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AUTOGRAPHES & SOUVENIRS HISTORIQUES
Jeudi 28 mai 2020

[Militaria - Musique] 2 recueils manuscrits de chansons populaires recopiées et illustrées par des conscrits, entre 1906 et 1914 :
- Recueil manuscrit de chansons populaires recopiées par Gustave Hénau, soldat 2e classe clairon, originaire de la ville de Saint Denis (né le 3 janvier 1883), effectuant son service militaire dans le 161e régiment d'infanterie, en la caserne Canrobert à Saint-Mihiel (Meuse), daté du 2 décembre 1906, cahier rel. in-8, 80 feuillets, couverture à décor de découpis superposés et contrecollés. Illustrations à la plume et au crayon : scènes galantes et coquines, portrait présumé de l'auteur, etc.
Répertoire de 56 chansons à thème majoritairement militaire et quelques grivoiseries dont Le Parisien ; Clairon de malheur ; Le frotteur d'la Colonel ; Le plaquage ; Fusil, pourquoi es-tu ? ; Le bataillon d'Afrique ; L'heure du bandit ; Le violon brisé ; Ma p'tite Tonkinoise ; Le Mineur ; Les gamin de Paris ; Pourquoi qu'lon chante ; Te plains pas soldat ; Je m'suis roulé ; Ah ! je l'attends ; En r'venant d'la revue ; Le cœur de la femme ; Chargez ; Ce que c'est qu'un drapeau ; Alsace & Lorraine ; L'Etoile du matelot ; Pas sur la bouche, etc…
[Son feuillet matricule militaire est conservé aux Archives de Paris, n°4255 de la classe 1903].
- Recueil manuscrit de chansons populaires des années 1910-1914 recopiées par un membre de la famille Pergue, originaire de Pont de Roide (Doubs), cahier rel. in-8, 89 feuillets, couv. en l'état, quelques pages détachées. Illustrations de dessins au crayon et aquarelle à décor de scènes galantes.
Répertoire de + de 120 chansons populaires ou de cabarets sur le thème de l'amour, la femme, la conscription militaire, etc, dont Le Légionnaire ; Micaélla Mia ; Lorsque l'Amour ; Reviens (valse) ; Ninon… je vous aime ; Ah ! C'qu'on s'aimait ; Je ne veux pas t'aimer (chanson valse créée par Albert Cambardi) ; Soleil d'amour (Marche chantée, répertoire Bérard) ; L'amour par Polin ; Petite poupée jolie ; Cœur de gitane (répertoire Bérard) ; Le moulin de Maitre-Jean créée par Bérard ; Quand la femme est jolie ; Tu m'as donné le grand frisson ; Sous les ponts de Paris ; Voici la Lune ; Le départ des classes ; La loi des trois ans ; Valse des ombres ; Près de la porte Saint-Denis ; Princesse Gavotte ; l'émigrant d'Alsace ; La veuve joyeuse ; La polka des punaises ; Ma belle-mère est épatante ; Viens Titine ; Sale fourbi ; La Joconde est disparue…

Joint :
- Tirage photographique d'un poilu, 16 x 10,5 cm.
- Fac - similé Codicille de Victor Hugo à son testament, remis à Auguste Vaquerie en aôut 1883.

Adjugé : 180 €
AUTOGRAPHES & SOUVENIRS HISTORIQUES
Jeudi 28 mai 2020

Lot de + 380 lettres, XIXe et XX siècles :
o L.A.S., s.d., Alphonse KARR (1808-1890), écrivain, 2 pages in-8 ; au sujet de son intérêt le jardinage ;
o Robert Gustave Fuchs dit Robert FLOREY (1900-1979), réalisateur, acteur et producteur de cinéma à Hollywood, 2 L.S., 25 septembre et 12 octobre 1960 ;
o Henri LABROUE (1880-1964), avocat et professeur de lettres, antisémite qui impose un cours sur le judaïsme à la Sorbonne entre 1942 et 1944, arrêté et condamné à 20 de réclusion ; L.A.S. écrite de sa cellule à Fresnes en 19148 et L.S. de 1951 ;
o 6 L.S. de Robert SCHUMAN garde des Sceaux ; Michel DEBRÉ garde des Sceaux ; Xavier de BEAULAINCOURT, secrétaire particulier du général de Gaulle ;
o Edmond PERRIER (1844-1921), zoologiste, directeur du muséum et président de l'académie des sciences ; 29 L.A.S. et L.S., 1873-1920 ; correspondance passive reçue du monde entier de confrères scientifiques, académiciens, écrivains dont Louis Dollo, Thomas Wayland Vaughan, Paul Pelseneer, Edwards Philips Allis, Jules Künckel d'Herculais, général Emile Jourdy, Henri Blanc, Jean Finot, Fernand Laudet, Joseph Fabre, Adolphe Brisson, Louis de la Saussaye, Léon Denis, Emile Vuno de l'université de Genève qui a écrit au lendemain du déclanchement de la Grande guerre : " 27 novembre 1914 Mon cher ami(…) Ici nous nous heurtons à l'opinion suisse qui, contrairement à ce que l'on croit généralement en France, est en majeure partie francophile, mais au gouvernement fédéral dont la politique fut dès le premier jour d'observer une neutralité stricte. Et c'est sur cette neutralité que les vues diffèrent en Suisse allemande et en Suisse française. Ainsi nous Suisses français nous aurions voulu qu'aussitôt après l'odieuse violation du territoire belge le Conseil fédéral fit entendre un cri de protestation ; les Suisses allemands le louent de n'en avoir rien fait. Et de cette abstention initiale de notre gouvernement, est résulté le silence obstiné de nos intellectuels (Suisses allemands surtout) dans toutes les manifestations que certains intellectuels de la Suisse française ont voulu accomplir. Nous estimons que neutre ne signifie pas pleutre et que la neutralité, au point où la poussent nos collègues et compatriotes de langue allemande, confine à la pleutrerie. Tel est l'essentiel désaccord existant entre les Suisses (…) C'est cela qui a fait rater la réponse que j'avais préparée à l'adresse des représentants de la Science et de l'art allemands, ce monstrueux monument de sottise, audacieuse que 93 ont signé. (…) J'aurais voulu que mon pays se fit l'honneur d'être le premier en sa qualité de vieille démocratie à exprimer sa répugnance à l'égard de l'impérialisme et le militarisme germanique ! Comme vous avez raison quand vous prétendez que la majorité des hommes son restés des égoïstes et des poltrons. Les intellectuels sont ce rapport pis que les autres. Et puis ils soignent leur carrière et leur libéralisme est borné par tout ce qui peut faire du tort à cette dernière. Nous avons réussi à constituer un groupe destiné à sauvegarder le droit des gens. Il s'est fondé à Berne il y a 15 jours et présente encore un caractère privé et confidentiel. Nous sommes en train de faire des démarches auprès des Etats-Unis dont le concours nous semble indispensable pour obtenir celui des autres états neutres (…) Dans l'état actuel des choses, il n'y a qu'un moyen de persuader les Allemands qu'ils ne sont pas les missionnaires de la Providence et les élus du Dieu vengeur. C'est de leur flanquer une épouvantable raclée… "
o Famille Voisin baron de GARTEMPE ; env. 260 L.A.S., en majorité 1ère moitié du XIXe siècle ; correspondance passive adressée à Hippolyte Voisin de G. (1794-1839), avocat général à Riom en 1829 puis conseiller à la cour de cassation, et à son fils Emmanuel Voisin de G. (1825-1894), dont Geneviève Garaud de Mémanges mère d'Hippolyte, Adrien Voisin de G. son frère, de confrères et amis dont Louis Jarrit Delille maire et député de Guéret, Charles François de Riffardeau duc de Rivière, François Dominique de Reynaud comte de Montlosier, Prosper de Barante, Pierre Antoine Meilheurat, etc.
o Louis Augustin François de MÉRIAGE (1767-1827), baron de l'Empire, maréchal de camp des armées du roi ; 83 L.A.S., 1813-1827, adressées à Esther Gibert son épouse au château de la Maisonfort à Vierzon, écrites de son quartier général à Paris, ou lors de ses déplacements en France ou en Espagne, dont lettre écrite au lendemain de la campagne de Russie : " 7 mars 1813 (…) Mes blessures sont guéries. Je sors depuis quelques jours, il y a ici fort bonne société, la noblesse est polie et la ville d'Orell où je suis est une des principales de la Russie (…) Il y a aux environs beaucoup de châteaux fort agréables, habités par les seigneurs les plus distingués de l'Empire, les fêtes s'y succèdent, les dames sont de la plus brillante éducation, quat au peuple il est ignorant et encore très moskovite, en général ce pays ci est fort curieux à

Adjugé : 420 €
31ème VENTE GARDEN PARTY
Dimanche 16 juin 2019

Soleil couchant à l'huile sur toile par Courbet provenant de la collection Paulhan, daté 1865

Soleil couchant à l'huile sur toile par Courbet provenant de la collection Paulhan, daté 1865

Gustave COURBET (Ornans, 1819 - La Tour-de-Peilz, 1877)
Soleil couchant, 1865

Huile sur toile signée et datée " 65 " en bas à gauche.

Haut. 30, Larg. 46 cm.
(quelques petites restaurations dans le ciel).

Provenance :
- Vente Me Escribe, hôtel Drouot, Paris, 28 avril 1883, n°27 du catalogue (adjugé 550 francs) ;
- Vente Me Baudoin, hôtel Drouot, Paris, 25 & 26 mai 1908, n°47 du catalogue (adjugé 215 francs)
- Vente MeAder, collection Fr. Paulhan, hôtel Drouot, Paris, 26 & 27 février 1934, n°109 du catalogue
avec comme titre : Coucher de soleil sur la mer (adjugé 2 600 francs) ;
- Collection Henri Girard (industriel à Champagnole, Jura) ;
- Collection particulière, Touraine.

Setting sun, oil on canvas painted by Courbet, from the Paulhan collection, 1865.

Expositions :
- "Exposition des oeuvres de M. G. Courbet", Rond-Point du Pont de l'Alma, Paris, 1867, n°118.
- "Gustave Courbet, ses élèves et ses amis", Ornans, 30 juillet - 9 octobre 1966, n° 8.

Bibliographie :
- Robert Fernier, " La vie et l'oeuvre de Gustave Courbet - Catalogue raisonné ", Fondation Wildenstein, La bibliothèque des Arts, Lausanne - Paris, 1977, décrit et reproduit pages 264 & 265 sous le N°496

« Un ciel clair avec, à l'horizon des bandes de nuages amoncelés que le soleil,
prêt à s'abîmer dans les flots, a coloré de pourpre.
Une grève immense et nue, dont le sable reflète la couleur empourprée du ciel.
À gauche, une estacade autour de laquelle de rares bateaux sont abrités. »
In : Catalogue de la vente Paulhan, 1934

Adjugé : 160 000 €
31ème VENTE GARDEN PARTY
Dimanche 16 juin 2019

Andromède peinte sur l'émail par Grandhomme en hommage à Moreau et Puvis de Chavanne, 1899

Andromède peinte sur l'émail par Grandhomme en hommage à Moreau et Puvis de Chavanne, 1899

Paul Victor GRANDHOMME (Paris, 1851 - Saint-Briac-sur-Mer, 1944)
Andromède, 1899

Émail peint signé en bas à droite "Grandhomme Pix Elleur" et daté 1899.

Haut 22,5 Larg. 14,5 cm. Dans un encadrement en velours noir. 32 x 23,5 cm.

Provenance : d'après la tradition familiale, ancienne collection Alfred Lamouroux (1840-1900) viceprésident de la commission du Vieux Paris (1897-1900) ; par héritage, collection particulière, Berry.

Enamelled portrait of Andromeda by Grandhomme in homage to Moreau and Puvis de Chavanne, 1899.

GRANDHOMME LE DERNIER ÉMAILLEUR DE GUSTAVE MOREAU

L'art de l'émail célébré à Limoges au XIIe siècle se renouvelle pendant la Renaissance avec de nouvelles techniques de peinture, le développement de la grisaille et des sources iconographiques inspirées de la mythologie. Peu à peu délaissé voire abandonné, il est ravivé au XIXe siècle, sous l'impulsion notable de la manufacture nationale de Sèvres et l'intérêt scientifique de Claudius Popelin (1824-1892).

À Paris, Paul Victor Grandhomme (1851-1944) porte cet art aux nues en célébrant les courbes des femmes. Formé dans l'atelier de l'orfèvre Auguste Mollard (1836-1916), il fournit les bijoutiers parisiens, comme Boucheron, de petites plaques émaillées à sertir et réalise des tableaux sur émail d'après d'autres artistes, tel Michel-Ange (1) en 1874. Après 1877, il s'associe à son ancien élève Alfred Jean Garnier (1848-1908). Ensemble, le duo reçoit la médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris en 1889 ; leur production est qualifiée " d'une grande valeur artistique et exécutée avec une étonnante perfection (2) ". Grandhomme et Garnier œuvrent en 1891 pour Paul Victor Galland (1822-1892) à notre Diane au bain, d'après le travail du " Tiepolo français du XIXe ". Dans un contrapposto apparent, cette figure s'inspire directement des œuvres de la Renaissance italienne.

Fréquentant Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898), Grandhomme est surtout le dernier émailleur à collaborer avec le maître symboliste Gustave Moreau (1826-1898). Notre Andromède datée de 1899 est un hommage aux deux peintres disparus l'année précédente, dont il utilise le répertoire iconographique. Dans la mythologie, Andromède est exposée nue sur un rocher par sa mère, suscitant l'appétit d'un monstre marin, avant d'être sauvée de justesse par Persée qu'elle épousera. Grandhomme réutilise ce sujet en 1900 en collaboration avec l'orfèvre Jules Brateau (1844-1923), réalisant un spectaculaire coffret sur fond or (vente Sotheby's, 1850-1950 : Design Masterpieces from the Polo Collection, Londres, 24 février 2016, n°151). Le musée des Arts décoratifs, à Paris, conserve un autre écrin intitulé " Le Secret " (Inv. 17461) ayant appartenu à Georges Berger, président de l'Union centrale des Arts décoratifs de 1891 à 1910.

(1) Livret du Salon de 1874, http://salons.musee-orsay.fr/index/notice/216113?offset=0, consulté le 18 avril 2019.
(2 ) Exposition universelle de Paris, 1889, Rapports du jury international, groupe III, p. 297

Adjugé : 6 000 €
31ème VENTE GARDEN PARTY
Dimanche 16 juin 2019

Diane au bain peinte à l'émail d'après Galland par Grandhomme et Garnier après leur médaille d'or à l'exposition universelle, 1891

Diane au bain peinte à l'émail d'après Galland par Grandhomme et Garnier après leur médaille d'or à l'exposition universelle, 1891

Paul Victor GRANDHOMME (Paris, 1851 - Saint-Briac-sur-Mer, 1944)
et Alfred Jean GARNIER (Puiseaux, 1848 - Bazoche, 1908),
avec Pierre Victor GALLAND (Genève, 1822 - Paris, 1892)
Diane au bain, 1891.

Émail peint en grisaille signé "Galland Pix Grandhomme Garnier Émailleur".
Contresigné au dos "Grandhomme Garnier Émailleur", situé "Paris" et daté "1891".

Haut. 26,5, Larg. 8 cm. (petit éclat).

Dans un encadrement en velours noir (Haut. 38,5, Larg. 19 cm).

Provenance : d'après la tradition familiale, ancienne collection Alfred Lamouroux (1840-1900) viceprésident de la commission du Vieux Paris (1897-1900) ; par héritage, collection particulière, Berry.

Enamelled Diana in the bath after Galland by Grandhomme and Garnier after receiving their gold medal at the Universal Exposition, 1891

GRANDHOMME LE DERNIER ÉMAILLEUR DE GUSTAVE MOREAU

L'art de l'émail célébré à Limoges au XIIe siècle se renouvelle pendant la Renaissance avec de nouvelles techniques de peinture, le développement de la grisaille et des sources iconographiques inspirées de la mythologie. Peu à peu délaissé voire abandonné, il est ravivé au XIXe siècle, sous l'impulsion notable de la manufacture nationale de Sèvres et l'intérêt scientifique de Claudius Popelin (1824-1892).

À Paris, Paul Victor Grandhomme (1851-1944) porte cet art aux nues en célébrant les courbes des femmes. Formé dans l'atelier de l'orfèvre Auguste Mollard (1836-1916), il fournit les bijoutiers parisiens, comme Boucheron, de petites plaques émaillées à sertir et réalise des tableaux sur émail d'après d'autres artistes, tel Michel-Ange (1) en 1874. Après 1877, il s'associe à son ancien élève Alfred Jean Garnier (1848-1908). Ensemble, le duo reçoit la médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris en 1889 ; leur production est qualifiée " d'une grande valeur artistique et exécutée avec une étonnante perfection (2) ". Grandhomme et Garnier œuvrent en 1891 pour Paul Victor Galland (1822-1892) à notre Diane au bain, d'après le travail du " Tiepolo français du XIXe ". Dans un contrapposto apparent, cette figure s'inspire directement des œuvres de la Renaissance italienne.

Fréquentant Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898), Grandhomme est surtout le dernier émailleur à collaborer avec le maître symboliste Gustave Moreau (1826-1898). Notre Andromède datée de 1899 est un hommage aux deux peintres disparus l'année précédente, dont il utilise le répertoire iconographique. Dans la mythologie, Andromède est exposée nue sur un rocher par sa mère, suscitant l'appétit d'un monstre marin, avant d'être sauvée de justesse par Persée qu'elle épousera. Grandhomme réutilise ce sujet en 1900 en collaboration avec l'orfèvre Jules Brateau (1844-1923), réalisant un spectaculaire coffret sur fond or (vente Sotheby's, 1850-1950 : Design Masterpieces from the Polo Collection, Londres, 24 février 2016, n°151). Le musée des Arts décoratifs, à Paris, conserve un autre écrin intitulé " Le Secret " (Inv. 17461) ayant appartenu à Georges Berger, président de l'Union centrale des Arts décoratifs de 1891 à 1910.17/06/201917/06/2019

Adjugé : 5 000 €
31ème VENTE GARDEN PARTY
Dimanche 16 juin 2019

Un luxueux album de soixante-neuf estampes représentant les provinces du Japon par Hiroshige

Un luxueux album de soixante-neuf estampes représentant les provinces du Japon par Hiroshige
entre 1853 et 1856.

Utagawa HIROSHIGE (Edo, 1797-1858)
« Les vues célèbres des soixante et quelques provinces » Rokujuyoshu meisho zue,

Album de soixante-neuf estampes précédées d’un sommaire, format Oban tate-e, de type orihon relié à la japonaise composé de trente-six feuillets doubles.

Signé Hiroshige ga, cachet d’éditeur Koshimuraya Heisuke (Koshihei), cachets de graveurs notamment celui de Yokokawa Takejirô (Hori Take ), cachets de censure Kinugasa, Murata, Aratame et cachets zodiacaux de l’année du boeuf (7 juillet 1853) à l’année du dragon (5 mai 1856).

Édité entre 1853-1856.

Format Oban tate-e
Haut. 36, Larg. 26,5 cm.

Bon état général des estampes, couleurs fraiches, reliure fatiguée. Il manque la dernière page qui présentait comme la première un sommaire.
Rapport de condition détaillé sur demande.

Provenance :
Ancienne collection du général Gustave-Victor Laveuve (1830-1904), capitaine d’état-major et aide-de-camp du général Jamin lors de la deuxième guerre de l’opium en 1860 en Chine, où il a collecté
cet album.

Oeuvres en rapport :
• un album de la même série vendu à Paris, Piasa, 16 décembre 2016, n°275 ;
• un album de la même série vendu à Cannes, Me Pichon & Noudel-Deniau, 14 juin 2017, n°28.

A luxurious album of sixty-nine prints representing the provinces of Japan by Hiroshige between 1853 and 1856.

Pour prolonger sur rouillac.com :
- ”La redécouverte des paysage nationaux par Hiroshige à la fin de l’ère Edo ”, par Véronique Prévot, assistée de Clémence Mahiu.

Adjugé : 25 000 €
31ème VENTE GARDEN PARTY
Dimanche 16 juin 2019

Bureau amoureux de Valtesse de la Bigne, inspiratrice de Zola, Courbet, Manet et Théophile Gauthier, époque Art Nouveau, daté 1905

Bureau amoureux de Valtesse de la Bigne, inspiratrice de Zola, Courbet, Manet et Théophile Gauthier, époque Art Nouveau, daté 1905

Bureau à gradins

en bois naturel, noyer, ronce de noyer et bronzes dorés.Le bureau ouvre par cinq tiroirs en façade, quatre latéraux et un en ceinture. Il repose sur quatre pieds galbés, sculptés et ajourés de feuilles de pavot et feuilles en relief se terminant par des feuilles et fleurs de pavots en bronze doré ciselé. Deux tirettes coulissent sur les côtés.
Le plateau aux angles arrondis à cuvette est marqueté d'une frise végétale en bois clair. Il est surmonté d'un gradin foncé d'un cuir ouvrant par trois tiroirs. Les extrémités du gradin se prolongent par deux horloges en bronze doré à décor de pavots et de feuilles finement ciselés. Le cadran avec aiguille serpent porte l'inscription " VALTESSE 1905 " et le second " TPVVBFS ".
Entrées de serrure et poignées de tirage à motifs végétaux en bronze doré.

Époque Art Nouveau, 1905.

Haut. 104, Larg. 139 cm, Prof. 80 cm.
(aiguille du cadran droit manquante, restauration probable des tiroirs du gradin).

Provenance :
- Collection Valtesse de la Bigne, pour son château de Ville d'Avray.
- Vente à Paris, Me Thierry de Maigret, 14 décembre 2016, n°187.

Love desk of Valtesse de la Bigne, inspiring muse of Zola, Courbet, Manet and Théophile Gauthier, Art
Nouveau period, dated 1905.

LE MOBILIER DE VALTESSE DE LA BIGNE, DEMI-MONDAINE ET MUSE DES ARTS

Lucie Émilie Delabigne (1848-1910) dite Valtesse de la Bigne est l'une des plus célèbres demi-mondaines du Paris de la fin du XIXe. Grande inspiratrice du roman " Nana " de Zola, son intérieur est soigneusement décrit, dont le célèbre " lit comme s'il n'en existait pas, un trône, un autel où Paris viendrait admirer sa nudité souveraine ". Ce très célèbre meuble d'Édouard Lièvre est aujourd'hui conservé au musée des Arts Décoratifs de Paris. Il témoigne du goût de cette pauvre normande devenue comtesse grâce à ses charmes. Maîtresse de Jacques Offenbach, elle rencontre Flaubert, Zola et Maupassant. Désignée par le surnom très évocateur de " l'Union des peintres ", elle expose, invite et inspire dans son hôtel particulier du 98, boulevard Malesherbes Édouard Manet, Henri Gervex, Gustave Courbet, Eugène Boudin ou encore Théophile Gautier. En 1904, elle quitte Paris pour Ville d'Avray, où elle constitue une véritable collection d'œuvres d'art.

Adjugé : 22 000 €
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