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GRAVURES, TABLEAUX & DESSINS MODERNES

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Lot 263
ENSEMBLE de 6 vues d'optiques aquarellées d'ESPAGNE, TURQUIE, JERUSALEM.
Gravures à l'eau forte éditées par Chéreau, Lachaussée, Daumont et Basset.
Légende à l'endroit et inversée, annotation manuscrite à l'encre brune reprenant la légende.
Seconde moitié XVIIIe.

Haut. 34 Larg. 53 cm (piqures d'humidité)

Les vues d'optiques témoignent d'une vogue des images en perspective, montrées dans les salons dès la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle. Ce lot présente des vues de villes d'Espagne (Séville, Bilbao). On peut aussi admirer une vue de la Maison du Plaisance du Grand Mogol à Dély, ainsi qu'une scène de festin à Tiflis donné par le grand vizir. Une vue de la ville de Jérusalem porte la légende suivante: "Jérusalem, ville capitale de la Palestine sous David et Salomon, et si célèbre par son Temple et les magifiques ouvrages que ses deux Princes firent bâtir et par les Miracles qui s'y firent opérés. Elle est aujourd'huy sous la domination des Turcs, il y a un couvent de Cordeliers qui paye Tribut au Grand Seigneur."

Jacques François Chéreau rachète le fonds d'estampes de son grand-père en août 1776 rue saint Jacques, il meurt en 1794. Laurent Pierre Lachaussée, graveur et éditeur, s'installe le 4 février 1777 rue Saint-Jacques, il meurt le 1er mai 1782. Jean-François Daumont, éditeur actif dès 1740, demeure rue Saint-Martin, il cesse ses activités vers 1780. André Basset a racheté les planches gravées provenant des fonds des éditeurs Daumont et Lachaussée.
Estimation : 500 € ~ 700 €
ENSEMBLE de 6 vues d'optiques aquarellées d'ESPAGNE, TURQUIE, JERUSALEM.
Gravures à...
Lot 263
Lot 375
Maximilien LUCE (Paris, 1858-1941)
" Appareilleurs ", c. 1910.
Huile sur bois signée en bas à droite et titrée au dos sur une étiquette de la galerie Bernheim Jeune & Cie n°183942 ".

Haut. 21,5, Larg. 73 cm.

Provenance :
- galerie Bernheim Jeune, 15 rue Richepanse à Paris, exposition "M. Luce", du 14 au 19 novembre 1910. L'une des trois esquisses d' Appareilleurs référencées sous les numéro 2, 47 ou 54.
- ancienne collection du peintre René Prin (1905-1985) à Pacy sur Eure, acquis en 1947.

Notre tableau est à rapprocher de plusieurs oeuvres de Maximilien Luce, en raison d'un format de frise relativement proche et d'une iconographie portant sur les travailleurs :
-Maximilien LUCE, Paris, Les Halles, vers 1905-1910, huile sur carton, Haut. 14, Larg. 55, 3 cm., signé en bas à droite, collection particulière (Bouin-Luce, Jean, Bazetoux, Denise, Maximilien Luce : catalogue raisonné de l'œuvre peint, t. II, Paris, JBL, 1986, p. 229).
- Maximilien LUCE, Les Trimardeurs, s.d., huile sur carton, Haut. 15, Larg. 45, 5 cm., cachet de l'artiste en bas à droite, collection particulière (Bouin-Luce, Jean, Bazetoux, Denise, op. cit, p. 227).
-Maximilien LUCE, Paris, Les Quais, s.d., huile, frise, signé en bas à droite, Lausanne, collection particulière (Bouin-Luce, Jean, Bazetoux, Denise, op. cit, p. 231).
-Maximilien LUCE, Paris, Les Quais de Seine, 1918, huile sur panneau, Haut. 15, 5, Larg. 75, 5 cm., collection particulière (Bouin-Luce, Jean, Bazetoux, Denise, op. cit, p. 231)

Bibliographie :
- Bouin-Luce, Jean, Bazetoux, Denise, Maximilien Luce : catalogue raisonné de l'œuvre peint, 2 vol., Paris, JBL, 1986, pp. 204 à 206.
- Ferretti Bocquillon, Marina, (dir.), Maximilien Luce néo-impressionniste, Giverny, Musée des impressionnismes Giverny, Milan, Silvana Editoriale, 2010.
Estimation : 3 000 € ~ 5 000 €
Maximilien LUCE (Paris, 1858-1941) 
" Appareilleurs ", c. 1910.
Huile sur...
Lot 375
Lot 377
Maurice DENIS (Grandville, 1870 - Paris, 1943)
Eloa attirée par l’Ange ténébreux, 1917.
Toile marouflée sur panneau.
Envoi au dos "Au Docteur Galimard / cette esquisse de Maurice Denis / (pour l'illustration d'Éloa) / en souvenir de ses années de / travail aux Grillons du Prieuré / B M Denis"

Haut. 27 Larg. 21 cm (deux rayures en haut à gauche)
Panneau de 28 x 22 cm.

Provenance : collection du docteur Galimard (1912-2008), psychiatre et pédiatre à Versailles, par descendance.

Nous remercions madame Claire Denis qui nous a apporté les précisions ci dessous et qui émettra un certificat pour cette œuvre. mauricedenis.com

Expert/assesseur près le tribunal pour enfants, consultant au diocèse, outre la pratique des psychanalyses, le docteur Galimard s'est beaucoup intéressé aux enfants en difficultés mentales, sociales, familiales et scolaires, à son cabinet ou dans des établissements spécialisés. Il a publié plusieurs ouvrages. Bernadette Denis, seconde fille du peintre, s'occupait d'un Institut médico-pédagogique de 50 pensionnaires, dépendant de la DDASS, au Prieuré de Saint Germain en Laye, demeure de l'artiste de 1915 à 1943 et maintenant musée lui étant consacré.

Illustré par 24 bois de Maurice Denis, le poème d'Alfred de Vigny, " Éloa ou la soeur des anges ", est publié en 1917 à Paris. Ce texte qui fit la gloire du poète en 1824 narre la détresse d'Éloa, un ange qui ne parvient plus à se réjouir dans le concert divin du fait de l'absence d'un de ses frères, Lucifer. Voulant le sauver, Éloa finalement se perdra.

Ce travail d'illustration marque la coupure de la guerre chez Maurice Denis, avec ses "larmes raffinées de bleu sombre répondant à celle que le Christ verse au début du poème sur le corps de Lazare, et prélude aux deux grands tableaux de repliement et de résurrection qui suivent."
(J-P Bouillon, "Maurice Denis l'estampe et le livre", cat. exposition au musée d'Orsay, Paris, 2006)
Estimation : 3 000 € ~ 5 000 €
Maurice DENIS (Grandville, 1870 - Paris, 1943)
Eloa attirée par l’Ange...
Lot 377
Lot 440
ÉLISABETH GIRARD (Saint-Benoît-sur-Loire, 1931 - 2005)

C'est une profonde douleur qui, en 1991, pousse Élisabeth Girard à créer. "Ne pouvant pas dire, mais essayant de communiquer, la peinture est devenue un mode d'expression, permettant de suggérer sans jamais imposer". Partant de ce postulat, elle se tourne ainsi naturellement vers l'abstraction lyrique. Elle souhaite traduire un moment fort, une expression de soi et amener l'autre à le partager, à "être dans la toile, se laisser guider, entrer dans la matière". Ainsi, certaines de ses œuvres se lisent mieux dans la pénombre que dans la lumière. Un critique analyse avec justesse cette relation entre ses émotions et sa peinture : "L'on vit apparaître les couleurs de l'herbe tendre du printemps, les couleurs de la moisson, mais aussi les rouges profonds, les bleus intenses reflétant autant d'états d'âme. (...) Pour elle la peinture est toujours l'expression d'une sensation passagère, d'une force qui à un moment donné s'impose.
Elle revendique une proximité avec certains maîtres, chacun d'entre eux faisant naître chez elle une émulation particulière : "peindre avec autant de sensibilité que Cy Twombly, avoir autant de rigueur dans les recherches nouvelles que Richter, être aussi inventif avec des matériaux composites que Sigmar Polke, recréer le monde en le prenant à bras le corps comme Kiefer dans la Kaballe, inventer une représentation qui vous est propre comme Bacon". Quelle exigence ! Et puis il y a Zao Wou-Ki dont l’œuvre condense probablement toute cette recherche d'excellence présente chez Elisabeth Girard.
"Je ne suis pas peintre dans la mesure où la technique ne m'intéresse pas, la mode non plus, la convention sociale non plus. La peinture c'est un moyen d'expression propre. Partir d'une matière, la travailler jusqu'au bout de soi. Ne jamais redire. C'est un droit à la vie".
Se libérer en restant libre.
ÉLISABETH GIRARD (Saint-Benoît-sur-Loire, 1931 - 2005)

C'est une profonde douleur qui,...
Lot 440
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