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MANUSCRITS & FONDS MAUBLANC
Mardi 28 septembre 2021

HOMMES ET FEMMES DE LETTRES, 1919-1939

Lot de + de 140 pièces, correspondance d’écrivains, poètes, critiques littéraires, journalistes, intellectuels, historiens… dont :

- 2 L.A.S. Romain ROLLAND (1866-1944), écrivain et prix Nobel de littérature ;
- 2 L.A.S. Emmanuel SIGNORET fils, poète + poèmes inédits : « Les Canulardes - poèmes bohèmes », tapuscrit avec corrections manuscrites, mars 1925, 26 pages in-4 ; « Le Manège », tapuscrit, 1935, 1 page in-4 ;
- 5 L.A.S. et P.A.S. Maurice BOUCHOR, poète ;
- 2 L.A.S. Jean HÉRITIER (1892-1969), journaliste, écrivain, militant royaliste et antisémite ;
- 3 L.A.S. et P.A.S. William Léonard SCHWARTZ (1888-1955), écrivain anglais ;
- 10 L.A.S. et P.A.S. Jean BAUCOMONT (1891-1967), poète ;
- 5 L.A.S. Maurice PARIJANINE (1885-1937), écrivain ;
- 2 L.A.S. Henry DANIEL-ROPS (1901-1965), écrivain ;
- 18 L.A.S. et P.A.S. (en mauvais état) Germaine BEAUMONT (1890-1955), écrivain, journaliste et poète, amie et « amour convoité » de René Maublanc ;
- 2 L.A.S. Marc Adolphe GUÉGUAN (1891-1959), poète de l’île d’Yeu ;
Marcel ABRAHAM, écrivain ; Henri ARNOLD ; Aurélie Octavie de Faucamberge dite Madame AUREL, romancière et essayiste qui tenait un salon littéraire à Paris (3) ; André BILLY, écrivain ; Paul BOYER, professeur de russe ; Emile BURÉ, journaliste ; Albert CAZES (3) ; Fanny CLAR, journaliste et écrivain (2) ; Henri CORBIÈRE ; Edmond DELAGE, journaliste, poète et romancier (4) ; Tristan DERÈME, poète ; Luc DURTAIN, poète et romancier (6) ; Louis EISENMANN ; Edmond EPSTEIN, gendre d’Antoine PINAY, intéressante correspondance au sujet du lancement d’un nouveau magazine en 1931 (10) ; Andrée FORNY, féministe ; James George FRAZER, anthropologue écossais ; René GEORGIN ; Alfred GERNOUX (2) ; Victor GOLOUBEV, professeur d’histoire de l’art oriental ; André GUÉRIN, journaliste ; Fernand GREGH, poète ; Guy de LABATUT ; Gustave LANSON ; Yves LÉVY ; Ossip LOURIÉ, écrivain russe ; Fernand LOT, poète et essayiste (2) ; Georges-Armand MASSON ; Lucien MAURY ; Albert MAYBON ; Gérard MILHAUD (2) ; Édouard MONOD-HERZEN (8) ; Odette de MOURGUES (2) ; Henri NADEL, poète et romancier ; André PIGANIOL, archéologue et historien (2) ; Georges PIOCH, journaliste ; Madeleine PISSARRO ; Jean PUPIER (3) ; Emmanuel ROBIN, écrivain (5) ; Marcel TOUNY-LÉRIS, poète ; René TRINTZIUS, écrivain ; André WURMSER ; etc.

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Adjugé : 380 €
MANUSCRITS & FONDS MAUBLANC
Mardi 28 septembre 2021

[Guerre 1914-1918]
RENE MAUBLANC ET SON ENGAGEMENT VOLONTAIRE, 1914-1915

Lot de + de 80 pièces dont :

- Ligue des Volontaires de la Seine : statuts imprimés de la Ligue des Volontaires de la Seine, 2 pages in-8; fiche individuelle de R.M., étudiant en lettres délivrée le 10 novembre 1914, par le bureau de recrutement de la ligue des Volontaires de la Seine; documents nécessaires lors de son inscription (2 extraits d’acte de naissance, janvier et octobre 1911; certificat de résidence daté du 4 octobre 1911 délivré à Nantes; certificat d’identité et de résidence attestant son domicile au 9 rue Castellane à Paris, délivré le 11 novembre 1914; L.A.S. du 11 novembre 1914 du propriétaire du logement loué et occupé par René Maublanc et son frère Édouard) ;

- Secours de chômage: arrêté du préfet du département de la Seine concernant la création du fonds de chômage; notes manuscrites intitulées «préfectorales», 7 pages in-8; journal manuscrit de 21 pages in-8 dans lequel R.M décrit en détail le local, ses collègues et son activité au sein de cette mission; diverses lettres de plaintes et de dénonciations ; plusieurs notes manuscrites de R.M. décrivant les multiples situations vécues par les Parisien(nes) ; brouillon de lettre manuscrite de R.M. écrite le 13 décembre 1914 en réponse à un article paru et écrit par Gustave Téry sur l’allocation chômage, 5 pages in-8 ; textes de la conférence «secours de chômage» tenue par R.M. à la mairie du IIe arrondissement le 31 janvier 1915, 17 pages manuscrite in-8 et à la salle de l’Elysée-Montmartre le 28 mars 1918 14 pages manuscrites in-8 ; 3 L.A.S. à entête «Revue de Paris», écrites par R.M., les 15 février, 7 mars et 1er avril 1915 adressées au responsable du bureau de bienfaisance mobilisé sur le front, dans lesquelles il fait part de l’activité du bureau ; 8 croquis au crayon par R.M. ; photo de groupe du personnel du bureau de chômage, 11 x 18 cm ;

- Bureau des renseignements militaires: manuscrit de 11 pages in-8 relatant sa mission et anecdotes; exemples de fascicules administratifs à remplir; plusieurs notes manuscrites de récits et anecdotes ;

- Revue de Paris: Épreuve avant impression d’un numéro de la Revue de Paris avec corrections et ratures manuscrites d’Ernest Lavisse et cachet de l’imprimeur daté du 2 septembre 1915; 7 L.A.S. de Jean POIRIER, archicube et son acolyte à la Revue de Paris, 1916-1917 et cliché photographique datée du 14 septembre 1916 ; 3 notes manuscrites d’Ernest LAVISSE ; 5 L.A.S. de contributeurs à la revue dont Charles RICHET, prix Nobel de physiologie ; Albert DEMANGEON, géographe ; Edmond SÉE, dramaturge et critique de théâtre.

- Musée de l'Armée: «sur le service des périodiques, 31 août 1918», tapuscrit de 22 pages in-4 + notes manuscrites.

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MANUSCRITS & FONDS MAUBLANC
Mardi 28 septembre 2021

[Arts-Politique]
RÉUNION de 8 MISSIVES adressées à Stephen PICHON (1857-1933), député et bras droit de Georges Clémenceau :

L.A.S., 1892, Jules DALOU (1838-1902), sculpteur, 3 pages in-8 : « 9 avril 1892 Mon cher Pichon (…) quant aux statues dont vous me parlez, entre nous soit dit, je doute beaucoup du résultat. Ce choix à travers les âges ne me présage rien de bon au point de vue artistique, et je préfère de beaucoup ne pas tomber dans le four collectif que je redoute (…) je vous engage en ami de ne pas trop vous occuper de cette affaire là, vous verrez. Je crois bien que finalement le résultat me donnera raison, je le regrette. Quoiqu’il en soit vous êtes bien gentil d’avoir pensé à moi, je ne sais si d’autres y penseront de même, mais je n’accepterais pas ; une seule d’ailleurs me parait touchante : celle de l’adorable Vergniaud ; mais encore je préfère attendre quelque retour sur l’esquisse en question, qui sait !... » Le musée Carnavalet conserve l’esquisse préparatoire à la statue de Vergniaud qui devait être un élément du monument à la Révolution française, commandé par l'Etat à Jules Dalou en 1892.

6 L.A.S. et P.A.S., 1888-1893, Jean-François RAFFAËLLI (1850-1924), peintre et sculpteur, 8 pages in-8 ; demandes d’intervention auprès de Stephen Pichon et réalisation de son portrait dont : « 10 février 1893 Mon cher ami nos rendez-vous sont toujours impossibles avec les événements politiques, votre duel ces jours derniers, au sujet duquel j’ai été prendre de vos nouvelles à « La Justice », j’espère que vous êtes tout à fait remis ? Je me tiens à votre entière disposition pour le jour et l’heure que vous voudrez bien me fixer afin de finir notre portrait. Je voulais, à l’une de ces séances, vous parler d’un jeune littérateur. M. Gustave Chanteclair qui vous remettra cette lettre et auquel je voudrais bien, par mes amis, trouver une situation qui lui permette de vivre et de faire de la littérature sans avoir besoin de courir après la pièce de vingt francs (…) Il serait heureux de trouver le plus petit emploi soit à la ville soit dans un ministère quelconque. Vous qui êtes tout puissant soyez donc assez bon pour faire pour le mieux ?... »

L.A.S., s. d. [entre 1899 et 1905], Fernand GAVARRY (1856-1931), écrivain et diplomate, 1 page ½ in-8 : « Cher ami merci pour votre bonne intervention auprès de M. Delcassé [ministre des Affaires étrangères]. Elle sera inutile malheureusement car le ministre m’a fait dire qu’il ne pourrait pas me donner la rosette encore. C’est une nouvelle infamie du parquet contre moi. Vous me donnerez cette rosette vous-même quand vous serez ministre des Affaires étrangères… »
Joint : Note manuscrite de Stephen Pichon titrée « Notes pour M. C[lémenceau ?] – Le prince royal en Lorraine, les événements d’Aigues-Mortes », 8 pages in-4 – Menu et liste des invités au banquet offert au président de la République par la colonie française de Londres au Hyde Park Hotel à Londres le 26 juin 1913 – P.A. Maurice DRUON (1918-2009), écrivain. – L.A.S., 3 octobre 1849, Ferdinand François CHÂTEL (1795-1857), ecclésiastique schismatique de l'Église catholique, fondateur de « L’Eglise catholique française », y détaillant les points de dissidence sur la discipline et les formalités à remplir pour la bénédiction nuptiale.

Adjugé : 170 €
MANUSCRITS & FONDS MAUBLANC
Mardi 28 septembre 2021

GEORGES MAUBLANC (1844-1920) AVOCAT NANTAIS ET PERE DE RENE MAUBLANC

Lot de + de 100 documents dont :

- Certificat de première communion, église du lycée de Nantes, 24 juin 1855 ; 6 cartes d'inscription à l'université de Rennes et de Paris, 1862-1866 ; + de 13 manuscrits, in-fol. et divers, 1865-1867, prises de notes et synthèses en tant qu'étudiant en faculté de droit et de lettres, sur les thèmes de la Constitution de l'an VIII, organisation du pouvoir judiciaire, la religion, le divorce, les beaux-arts, le droit de tester, la propriété, la propriété littéraire, la liberté religieuse ; 2 plaquettes «é de droit de Paris, thèse de licence», 1866, 62 pages in-8 ;
- Relations de voyage en Bretagne, en Orient et en Italie, 6 pages manuscrites in-fol. relatant un voyage en Bretagne en 1866 + 2 petits albums oblongs contenant les dessins au crayon des monuments et paysages croqués par Georges Maublanc dont le vieux moulin et la vieille fontaine à Huelgoat, le chapitre Saint Fiacre au Faoüet, château de Rustéphan près de Pont-Aven, église et maison à Pen-March, etc ;
- 13 L.A.S., 59 pages in-8, adressées à sa tante, écrites entre le 11 août et le 21 octobre 1869, de Munich, Vienne, Bucarest, Constantinople, Athènes, Smyrne, Beyrouth, Damas, Jérusalem, Le Caire + passeport à l'étranger pour aller en Allemagne, Autriche, Grèce, Turquie et Egypte. Récit détaillé à travers l'Europe, les Balkans et le Moyen-Orient ;
- 7 L.A.S., 33 pages in-8, adressées à sa tante, écrites entre le 2 septembre et le 8 octobre 1874, de Toulon, Gênes, Florence, Rome, Naples et Venise. + 2 L.A.S. d'Aristide Van ISEGHEM, 4 pages in-8, 6 octobre et 8 novembre 1867, écrites de Florence et de Palerme + L.A.S. d'avril 1865 écrite de Venise ;
- Documents de carrière: diplômes de bachelier et licence en droit, recrutement militaire, nominations aux conseils d’administrations, fonctions d’élu, etc ;
- 8 manuscrits in-fol., conférences tenues par Georges MAUBLANC, sur: Hoche ; la vie de Lakanal ; l'insurrection vendéenne de 1832 (conférence faite au cercle Franklin le 12 avril 1872); les sources du Nil (conférence tenue au cercle Franklin le 7 février 1873 et à Polytechnique en janvier 1874); la vie de Théophile Malot de la Tour d'Auvergne (conférence faite à la bibliothèque populaire de Nantes le 1er décembre 1892); Jules Ferry (conférence faite à la fête des école en juin 1907 au cercle départemental de la ligue de l'enseignement); la défense de Nantes en 1793; la représentation proportionnelle (conférence tenue à l'école de droit libre en décembre 1909) ;
- Plaquette « Souvenir d’affection donné à Aristide Van ISEGHEM par ses amis », 77 pages in-8. Aristide Van ISEGHEM (1838-1887), fils de l’architecte Henry Van Iseghem. Élève de Bourgerel et de l’école des beaux-arts en 1860, atelier Questel. Professeur de dessin au lycée. Conseiller municipal de Nantes entre 1874 et 1881. Architecte du petit lycée (lycée Jules Verne) en 1879, et succède à Demoget en 1886 pour la construction du grand lycée (lycée Georges Clémenceau) à Nantes ;
- Manuscrit et pièces diverses, février 1897, dont discours tenu par Georges MAUBLANC au banquet offert lors de la venue à Nantes de Me Pouillet, bâtonnier de l’ordre des avocats à Paris ;
- Tapuscrit de 21 pages in-4 avec annotations manuscrite, scénographie et paroles d’une pièce jouée à l’école de droit libre de Nantes ;
- Manuscrit 4 pages in-4, 19 décembre 1912, discours de Georges MAUBLANC tenu à l’occasion de la remise de sa décoration de la Légion d’honneur ; menu du dîner imprimé ;
- L.A.S. Henri LASNE, avoué à Nantes, 20 décembre 1912, 1 page in-4, discours prononcé lors de la remise de la Légion d’honneur ;
- Tapuscrit de NICOLAS, bâtonnier de l’ordre des avocats de Nantes, [19 décembre 1912], 4 pages in-4, discours prononcé lors de la remise de la Légion d’honneur ;
- Lettre et diplôme de l’Union des Femmes de France, 1er octobre 1917 ;
- Dossier concernant l’inauguration du médaillon en bronze déposé sur la tombe du commandant Boulay en 1920, Mort pour la France : 2 L.A.S. du commandant Boulay en 1915-1917, L.A.S. du colonel Raoul LYAUTEY en 1917, L.A.S. des députés Gustave ROCH et Maurice SIBILLE, discours manuscrit de Georges MAUBLANC, listes des invités, etc ;
- Portrait, par Jules PERVEZ, photographe à Nantes, vers 1912: Georges MAUBLANC en tenue de robe d'avocat arborant les médailles de la légion d'Honneur, celle des Engagés volontaires et celle des palmes académiques. 17 x 12,5 cm ;
- 6 mini portraits photographiques de Georges Maublanc, son épouse et leurs trois fils, André, Lyra et René.

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Adjugé : 220 €
MANUSCRITS & FONDS MAUBLANC
Mardi 28 septembre 2021

ELEVES ET PARENTS D’ELEVES, 1917-1960

Lot de + de 2400 pièces, dont :

- En majorité L.A.S. d’élèves et de parents d’élèves reçues par René Maublanc en poste aux collèges d’Epernay, Bar-le-Duc, Alger, Reims, Beauvais, Paris (Sévigné, Fénelon, Ecole Alsacienne), lycée Henri IV et cours Buffon dont :
Henri ANDUZE ACHER [médecin] 1922-1926 (12 p.) ; Gustave ARON père de Raymond Aron, philosophe et historien ; Henri APPIA [professeur émérite à la Sorbonne, fondateur du premier laboratoire de langues universitaire] 1934-1935 (3 p.) ; Jean AUGER DUVIGNAUD [sociologue] 1945 ; Moussa BOULKÉROUA [militant nationaliste algérien] 1938 (3 p.) ; Patrice BOUSSEL [historien] 1934-1935 (6 p.) ; Henri CACHIN dit KRÉA [poète et écrivain anticolonialiste] 1953 ; André CHARPAK 1958 [acteur, réalisateur et scénariste, frère du physicien Georges Charpak] ; Elizabeth DUSSAUZE [docteur en droit, chef de service de l’Union des industries métallurgiques et minières ; rejoint la résistance et devient l’un des responsables du mouvement Combat zone Nord, responsable de la propagande, arrêtée le 4 février 1942, déportée à Sarrebrück le 29 mai 1942, condamnée à mort le 12 octobre 1943, transférée à Lübeck puis à Jauer, rapatriée en France en mai 1945 ; en 1945, elle fonde l’Association des déportées et internées de la Résistance avec Jeanne Sivadon] 1931 (3 p.) ; Francis CRÉMIEUX [journaliste et écrivain] 1938-1939 (2 p.) ; Nino FERRER [chanteur et compositeur] 1947 ; Henri FLAMMARION [éditeur] 1928 ; Jean-Pierre GIRAUDOUX [romancier, homme politique et architecte ; en 1940, parti pour Londres comme engagé sous le pseudonyme « Montaigne », il sert dans les forces navales libres françaises où il se lie d’amitié avec Philippe de Gaulle ; en 1943-1944 il fait campagne dans le Pacifique ; de retour à Paris en décembre 1944 quelques mois après le décès de son père qu’il n’a pu accompagner lors de son dernier souffle ; début 1945 il intègre le cabinet du général de Gaulle] 1937-1945 (6 p.) ; Yves HUCHER [professeur de lettres, critique musical et biographe] 1933-1937 (12 p.) ; Jacques ISORNI [avocat et écrivain, il s’illustre dans plusieurs affaires pénales retentissantes et notamment il fut défenseur du maréchal Pétain lors de son procès pour intelligence avec l'ennemi et haute trahison, tenu en juillet-août 1945, de l’un des conjurés du procès du petit-Clamart en 1963 ou dans l’affaire Markovic en 1968.] ; Philippe ISORNI [docteur cardiologue, frère de l’avocat Jacques Isorni] 1930-1933 (2 p.) ; Cyrille KOUPERNIK [psychiatre] 1933 ; Yves MARCHASSON [prélat du diocèse de Paris, agrégé d’histoire et professeur à la faculté de l’institut catholique de Paris] 1938 (2 p.) ; Alexandre MINKOWSKI [pédiatre et l’un des fondateurs de la néonatalogie] 1932 ; Julien Pierre MONOD [banquier, mécène et bibliophile, ami et administrateur de Paul Valéry, grand-père du réalisateur Jean-Luc Godard] 1929-1932 (11 p.) ; Odile MONOD [mère du réalisateur Jean-Luc Godard] 1928-1953 (3 p.) ; Daniel OSTER [écrivain] 1955 (2 p.) ; Jacques OZOUF [historien] 1946 ; Daniel ROUVIÈRE [peintre et graveur] 1938 ; Gérard de SÈDE [journaliste et écrivain, membre du groupe surréaliste, participant à la publication clandestine en 1941 connue sous le nom de La Main à la Plume, membre des FFI] 1938-1940 (4 p.) ; Stéphane SINDING [avocat, ami de Léon Savinkhof et du colonel Mayer ; mobilisé en 1939, participe à sa demande à la campagne de Norvège d’avril à juin 1940 ; de retour en Angleterre, il rallie la France Libre le 1er juillet 1940, affecté à l’état-major FNFL à Londres comme chef du secrétariat ; embarque sur le cuirassé Courbet d’août 1940 à avril 1941 ; affecté de nouveau à l’état-major FNFL à Londres ; mobilisé au 1er régiment de fusiliers marins de nov. 1943 à nov. 1944] 1936-1939 (9 p.) intéressante et longue correspondance d’un jeune étudiant découvrant le marxisme ; Friedrich STAMPFER [journaliste et homme politique allemand, exilé au lendemain de la prise de pouvoir du parti nazi en 1933] 1938 ; Joseph SUMPF [philosophe] 1950 ; Olivier TODD [journaliste et écrivain, père du démographe Emmanuel Todd] 1946-1947 (3 p.) ; Robert VÉRON [agrégé de philosophie et spécialiste de Platon] 1938 ; Jean VIGUÉ [pianiste] 1937-1938 (5 p.) ; Michel WORMS de ROMILLY [éditeur] 1929 ;
- 4 poèmes composés par Aimé Delègue, un ancien élève du lycée Henri IV, adressé à René Maublanc en décembre 1944 : « Oradour », « Les immortels », « Aux martyrs de Châteaubriant », « Lorris » ;
- 8 dessins croqués par des élèves dont portraits caricaturés de René Maublanc.

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Adjugé : 1 500 €
33ème VENTE GARDEN PARTY - I
Dimanche 06 juin 2021

ATTRIBUÉ À LOUIS FRANÇOIS EUGÈNE CORNU (1827-1899)
pour la COMPAGNIE DES MARBRES ONYX d'ALGÉRIE (1858-1886)
Exceptionnel et rare centre de table

en marbre onyx d'Algérie et bronze doré comprenant une coupe posée sur un surtout en trois parties.
La vasque en marbre onyx, ornée d'une frise de perles en bronze doré avec deux anses dans des mufles, repose sur quatre pieds en griffe surmontés de feuilles d'acanthe.
Le surtout en trois parties est monté sur des roulettes cylindriques. La partie centrale de forme rectangulaire est encadrée par deux côtés arrondis. Les plateaux en marbre onyx sont sculptés de moulures et la partie centrale d'une corniche. Les montures sont à décor de mufles de lion au-dessus d'un rang de perles et de frises à alternance d'enroulements et palmettes.

Coupe montée : Haut. 38 Diam. 62 cm.
Plateau central : Haut. 12 Long. 74,5 Larg. 68 cm.
Plateaux latéraux : Haut. 9 Long. 55,5 Larg. 60 cm.
Long. totale : 184 cm.
(Petites ébréchures, restaurations dont recollages, manque des anneaux et un mufle).

Provenance : château d'Île-de-France.

An exceptional and rare marble 19th century onyx and gilded bronze table center attributed to Cornu for the Compagnie des marbres onyx d'Algérie.

La découverte des marbres onyx est due au sculpteur Jean-Baptiste Del Monte, qui parcourt les paysages près d’Oran après la colonisation de l'Algérie en 1848. Il acquiert pour 60 francs les carrières du "pays des marbres" (Bled Rekam), qu'il revend en 1855 à un banquier pour la somme de 100.000 francs. Ce dernier les cède à son tour à la société d'Alphonse Pallu : La Compagnie des marbres onyx d'Algérie est née.

Ce nouveau matériau devient le symbole du luxe et de l'exubérance sous le Second Empire. La plus célèbre courtisane de Paris, Blanche de Pavïa, commande ainsi pour son hôtel particulier des Champs-Élysées un escalier monumental entièrement recouvert d'onyx où elle est représentée nue, couverte de bijoux. De même que le bassin dans l'appartement de Salammbô est recouvert d'un marbre d'onyx, sa salle de bain et sa légendaire baignoire en sont tout incrustées.

Dirigée par le tourangeau Gustave Viot à partir de 1858, la Compagnie des marbres et onyx d'Algérie ouvre dix ans plus tard, au 24 boulevard des Italiens à Paris, un magasin proposant des meubles alliant l’onyx au bronze doré et à l'émail. Le dessinateur François-Eugène Cornu assure la direction artistique en reprenant des motifs du XVIIIe siècle, à l'instar des mufles de lion de notre vase. Les récompenses se succèdent à l'occasion des Expositions universelles, telle la médaille d'or à celle de 1867. Passant entre les mains de divers propriétaires, la compagnie continue de produire ses propres pièces jusqu'à sa liquidation en 1886, tout en livrant de l'onyx à d'autres fabricants comme Barbedienne.

Estimation : 40 000 € ~ 50 000 €
arts+design #4
Samedi 05 décembre 2020

Gustave LOISEAU (Français, 1865 - 1935)
La neige, Pontoise, le pont de chemin de fer, glaçons sur l'Oise, 1914.

Toile signée et datée en bas à gauche.
Étiquettes au dos avec les numéros "20442", "10511" et directement sur le châssis "7860".

H. 60 L. 81 cm.
(restaurations)

Certificat et avis d'inclusion au catalogue raisonné par Monsieur Didier Imbert en date du 8 octobre 1993.

Provenance :
- galerie Durand Ruel, n°7860
- vente à Meaux, Me Corneillan, 22 mars 1992, reproduit en couverture du catalogue, n°13.
- collection particulière, Vienne ; par descendance.

Bibliographie :
- Christophe DUVIVIER, Loiseau paysages d'Île-de-France et de Normandie, Paris, Somogy éditions d'art, 2018, pour des œuvres comparables.
- Gustave Loiseau, catalogue de l'exposition au musée Camille Pissarro, 2018, à comparer avec des œuvres illustrées pp. 62, 63, 67 présentant le même pont de Pontoise.

À partir de 1887 Gustave Loiseau décide de consacrer sa vie à la peinture. Il séjourne alors à Pont-Aven bénéficiant avec ses acolytes Maxime Maufra, Henry Moret et Émile Bernard des conseils de Paul Gauguin. De 1904 à 1935 il s'installe à Pontoise. Sa peinture explore alors le cycle des saisons à partir de vues du quartier de l'Hermitage, où à l'instar de notre tableau de son pont. Cette construction métallique à treillis de 1860, et en service jusqu'en 1932, était le pont de la première ligne de chemin de fer de la ville. La peinture de Gustave Loiseau s'y déploie entre bruyante modernité et douces variations de l'hiver. L'exposition dédiée à l'artiste postimpressionniste au Musée Camille Pissarro a permis d'apprécier le pont de Pontoise dans l'évolution des saisons confronté à celle de sa peinture. Datée de 1914, notre œuvre s'inscrit parfaitement dans cette série. Souvent représenté pris par la glace, le pont métallique y apparaît figé, contrastant entre la vitesse de la machine à vapeur et lenteur des glaçons transportés par l'Oise.

Estimation : 30 000 € ~ 50 000 €
arts+design #4
Samedi 05 décembre 2020

Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75, L. 81 cm (accident).

Provenance : ancienne collection de son excellence l’ambassadeur de France Eirik Labonne (1888-1967), envoyé en mission en Russie de 1917 à 1919 puis de 1925 à 1928 et enfin en 1940.

Bibliographie :
"Mela Muter, Malarstwo Peinture", catalogue œuvres du musée Universitaire à Torun, 2010, à comparer avec une nature morte aux melons et raisins, p. 35

JOINT : un courrier manuscrit de Mela Mutter à Eirik Labonne : « J'ai oublié de vous rappeler le N° des Izvestia que vous m’avez promis dans la nature morte. Je vous serais très obligée si vous voulez me le faire parvenir au plus vite. Il me tarde de faire cette toile et de vous l’envoyer. Puis-je compter là-dessus ? » Elle ajoute : « J’ai revu la silhouette à l’aquarelle et la trouve mieux que je ne le croyais. Je serais très heureuse de la finir un peu et de vous l’envoyer avec l’autre toile ».

Peintre franco-polonaise Mela Muter naît à Varsovie en 1876. Elle s’installe à Paris en 1901 où elle restera jusqu’à sa mort en 1967. Épouse d’un journaliste socialiste, elle fréquente diverses académies de peinture. À la Grande Chaumière où Jules Pascin, Camille Claudel, Estève ou encore Eileen Gray sont un temps élèves, elle perfectionne son art jusqu’à ce que la galerie Chéron l’engage. Suivent diverses expositions au Salon d’automne, à Barcelone, en Allemagne ou aux États-Unis. On compte parmi ses amis Kees van Dongen, avec qui elle expose, et diverses personnalités de l’époque comme Clémenceau, Ravel, Satie et le jeune poète Rilke, dont elle tire les portraits.

On apprécie particulièrement ses femmes à l’enfant et ses natures mortes aux fruits éclatant de lumière. Celle que nous présentons évoque Cézanne et le fauvisme. La peintre inscrit sa composition entre deux pays, la modernité parisienne, et la Russie discrètement présente par les caractères cyrilliques d’un journal. La banalité de cette table est transcendée par des pommes qui deviennent des astres solaires. Rainer Maria Rilke écrivait : « Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses ». La peintre et le poète vécurent une histoire d’amour, la beauté de ses quelques fruits racontent un même idéal.

Adjugé : 83 000 €
32ème VENTE GARDEN PARTY - II
Lundi 05 octobre 2020

Gustave LE GRAY (Paris, 1820 - Le Caire, 1884)
Bateaux quittant le port du Havre, 1856 / 1857

Épreuve d'époque sur papier albuminé d'après négatif verre au collodion.
Signature Gustave Le Gray sur l'épreuve par un timbre encré en rouge à l'angle inférieur droit.
Partie du timbre sec de l'atelier en bas au centre du support de montage d'époque.

Format de l'image : Haut. 30,6 Larg. 40,5 cm,
Montage : Haut. 42,5 Larg. 54 cm,
Présentée sous passe-partout conservation au format : Haut. 50, Larg. 65 cm.

Boats leaving the port of Le Havre, period proof on albumen paper by Gustave le Gray circa 1856-1857.

Rapport d'état / Condition report :
Cette photographie a été miraculeusement sauvée par un amateur éclairé. Les piqûres qui apparaissent sur l'épreuve, en particulier dans le ciel, sont dues à l'acidité du carton de montage. Elles ont été, pour certaines, diminuées grâce à une habile restauration. Les mouillures présentes sur le carton de montage ont également été neutralisées.
Quelques repiques d'époque destinées à masquer les défauts du négatif, apparaissent dans le ciel et dans la partie inférieure de l'image. Elles se retrouvent dans les autres épreuves connues de cette photographie.

Littérature :
- Gustave Le Gray, Paris, BNF, Gallimard, 2002 : ill. n°273 (cat.125) p. 237 (reproduction de l'épreuve de la collection Roger Thérond). Ouvrage collectif sous la direction de Sylvie Aubenas qui écrit à propos de cette photographie : Reste à souligner la grâce et la majesté de ces silhouettes de brigantines, dans un contrejour qui évoque les effets précédemment cultivés par le peintre Caspar David Friedrich, spécialement dans son tableau Les trois âges de l'homme. Page 365.
- The lovely sea-view. A study of the marine photographs published by Gustave Le Gray 1856-1858 par Ken Jacobson, Petches bridge, 2001 : pl.7 page 39. Reproduction de l'épreuve présentée en 2000 par Bearne's -Devon-, titre : "Napoleon III's leaving harbour".
- Une passion française, photographies de la collection Roger Thérond, P. Apraxine, R. Thérond, catalogue par Anne de Mondenard, Filipacchi-MEP, 1999. Reproduction cat 151 page 206-207, titre : "Flotte de Napoléon III, Cherbourg 1858".
- The photography of Gustave Le Gray par Eugenia Parry Janis, The Art Institute of Chicago and The University of Chicago Press,1987 : pl.3 page 63, titre : "Napoleon III's fleet leaving the Harbor, Le Havre, 1856/58". Reproduction de l'épreuve de la collection du Museum of Art, Rhode Island School of Design, Bequest of Lyra Brown Nickerson, by Exchange.

Bicentenaire de la naissance de Gustave Le Gray

Né le 30 août 1820 à Villiers-le-Bel dans le Val d'Oise près de Paris, il décède le 29 juillet 1884 au Caire en Égypte. En hommage au plus grand des photographes français, inventeur, précurseur, visionnaire, nous célébrons le bicentenaire de la naissance du Maître en présentant une nouvelle épreuve de l'une des icônes de la photographie du XIXe siècle : Bateaux quittant le port du Havre,1856 /1857.

165 ans après sa création, ce chef-d'œuvre magistral de l'art photographique aux douces et riches tonalités homogènes dues au virage à l'or, exerce une irrésistible fascination. La composition singulière, le contre-jour qui dessine les contours des bateaux de commerce et les silhouettes des personnages qui se pressent sur la jetée du Havre lui confèrent une atmosphère à la fois mystérieuse et étonnamment contemporaine. Les bandes blanches, peintes le long des coques simulent l'emplacement de canons fictifs, sont destinées à éloigner les pirates en leurs faisant croire qu'il s'agit de navires armés. Cette illusion perdurera jusqu'à nos jours, comme en témoignent les titres en référence à la flotte de Napoléon III des épreuves conservées dans de prestigieuse collections (voir Littérature ci-dessous).

Une photographie très recherchée :
Soulignons le record mondial réalisé en 2011 pour une épreuve de Bateaux quittant le port du Havre
provenant de l'ancienne collection de Charles Denis Labrousse (1828-1898), enseigne de vaisseau pendant la guerre de Crimée :
- Vendôme, 18 juin 2011, Rouillac commissaires-priseurs, Yves Di Maria expert (917 000 € soit 1 311 000 $, frais inclus).
- New York, 17 février 2016, Christie's (965 000 $ soit 867 000 €, frais inclus). Cette même épreuve atteindra à nouveau un prix important aux enchères sans égaler toutefois le record mondial précédent. Cela confirme une nouvelle fois l'exceptionnelle attractivité de cette icône de la photographie dont il ne subsiste que de très rares épreuves.

Adjugé : 15 500 €
32ème VENTE GARDEN PARTY - II
Lundi 05 octobre 2020

Théodore RIVIÈRE (Toulouse, 1857 - Paris, 1912)
Carthage, 1892

Bronze à la cire perdue, signé, à la spectaculaire patine polychrome, brun, vert médaille, cuivre et rehauts d'or.
Titré et daté. Cachet de fondeur : "Susse Frère éditeurs".

Haut. 42 cm.

Provenance : d'après la tradition familiale, ancienne collection Alfred Lamouroux (1840-1900) vice-président de la commission du Vieux Paris (1897-1900) ; par héritage, collection particulière, Berry.

Carthage, bronze with a spectacular polychrome patina by Théodore Rivière in 1892.

Bibliographie : Élisabeth LEBON, Dictionnaire des Fondeurs de bronze d'art, Romainville, Marjon éditions, 2003, un modèle d'édition Susse reproduit p. 48.

Sculpteur orientaliste et voyageur, Rivière triomphe au Salon des artiste français de 1895 avec ce groupe inspiré du roman de Gustave Flaubert " Salammbô ". L'artiste fige pour l'éternité le moment où le chef barbare Mâtho expire aux pieds de Salammbô, la fille de son ennemi carthaginois, en criant : "Je t'aime ! Je t'aime !".

Le musée du Luxembourg achète l'œuvre pour 6.000 francs (Orsay, RF 2521, LUX 131), tandis que le musée des Beaux-arts de Dijon conserve l'esquisse en plâtre originale. La manufacture de Sèvres obtient, elle, son édition en biscuit, mais ce sont les frères Susse qui emportent le contrat de commercialisation en plusieurs grandeurs. La patine polychrome virtuose de notre bronze participe pleinement aux mouvements impressionniste et symboliste, renforçant de façon tragique le personnage de "femme fatale" qu'est Salammbô.

Adjugé : 3 800 €
32ème VENTE GARDEN PARTY - I
Dimanche 04 octobre 2020

Gustave LOISEAU (Paris, 1865 - 1935)
La neige, Pontoise, le pont de chemin de fer, glaçons sur l'Oise, 1914.

Toile signée et datée en bas à gauche.
Étiquettes au dos avec les numéros "20442", "10511" et directement sur le châssis "7860".

Haut. 60, Larg. 81 cm (restaurations).

Provenance :
- vente à Meaux, Me Corneillan, 22 mars 1992, reproduit en couverture du catalogue, n°13.
- collection particulière, Vienne ; par descendance.

Certificat de libre circulation.

Snow under the Pontoise truss bridge in 1914, oil on canvas by Gustave Loiseau.

Bibliographie :
- Christophe DUVIVIER, Loiseau paysages d'Île-de-France et de Normandie, Paris, Somogy éditions d'art, 2018, pour des oeuvres comparables.
- exposition Gustave Loiseau au musée Camille Pissarro, 2018, à comparer avec des œuvres illustrées pp. 62, 63, 67 présentant le même pont de Pontoise.

À partir de 1887 Gustave Loiseau décide de consacrer sa vie à la peinture. Il séjourne alors à Pont-Aven bénéficiant avec ses acolytes Maxime Maufra, Henry Moret et Émile Bernard des conseils de Paul Gauguin. De 1904 à 1935 il s'installe à Pontoise. Sa peinture explore alors le cycle des saisons à partir de vues du quartier de l'Hermitage, où à l'instar de notre tableau de son pont. Cette construction métallique à treillis de 1860, et en service jusqu'en 1932, était le pont de la première ligne de chemin de fer de la ville. La peinture de Gustave Loiseau s'y déploie entre bruyante modernité et douces variations de l'hiver. L'exposition dédiée à l'artiste postimpressionniste au Musée Camille Pissarro a permis d'apprécier le pont de Pontoise dans l'évolution des saisons confronté à celle de sa peinture. Datée de 1914, notre œuvre s'inscrit parfaitement dans cette série. Souvent représenté pris par la glace, le pont métallique y apparaît figé, contrastant entre la vitesse de la machine à vapeur et lenteur des glaçons transportés par l'Oise.

Estimation : 30 000 € ~ 50 000 €
32ème VENTE GARDEN PARTY - I
Dimanche 04 octobre 2020

ROUEN, vers 1725-1730
Grand plat d’apparat rond de l'ancienne collection Rothschild

en faïence à décor en ocre sur fond bleu : au centre, deux amours musiciens devant une colonne, une table et un cadre, l’un assis sur une draperie, portant sur ses genoux une partition ouverte et tenant un parchemin roulé dans la main droite relevée, inscrits dans un grand médaillon circulaire à fond bleu à décor en ocre d’un baldaquin, treillage et larges rinceaux feuillagés, dans un plus large médaillon orné de fleurons rayonnants en bleu et d’une bordure à treillage ocre sur fond bleu. L’aile est décorée en ocre d’amours tenant deux bouteilles assis sur un tonneau, alternant avec des mascarons de Bacchus et de Flore sur un fond bleu orné de rinceaux feuillagés et treillage en ocre à l’effet niellé, le bord souligné de godrons simulés en ocre sur fond noir.

XVIIIe siècle, vers 1725-1730.

Diam. 56 cm.
(un éclat au revers de la bordure, un léger manque au talon).

Provenance :
- ancienne collection James de Rothschild,
- ancienne collection Gustave de Rothschild,
- ancienne collection Robert de Rothschild en 1932,
- Pierre Vandermeersch,
- ancienne collection Monmélien, vente à Paris, Hôtel Drouot, Me Paul Renaud, 6 décembre 1983, n°51, 420.000 F,
- collection particulière, Vienne ; par descendance.

Certificat du Art Loss Register, Londres.
Certificat de libre circulation.

Large round earthenware dish from the former Rothschild collection, with niello ochre decoration on a blue background, a counterpart to the version of the Louvre. Rouen around 1725-1730.

Exposition :
- Exposition rétrospective de la faïence française au musée des Arts décoratifs, Paris, 1932, n°527.

Bibliographie :
- reproduit dans le Répertoire de la faïence française, 1933, illustré sur la planche 87, volume Rouen,
- Faïences française, catalogue de l'exposition aux Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 1980. Exemplaire cité p. 214 comme le pendant au plat du legs Gérard conservé au musée du Louvre (OA 5011) référencé comme "un des exemples les plus réussis du style niellé".

Prolongements par Cyril Froissart sur rouillac.com.

Adjugé : 200 000 €
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