VASQUE et SELLETTE JAPONISANTES
d'après Théodore DECK, par MILET, DIFFLOTH et VIARDOT.

VASQUE JAPONISANTE de forme circulaire en grès émaillé à décor de bignones de couleur orangée sur fond jaune, ornée en léger relief de branches de cerisier fleuri ; l'aile bleue turquoise à frise feuillagée.
Signatures E. Diffloth sur la panse et de O. Milet Sèvres sous la base avec le n°496.
Manufacture de Milet à Sèvres.
Haut. 30,5 Diam. 50,5 cm.
(fêles de cuisson, éclats et petits accidents).

Sur sa SELLETTE de PRÉSENTATION en bois teinté à plateau circulaire mouluré souligné en ceinture de motifs sinisants sculptés et ajourés et reposant sur quatre pieds galbés terminés par des griffes, réunis par une tablette d'entretoise.
Travail de Gabriel VIARDOT (Paris, 1830-1906).
Haut. 64,5 Diam. 48 cm.
(manque).

Provenance : selon la tradition familiale commande directe à Viardot de Charles Quartero (né à Médéa en 1866), propriétaire terrien à Cherchell (Algérie) ; par descendance.

JAPANESE-INSPIRED enameled limestone BASIN and wooden STAND. After Théodore DECK, by MILET, DIFFLOTH and VIARDOT. The basin signed by Diffloth and Milet, Sèvres. Provenance: according to the owner's family, ordered to Viardot by Charles Quartero (born in Medea in 1866), landowner in Cherchell (Algeria). By descent.

Spécialiste des procédés de décor en relief et des craquelés, Émile DIFFLOTH (1856-1933) est l'un des peintres de la manufacture d'Optat MILET (1838-1911) active à Sèvres à partir de 1866 et qui remporte une médaille d'or à Paris lors de l'exposition Universelle de 1889. Milet, qui fut formé par la Manufacture de Sèvres avant d'ouvrir son propre four, est notamment réputé pour avoir su retrouver le rouge de cuivre inventé par les Chinois. Notre vasque s'inspire de travaux que Théodore DECK (1823-1891) réalise à la même époque, comme en témoigne une vasque comparable, également sur une sellette de Viardot, vendue récemment à Paris (vente Aguttes, 19 juin 2013, n°24).

Bibliographie : Florence Slitine, "Milet : La plus importante manufacture privée de céramiques de la ville de Sèvres" in Revue de la société des amis du musée national de la céramique.
Estimation : 2 000 € ~ 3 000 €
VASQUE et SELLETTE JAPONISANTES 
d'après Théodore DECK, par MILET, DIFFLOTH...
Lot 184
Lot 186
Henry GUTTON (Paris, 1874 - Nancy, 1963)
CANAPÉ corbeille trois places en noyer mouluré et sculpté à décor de feuilles d'acanthe et fleurs de lotus, au dossier chantourné dont les traverses sont sculptées d'un axe triple enrubané. Pieds cambrés enroulement.
Meuble dessiné par Henry Gutton et réalisé dans l'atelier de l'École des Beaux-Arts de Nancy.

Haut. 100, Larg. 200, Prof. 72 cm.

JOINT : BERGÉRE cannée à décor gravé de fleurettes sur le dossier, coquilles sculptées sur la ceinture, pieds cambrés à enroulement.
Travail Art Nouveau d'inspiration XVIIIe, style Louis XV.
Haut. 104, Larg. 61, Prof. 51 cm.
Cette bergère se rapproche du style de notre canapé par Henry Gutton mais présente des ornements différents.

Henry GUTTON. A walnut Art nouveau THREE-SEATS SOFA. Early 20th century.
INCLUDING a Louis XV style caned BERGERE. Early 20th century.

Henry Gutton, neveu de l'architecte nancéen Henri Gutton (1851-1933), étudie à l'École des Beaux-Arts de Paris avant de rejoindre le cabinet d'architecture de Victor Laloux. Son application lui permet d'obtenir une médaille d'or à l'Exposition de 1900. Il collabore avec son oncle et avec Émile André pour des projets dans la région de Nancy. Il reste célèbre pour la construction du Grand Bazar de la Rue de Rennes entre 1906 et 1907, bâtiment de style Art Nouveau qui se veut le manifeste de l'École de Nancy, aujourd'hui détruit. Il devient après la guerre administrateur des Magasins réunis et réalise des cités-jardins et des projets d'urbanisation avec son fils André. Artiste polyvalent, il dessine également du mobilier s'inspirant des formes du XVIIIe siècle auxquelles s'ajoutent les influences régionales nancéennes.
Adjugé : 1 200 €
Henry GUTTON (Paris, 1874 - Nancy, 1963)CANAPÉ corbeille trois places...
Lot 186
Lot 223
Superbe et fine ÉPÉE de COUR ou de PRÉSENT.
Monture en vermeil ciselé enrichie de pierres du Rhin taillées à facettes façon diamant, émail, or. Pommeau en olive à bandes striées sur les côtés, garni sur le devant et le dos de deux médaillons ovales en émail bleu constellé de petites étoiles d'or, enrichi sur le pourtour d'une suite de petites pierres taillées à facettes.
Fusée décorée des mêmes médaillons ornés sur le pourtour de quatre fleurs et quatre chapelets de pierres taillées à facettes en suite.
Garde à une branche et pas d'âne, ornée en suite de deux médaillons enrichis de petites pierres ainsi que le noeud de corps. Quillon aplati à motif de fleurs taillées en suite. Clavier décoré de quatre médaillons, deux ronds et deux ovales, en émail bleu constellé d'étoiles, entrecoupées de quatre fleurs en pierres taillées à facettes.
Dessous du clavier gravé, ciselé de quatre médaillons fleuris reliés par une guirlande de feuillages.
Lame triangulaire gravée, dorée et bleuie au tiers à décor de feuillages et de rinceaux feuillagés.

Poinçon de charge et décharge (moyens ouvrages) : Paris 1781-1789.
Poinçon de jurande : Paris 1786
Poinçon de maître orfèvre : G, une épée mise en pal et ferue dans une couronne, G

T.B.E. Manque le fourreau. Époque Louis XVI, vers 1785.

Long. 100 cm.
Présenté dans un écrin moderne de protection.

A super fine Louis XVI period silvergit COURT SWORD set with 515 rhinestones. Decorated with blue enamel medallions with gold stars. C. 1785.

Récapitulatif des pierres :
- Sur le pommeau : 37 pierres (1+18x2)
- Sur la fusée : 224 pierres (112x2)
- Virole haute : 20 pierres.
- Virole basse : 18 pierres.
- Sur le quillon : 18 pierres (9x2).
- Sur le nœud de corps : 30 pierres (15x2).
- Sur le clavier et le pourtour : 172 pierres.
Soit 515 pierres environ.

Pièces en rapport :
- La pièce la plus proche de la nôtre est indéniablement une épée de cour conservée au Victoria & Albert Museum (M.516-1956). Datée de 1785 et attribuée à un orfèvre tourangeau, elle possède une lame d'un fourbisseur parisien, Pichon, exerçant son art rue St Honoré. Pichon exerça entre 1767 et 1790 et fut fourbisseur du Comte d'Artois, le futur Charles X.
Les similitudes sont flagrantes sur le travail d'orfèvrerie de la garde. La technique tout d'abord, l'argent doré travaillé à pointes de diamant, mais surtout, l'ajout de motifs incrustés de pierres taillées à facettes et de médaillons émaillés. Ces médaillons d'émail bleu à décor de semis d'étoiles d'or sont identiques sur les deux épées. Autre travail très proche, le guillochage de la branche de garde et du quillon, ainsi que la ciselure et le décor du dessous du clavier.
- On notera également une seconde épée, qui peut être attribuée au même orfèvre, passée en vente chez le marchand londonien d'armes anciennes Peter Finer. On retrouve là aussi le travail d'argent doré, de frises de pierres travaillés à facettes et d'émaux bleus à décor de semis d'étoiles d'or.

PRÉSENTATION vidéo par Jean-Claude Dey sur rouillac.com
Estimation : 40 000 € ~ 60 000 €
Superbe et fine ÉPÉE de COUR ou de PRÉSENT.
Monture en...
Lot 223
Lot 224
Belle ÉPÉE de COUR.
Monture en fer sur fond amati damasquiné d'or. Fusée filigranée d'argent. Pommeau rond. Garde à pas d'âne à une branche et coquille bivalve. L'ensemble richement ciselé et doré.
Pommeau rond à décor d'une scène d'intérieur animée de personnages.
Garde ciselée de rinceaux feuillagés, nœud de corps présentant deux personnages à l'antique dont un en arme. Clavier bivalve ciselé en fort relief de scènes mythologiques, personnages, cavaliers et chevaux.
L'ensemble sur fond amati doré.
Lame triangulaire (piqûres) de 91 cm.

Époque Louis XV, 1740-1750.

Belle monture en bon état, lame piquée, S.F.

Provenance : Collection de John F. Hayward, Sotheby's London, 1er novembre 1983.
M. Hayward, historien de l'art, directeur associé chez Sotheby's. Il a notamment écrit des articles scientifiques sur l'évolution des armes et des armures.

A fine Louis XV period COURT SWORD. Iron with damascened gold mounting. Watermarked silver spindle. Triangular cross blade. From John F. Hayward collection, Sotheby's London, november 1st 1983. M. Hayward, Art Historian, Associate Director at Sotheby's.

Oeuvres en rapport :
- Catalogue of european court swords and hunting swords including the Ellis, de Dino, Riggs and Reubell collections.
Bashford Dean, New York, 1929.
Voir un modèle de facture très proche avec d'autres scènes mythologiques sous le n°62 p.33 et planche XLVIII.
- Armes de l'antiquité à nos jours. Flammarion. Voir un modèle de facture proche p. 112.
Adjugé : 2 200 €
Belle ÉPÉE de COUR.Monture en fer sur fond amati damasquiné...
Lot 224
Lot 228
Belle ÉPÉE D'ACADÉMICIEN de Louis LANDOUZY par la "Maison Falize".
Monture en vermeil. Fusée et pommeau en ivoire sculpté représentant "Athéna casquée" portant une cuirasse à décor d'écailles et tête de Méduse en vermeil. Garde à une branche ornée de feuilles de laurier surmontée d'un serpent enlacé, noeud de corps à quatre demi-oreillons ciselés de feuillages et quillon ciselé à jours d'un caducée (faisant référence à la carrière de médecin). Clavier sculpté à jours, enrichi de trois blasons sur deux "L" entrecroisés (ses initiales), à gauche les armes de "Picardie" (berceau de la famille, Landouzy la Ville), au centre celles de "Paris" (lieu où il exerce une partie de sa carrière) et à droite celles de "Reims" (où Landouzy est né). Lame triangulaire de "Coulaux à Klingenthal", gravée au tiers de rinceaux feuillagés. Fourreau en chagrin noir à deux garnitures en vermeil. Chape à bouton ovale ciselé et gravé "Onus et Honos" (Honneur et responsabilité, la devise que l'on retrouvait sur son cachet). Bouterolle à décor en suite.
Signé sur le noeud de corps " Falize Orfvre Paris ".

Poinçons sur le noeud de corps et sur la chape, poinçon au double "F" en symétrie entrecoupé d'un noeud perlé (Falize) et poinçon hure de sanglier.

B.E. vers 1913.

Long. 88 cm.

Présentée dans un écrin en chagrin noir décoré de fines striures, enrichi sur le pourtour aux petits fers de filets et de frises or, gainé à l'intérieur de velours de soie ivoire.
Fermant par quatre crochets.

The vermeil an ivory SWORD of the academician Louis Landouzy by the silversmith Falize. Circa 1913.

Spécimen en ivoire (elephantidae spp) pré-convention. Antérieur au 1er juillet 1947.
Pour une sortie de l'Union Européenne, un CITES de réexport sera nécessaire. Celui-ci sera à la charge de l'acquéreur.

PRÉSENTATION vidéo par Jean-Claude Dey sur rouillac.com

Une épée d'académiciens par Falize

La maison Falize ouvre ses portes au début des années 1840 et fut un des plus grands joailliers et orfèvres de son temps. La maison ferme en 1936, après que trois générations de Falize s'y soient succédées. Au total, la maison Falize a réalisé une centaine d'épées d'académiciens, dues notamment à André (1872-1936) et Pierre Falize (1875-1953). Les Falize eurent comme clientèle la famille impériale russe, la famille royale roumaine, Sarah Bernhardt, Colette et bien d'autres. Des productions de la maison Falize sont exposées au Musée des Arts Décoratifs à Paris.

Né à Reims, fils de médecin, Louis Landouzy (1845-1917) étudie dans sa ville natale puis à Paris, où il obtient son doctorat en 1876. Doyen de la faculté de Paris, il est élu membre de l'Académie des sciences en 1913 puis à l'académie de médecine en 1917. Il est connu pour ses travaux sur la déviation conjuguée de la tête et des yeux au cours des lésions cérébrales et pour sa description, avec Déjerine, de la myopathie atrophique progressive. Il est commandeur de la Légion d'honneur
Estimation : 7 000 € ~ 8 000 €
Belle ÉPÉE D'ACADÉMICIEN de Louis LANDOUZY par la "Maison Falize".
Monture...
Lot 228
Lot 229
GLAIVE de l'ÉCOLE de MARS.
Poignée en bronze ciselé d'écailles. Garde en fer à une branche courbée aux deux tiers. Nœud de corps rectangulaire en laiton enrichi de deux demi oreillons décorés de " bonnets phrygiens " en relief portant deux quillons inclinés vers le bas se terminant par deux olives en laiton. Large lame droite à arête centrale. Fourreau en bois et laiton découpé portant deux pitons porte anneaux au tiers supérieur, à deux crevées garnies de feutre écarlate. Bouterolle et dard ornés à décor repoussé de palmettes.

B.E. Époque révolutionnaire.

Long. hors tout 67 cm.

A SHORT SWORD FOR 'L'ÉCOLE DE MARS'. Chiseled bronze handle. Iron trigger guard. French revolutionnary period. L'École de Mars, named after the Roman god of war, was a civic and military training school during the French Revolution.

L'École de Mars est une école dispensant un enseignement militaire et civique pendant la Révolution française. Créée par décision de la Convention nationale du 13 prairial an II (1er juin 1794), l'École de Mars est installée dans la plaine des Sablons, à Neuilly-sur-Seine, aux portes de Paris. Elle doit recevoir de jeunes citoyens, six par district, choisis parmi les fils de sans-culottes. Il est prévu qu'ils y reçoivent une instruction militaire afin de fournir les cadres de l'armée, mais aussi qu'ils soient formés " à toutes les vertus républicaines ". Elle compte 3 468 élèves. Le 2 brumaire an III (23 octobre 1794), la Convention thermidorienne décide sa fermeture qui se déroule du 3 au 15 brumaire. On retrouve plusieurs de ses élèves dans les registres de contrôle des troupes comme sous-officiers ou officiers jusqu'à l'Empire.

Adjugé : 1 200 €
GLAIVE de l'ÉCOLE de MARS.Poignée en bronze ciselé d'écailles. Garde...
Lot 229
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