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36ème VENTE GARDEN PARTY - II

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Lot 272
Girard Perregaux
Montre F50 chronographe à quantième perpétuel, réf. 9025

Boîtier en or gris 750 millièmes. Cadran fond noir signé, indiquant les heures en chiffres arabes, les minutes par index et les petites secondes. Quantième perpétuel avec affichage du jour de la semaine, de la date, du mois, des phases lunaires, de l'année, avec indication en rouge de l'année bissextile.
Fond signé, justifié et marqué "Manufacturé spécialement pour le 50e anniversaire de Ferrari". Mouvement mécanique à remontage automatique.
Bracelet HGP en crocodile à boucle déployante en or blanc 750 millièmes.
Exemplaire 18/349, avec certificat du 29 septembre 1998.
Edition limitée à 349 exemplaires.

Diam. 40 mm.
Poids brut 136 g.

Coffret d'exposition en bois décoré de laque et équipé d'un moteur animant une broche rotative assurant le nombre de tours nécessaires au remontage du mécanisme. Avec ses papiers.

Cette montre a été réalisée pour le 50e anniversaire de Ferrari, fêté en 1997. Fondée en 1947 par Enzo Ferrari, l'écurie est riche de succès en course automobile. Outre la 25 GTO qui reste l'un des fleurons de Maranello, l'entreprise au cheval cabré, commercialise en 1995, la F50 à 349 exemplaires. En hommage à ce modèle en particulier et à Ferrari en général, Girard Perregaux crée le modèle F50. Comme le précise sa notice, "on peut aisément dire que cette montre exceptionnelle est conçue pour aller vers l'ère de la future F100, puisque son micro-mécanisme a été conçu pour donner la date exacte jusqu'en 2099 ! Au-delà de cette date, un petit réglage du mécanisme garantira à la montre une nouvelle part d'éternité".
Estimation : 12 000 € ~ 16 000 €
Girard Perregaux 
Montre F50 chronographe à quantième perpétuel, réf. 9025...
Lot 272
Lot 290
"Carte du cours de la Seine depuis sa source jusqu'à son embouchure, levée géométriquement en 1747"

Recueil de dessins en grand-in folio (825 x 509 mm) renfermant huit cartes dessinées à l'encre de Chine, lavis d'encre de Chine et aquarelle, montées sur onglet.
Plein maroquin rouge. Triple filet droit d'encadrement, fleurs de lys dans les angles ; grandes armes royales sur les plats. Dos à huit nerfs, fleurs de lys poussées dans les caissons. Large roulette sur les coupes.

Superbe ensemble des cartes du cours de la Seine, dessinées avec une grande finesse, dans un coloris du temps de parfaite fraîcheur.

Il est constitué d'une carte générale intitulée "Carte du cours de la Seine depuis sa source jusqu'à son embouchure, levée géométriquement en 1747", à l'échelle de 20.000 toises, mesurant pour le dessin aquarellé 900 X 580 mm, et de sept cartes à l'échelle de 6.000 toises, mesurant chacune environ 920 X 620 mm, représentant le cours de la Seine divisé en sept sections, en remontant de l'embouchure du fleuve, près du Havre, jusqu'à la source, près de Aisey le Duc, aujourd'hui Aisey-sur-Seine.
Les sections, toutes à l'échelle de 6.000 toises, sont à peu près les suivantes :
- du Havre à Criquebeuf
- de Criquebeuf à Rolleboise (près de Rosny)
- de Rolleboise à Saint-Fargeau, en passant par Paris
- de Saint-Fargeau à Nogent et Chaumont, en passant par la forêt de Fontainebleau
- de Chaumont à Bar-sur-Seine, en passant par Troyes,
- de Bar à Coulommiers, Châtillon-sur-Seine et Aignay-le-Duc
- de Châtillon-sur-Seine à la source, sur le plateau de Langres.
Aucune des huit aquarelles n'est signée ni commentée.

Provenance : par tradition familiale, l’ouvrage a pu être offert par Louis XV à Jean-Baptiste de Machault, comte d’Arnouville (1701-1794). Contrôleur Général des Finances de 1745 à 1754, en remplacement de Philibert Orry, dont la Marquise de Pompadour avait obtenu la disgrâce. Le comte d’Arnouville était en 1747 un ami intime de Daniel Charles Trudaine, fondateur de l’École Royale des Ponts et Chaussées.

Mid-18th C. Eight maps based on a 1747 survey depicting the journey of the Seine river from source to mouth. Ink, wash and watercolor. Bookbinding bearing the coat of arms of France.

La Bibliothèque Nationale de France possède un recueil identique, mais non relié, lui aussi présenté en huit cartes, dont une carte générale, présentées comme suit par L’Institut Paris-Région : « L’ensemble s'appuie sur le canevas de la triangulation de Paris des Cassini, la méridienne et sa perpendiculaire étant bien marquées en rouge et se croisant à l'emplacement de l'Observatoire de Paris ; Les cartes présentent également les confluences avec les affluents principaux ou secondaires, mais avec parfois des omissions (les confluences Marne-Seine et Marne-Oise notamment, qui étaient pourtant importantes pour l'approvisionnement de la capitale) ». Les cartes précédentes de la Seine, comme celle de l’abbé Jean de La Grive, étaient levées à vue. Les levées présentées ici, portant la date de 1747 et utilisant la triangulation des Cassini, imposent un rapprochement avec l’École des Ponts et Chaussées.

1747 : fondation de l'École des Ponts et Chaussées

En 1716 a été créé par le Régent un Corps des Ingénieurs des Ponts et Chaussées régulièrement appointés. Daniel-Charles Trudaine (1703-1769), administrateur et intendant des finances, joue un rôle majeur dans la fondation de l’Ecole. Il crée à Paris, en 1743, le Bureau des Dessinateurs du Roi, chargé de dresser les plans des routes principales du royaume ; l’année suivante, il est porté à la tête de l’Assemblée des Inspecteurs Généraux des Ponts et Chaussées, puis il fonde, en 1747, l’Ecole Royale des Ponts et Chaussées, et en confie la direction à Jean-Rodolphe Perronnet (1708-1794), homme des Lumières.
L'École compte 50 élèves... et pas un seul enseignant. On y apprend, "par auto-apprentissage" et par enseignement mutuel, la théorie de l'hydraulique, de la stéréotomie, de l’art du trait, de la mécanique, de la géométrie, de l’économie, etc. La formation pratique est acquise en participant à des campagnes multiples sur des chantiers dirigés par des architectes, ou par des ingénieurs appartenant au Corps des Ingénieurs des Ponts. Au cours de leurs études, qui peuvent durer jusqu'à 12 ans, les élèves doivent participer au levé de la carte du Royaume, selon les méthodes de triangulation géométrique des Cassini, ce qui nécessite une parfaite connaissance de la trigonométrie et une maîtrise du dessin d'architecture et des relevés cartographiques.
Estimation : 40 000 €
"Carte du cours de la Seine depuis sa source jusqu'à...
Lot 290
Lot 291
Joseph Vaissete (Français, 1685-1756) & Claude de Vic (Français, 1670-1734)
Histoire générale du Languedoc
avec des notes et les pieces justificatives : composée sur les auteurs et les titres originaux, et enrichie de divers monumens. Par deux Religieux Benedictins de la Congregation de S. Maur.

Paris, Jacques Vincent. 1730-1745.
Cinq volumes in-folio. Plein veau fauve. Triple encadrement de filets droits. Grandes armes de Madame de Pompadour sur les plats. Dos à six nerfs, orné de fers "au chardon" dans les entre-nerfs. Pièce de titre de maroquin rouge, pièce de tomaison de maroquin marron.

Bel exemplaire de cet ouvrage fondamental sur l'histoire du Languedoc, dont le dernier des volumes s'arrête à la mort de Louis XIII. Il est orné de quatre cartes dépliantes en coloris du temps et de 35 planches en noir, pour la plupart dépliantes.

Le tome I porte l'étiquette de Padeloup au bas du titre et, sur le contre-plat, l'ex-libris d'Abel François Poisson de Vandières (1727-1781), marquis de Marigny, frère de Madame de Pompadour, qui hérita du château de Ménars, propriété de la Marquise, en 1764.

Provenance : vente après décès de la Bibliothèque de Madame de Pompadour, 1765, n°3040, décrit comme suit :"5 vol. in-fol, fig. v.f." (5 volumes in-folio, figures, veau-fauve).

France, 1730-1745. A 5-volume series on the history of Languedoc compiled by two Benedictine monks. From the book collection of Madame de Pompadour, official mistress of French King Louis XV.

Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour et duchesse de Ménars (1721-1764), est bibliophile. Elle manifeste très tôt un fort intérêt pour les livres et n’a guère plus de vingt ans lorsqu’elle commence à constituer une bibliothèque qu’elle ne cessera jamais d’enrichir, « achetant régulièrement aux libraires » (E. Lever) et dans les ventes publiques qui se multiplient au milieu du XVIIIe siècle.

En 1745 - elle a alors 24 ans - Voltaire écrit : « Elle a plus lu à son âge qu’aucune vieille dame du pays où elle va régner » (Lettre de Voltaire au Président Hénault, datée 1745, citée par Evelyne Lever, « Madame de Pompadour », p. 58). Le « Catalogue des livres de la bibliothèque de feue Madame la Marquise de Pompadour, Dame du Palais de la Reine » (Hérissant, 1765) renferme pas moins de 3.525 numéros, sans compter les partitions musicales et les estampes. Dans cette riche bibliothèque, les livres sur l’histoire forment une part importante ; la lecture de ces ouvrages complète l’éducation de la Marquise et lui permet, à la Cour ou devant les ministres, de parler de politique de manière assurée.
Estimation : 15 000 € ~ 25 000 €
Joseph Vaissete (Français, 1685-1756) & Claude de Vic (Français, 1670-1734)
Histoire...
Lot 291
Lot 292
Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764).
Lettres de Madame la Marquise de Pompadour, depuis 1753 jusqu'à 1762 inclusivement.
En deux tomes. A Londres, G. Owen et T. Cadell. 1772
(A la suite : )
Lettres de Madame la Marquise de Pompadour, depuis 1746 jusqu'à 1752 inclusivement.
Tome III A Londres, chez T. Cadell, dans le Strand. 1772

Trois tomes en un volume in-12 (1-9) 10-128 pages ; (1-4) 5-100 pages (3 ff) ; (8 ff) 236 pages.
Plein maroquin rouge, triple filet droit d'encadrement, fleurons d'angle. Dos sans nerf orné de fers à décor de fleurs. Large roulette intérieure à décor floral. Gardes allemandes de papier brocart avec semis d'étoiles à cinq branches dorées, sur fond vert clair. Toutes tranches dorées. Reliure du temps.

France, 1772. A 3-volume series of letters allegedly written by Madame de Pompadour between 1746 and 1762.

Très bel exemplaire de cette fausse correspondance de Madame de Pompadour, attribuée tantôt à Crébillon fils, écrivain et chansonnier auteur d'ouvrages licencieux (sans doute pour s'opposer à son père, auteur de sombres tragédies et censeur royal), tantôt au jeune diplomate François Barbé-Marbrois, futur déporté en Guyane.

La Préface montre bien l'esprit de l'ouvrage : "Peu importe au lecteur de ces lettres qui ait été le père ou l'époux de celle qui les a écrites. Tout le monde sait, sans se soucier, que l'un étoit un gros boucher de Paris, nommé Poisson, et l'autre Mr Le Normand d'Etioles, fermier-général, qui perdit son épouse dans la Marquise de Pompadour ; que sous ce nom elle tenoit le timon de l'état pendant plus de vingt ans, et qu'elle mourut d'ennui, sinon de remords, âgée de 44 [ans]en 1764.".

Quant au tome III, "on y trouvera les six premières années de Madame de Pompadour, aussi brillantes que le reste de son règne..."
Un quatrième tome, sur le même ton, sera publié en 1774.
Estimation : 800 € ~ 1 500 €
Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764). 
Lettres de...
Lot 292
Lot 293
Pierre Chompré (Français, 1698-1760)
Le dictionnaire abrégé de la fable
pour l'intelligence des poètes et la connoissance des tableaux et des statues dont les sujets sont tirés de l'histoire poétique

Paris, Jean Desaint. 1740.
In-12, VI et 412 pages. Plein maroquin olive, triple filet d'encadrement, armes de Madame de Pompadour au centre des plats. Dos sans nerf. Pièce de titre de maroquin rouge. Toutes tranches dorées.
(habile et discrète restauration en tête du mors supérieur, un petit manque de papier dans la marge du feuillet C5, loin du texte, a été comblé anciennement)

Paris, Jean Desaint. 1740. An abbreviated dictionary of fables by Pierre Chompré from the library of Madame de Pompadour, official mistress of French King Louis XV.

Bel exemplaire d'un ouvrage cher à Jeanne-Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour, l'une des premières femmes grandes bibliophiles.

Elle fréquenta très tôt le salon de Madame de Tencin puis celui de Madame Geoffrin, dans lesquels elle pouvait croiser Helvetius, Montesquieu ou d'Alembert ; s''intéressa aux jeux d'esprit, emblèmes et énigmes, à la littérature, à la philosophie, à la mythologie, à l'architecture et aux arts décoratifs. C'était elle qui décidait de l'aménagement et de la décoration de ses résidences successives, de son Ermitage de Marly, à Crécy, Ménars ou Belle-Vue. Le Dictionnaire de la Fable de Chompré lui était indispensable dans chacune de ses demeures pour passer commande aux plus grands artistes de peintures et sculptures au sujet mythologique.

Elle en posséda d'ailleurs à coup sûr au moins deux exemplaires, puisqu'un autre, publié en 1745, relié en veau, figure en 1765 dans le catalogue de la vente aux enchères des "livres de feue Madame la Marquise de Pompadour, Dame du Palais de la Reine", sous le n°1455.

Il est possible que ce Dictionnaire abrégé de la fable - c'est-à dire de la mythologie - présenté ici, se soit trouvé dans la bibliothèque du château de Ménars, acquis par la très belle Jeanne-Antoinette en 1760. Il porte en effet l'ex-libris de son frère cadet Abel François Poisson de Vandières, qui hérita en 1764, au décès de sa soeur, des livres, du château et du marquisat de Ménars.
Estimation : 4 000 € ~ 6 000 €
Pierre Chompré (Français, 1698-1760) 
Le dictionnaire abrégé de la fable...
Lot 293
Lot 294
Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764)
Pièce autographe, 5 mai 1750

Billet donnant l’ordre d’envoyer un messager remettre une lettre écrite par la marquise de Pompadour à l’adresse de « M. d’Argenson » à la sortie de « l’Opéra », à l’occasion de la première de Léandre et Héro, et attendre s’il y a une réponse en retour.

Une page in-12 oblong.
(petit manque, petite déchirure)
Sous cadre.

France, May 5, 1750. A handwritten note by Madame de Pompadour ordering a messenger to deliver a letter to Monsieur d'Argenson.

Rarissime billet manuscrit écrit par la marquise de Pompadour, favorite du roi Louis XV, adressé à l’un de ses « gens » dévoués à son service [Madame du Hausset, sa femme de chambre, Charles Jacques Collin, son homme de confiance et premier intendant, ou le chevalier d’Hénin, son écuyer] : « Envoyés tout à l'heure un de mes gens porter cette lettre à M. d'Argensson [sic]. Celuy que vous envoyrés n'a qu'à aller à une des portes de l'Opéra. Il y trouvera surement des gens de M. d'Argensson qui y attendront leur maître. Il n'a qu'à donner la lettre à M. d'Argensson en sortant de l'Opéra il ne restera qu'au cas que M. d'Argensson lui dise. »
En haut du billet apostille manuscrite probablement d’un membre de son personnel :
« 5 may 1750. Dépêché Lajamelle postillon »

Le 5 mai 1750 est représenté pour la première fois à l’Académie royale de musique, appelé « vulgairement » l’Opéra, « Léandre et Héro », un opéra-tragédie composé par le marquis de Brassac sur un texte de Le Franc de Pompignan. Dans le catalogue de la bibliothèque de la marquise de Pompadour, il est mentionné un exemplaire de cet opéra, édité à l’occasion de cette représentation chez Mme Boivin/M. Leclerc à Paris. René Louis de Voyer de Paulmy, marquis d'Argenson, a rédigé une fiche critique sur cette tragédie opéra de Brassac dans son manuscrit « Notices sur les œuvres de théâtre, depuis le théâtre grec jusqu'au XVIIIe siècle » [fol. 179], conservé à la Bibliothèque de l’Arsenal.

Au printemps 1750, les relations sont détestables, voire haineuses, entre la marquise de Pompadour et les frères de Voyer de Paulmy, René-Louis, marquis d’Argenson, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères déchu, et Marc-Pierre, comte d’Argenson, secrétaire d’Etat à la guerre. La Cour est alors divisée en deux factions rivales : d'une part le parti dévot ou « parti de la famille », autour de la Reine Marie Leszczynska, plusieurs évêques, des enfants du roi et quelques ministres minoritaires au gouvernement, comme le comte d’Argenson, secrétaire d’Etat à la guerre ; et d'autre part, la majorité du gouvernement, comme Saint Florentin (Maison du Roi), Machault (Garde des Sceaux), appuyés par la marquise de Pompadour, qui exerce une véritable tutelle sur l’esprit du roi.

Poussé à la démission en janvier 1747 de son portefeuille aux Affaires étrangères, René-Louis, marquis d’Argenson écrit dans son journal et mémoires :
- « [mars 1748] La marquise vend tout, et jusqu’à des régiments. Le maître tombe de plus en plus dans la facilité à se laisser gouverner par cette femme et par ceux dont les qualités flatteuses plutôt qu’estimables le séduisent, ce qui ne fait pas le compte de l’état. »
- « 25 avril 1750 ( ) La marquise de Pompadour augmente en crédit, mais elle amasse des carreaux et des orages pour le temps où sa faveur diminuera ( )
- 5 mai 1750 : ( ) Le roi est persuadé qu’il gouverne au mieux et que tout est bien gouverné. Il voit dans mon frère un homme à expédiens à qui tout réussit, guerre, victoire, aujourd’hui arrangemens dans Paris ( ) je définirais le roi et son règne de raison trompée » « La marquise de Pompadour devient de plus en plus maîtresse des affaires, qu’elle en a fait décider depuis quatre ou cinq autrement que mon frère ne les avait réglées, ce qui s’appelait quatre à cinq camouflets, et qu’on cherchait à lui en donner d’autres »
Estimation : 2 000 € ~ 3 000 €
Jeanne Antoinette Poisson, Marquise de Pompadour (Française, 1721-1764)
Pièce autographe, 5...
Lot 294
Lot 295
Pierre-Paul Dubuisson (Français, 1707-1762)
Almanach Royal, année bissextile 1768

A Paris, chez Le Breton, Premier Imprimeur ordinaire du Roi, rue de la Harpe.
Avec approbation et privilège du Roi (1767).
In-8, 542 pages. Plein maroquin rouge, orné d'une riche plaque de Pierre-Paul Dubuisson. Dos à 5 nerfs, orné de fleurs-de-lys, roulette sur les coupes ; superbes gardes en papier d'Augsburg à ramages vert céladon sur fond d'or. Toutes tranches dorées.
(minuscule défaut de papier au feuillet V6, affectant 2 lettres au verso : "Montma...e" pour "Montmartre").

Pierre-Paul Dubuisson. A royal almanac for the year 1768.

Imaginé en 1684 par Laurent d'Houry, l'Almanach Royal reçut en 1699 l'approbation de Louis XIV. Il fut publié chaque année de 1700 à 1792.

L'Almanach Royal apporte d'importants renseignements sur l'administration de la France et sur les cours européennes, ainsi que sur les moeurs du temps. On y trouve le détail des cours royales et des corps de l'état, la liste des membres des Académies, du Parlement, de la Chancellerie, de la Maison de la Reine, des corps d'armée, de l'Amirauté, de la Ferme Générale, etc... mais aussi le nom des inspecteurs des manufactures, des agents de change et banquiers, des médecins et chirurgiens du Roi, des "Maistres en l'art et science de chirurgie de la Ville de Paris", des oculistes et des apothicaires... Une quarantaine de pages est réservée à "L'ordre général des courriers, avec le jour et l'heure de leur départ pour les lettres, tant dedans que dehors le royaume", ainsi qu'aux "Messageries Royales, coches et carosses, avec le jour de leur départ", sans oublier les coches d'eau. L'ouvrage se termine par l'impressionnante liste des "Foires les plus considérables du royaume".

L'almanach est utile à presque toutes les classes de la société et son succès est considérable.
Les reliures "simples" sont en basane ou en veau. Mais les personnages importants ou fortunés souhaitent des reliures en maroquin richement décoré, sur lesquelles ils pourront à l'occasion faire appliquer leurs armes.

La demande de ces reliures en maroquin est si forte que les relieurs à la mode utilisent pour leur ornementation des plaques à décor doré et non des petits fers. Les plus belles de ces reliures à plaque sont celles de Pierre- Paul Dubuisson (1707-1762), frappées ensuite par ses successeurs.
On connait une quinzaine de plaques différentes de Dubuisson, dont 12 ont été décrites et illustrées dans le catalogue de la Librairie Morgand, intitulé Livres dans des riches reliures, dressé par Edouard Rahir en 1910, et 2 autres dans la plaquette de Pierre Bérès, "Collection d'almanachs royaux", distribuée vers 2005.

Cet almanach de 1768 est orné de la plaque dite "Rahir184 d, année 1765", "Bérès c, année 1763" dans un parfait état de fraîcheur.

L'approbation de cet exemplaire est datée du 23 décembre 1767.
Estimation : 1 800 € ~ 2 500 €
Pierre-Paul Dubuisson (Français, 1707-1762) 
Almanach Royal, année bissextile 1768 

A...
Lot 295
Lot 296
Jean-Claude-Michel Mordant de Launay (Français, 1750-1816)
Le bon jardinier. Almanach pour l'an 1807...
Dédié et présenté à Sa Majesté l'Impératrice Reine par M. de Launay

Fort in-12. LXXX et 875 pages.
Plein maroquin vert à grains longs. Encadrement de trois filets droits dans lesquels s'inscrit une large roulette de pampres ; dans les angles, la roulette s'arrête au trait d'un quadrilatère formé par le croisement des filets droits, portant en son centre une couronne de laurier dans laquelle est poussée la lettre J - initiale de Joséphine.
Armes de Napoléon au centre des plats.
Dos sans nerf, divisé en 6 compartiments, dont 1 pour le titre. Aigle impériale dans le compartiment de tête, entourée d'abeilles et de couronnes de laurier ; fers à motif floral ou végétal dans les autres compartiments, cernés d'abeilles et de fleurs de lys. Fers droits et hachurés sur les coupes. Roulette intérieure ; gardes de tabis de soie rose ornées d'une roulette figurant une guirlande de fleurs.
Toutes tranches dorées.
Reliure du temps signée "Rel. Le Febvre" en queue.

L'exemplaire est imprimé sur un papier vergé fin de grande qualité, très blanc, exempt de tout défaut et de toute rousseur.

L’exemplaire porte l'ex-libris de la bibliothèque de Rodolphe Auguste d'Ornano, fils de Marie Waleska et du général Philippe Antoine d'Ornano, cousin de Napoléon Ier.

Jean-Claude-Michel Mordant de Launay. An encyclopaedia of gardening entitled "The good gardener, Almanac for the year 1807..." dedicated and presented to French Empress Joséphine by the author.

Emouvant exemplaire de dédicace "A Sa Majesté l'Impératrice-Reine", Joséphine, née Marie Josèphe Rose Tascher de la Pagerie, qui fit de sa propriété de la Malmaison, de 1800 à 1814, le plus beau jardin d'acclimatation de France, avec passion et compétence.

La reliure :

Les reliures aux armes de "l'Impératrice jardinière" sont très rares. Une reliure à ses armes signée par un maître-relieur, portant l'initiale J du prénom chéri par l'Empereur, sur l'almanach des jardiniers qui lui est dédié, est sans doute l'une des plus désirables qui soit.

P. Le Febvre, neveu des Bozérian, apprit son art dans leur atelier. Il s'associa à Jean-Claude Bozérian, puis lui succéda en 1811. Dès 1806-1807, certaines reliures sont signées de son seul nom.
Chose remarquable : alors qu'on se souciait peu au début du XIXe siècle d'orner la reliure des fers en relation avec le sujet du volume, Le Febvre a utilisé, sur le dos de cet ouvrage sur les jardins, des fers "parlant", tels un fer" au palmier" et deux fers de fleurs (rose et lys ?) qui s'ajoutent à la roulette de pampres sur les plats.

Cette roulette de pampres ou "bordure de vigne", qui appartient au matériel des Bozérian, est considérée par Béraldi comme " la plus élégante de l'Empire". Il la reproduit, poussée sur une reliure signée Bozérian, dans son important ouvrage "La reliure au XIXème siècle" (Tome I, page 18). Sur cette reliure de Bozérian, comme sur cet Almanach aux armes de l'Impératrice relié par Lefebvre, des quadrilatères dans les angles - nommés "rosaces" par Beraldi - interrompent la bordure et permettent ainsi d'éviter le chevauchement de la roulette.
Estimation : 12 000 € ~ 18 000 €
Jean-Claude-Michel Mordant de Launay (Français, 1750-1816) 
Le bon jardinier. Almanach...
Lot 296
Lot 297
Gustave Le Gray (Français, 1820-1884)
Portrait de Marguerite Lacressonière, c.1855

Epreuve d’époque sur papier albuminé, à partir d’un négatif verre au collodion.
Portrait de la grande actrice, au visage serein et souriant, réalisé dans le studio Le Gray, 35 Boulevard des Capucines à Paris. Ce tirage, aux tonalités volontairement claires, était destiné à être rehaussé de couleurs à l’aquarelle ou à l’huile.
Signature GUSTAVE LE GRAY à droite sur l’épreuve, par un timbre encré en rouge.
Emouvant envoi autographe de son époux, daté du jour de décès de l'actrice, à son dernier auteur qui écrivit pour elle la pièce succès Les Fugitifs : « Offert à Mr Ferdinand Dugué / pour elle !... / 26 janvier 1859 / Lacressonnière ».

Haut. 27,7 Larg. 21,1 cm.
(teintes claires volontaires pour la mise en couleurs, halo ovalisé aux contours du portrait, caractéristique des portraits de Le Gray. Les quelques retouches d’époque à l’encre ont foncé avec le temps. Quelques traces anciennes au dos du montage, sans dommage sur l’épreuve).
Monté sur bristol d’époque, recoupé au format 29,4 x 23 cm.

Provenance : ancienne collection Fildier.

Gustave Le Gray, ca. 1855. A rare portrait picture of French actress Marguerite Lacressonière. Signed. With a handwritten note from her husband dated to the day of her death. This print, with deliberately light tones, was intended to be enhanced with watercolor or oil colors.

Très rare portrait de Madame Lacressonnière (Lyon, 1815 - Paris, 1859) dont on ne connait que deux épreuves différentes d’une même séance de pose : celui présenté dans cette vente et sa variante, non signée par Le Gray, qui se trouve dans l’album des portraits de personnalités composé par Léon Maufras, conservé à la BnF (feuillet 88 vue 179).

Marguerite Gérinière, épouse Lacressonière, nait en 1815 à Lyon et décède le 26 janvier 1859. Elle débute sur les planches à Lyon à l’âge de 14 ans. Elle poursuit ses représentations en province puis, pour une saison, à la Gaîté à Paris. De 1843 à 1846, elle est engagée à Marseille. En 1846, Alexandre Dumas crée le Théâtre Historique (devenu par la suite Théâtre Sarah Bernhardt et actuel Théâtre de la Ville), dont elle devient en 1847 l'actrice fétiche. Elle joue jusqu’en 1850 dans la Reine Margot (rôle-titre), mais aussi Monte Cristo, Catilina, Angèle, Henri III et sa cour Cette année là, elle épouse Louis Charles Adrien Le Sot de la Panneterie (1819-1893), dit Lacressonière, dont elle se sépare en 1856. Elle joue successivement à la Gaîté en 1851, au Cirque de l’impératrice en 1856, à l’Odéon en 1858 et au Théâtre de l’Ambigu-Comique, où elle finit sa carrière, épuisée.

L’envoi de Monsieur Lacressonnière à Monsieur Dugué date du jour de la mort de Marguerite « pour elle ! », rendant hommage aux derniers instants de la grande actrice à son dernier auteur. Ferdinand Dugué (1816 -1913), auteur dramatique, est le créateur avec Auguste Anicet-Bourgeois du drame à grand spectacle Les Fugitifs, créé le 21 juin 1858 à l’Ambigu-Comique. Madame Lacressonnière du Théâtre Imperial est engagée spécialement pour jouer le rôle-titre féminin de Suzanne, épouse de David, joué par Omer. Dans une autre distribution pour ce spectacle (en alternance ou bien suite au décès de Marguerite Lacressonnière), c’est Monsieur Lacressonnière qui jouera David, avec Madame Marie Laurent dans le rôle de Suzanne.

A la suite des cent représentations des Fugitifs, à l’Ambigu-Comique, Mme Lacressonnière tombe malade de fatigue. Séparé de sa femme depuis quelques années, Monsieur Lacressonnière se conduit galamment, en homme de cœur, à la nouvelle de sa maladie. Il vient s’asseoir à son chevet et elle rend son dernier soupir entre ses bras. La presse témoigne avec émotion de sa disparition :

Le Figaro - Programme - Quotidien du lundi 31 janvier 1859. 1re année - N° 24.
"Madame Lacressonnière malade depuis quelques temps est morte mercredi dernier. Cette perte sera vivement sentie. Elle était une des artistes les plus distinguées de Paris, et le drame moderne perd en elle une précieuse interprète "

Le Monde Dramatique du 3 février 1859.
"Marguerite Lacressonnière est inhumée au Père-Lachaise. Le buste ornant sa sépulture qui la représente tenant un masque, a été réalisé grâce à une importante souscription d’époque, qui confirme sa très grande notoriété."

Sites consultés : Gustave Le Gray portraits, Sylvie Aubenas BnF. Gallica.bnf.fr / Les archivesduspectacle.net
Estimation : 2 000 € ~ 2 500 €
Gustave Le Gray (Français, 1820-1884) 
Portrait de Marguerite Lacressonière, c.1855...
Lot 297
Lot 299
Gustave Le Gray (Français, 1820-1884)
Jetée de Cette [Sète] - Mer Méditerranée, 1857

Epreuve d'époque sur papier albuminé d'après un négatif verre au collodion.
Numéro manuscrit à l’encre noire, du tirage de l’atelier Le Gray, au dos, en bas à droite « 10,825. ».

Haut. 30 Larg. 39,7 cm.
(cette épreuve a conservé ses belles tonalités d'origine et ne comporte que quelques repiques et une légère trace chimique d’époque dans le ciel)

Provenance : propriété du Val-de-Loire, depuis plusieurs générations.

Gustave Le Gray, 1857. An albumen print of a collodion glass plate negative depicting the pier of Sète, on the Mediterranean Sea.

Littérature :
- "The lovely sea-view. A study of the marine photographs published by Gustave Le Gray 1856-1858" par Ken Jacobson, Petches Bridge, 2001. Image reproduite pl. II, page 43 (épreuve de la collection du Wilson Center for Photography) ;
- "Gustave Le Gray", sous la direction de Sylvie Aubenas, Paris, BnF, Gallimard, 2002. Illustration n°126, page 106 et catalogue 130 page 366 (épreuve de la collection musée des Beaux-Arts de Troyes - dépôts du musée des A.T.P. intitulée Jetée de Cette - Mer Méditerranée n°12).

Cette photographie est une variante, au même cadrage, de celles reproduites dans les ouvrages de Sylvie Aubenas et de Ken Jacobson. Elle trouve un écho animé dans une gravure du Monde Illustré du 23 mai 1857 (pages 8-9) intitulée « La ville et le Port de Cette, d’après une photographie de Gustave Le Gray ».
Estimation : 2 500 € ~ 3 000 €
Gustave Le Gray (Français, 1820-1884) 
Jetée de Cette [Sète] -...
Lot 299
Lot 302
Gustave Le Gray (Français, 1820-1884)
Marine, étude de nuage, 1856

Epreuve d'époque sur papier albuminé à partir de deux négatifs verre au collodion : l’un pour le ciel, l’autre pour la mer.
Numéro de tirage, manuscrit à l’encre noire, de l’atelier Le Gray, en bas à droite au dos de l’épreuve, en partie coupé « 51 ».
Douces tonalités homogènes. Sur la ligne d’horizon, à gauche de l’image, on devine la présence d’un brick.

Haut. 31,5 Larg. 39,9 cm.
(cette épreuve a conservé ses belles tonalités d'origine et ne comporte que quelques repiques et une légère trace chimique d’époque dans le ciel)

Provenance : propriété du Val-de-Loire, depuis plusieurs générations.

Gustave Le Gray, 1856. An albumen print entitled "Marine, étude de nuage" ("Marine, study of clouds") combining two collodion glass plate negatives, one depicting the sky and the other the sea.

Littérature : "The lovely sea-view. A study of the marine photographs published by Gustave Le Gray 1856-1858" par Ken Jacobson, Petches Bridge, 2001. Image reproduite pl.1, page 33, sous le titre « Vue de Mer, ciel nuageux, c. 1856 ». Reproduction de l’épreuve conservée au Victoria & Albert Museum.

Cette rare épreuve est à rapprocher des études de ciel de Le Gray, décrites au chapitre « Marines de Normandie. Etés 1856 et 1857 (catalogue 109 à 126), et particulièrement de l’étude de nuages 117 de l’ouvrage "Gustave Le Gray", Paris, BnF - Gallimard, 2002.
Estimation : 1 500 € ~ 2 000 €
Gustave Le Gray (Français, 1820-1884) 
Marine, étude de nuage, 1856...
Lot 302
Lot 304
Alfred Jarry (Français, 1873-1907)
"Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien", 1898

[Paris, Le Phalanstère], [1898]
Manuscrit autographe, trois fois signé, une fois en lettres capitales dans la maquette de la page de titre et deux fois à la fin du texte.
In-8 (Haut. 201 Larg. 154mm - sans compter les onglets).

Collation : 211 pages autographes sur 206 feuillets, paginées 1-218, à l’encre noire par Alfred Jarry. Seconde numérotation au crayon bleu par l’imprimeur

Illustrations : lithographies originales d’Alfred Jarry découpées en deux ou quatre, formant 36 fragments au verso desquels Jarry a rédigé le manuscrit. Le détail des fragments est le suivant :
- planche 47 (numérotation du catalogue raisonné de 1968) : dix-sept fragments : premier quartier quatre fragments, deuxième quartier cinq fragments, troisième quartier cinq fragments, quatrième quartier trois fragments : soit trois lithographies complètes (300 x 220mm environ, après assemblage des fragments) et cinq fragments ;
- planche 49 : huit fragments : soit une lithographie complète (275 x 185mm environ, après assemblage des fragments) et quatre fragments ;
- planche 54 : onze fragments : soit une lithographie complète (il manque quelques centimètres pour que les quartiers soient complets) et sept fragments ;

Reliure de l'époque : probablement réalisée pour Victor Lemasle. Dos de chagrin noir, à nerfs, plats de papier marbré.

Provenance :
- Victor Lemasle (1876-1932), marchand d’autographes et éditeur, notamment du dernier livre d’Alfred Jarry, Albert Samain (Souvenirs), en 1907. Il vendit certains des manuscrits de Jarry qu’il possédait à
- Louis Libaude, pseud. Louis Lormel (1869-1922), marchand de tableaux ; par descendance ;
- collection particulière.

Exposition de ce manuscrit :
- "Expojarrysition", Galerie Jean Loize, Paris (18 palotin au 8 gidouille 80), du 7 mai au 20 juin 1953, n° 1 (avec reproduction) ;
- "Alfred Jarry 1873-1917", Graphisches Kabinett, Kunsthaus Zürich, du 14 décembre 1984 au 10 mars 1985.

Alfred Jarry, 1898. An autograph manuscript entitled "Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien". Signed.

Bibliographie :
- Œuvres complètes (dir. Henri Béhar), III, Paris, 2013, p. 9 et suiv. (notice d’Alain Chevrier) ;
- Œuvres complètes (pléiade) I, Paris, 1972, p. 655 et suiv., p. 1216 et suiv. ;
- Patrick Besnier, Alfred Jarry, Paris, 2005, p. 358 et suiv. ;
- Peintures, gravures et dessins d’Alfred Jarry, Paris, Collège de Pataphysique, 1968 ;
- Propos d’Apollinaire sur Jarry : Le Courrier des Arts , in Paris-Journal, 28 juin 1914.

Webographie :
- manuscrits de Jarry aujourd’hui connus : http://alfredjarry.fr/amisjarry/fichiers_ea/etoile_absinthe_132_133.pdf (p.18 et suiv.) ;

Manuscrit autographie complet de l’un des œuvres les plus importantes d’Alfred Jarry : au cœur de la pataphysique.
Ce manuscrit fut en partie rédigé au dos de grandes lithographies originales d’Alfred Jarry coupées en deux ou quatre : deux de ces lithographies sont aujourd’hui connues uniquement par ce manuscrit.
Le manuscrit appartint à Louis Lormel, ami de la première heure d'Alfred Jarry et passeur de l'avant-garde.
Le manuscrit est vendu avec son certificat d’exportation.
Estimation : 50 000 € ~ 70 000 €
Alfred Jarry (Français, 1873-1907) 
"Gestes et Opinions du Docteur Faustroll,...
Lot 304
Lot 305
Alfred Jarry (Français, 1873-1907)
"L’Amour absolu", 20 février 1899

Manuscrit autographe signé et daté.
In-8 (Haut. 205 Larg. 158mm - sans compter les onglets).

Collation : 115 pages autographes d’Alfred Jarry, à l’encre noire, foliotées 1-115.

Reliure de l'époque : probablement réalisée pour Victor Lemasle. Dos de chagrin noir, à nerfs, plats de papier marbré (charnières de la reliure légèrement frottées).

Provenance :
- Victor Lemasle (1876-1932), marchand d’autographes et éditeur, notamment du dernier livre d’Alfred Jarry, Albert Samain (Souvenirs), en 1907 ; il vendit certains des manuscrits de Jarry qu’il possédait à
- Louis Libaude, pseud. Louis Lormel (1869-1922), marchand de tableaux ; par descendance ;
- collection particulière.

Exposition de ce manuscrit :
- "Expojarrysition", Galerie Jean Loize, Paris (18 palotin au 8 gidouille 80), du 7 mai au 20 juin 1953, n° 419 ;
- "Alfred Jarry 1873-1917", Graphisches Kabinett, Kunsthaus Zürich, du 14 décembre 1984 au 10 mars 1985, n° 91.

Alfred Jarry, Feb. 20, 1899. An autograph manuscript entitled "L'amour absolu". Signed and dated.

Bibliographie :
- Œuvres complètes (dir. Henri Béhar), III, Paris, 2013, p. 467 et suiv. (notice de Paul Edwards) ;
- Œuvres complètes (pléiade) I, Paris, 1972, p. 917 et suiv., p. 1257 et suiv. ;
- Patrick Besnier, Alfred Jarry, Paris, 2005, p. 395 et suiv.

Webographie : manuscrits de Jarry aujourd’hui connus : http://alfredjarry.fr/amisjarry/fichiers_ea/etoile_absinthe_132_133.pdf (p. 24 et suiv., avec une erreur confondant un fac-similé conservé à la Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet avec un manuscrit inexistant - ce que nous ont bien confirmé les conservateurs de cette bibliothèque, ainsi que La Société des Amis d’Alfred Jarry. Nous les en remercions ici.).

Remarquable manuscrit autographe d'Alfred Jarry :
un des deux manuscrits aujourd’hui connus de l’Amour absolu, celui de Louis Lormel « couronnant » l'"Expojarrysition".
Le manuscrit est vendu avec son certificat d’exportation.
Estimation : 30 000 € ~ 50 000 €
Alfred Jarry (Français, 1873-1907) 
"L’Amour absolu", 20 février 1899 

Manuscrit...
Lot 305
Lot 325
Federico de Madrazo y Kuntz (Espagnol, 1815-1894)
Portrait de Francisco Campuzano

Toile.
Porte une inscription rapportée en haut à droite.

Haut. 27 Larg. 21,5 cm.
(restaurations anciennes)
Spectaculaire cadre en bois sculpté et doré avec les instruments de la Passion (Haut. 46,5 Larg. 40 cm).

Provenance :
- collection O'Rossen ;
- vente Me Maurice Rheims (expert Robert Lebel), Paris, 9 mai 1952, n°90 bis ;
- collection Henri Girard, industriel à Champagnole, Jura ;
- collection particulière, Touraine.

Federico de Madrazo y Kuntz. A portrait of Francisco Campuzano. In a stunning carved giltwood frame.

Notre tableau a été lithographié par Thierry Frères.

Texte de présentation à consulte rsur le site internet www.rouillac.com

Le portait de Campuzano, diplomate espagnol, par le cabinet Turquin

Joaquín Francisco Campuzano y Marentes, né à Madrid le 8 avril 1785, éminent diplomate et homme d'Etat, a laissé une empreinte indélébile dans l'histoire de l'Espagne du XIXe siècle. Il a notamment joué un rôle important pendant la période tumultueuse de l'indépendance espagnole en Amérique latine. Fervent défenseur de l'unité espagnole, il a occupé plusieurs postes gouvernementaux influents. Son travail politique a été marqué par des efforts pour stabiliser le gouvernement espagnol face aux troubles sociaux et politiques de l'époque.

Issu de l'illustre lignée de Francisco María Campuzano y Salazar, natif de Briviesca (Burgos) et chevalier de l'ordre de Charles III depuis 1798, ainsi que d'Ana Marentes de Bebián, née à Madrid en 1770, Joaquín Francisco entra précocement dans la sphère diplomatique de son pays. Dès sa jeunesse, il fut affecté aux missions espagnoles en Saxe, puis à La Haye, avant de se voir confier le poste prestigieux de secrétaire du ministère à Saint-Pétersbourg en 1808, un rôle qu'il n'eut malheureusement pas l'opportunité d'assumer en raison des tumultes de l'époque.

Enflammé par l'esprit de la Junta, il renonça à sa carrière diplomatique pour rejoindre les rangs de l'armée espagnole au coeur de la guerre contre l'envahisseur français. De retour sur sa terre natale, il se distingua tant par ses actions politiques que par son engagement au service de l'Etat. De Barcelone à Séville, ses interventions au sein des Cortes et du Sénat marquèrent les esprits et contribuèrent à façonner le destin de la nation. Mais c'est en tant que ministre plénipotentiaire qu'il brilla le plus intensément. De Saxe à l'Autriche, en passant par la France, il fut l'ambassadeur émérite de l'Espagne auprès des cours européennes, défendant avec ardeur les intérêts de son pays et tissant des alliances cruciales pour sa stabilité politique et économique. Son amour pour les lettres et les sciences sociales transparaît dans ses nombreux écrits sur la politique et l'économie agricole, témoignages éloquents de son érudition et de sa vision éclairée du monde.

Notre portrait peut ainsi être attribué à Federico de Madrazo, grâce à la signature portée sur la lithographie publiée par Thierry Frères. Campuzano était une figure diplomatique importante, voyageant dans de nombreux pays, correspondant ainsi aux recherches de mécènes de la famille Madrazo. On peut donc envisager que ce portrait, de petit format, ait servi de modèle destiné à la diffusion et à l'impression pour figurer en première page des écrits de F. Campuzano
Estimation : 3 000 € ~ 4 000 €
Federico de Madrazo y Kuntz (Espagnol, 1815-1894)
Portrait de Francisco Campuzano

Toile.
Porte...
Lot 325
Lot 357
Travail français vers 1710-1715, suiveur d'Etienne Doirat (Français, 1675-1732)
Commode à façade légèrement galbée

en placage de palissandre à motifs géométriques, ouvrant par trois rangs de tiroirs. Le dessus également marqueté est bordé d'une lingotière. Les montants pincés à décor de platine de laiton se prolongeant par des pieds légèrement cambrés.
Riche ornementation en bronze doré : "espagnolettes" en chute, poignées de tirage aux coquillages, entrées de serrure à motif de sphinges, feuillage.

Haut. 84,5 Larg. 140 Prof. 69,5 cm.
(manques, petits accidents, restaurations de placage principalement sur les côtés)

Provenance: collection d'un château du Lochois.

Follower of Etienne Doirat, ca. 1710-1715. An ormolu-mounted palissander veneer chest of drawers. Brass ornaments.

L'utilisation d'ornements issus de la Commedia dell'arte est caractéristique du goût français autour de 1730, popularisé par les ornemanistes Daniel Marot et Jean Bérain ainsi que par le peintre Antoine Watteau. La production de l'ébéniste Etienne Doirat (1675-1732), florissante sous la Régence, se définit notamment par des motifs récurrents de femme en buste à la collerette, dite "aux espagnolettes". Redécouvert tardivement et offrant aujourd'hui un corpus réduit de meubles estampillés, Doirat a pourtant fortement inspiré la production rocaille, comme en témoignent les bronzes qui ornent notre commode.
Quoique de moindre qualité, ils sont à rapprocher de ceux d'une commode conservée au musée du Petit Palais à Paris (ODUT01757).
Estimation : 2 000 € ~ 4 000 €
Travail français vers 1710-1715, suiveur d'Etienne Doirat (Français, 1675-1732)
Commode à...
Lot 357
Lot 361
Leroy & Pons, époque Restauration
Pendule de cheminée avec Silène et Bacchus

en bronze patiné, figurant Silène s'occupant du jeune Bacchus dans un riche décor naturaliste de végétaux et pampres de vignes. Le cadran, signé "Leroy à Reims", indique les heures en chiffres romains et les minutes en chemin de fer, clé de remontage et de sonnerie à quatre et huit heures. Mouvement numéroté portant un cachet " Pons Médaille d'Or Paris 1827".
Elle repose sur une base en marbre jaune de Sienne à double gradins à légère doucine, avec une riche ornementation de bronze doré de lierres, rubans, feuilles d'eau et d'acanthe, guirlandes de fleurs et instruments de musique. Quatre pieds à enroulement en bronze doré.

Horloger fabricant : Pierre Honoré César Pons (1773-1851). Actif à Paris jusqu'en 1846, il relance l'activité horlogère à Saint-Nicolas d’Aliermont. Ses mouvements furent primés lors de différentes expositions notamment en 1819, 1827, 1839 et 1844, où il reçut trois médailles d'or et une médaille d'argent. Il vend son entreprise à Delepine.
Horloger finisseur : Hippolyte Leroy à Reims (né en 1807). Tardy nous signale qu'il est actif place du Parvis vers 1850-1859 et crée un balancier électrique acquis par Breguet ; en 1854, Maumené publie un rapport sur son système électrique.

Haut. 77 Larg. 50 Prof. 20 cm.

Provenance : collection particulière, Loches.

Leroy & Pons, Restauration Period. A patinated bronze mantel clock decorated with figures of Silenus and Bacchus. On an ormolu and yellow marble base.
Estimation : 2 000 € ~ 4 000 €
Leroy & Pons, époque Restauration 
Pendule de cheminée avec Silène...
Lot 361
Lot 365
John et Charles Smith (actifs à Londres à partir de 1803)
Globe céleste, c.1827-1830

en papier mâché, à fuseaux imprimés et collés, le méridien et le cercle horaire en laiton gravé. La table équatoriale indique les signes du zodiaque et les mois de l'année. Piétement tripode en acajou. Un cartouche indiquant "A New / Celestal Globe / containing all the known / Star's Nebulae & C. / dedicated (by Permission) to His Most / Gracious Majesty's George III/ by John Smith / Globe Maker by appointment / To his Majesty / London. Made by J.Smith Strand & sold by C.Smith, 172 Strand".

Travail anglais d'époque George IV (1820-1830).

Haut. 60 Diam. 60 cm.
(accidents en partie supérieure, restaurations au piétement)

Provenance : collection de Sologne.

John & Charles Smith, ca. 1827-1830. A paper maché celestial globe on a mahogany stand dedicated to British King George III.

Charles Smith fonde l'entreprise familiale autour de 1803 et se spécialise dans l'édition de cartes. Avec l'arrivée de son fils John, l'activité est diversifiée, notamment dans la production de globes terrestres et célestes. Ils s'installent à partir de 1827 au 172 Strand à Londres. Ils touchent dorénavant un public international, en raison de l'intérêt toujours plus important des amateurs pour ces instruments meublant bureaux et bibliothèques. L'entreprise est ensuite reprise par George Philip and Son, dont l'activité se poursuit au XXe siècle.
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
John et Charles Smith (actifs à Londres à partir de...
Lot 365
Lot 366
Jean-Joseph Chapuis (Belge, 1765-1864)
Partie de salon

en merisier, composée de six chaises et d'un fauteuil. Les dossiers renversés sont ajourés ; le bandeau à décor d'une aiguière dans un losange orné de filets de laiton surmonte une palmette. Ils reposent sur quatre pieds, les antérieurs fuselés, les postérieurs sabres de section carrée.
Estampillés "Chapuis" sur la ceinture arrière. Jean-Joseph Chapuis, reçu maître en 1796.

Fin XVIIIe-début du XIXe siècle.
Garniture à l'imitation d'un cuir bordeaux.

Haut. 87 Larg. 44 Prof. 48 cm.
(restaurations, dont l'accotoir du fauteuil, les montants de deux chaises, un pied antérieur)

Provenance : collection du Val de Loire.

Jean-Joseph Chapuis, late18th C.- early 19th C. A set of six cherrywood chairs and one armchair. Faux leather upholstery.

Bibliographie :
- Denise Ledoux-Lebard, "Les Ebénistes du XIXe siècle", Paris, Les Editions de l'Amateur, Paris, 1984, p. 118-199 ;
- Anne-Marie Bonenfant-Feytmans, "Les meubles de l'ébéniste Jean-Joseph Chapuis aux Musées Royaux d'Art et d'Histoire à Bruxelles", in "Bulletin des Musées Royaux d'Art et d'Histoire", fascicule I, T. 57, Bruxelles, 1986.

LE MOBILIER DE CHAPUIS AU CHATEAU ROYAL DE LAEKEN

En 1806, Napoléon Ier charge Chapuis, accompagné d'autres ébénistes belges, de réaliser l'inventaire du mobilier garnissant le château de Laeken, ancienne résidence du Gouverneur général des Pays-Bas autrichiens. Devenu propriété de l'Empereur, ce dernier y réside à plusieurs reprises jusqu'en 1812. Pour meubler son palais d'outre-Quiévrain, il passe régulièrement commande à cet artisan que Denise Ledoux-Lebard qualifie de "très important ébéniste bruxellois". L'Empire est ainsi la période la plus florissante pour son atelier de la rue de Loxum, qui emploie à cette époque "vingt ouvriers et plus". Reçu Maître en 1796, il est actif jusqu'en 1824. Son oeuvre, jusqu'alors occultée par une malheureuse confusion avec un marchand homonyme parisien, est peu à peu redécouverte.

Notre suite de sièges, typique des créations de Chapuis, est d'un modèle très proche de celui d'une "chaise en merisier" conservée au Château Royal de Laeken, aujourd'hui résidence de la famille royale belge : "pieds avant gaine, pieds arrière en sabre. Dossier légèrement en crosse, terminé par une barre de prise, le centre ajouré décoré d'un vase, le bandeau orné d'incrustations en ébène présentant un vase inscrit dans un losange". Citons également "neuf chaises en merisier, le dossier présente une buire incrustée de bois d'ébène", vendues à Bruxelles les 18 et 19 décembre 1933 par la galerie Thémis.
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
Jean-Joseph Chapuis (Belge, 1765-1864) 
Partie de salon 

en merisier, composée...
Lot 366
Lot 370
Ecole française c. 1900
Tête du Général Pierre Cambronne

Terre crue.

Haut. 32 Larg. 23, Prof. 24 cm.

Provenance : ancienne collection du château de Kéraval, dans le Finistère, propriété du gendre de Cambronne, Victor Roussin, époux de Sophie Adamson, fille adoptive du général.

French School ca. 1900. An unfired clay sculpture of the head of Pierre Cambronne, General of the First French Empire.

Général de division né à Nantes, Pierre de Cambronne (1770-1842) est un brave parmi les braves, qui fit toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire, commandant le dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo. Sommé de se rendre il aurait répondu : « La garde meurt mais ne se rend pas ! ». Lancé à sa mort en 1842 par le Conseil Municipal de Nantes, pour honorer l'enfant du pays, le concours d’un monument au général Cambronne, prenant la forme d’une statue colossale sur le modèle de celle de La Tour d’Auvergne à Carhaix, suscite les candidatures des sculpteurs locaux, Jean de Bay, Etienne Suc et François Lanno. Faute de financement suffisant, le concours est abandonné en 1843. David d’Angers conseille de retenir de Bay, qui possède en effet le buste que son père fit du général en 1815. A. Ménard et E. Suc reçoivent la commande des bas-reliefs. Ce portrait s’inspire en partie de la tête du monument précité. Il existe une autre version en bronze de cette même tête, qui semble avoir été fondue au XXe siècle (vente Osenat, Fontainebleau, 19/11/2017, lot 160).
Estimation : 2 000 € ~ 3 000 €
Ecole française c. 1900 
Tête du Général Pierre Cambronne 

Terre...
Lot 370
Lot 372
Dans le goût de Jacob Frères et de Jacob-Desmalter, fin du XIXe siècle
Fauteuil "aux sphinges"

en acajou et placage d'acajou et riche ornementation en bronze doré. Le dossier droit est décoré en partie supérieure de cannelures cerclées de joncs et d'une applique losangée à la tête d'Apollon. Les accotoirs à enroulement et décor en bas-relief de feuilles d'eau sont soutenus par deux importantes têtes de sphinges ailées. Il repose sur quatre pieds, les antérieurs en gaine terminés par des griffes, les postérieurs sabre.
Au revers la mention manuscrite à la craie "Sle 11 = M. Le Rick... Ville d'Avray".
Garniture en velours rouge postérieure.

Haut. 96 Larg. 58 Prof. 49 cm.
(petits accidents, pieds arrières greffés)

Provenance : collection parisienne.

Inspired by the works of the Jacob family, late 19th C. An ormolu-mounted mahogany and mahogany veneer armchair with sphinxes. Red velvet upholstery (posterior).

Ce fauteuil s'inspirant du style "Retour d'Egypte" n'est pas sans rappeler la production des Jacob. La tête de sphinge est proche des supports d'accotoirs d'une suite de quatre fauteuils achetée en 1806, pour la chambre à coucher de la princesse Murat à Fontainebleau (F2742 in "Egyptomania, cat. exp., Paris, Louvre, 1994, p. 281). Les grandes ailes s'inspirent quant à elles d'un riche modèle livré pour le deuxième grand salon de l'Impératrice aux Tuileries (Versailles in Arizzoli-Clémentel et Samoyault, Le mobilier de Versailles, chefs-d'oeuvre du XIXe siècle, p. 186). Ce siège est donc une inspiration des nombreuses formes rapportées lors de la Campagne d'Egypte. Les recueils de Percier et Fontaine comme de Vivant-Denon, ainsi que la publication de la "Description de l'Egypte" participent à "l'égyptomanie", dont la mode se prolonge jusqu'en 1815 et se renouvelle durant la seconde moitié du XIXe siècle.
Estimation : 500 € ~ 800 €
Dans le goût de Jacob Frères et de Jacob-Desmalter, fin...
Lot 372
Lot 380
Raingo Frères, époque Napoléon III
Garniture de cheminée

en onyx et bronze doré, composée d’une pendule et une paire de candélabres :
- la pendule borne coiffée d’un carquois et un flambeau dans une couronne de laurier surmontant un cadran émaillé blanc indiquant les heures en chiffres romains, les minutes en chiffres arabes et chemin de fer. Signé « Raingo Fres / Paris », il est entouré de deux cornes d’abondance nouées et surmonte un bas-relief à décor de rinceaux. Six pieds godronnés. La platine numérotée « 172 » avec cachet de la maison Raingo Frères. Suspension Brocot.
- les candélabres à quatre lumières, la partie centrale coiffée d’une grenade, les binets décorés de feuilles d’acanthe en alternance de fleurettes. Les bras de lumière en rinceaux terminés par des grenades. Ils reposent sur un piédestal cannelé et rudenté entouré de cornes d’abondance. La base à trois bas-reliefs, celui du centre orné d’un carquois et un flambeau, les deux autres de guirlandes de laurier. Six pieds godronnés.

Pendule : Haut. 45 Larg. 35 Prof. 14,5 cm.
Candélabres : Haut. 50,5 cm.
(petits accidents, dont un petit fêle en façade, restaurations)

Provenance : ancienne collection du château de Maugué, Loir-et-Cher. Puis collection blésoise, place du château.

The Raingo Frères Company, Napoléon III Period. An onyx and ormolu mantel clock and matching pair of candelabras.

Bibliographie : Pierre Kjellberg, "Encyclopédie de la pendule française du Moyen-âge au XXe siècle", Paris, Les éditions de l’Amateur, 1997, un modèle très proche reproduit p. 476.

La Maison Raingo Frères est fondée en 1823. Elle réunit les quatre fils de l’horloger Zacharie-Joseph Raingo, lui-même fils de Nicolas-Joseph et Marie-Magdelaine Decrolyet. Forte de ses réalisations, l’entreprise est récompensée d’une médaille de bronze par le jury de l’Exposition des Produits de l’Industrie en 1844. Les Raingo fournissent les plus hautes personnalités de l’époque, dont l’Empereur Napoléon III et son épouse l’Impératrice Eugénie à partir de 1860. La Maison Raingo est décrite comme l’une « des premières maisons de Paris [ ] par le mérite de ses produits ».
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
Raingo Frères, époque Napoléon III
Garniture de cheminée 

en onyx et...
Lot 380
Lot 382
Attribué à Léon Marcotte (Français, 1824-1891)
Table de bibliothèque

en bois et placage de bois noirci ouvrant par un tiroir en ceinture. Le plateau rectangulaire à côtés arrondis est garni d'un feutre bleu et entouré d'un filet d'étain et d'une lingotière à bec de corbin. La ceinture est décorée de filets d'étain, de lapis-lazuli, de deux plaques de laiton repoussé à décor de scènes à l'antique et d'une frise de laurier. Elle repose sur quatre fûts de colonne à chapiteaux corinthiens en bronze ciselé doré et se termine par des pieds toupies. L'entretoise en X présente un vase godronné surmonté d'une pomme de pin.

Travail d'époque Napoléon III.

Haut. 70 Long. 131 Larg. 75 cm.
(accidents, manques et restaurations)

Attributed to Léon Marcotte, Napoleon III Period. A blackened veneer wood library table with pewter, lapis-lazuli, brass and bronze ornaments.

Oeuvre en rapport : table de bibliothèque par Léon Marcotte, conservée au Metropolitan Museum, New York (n°34.140.1).

Bibliographie: Denise Ledoux-Lebard, "Le mobilier français du XIXe siècle", Editions de l'Amateur, Paris, 2000, pour un modèle similaire reproduit p. 470.

Après des études à l'Ecole des Beaux-arts de Paris, Léon Marcotte part s'installer à New-York, où il travaille comme architecte. En 1849, il décide de s'associer avec son beau-frère Auguste-Emile Leprince-Ringuet, fils de tapissier-ébéniste, afin d'ouvrir deux ateliers d'ébénisterie à Paris et New-York. Il y développe un style dit "américano-renaissant". En 1860, il dissout son association et fonde sa propre entreprise à New-York, où il devient rapidement le décorateur le plus en vue.
Estimation : 500 € ~ 800 €
Attribué à Léon Marcotte (Français, 1824-1891) 
Table de bibliothèque 

en...
Lot 382
Lot 383
Antonin Mercié (Français, 1845-1916)
David vainqueur de Goliath

Bronze à patine brune.
Le modèle créé entre 1869 et 70.
Signé sur la terrasse.
Marqué "F.Barbedienne Fondeur". Cachet des réductions mécaniques A.Colas.

Haut. 73 cm.
(petite oxydation)

Antonin Mercié. A bronze sculpture of David's victory over Goliath. Model created in 1869-70. Signed.

Bibliographie : Pierre Kjellberg, "Les bronzes du XIXème siècle. Dictionnaire des sculptures", Paris, Les Editions de l'Amateur, 1987, le modèle reproduit p. 490.

Premier Grand Prix de Rome en 1868, Antonin Mercié envoie depuis la ville éternelle le modèle en plâtre du David vainqueur de Goliath. Il s'inspire à l'évidence de la sculpture de la Renaissance qu'il découvre physiquement, notamment par le traitement du contrapposto. Si le sujet s'inscrit dans le prolongement des Grands Maîtres, à l'instar de Donatello ou Michel-Ange, il fait également écho à l'actualité contemporaine. L'élégance de la pose et la fermeté de son modelé sont perçus comme "symbole d'espoir d'une revanche future de la France sur la Prusse" (musée d'Orsay). Le plâtre original reçoit la médaille de première classe, avant d'être affecté au musée des Augustins de Toulouse (inv. RA 982). L'Etat commande un exemplaire en bronze en 1872, qui est placé au musée du Luxembourg en 1874. Au regard de sa fortune critique, la sculpture est tirée en de nombreux exemplaires en bronze, en six tailles différentes. La nôtre se distingue toutefois du modèle original par le pagne pudique couvrant ses attributs masculins.
Estimation : 1 000 € ~ 2 000 €
Antonin Mercié (Français, 1845-1916) 
David vainqueur de Goliath 

Bronze à...
Lot 383
Lot 384
Parkinson & Frodsham (firme active à Londres entre 1801 et 1947)
Chronomètre de marine à huit jours de réserve de marche, n°2336

en laiton, dans un coffret en acajou à deux anses mobiles et une entrée de serrure en laiton. La façade composée de deux plaques en dent de morse gravée. Le couvercle à un bouton poussoir permet l'ouverture en deux parties : la première à un verre anti-poussière, la seconde découvrant le cadran en acier indiquant sur 24 heures les heures en chiffres arabes et les secondes par une trotteuse. Les aiguilles en acier bleui. L’ensemble protégé par une lunette bombée.
Coffret, cadran et mouvement signés. Le coffret et le cadran numérotés « 2336 ».

Travail de la seconde moitié du XIXe siècle.
Une étiquette de la maison Martin & Cie à Anvers, une seconde de révision datant du 17 mars 1959.

Boîtier : Haut. 20 Larg. 18,5 Prof. 18,5 cm.
Cadran avec lunette : Diam. 12,3 cm.
(manque la clé)

Parkinson & Frodsham, second half of 19th C. Eight-day marine chronometer. In a mahogany box with brass handles and keyhole plate. Signed box, dial and movement. Number 2336 on box and dial.

La maison Parkinson & Frodsham est fondée en 1801 par William James Frodsham (1778-1850) et William Parkinson (?-1842). Elle se spécialise dans l’édition d’instruments scientifiques et de marine. Son activité est exercée à plusieurs adresses entre 1801 et 1947. Notre chronomètre porte l’adresse du 4 Change Alley, que l’entreprise occupe de sa fondation jusqu’en 1890.
Estimation : 1 800 € ~ 2 200 €
Parkinson & Frodsham (firme active à Londres entre 1801 et...
Lot 384
Lot 386
Alphonse Debain (actif à Paris entre 1883 et 1911)
Ménagère de 170 pièces

en argent 950 millièmes. Modèle à décor floral et feuilles d'acanthe comprenant : 24 fourchettes de table ; 12 cuillers de table ; 12 couverts à entremets ; 12 couteaux de table à manche en argent fourré et lame en acier inoxydable ; 12 couteaux à fromage à manche en argent fourré et lame en acier inoxydable ; 12 couteaux à fruits à manche en argent fourré et lame en argent ; 12 cuillers à glace ; 12 couverts à poisson ; 12 cuillers à huîtres ; 8 cuillers à café ; 12 porte-couteaux ; un couvert à salade ; un couvert à servir le poisson ; une pelle à glace ; une pelle à tarte ; deux saupoudreuses ; une pince à sucre ; deux cuillers à sauce ; deux cuillers à légumes ; un service à viande à manches en argent fourré, lames et dents en acier ; une louche ; une pince à asperges à manche en argent fourré et métal ; et une louche.

Poinçon Mercure.
Poinçon d'orfèvre : "AD et flamant", pour Alphonse Debain, poinçon insculpté en 1883.

Poids des pièces en argent 8.105 g.
Poids total brut 9.765 g.

Dans un coffret en chêne à deux vantaux découvrant cinq tiroirs. Haut. 33 Larg. 48 Prof. 40 cm (manque la clé).

Joint : Puiforcat. 10 cuillers à moka en argent, modèle à coquille, noeuds et feuilles d'acanthe. Poinçon Mercure 1er titre. Orfèvre : "EP au canif". Poids 125 g.

Alphonse Debain, ca. 1900. A 170-piece set of sterling silver cutlery. In its wooden storage canteen.

"Fils et petit-fils d’orfèvres parisiens établis depuis 1847 rue du Temple, Alphonse Debain fait insculper son poinçon en 1883 et s’installe au 79 rue du Temple, où il succède à Philippe Berthier, spécialisé dans la petite orfèvrerie de table et l’orfèvrerie religieuse. Il présente ses premières réalisations à l’Exposition Universelle de Paris de 1889 et obtient une médaille d’or pour ses couverts et un service de toilette."
in Musée des Arts Décoratifs, Paris.
Estimation : 3 000 € ~ 4 000 €
Alphonse Debain (actif à Paris entre 1883 et 1911) 
Ménagère...
Lot 386
Lot 400
Antoine-Léonard Dupasquier (Français, 1748-1828) pour l'atelier Odiot
Le Triomphe de Trajan, c. 1806

Plume et encre sur papier.
Modèle pour les bronzes de Thomire des consoles des petits appartements de l'Impératrice Joséphine à Fontainebleau ou la cheminée en malachite d'Anatole Demidoff.

Haut. 18,7 Larg. 149,7 cm.
(petites rousseurs)

Monté sur un châssis en bois protégé par un plexiglass (Haut. 22 Larg. 153 cm).

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Antoine-Léonard Dupasquier for Atelier Odiot, ca. 1806. An ink drawing of Trajan's Triumph. Model for bronze ornaments by Thomire mounted on console tables furnishing the Fontainebleau apartments of French Empress Joséphine or Anatole Demidoff's fireplace. From the Maison Odiot collections.

Bibliographie :
- Audrey Gay-Mazuel, "Odiot, un atelier sous le Premier Empire et la Restauration", Paris, Musée des Arts décoratifs, 2017, cité p. 188-189 ;
- Juliette Niclausse, "Thomire fondeur-ciseleur. Sa vie-son oeuvre", Paris, Librairie Gründ, cité p. 88.

Oeuvres en rapport :
- Attribué à Antoine-Léonard Dupasquier, "Le Triomphe de Trajan", c.1806, graphite sur papier-calque marouflé sur papier brun, Haut. 20,3 Larg. 101,7 cm. Provenance : ancienne collection Odiot, vente Sotheby's, Londres, 2009.
- Atelier de Jean-Baptiste-Claude Odiot, Étude pour le « Triomphe de Bacchus », vers 1817, Paris, Musée des Arts décoratifs, inv.2009.174.1 et 2009.174.3 in Audrey Gay-Mazuel, op.cit., p.148-149.

Ce grand dessin par Dupasquier composé de 24 personnages et quatre chevaux figure le Triomphe de Trajan. L'artiste s'inspire de la frise du "Triomphe de Marc Aurèle" de 10 mètres de long qu'il avait lui-même réalisée lors de son séjour à Rome entre 1766 et 1779. Le musée des Arts décoratifs possède un dessin sur papier-calque marouflé sur papier brun faisant s'arrêter la composition au char (n°2009.174.4). Le dessin sert de modèle à la frise fondue par Pierre-Philippe Thomire (1751-1828) ornant en façade deux consoles en bois doré par Jacob-Desmalter. Elles sont livrées en octobre 1808 pour le deuxième ou grand salon des petits appartements de l'Impératrice à Fontainebleau (n° F34.02). Il faut noter que la frise se retrouve aussi sur "la plus petite console garnissant le trumeau central de l'entrefenêtre du salon" en plus de la cheminée en malachite de Nicolas Demidoff. Il est vraisemblable qu'Odiot ait envisagé de décliner ce dessin dans l'un de ses ouvrages, ce qui expliquerait la présence de la première frise en bronze et le dessin à la plume. Il n'a pour l'heure pas été identifié d'usage direct par l'Orfèvre.

En 1819, les ateliers Odiot usent à nouveau d’un motif de frise pour la décoration du vase du « Triomphe de Bacchus ». Il reprend les dimensions et le décor de la fontaine du service à thé vendu à Demidoff en 1817. Le vase est présenté à l’Exposition des produits de l’Industrie de 1819, puis donné par Odiot en 1835 à la Chambre des pairs. Il est ensuite exposé au musée du Luxembourg (voir : Audrey Gay-Mazuel, op.cit., p. 146).
Estimation : 1 500 € ~ 3 000 €
Antoine-Léonard Dupasquier (Français, 1748-1828) pour l'atelier Odiot 
Le Triomphe de...
Lot 400
Lot 401
Pierre-Philippe Thomire (Français, 1751-1843)
d'après Antoine-Léonard Dupasquier (Français, 1748-1828)
Le Triomphe de Trajan, c. 1806

Six bas-reliefs en bronze.
Première fonte, dont le modèle est repris pour les consoles des petits appartements de l'Impératrice Joséphine à Fontainebleau ou la cheminée en malachite d'Anatole Demidoff.

Trois femmes : Haut. 13,3 Larg. 17 cm.
Couple dansant : Haut. 15 Larg. 13,3 cm.
Sonneur de trompe : Haut. 11,7 Larg. 4,3 cm.
Char de Trajan : Haut. 16,1 Larg. 33,2 cm.
Deux musiciens : Haut. 13,2 Larg. 8 cm.
Feu antique : Haut. 11,7 Larg. 9,7 cm.
(manques)

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Pierre-Philippe Thomire, ca. 1806. A set of 6 bronze bas reliefs depicting Trajan's triumph. Model used for bronze mounts for console tables furnishing the Fontainebleau apartments of French Empress Joséphine or Anatole Demidoff's fireplace.

Bibliographie :
- Audrey Gay-Mazuel, "Odiot un atelier sous le Premier Empire et la Restauration", Paris, Musée des Arts décoratifs, 2017, les trois premiers reproduits p. 189 ;
- Jean-Marie Pinçon, Olivier Gaube du Gers, "Odiot l’orfèvre. 3 siècles d’Histoire, d’Art & de Créations", Paris, Sous le vent, 1990, les deux premiers reproduits p. 76.

Nos six bas-reliefs sont les premières fontes en bronze par Thomire de la frise du "Triomphe de Trajan" d'après un dessin de Dupasquier. Outre les frises ornant les façades des consoles livrées par Jacob-Desmalter en 1808 pour le deuxième ou grand salon des petits appartements de l'Impératrice à Fontainebleau, ou la cheminée en malachite de Demidoff en 1806, Thomire expose un autre tirage en bronze au Salon en 1812 et 1814. Comme s'interroge Audrey Gay-Mazuel, "comment expliquer que la première fonte en bronze de cette frise, ainsi que le dessin original à la plume et à l'encre, aient été conservés au sein de la maison Odiot ? Jean-Baptiste-Claude Odiot projetait-t-il de la décliner sur un grand vase ? Nous n'en connaissons aucun usage par l'orfèvre. Ces éléments proviennent certainement d'échanges de modèles menés avec le bronzier Thomire, un de ses plus proches collaborateurs. Ils peuvent aussi avoir été apportés à Odiot par Dupasquier lui-même, qui crée et dessine des modèles de pièces de forme pour l'orfèvrerie" (in. Audrey Gay-Mazuel, op. cit., p. 188).
Estimation : 1 500 € ~ 3 000 €
Pierre-Philippe Thomire (Français, 1751-1843) 
d'après Antoine-Léonard Dupasquier (Français, 1748-1828)
Le Triomphe...
Lot 401
Lot 403
Pierre-Paul Prud’hon (Français, 1758-1823)
« Aigle impériale », 1807

Fusain sur papier.
Titré et daté à l’encre à droite.

Haut. 29, Larg. 47,7 cm.
(les angles inférieurs manquants, pliures)

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Pierre-Paul Prud’hon, 1807. A charcoal drawing of the Imperial Eagle. From the Maison Odiot collections.

Bibliographie : Jean-Marie Pinçon, Olivier Gaube du Gers, "Odiot l’orfèvre. Trois siècles d’Histoire, d’Art & de Créations", Paris, Sous le vent, 1990, reproduit p. 78.

Jean-Baptiste-Claude Odiot et Pierre-Paul Prud'hon collaborent à deux reprises. Ensemble, ils livrent la toilette de l’Impératrice Marie-Louise en 1810 et le berceau du Roi de Rome en 1811. Pour ce dernier, il semble que Prud'hon envisage de l'orner d'une importante aigle aux ailes déployées. Le dessin conservé au Musée Marmottan (inv.4022) est possiblement une étude préparatoire pour ce dernier, mais la réalisation finale varie considérant que l’Aigle de papier est plus adaptée à Napoléon qu’à l’Aiglon.
La persistance de l’Aigle dans les arts décoratifs sous l’Empire résulte du choix de ce motif comme emblème de la Nation le 18 mai 1804. L’Empereur confie à Thomire la réalisation de 1.100 aigles en bronze d’après un dessin de Chaudet, qu’il destine aux cimes des hampes des drapeaux. En tout trois modèles sont référencés, le premier en 1804, le second en 1810-1811 et le troisième en 1815.
Estimation : 3 000 € ~ 4 000 €
Pierre-Paul Prud’hon (Français, 1758-1823) 
« Aigle impériale », 1807 

Fusain...
Lot 403
Lot 405
Antoine-Denis Chaudet (Français, 1763-1810)
Deux Renommées couronnant l’aigle impériale, c. 1806

Plume et encre sur papier.
Signé en bas à gauche.
Cachet en rouge estampé de la collection Jean-Baptiste-Claude Odiot.

Haut. 16,5 Larg. 33 cm.
(taches, un petit trou à l’angle supérieur droit, bords inférieurs coupés)

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Antoine-Denis Chaudet, ca. 1806. An ink drawing of two winged figures of Fame crowning the Imperial Eagle. From the Maison Odiot collections.

Bibliographie :
- Audrey Gay-Mazuel, "Odiot, un atelier sous le Premier Empire et la Restauration", Paris, Musée des Arts décoratifs, 2017, reproduit p. 21 ;
- Jean-Marie Pinçon, Olivier Gaube du Gers, "Odiot l’orfèvre. 3 siècles d’Histoire d’Art & de Créations", Paris, Sous le vent, 1990, reproduit p. 91.

Ce dessin à la plume du sculpteur Antoine-Denis Chaudet permet de lui attribuer le décor de l'athénienne en or et argent présentée à l'Exposition des Produits de l'Industrie de 1806. Les deux Renommées entourant une aigle impériale se retrouvent effectivement sur la partie supérieure de la panse du bassin, comme le montre la gravure du "Trépied en argent" publiée dans la Gazette de l'amateur des arts en 1806 (Gay-Mazuel, op.cit., p. 184). Le modèle définitif, réalisé en 1819, offre une variante dans le décor, remplaçant l'aigle par une figure ; le retour des Bourbon sur le trône de France explique l'abandon du symbole impérial. En revanche, il semble que cette collaboration avec la maison Odiot soit restée unique. Comme le relève Audrey Gay-Mazuel, conservatrice du patrimoine au Musée des Arts décoratifs, "l'examen du carnet de dessins de Chaudet conservé au Musée du Louvre et de ses esquisses sculptées ne permet pas de lui attribuer d'autres modèles de l'atelier Odiot". Toutefois, Chaudet continue de livrer des modèles pour la manufacture de Sèvres ainsi que pour l'atelier Jacob-Desmalter, notamment pour le dessin des figures du serre-bijoux de l'impératrice Joséphine.
Estimation : 600 € ~ 800 €
Antoine-Denis Chaudet (Français, 1763-1810) 
Deux Renommées couronnant l’aigle impériale, c....
Lot 405
Lot 406
Attribué à Antoine-Léonard Dupasquier (Français, 1748-1828) pour l’atelier Odiot
Trépied et cuvette destinés à l’Impératrice Joséphine, 1806

Plume sur papier en grandeur d'exécution.
Numéroté « C.471 » en bas à droite.
Cachet en rouge estampé de la collection Jean-Baptiste-Claude Odiot avec le numéro à l’encre « 471 ».

Haut. 99 Larg. 52,5 cm.
(pliures dont une au centre, dessin contrecollé sur une toile de renfort, une déchirure restaurée)

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Attributed to Antoine-Léonard Dupasquier for Atelier Odiot. A 1806 ink drawing of a tripod and basin intended for French Empress Joséphine. From the Maison Odiot collections.

Bibliographie : Jean-Marie Pinçon, Olivier Gaube du Gers, Odiot l’orfèvre. Trois siècles d’Histoire d’Art & de Créations, Paris, Sous le vent, 1990, p. 86 (gravure d’après le dessin de Dupasquier, Haut. 84 cm).

En 1806, Jean-Baptiste-Claude Odiot présente à l'Exposition des Produits des Arts et de l'Industrie une athénienne en or et argent, dont le bassin est orné de la composition d'Antoine-Denis Chaudet. Celle-ci est reproduite dans la "Gazette de l'amateur". Réalisée la même année que notre dessin, elle diffère toutefois par la composition générale de son décor et par la présence d'une tablette d'entrejambe. Outre les mentions manuscrites attribuant la commande à l'Impératrice Joséphine, la présence de médaillons à son effigie montre la destination du meuble. En 1810, en collaboration avec Thomire, Odiot livre également deux autres athéniennes pour l'Impératrice Marie-Louise. Si les pilastres sont coiffés de bustes de femmes ailées à l'instar de notre projet, ils sont en revanche terminés par des cygnes.

Ce dessin est référencé dans les archives Odiot sous le numéro « 471 » : « Dessin à la plume grandeur d’exécution. Trépied et cuvette riche destinés à l’Impératrice Joséphine - sur trois griffes d’angle, soubassement mouluré à palmettes [ ] face ornée d’un médaillon portrait de Joséphine encadré [ ] avec volet couchant au centre du trépied un fût à culot coiffé d’un feu. Dessin de Dupasquier 1806. Encadré d’une couronne de culots avec deux motifs rouleaux de chaque côté, trois lions ailés, assis, [?] de rinceaux avec rosaces médaillons colombes, supportent trois pilastres droits reliés par une barrette large, plate, ayant au centre un dauphin pilastres dont la face est ornée de cigognes écureuil, colombes et mascarons superposés en arabesque, un profil est orné de baguettes de lierre. Au sommet, trois cariatides femmes ailées sur chapiteau feuilles d’eau et palmettes. Cercle avec frise femmes, mascarons et lyres, corps de cuvette, médaillons avec signes du zodiaque".
Estimation : 2 000 € ~ 3 000 €
Attribué à Antoine-Léonard Dupasquier (Français, 1748-1828) pour l’atelier Odiot 
Trépied...
Lot 406
Lot 407
Atelier Odiot
« Coupe de course de Mgr le Dauphin », c.1827

Mine de plomb sur papier en grandeur d'exécution.
Titré à la plume sur un cartouche de papier collé au milieu. Numéroté « C344 » en bas à droite.
Cachet en rouge estampé de la collection Jean-Baptiste-Claude Odiot avec le numéro à l’encre « 344 ».

Haut. 55 Larg. 38,2 cm.

Monté dans un passe-partout bleu (Haut. 80 Larg. 60 cm).

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Atelier Odiot. A lead pencil drawing of a horse race trophee ordered by Louis-Antoine de France, Duke of Angoulême and son of French King Charles X. From the Maison Odiot collections.

Ce projet de trophée est un travail préparatoire, destiné à répondre à une commande du Dauphin, Louis-Antoine de France, duc d'Angoulême - fils aîné de Charles X et de Marie Thérèse de Savoie. Il n'est pas certain que cette composition ait été retenue, comme en témoigne un autre trophée de course référencé sous le n°430 dans les archives de l'orfèvre. Les têtes de chevaux ne sont plus disposées sur les anses mais habillent le piétement de la coupe. Quoi qu'il en soit, Odiot présente à l'Exposition des Produits de l'Industrie en 1827 l'oeuvre finale qui est décrite comme "une coupe commandée par Monseigneur le Dauphin [qui] est destinée aux prix des prochaines courses de chevaux".

Ce dessin est référencé dans les archives Odiot sous le numéro 344 : « Croquis, mine de plomb, en grandeur d’exécution. Coupe pour prise de course de chevaux. Socle carré mouluré. Sur la face, médaillon ovale entouré de guirl., lauriers et rosaces, représentant deux chevaux de course montés, au galop. Pied haut gorge ornée de feuilles d’eau. Corps à ressaut culot godronné anses têtes de chevaux antiques ressaut de culots acanthe et adornés de rinceaux palmettes ».
Estimation : 400 € ~ 600 €
Atelier Odiot 
« Coupe de course de Mgr le Dauphin...
Lot 407
Lot 410
Charles Nicolas Odiot (Français, 1789-1868)
Bouilloire citrouille en argent, de la famille von Pfeffel, et modèle dessiné

- La bouilloire et son support en argent aux armes de la famille von Pfeffel, avec sa devise "VUR SCHANDE HABE DEN HUOT" ("PRENDS GARDE A LA HONTE"). La prise en grenade éclatée, anses et piétement mouvementés, avec feuilles et coquilles stylisées.
Poinçons de titre : Vieillard (1819-1838). Orfèvre : Odiot à Paris.
Bouilloire : 1.914 g. Réchaud : 1.425 g. Poids total : 3.339 g. Haut. totale 41 cm.
- Le dessin au trait avec le tampon « Ch Odiot n°40 ». Haut. 54,7 Larg. 40,5 cm.

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Charles Nicolas Odiot. A silver kettle bearing the von Pfeffel family motto and its preparatory drawing. From the Maison Odiot collections.

Le dessin préparatoire et le modèle exécuté en argent montrent la variété des décors proposés par la maison Odiot. Si l’œuvre dessinée envisage une bouilloire à l’ornementation extravagante, le modèle final est plus sobre, avec de larges godrons que l’on retrouve sur d’autres modèles réalisés entre 1825 et 1838 (voir par exemple Jean-Marie Pinçon et Olivier Gaube du Gers, op.cit., pour un légumier reproduit p. 178). Notre exemplaire en argent est destiné à la famille bavaroise von Pfeffel, dont la devise est apposée sur la panse. Au XIXe siècle, Christian Hubert Pfeffel (1765-1834) est élevé au rang de Freiherr (Baron). Son fils Carl Maximilian (1811-1890) épouse en 1836 Karoline von Rothenbourg (1805-1872), fille naturelle du prince Paul-Charles de Wurtemberg (1785-1852).

Le dessin est référencé dans les archives Odiot sous le numéro 40 : « Dessin au trait mine de plomb / Bouilloire 15 tasses / Réchaud à trois montants sur patins / coquilles reliées par des guirlandes légères de / fleurs - Corps forme renversée, orné de / lambrequins à contours portant, chacun un / motif de fleurs. Bec rocaille orné de fleurs / et feuilles d’eau, anse unie à crossettes opposées / Graine fleurs ».
Estimation : 2 000 € ~ 3 000 €
Charles Nicolas Odiot (Français, 1789-1868) 
Bouilloire citrouille en argent, de...
Lot 410
Lot 411
Attribué à Adrien-Louis-Marie Cavelier (Français, 1785-1867) pour l'atelier Odiot
Miroir à l’Eros debout

Plume sur papier.
Cachet en rouge estampé de la collection Jean-Baptiste-Claude Odiot avec le numéro à l’encre « 488 bis » (?).

Haut. 87,5 Larg. 54,5 cm.
(papier renforcé sur toile, pliure au centre, petites rousseurs)

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Attributed to Adrien-Louis-Marie Cavelier for Atelier Odiot. An ink drawing of a mirror adorned with a figure of Eros. From the Maison Odiot collections.

Plusieurs dessins de ce miroir sont aujourd'hui recensés, dont un au lavis très abouti et conservé dans les collections du Musée des Arts décoratifs (Inv.2009.174.9). La comparaison des deux feuilles soulève toutefois des différences dans le traitement du fronton. Les deux zéphirs sont effectivement absents de notre dessin. Le miroir en vermeil réalisé entre 1809 et 1819 et aujourd'hui conservé dans la collection Bruno Ledoux (Paris, Vente Sotheby's, 13 mai 2014, n°121) semble être particulièrement inspiré par notre composition. Comme le fait remarquer Audrey Gay-Mazuel, ce modèle n'était pas destiné à la chambre de Marie-Louise (Odiot, un atelier d'orfèvrerie, p. 106). Or "cette psyché de table [est] inspirée des objets de toilette, également en vermeil, offerts par la Ville de Paris à l'impératrice. [Mais] la thématique féminine accompagnant la figure de Diane laisse penser qu'il a pu appartenir à un membre de la famille impériale". ("Napoléon intime. Les trésors de la collection Bruno Ledoux", Paris, Seuil, 2018, p. 300).

Ce dessin serait référencé dans les archives Odiot sous le numéro « 488bis » avec la désignation suivante : « Dessin au trait, en grandeur. Imparfait. Grande glace, sur griffes lions ; bandeau couronne cernant un aigle [ ?] culots et palmettes, montants lyres et même motif que le montant du bas. Fronton rinceau et médaillon, amour debout ».
Estimation : 500 € ~ 800 €
Attribué à Adrien-Louis-Marie Cavelier (Français, 1785-1867) pour l'atelier Odiot 
Miroir...
Lot 411
Lot 412
Atelier Odiot
Fronton de miroir à la Vénus dit de la "Princesse Gagarine", c.1815

Mine de plomb sur papier.
Numéroté « C.489 » en bas à droite.
Cachet en rouge estampé de la collection Jean-Baptiste-Claude Odiot avec le numéro à l’encre « 489 ».

Haut. 57,5 Larg. 76 cm.
(papier renforcé sur toile, deux déchirures restaurées, rousseurs et petites taches)

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Atelier Odiot, ca. 1815. A lead pencil drawing of a mirror pediment adorned with a figure of Venus, called "Princess Gagarine's mirror". From the Maison Odiot collections.

Oeuvres en rapport : Audrey Gay-Mazuel, "Odiot, un atelier sous le Premier Empire et la Restauration", Paris, Musée des Arts décoratifs, 2017, pour un dessin de miroir à la Vénus reproduit p.169.

La composition du fronton de ce miroir est une déclinaison de celui du miroir "à la Vénus" que Jean-Baptiste-Claude Odiot réalise jusqu'à la fin de sa carrière. Parmi les grandes livraisons de ce modèle, l'historiographie rapporte la légende d'une commande qui aurait été passée par le Tsar Alexandre Ier pour sa maîtresse, la princesse Gagarine, entre 1815 et 1819, quand bien même les sources textuelles ne peuvent l'attester. L'un des exemplaires de ce modèle est aujourd'hui conservé à la Havane, au musée Napoléon. Néanmoins, en 1827, Charles-Nicolas Odiot reprend à son tour ce modèle en présentant à l'Exposition des Produits de l'Industrie "une toilette composée d'un miroir en vermeil dont le couronnement représente la toilette de Vénus".
Estimation : 400 € ~ 600 €
Atelier Odiot 
Fronton de miroir à la Vénus dit de...
Lot 412
Lot 416
Atelier Odiot
Fronton de grande glace
Grande glace
Grande glace

Trois dessins au crayon sur papier.
Le premier annoté « Couronnement de miroir » et daté 1810.
Numérotés respectivement « C.487 », « C.479 » et « C.480 ». Chacun portant le cachet en rouge estampé de la collection Jean-Baptiste-Claude Odiot avec le numéro à l’encre correspondant.

Haut. 22 Larg. 67,5 cm.
Haut. 22,5 Larg. 16,5 cm.
Haut. 22,5 Larg. 16,7 cm.
(taches et petites rousseurs)

Montés sur un passe-partout bleu (Haut. 60 Larg. 80 cm).

Provenance : ancienne collection de la maison Odiot.

Atelier Odiot. Three pencil drawings, one of a large mirror pediment and two of large mirrors. From the Maison Odiot collections.

Ces dessins sont référencés dans les archives Odiot. Sous le numéro « 487 » est désigné un « Dessin au trait. Fronton de grande glace Amour debout entre des rinceaux décroissants, extrémités lions ailés. Annoté couronnement de miroir 1810 ». Le numéro « 479 » présente un « Petit dessin au trait. Grande glace - socle sur trois griffes, bandeau appliques, mascarons et couronnes très espacées : au dessus, une lyre au centre flanqué de deux sphinx accroupis. Latéralement, deux pylones carrés sommés de deux femmes ailées se regardant et tendant des couronnes. Miroir ovale, branches lauriers et rosaces ». Enfin le numéro « 480 » décrit un « Petit croquis au crayon. Grande glace socle bas sur trois griffes, bandeau mascaron, double palmettes et couronnes. Deux pylones, décorés d’imbrications et sommés de deux vases à anses. Cadre ovale, branches lauriers et rosacés ».
Estimation : 300 € ~ 500 €
Atelier Odiot 
Fronton de grande glace 
Grande glace 
Grande glace...
Lot 416
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