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ARCHIVES DE CHÂTEAUX, AUTOGRAPHES DOCUMENTS HISTORIQUES
Mardi 08 mars 2016

[Louis XVI - Révolution] Xavier GIDE (1737-après 1789), horloger
4 P.S. ; 1787-1793 :
- Acte de société écrit et signé par GIDE, daté à Paris le 15 février 1787, 3 pages in-fol. pour " former une société pour le commerce d'horlogerie et bijouterie à Paris sous la raison de Breguet et compagnie… ".
- Acte de dissolution de société écrit et signé par GIDE, daté du 1er octobre 1791, 2 pages in-4, " Nous sommes convenus à l'amiable d'annuler l'acte de société qui subsiste entre nous sous la raison de Breguet et compagnie aux conditions ci-après… "
- Mémoire manuscrit de Breguet ?, daté du 28 février 1793, avec annotation en bas de page de BOULANGER, chef d'atelier de Breguet, 1 page in-8, " Je reconnais avoir en confiance au C. Gide les marchandises suivantes à lui appartenant savoir : une pendule à seconde à équation boîte d'acajou (…) plus une très belle pendule à équation à demie seconde ayant pour boîte une cage de bronze doré, cette pendule est pour garantie et pour payer une somme de 1100 livres que lui doit le citoyen Talleyrand ancien évêque d'Autun… "
- Mémoire écrit par GIDE avec annotation en bas de page par BOULANGER, 1793, 1 page in-8.

Xavier Gide, horloger parisien qui fit son apprentissage chez François Gervais et chez Pierre de Monchanin. En 1762, après avoir fait enregistrer ses lettres de maîtrise, il installe son propre atelier Rue Saint-Louis de 1762 à 1787, puis Quai de l'Horloge à partir de 1788. Surtout connu pour ses talents de monteur de boîtes de montres, il réalisa également des montres complètes et quelques pendules qui témoignent de son savoir-faire. Associé avec Breguet de 1787 à 1791, il connut une grande notoriété et collabora régulièrement avec les horlogers Gustave-Adolphe Adamson, Pierre III Le Roy et Jacques-Pierre-Thomas Bréant.

Adjugé : 2 600 €
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Mardi 08 mars 2016

TEXTE PRESENTATION (à mettre avant lot requi 53)

La Commune de Paris (26/3/1871 - 28/05/1871)

La Commune de Paris du 26 mars 1871 jusqu'à la semaine sanglante (21-28 mai), désigne une période révolutionnaire à Paris, qui, contre le gouvernement issu de l'Assemblée nationale qui vient d'être élue, établit une organisation ouvrière comme organisatrice de la ville, et gouvernement prolétarien.
De 1804 à 1871, la France ayant vécu principalement sous des régimes monarchiques ou impériaux, le régime républicain n'avait fonctionné que très peu d'années. En juillet 1870, Napoléon III entreprend une guerre contre la Prusse qui, mal préparée, le conduit rapidement à la défaite. La Troisième République est proclamée le 4 septembre 1870, mais la guerre continue. Paris est assiégé et connaît une grave famine au cours de l'hiver 70-71. Le ministre des affaires étrangères du gouvernement de la défense nationale signe un armistice avec Bismarck. Celui-ci, prévoit outre la fin des hostilités pour une période de 15 jours renouvelables, la convocation d'une Assemblée nationale, chargée de décider de la poursuite de la guerre ou de la paix. Les élections du 8 février envoient une forte proportion de monarchistes l'Assemblée nationale. Tous les élus de Paris sont des républicains souvent extrémistes. Le gouvernement de la République se réunit à Bordeaux, puis à Versailles, pour ne pas tomber sous les révoltes parisiennes.
Depuis le 17 février, le gouvernement de la République est dirigé par Adolphe Thiers chef du pouvoir exécutif ; il cherche à conclure un traité de paix avec la Prusse. Les parisiens, qui ont supporté un siège très dur, veulent protéger Paris des Prussiens et ouvrir une nouvelle ère politique et sociale. Ils refusent de se laisser désarmer. C'est donc l'épreuve de force entre les royalistes, grands bourgeois et conservateurs provinciaux, tous favorables à une paix rapide avec l'Allemagne, retirés à Versailles et la population parisienne.
Le déclenchement : le 17 mars 1871, Thiers envoie la troupe au cours de la nuit s'emparer des canons de la butte Montmartre. Ce même jour, il prend soin de faire arrêter Auguste Blanqui surnommé l'Enfermé qui se reposait chez un médecin dans le Lot. De là, il le fait transférer en Bretagne.
Le 18 mars, le peuple parisien s'oppose à la troupe venue chercher les canons, puis, rapidement, celle-ci fraternise avec lui. Partout dans Paris la population s'en prend aux représentants supposés du gouvernement, élève des barricades et fraternise avec la troupe. Deux généraux, Lecomte et Thomas qui avaient donné ordre de tirer sur la foule, sont fusillés rue des Rosiers. C'est le début de l'insurrection. Thiers gagne Versailles suivi par 100 000 parisiens.
Les élections sont organisées le 26 mars pour désigner les 92 membres du Conseil de la Commune. Les représentants de la classe populaire dominent le nouveau conseil. Toutes les tendances politiques républicaines et socialistes sont représentées. Jacobins admirateurs de la révolution de 1789 et centralisateurs (Charles Delescluze, Félix Pyat, Charles Ferdinand Gambon, Pascal Grousset), radicaux partisans de l'autonomie municipale et d'une république démocratique et sociale (Arthur Arnould, Charles Amouroux, Victor Clément, Jules Bergeret), blanquistes adeptes de l'insurrection avant-gardistes (Jean Baptiste Chardon, Emile Eudes, Théophile Ferré, Raoul Rigault, Gabriel Ranvier), indépendants (Jules Vallès, Gustave Courbet).
La Commune va administrer Paris jusqu'au 20 mai.
Les " Versaillais " pénètrent dans Paris le 21 mai, grâce à la trahison de Ducatel, par la porte de Saint Cloud. Les derniers combats se dérouleront au cimetière du Père Lachaise le 28 mai. La Commune est vaincue durant cette semaine dite sanglante. On évoque de nombreuses exécutions sommaires de la part des troupes versaillaises, de 10 000 à 25 000 exécutions sommaires, viols, meurtres d'ouvriers communards. En contrepartie les Communards détruisirent une partie de Paris en incendiant volontairement plusieurs monuments publics historiques : Palais des Tuileries, Palais de Justice, Palais de la Légion d'Honneur, l'Hôtel de Ville.
La répression contre les communards fut féroce : près de 10 000 condamnations à mort, 4 000 déportations au bagne de Nouvelle Calédonie, etc. Les lois d'amnistie totale d'interviendront qu'en juillet 1880.

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Mardi 08 mars 2016

[Troisième République - Politique et littérature] François Césaire de MAHY (1830-1906), député de la Réunion de 1876 à 1906, ministre de l'Agriculture du 30 janvier 1882 au 21 février 1883, ministre de la Marine et des Colonies du 12 décembre 1887 au 5 janvier 1888.

Correspondance passive adressée à François de Mahy, député et ministre, contenant environ + de 50 L.A.S. ou L.A., 8 cartes de visite avec autographes et quelques pièces imprimées, 1873-1906 : 4 L.A.S. Juliette ADAM - L.A.S. Emmanuel ARAGO - 2 L.A.S. François BOISSY d'ANGLAS [dont : 21 juillet 1893, 3 pages in-4 : " Mon cher président et ami, je viens de terminer la lecture de l'article trop court (…) sur Madagascar. (…) Vous avez admirablement résumé ce qu'il y a de mieux à dire sur la question et je ne peux que vous répéter ce que je vous disais avant votre départ. Il faut absolument que la France tire enfin parti du trésor qu'elle possède. Il faut que la prochaine chambre résolve le problème de Madagascar en somme assez simple si on sait vouloir (…) je serai votre lieutenant si vous le voulez bien et (…) jusqu'à ce que Madagascar soit une colonie comme la Réunion, la Martinique et la Guadeloupe, j'allais dire un département français comme la Corse ou l'Algérie. Je reprendrai aussi l'idée que je vous avais soumise et que la fin de la législature m'a forcé d'ajourner de la fondation d'une société de Madagascar, spéciale à Madagascar analogue à la société de l'Afrique française… " (accdts) ] - L.A.S. Sadi CARNOT - L.A.S. Jules CLARETIE - L.A.S. Gustave CLUSERET - L.A.S. Ernest DAUDET - L.A.S. Philippe Aristide DENFERT ROCHEREAU - 3 L.A.S. Louis Aristide Georges DENFERT ROCHEREAU - L.A.S. Émile DESCHANEL - 3 L.A.S. Paul DESCHANEL - L.A.S. Paul DOUMER - L.A.S. Jules FERRY (2 pages ¼ in-12) - L.A.S. Anatole de La FORGE - 2 L.A.S. Charles de FREYCINET - L.A.S. Léon GAMBETTA - 3 L.A.S. Émile MASSARD - 2 L.A.S. Georges MILLIN de GRANDMAISON - L.A.S. Noël PARFAIT - 2 L.A.S. Camille PELLETAN - L.A.S. Casimir PERIER - 2 L.A.S. Léon LAURENT-PICHAT, réactions aux résultats des élections sénatoriales et législatives de 1876 - L.A.S. Paul de REMUSAT - 3 L.A.S. Maurice ROUVIER dont longue lettre intéressante (9 pages in-8) relative à la répression de corruption contre les élus locaux de Marseille menée par le gouvernement - L.A.S. Jules SIMON - Exemplaire de " L'Echo de l'Atelier " du 30 avril 1893, organe maçonnique de la loge Etoile Polaire de Paris - Invitation de la loge écossaise " Les Vrais FF Unis-Inséparables " du 12 avril 1893.

Joint : correspondance active de François de MAHY, 7 L.A.S., 1880-1904 - " Le Testament politique de François de Mahy ", 14 octobre 1906, affichette imprimée, 46 x 30 cm.

François de Mahy est né à Saint-Pierre (île de la Réunion) le 22 juillet 1830 et mourut à Paris en 1906. Surnommé " le Grand Créole ", il fut pendant 36 ans le principal représentant de la Réunion à Paris. En 1855, il obtient son doctorat de médecine et se marie avec Valentine Ponchaud de Bottens, qui lui donnera deux filles. C'est en 1857 que le docteur François de Mahy revient à la Réunion où il exerce sa profession de médecin, jusqu'en 1870.
En 1869, François de Mahy décide de retourner en métropole, mais un cyclone stoppe le navire qui doit l'emmener. Il se lance alors dans la politique locale. Il collabore au journal républicain le Courrier de Saint-Pierre, comme rédacteur, il en devint bientôt le directeur politique et affiche des opinions résolument républicaines.
Le 8 novembre 1870, le gouverneur de Lormel promulgue le décret organisant des élections à l'assemblée constituante. La Réunion dispose de deux représentants et elle est appelée à les élire le 20 novembre 1870 alors qu'en France les autorités ont décidé d'ajourner des législatives pour cause de guerre mais ce qu'ignore le gouverneur ! François de Mahy décide de se présenter et il est élu. M. de Mahy n'hésite pas à se rendre en France, il est, dès le début, un des membres les plus laborieux de l'Assemblée nationale, défendant avec ardeurs, dans la presse et à l'assemblée, les libertés de la France et les intérêts des colonies.
Élu questeur de la Chambre des Députés, en 1878, en remplacement du Colonel Denfert-Rochereau décédé, il est chaque année maintenu à ce poste d'honneur par le suffrage de ses collègues, jusqu'au moment où la confiance de M. le Président de la République l'appel à faire partie du ministère de M. de Freycinet, le 31 janvier 1882, comme ministre de l'agriculture. Il est maintenu a ce poste dans le cabinet présidé par M. Duclerc, puis dans le cabinet présidé par M. Fallières, où l'intérim du ministère de la marine et des colonies lui est confié en 1887.

Adjugé : 200 €
MILITARIA, ARMES DE CHASSE, SOUVENIRS DE LA RUSSIE TSARISTE
Jeudi 11 février 2016

Réunion de 10 AFFICHES 1914-1918 :
- Albert BESNARD (1849 - 1934).
"3e emprunt de la Défense Nationale" "Souscrivez Pour Hâter la Paix par la Victoire " -
Affiche Imprimée par Maquet Gr Paris, datée 1917. 80 x 113 cm.
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 130.
- Jean DROIT (1884-1961).
"Debout dans la tranchée que l'aurore éclaire, le soldat rêve à la victoire et à son foyer pour qu'il puisse assurer l'une et retrouver l'autre, souscrivez au 3e emprunt de défense nationale"
Affiche imprimée par Berget Levrault Impr Paris- Nancy, 1917. 120 x 80 cm.
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 137.
- Lucien Marie METIVET (1863-1930).
"Emprunt National - Société Générale".
Affiche imprimée par Duruy & cie datée 1920. 120 x 80 cm.
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 276.
- [Alliance République Démocratique]
Message du Président et du secrétaire général.
Affiche imprimée par Avenir-Publicité. 78.5 x 62 cm.
- "Société Générale".
Affiche imprimée par Publicité Joë Bridge. 80 x 60 cm.
- [Message de la Chambre des députés].
Affiche imprimée par MARTINET, imprimeur de la chambre des députés. 113 x 88 cm.
- [Troisième Emprunt de la Défense Nationale].
Affiche imprimée par l'Imprimerie Nationale. 88 x 66 cm.
- Charles FOUQUERAY (1869-1956).
«Journée des Régions Libérées»
Affiche imprimée par Devambez Paris, datée 1919. 120 x 80 cm. (accidents)
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 259.
- Gustave Louis JAULMES (1873-1959).
"Emprunt National 1920"
Affiche imprimée par Devambez Paris. 120 x 80 cm.
- Louis LECHAUDEL (XIX - XXe)
"Emprunt de la Paix - Rente à 5 % ".
Affiche imprimée par l'Imprimerie Nationale, 1920. 80 x 66 cm.
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 267.

Adjugé : 150 €
MILITARIA, ARMES DE CHASSE, SOUVENIRS DE LA RUSSIE TSARISTE
Jeudi 11 février 2016

Réunion de 10 AFFICHES 1914-1918 :
- Alcide Théophile ROBAUDI (1850-1928).
"Deuxième Emprunt de la Défense Nationale".
Affiche imprimée par Affiches Robaudy-Cannes, 1916. 120 x 80 cm (bon état).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 77.
- Albert BESNARD (1849-1934).
"3E Emprunt de la Défense Nationale" .
Affiche imprimée par Maquet Paris, 1917. 80 x 113 cm (bon état).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 136.
- Charles FOUQUERAY (1869-1956).
"Journée des Régions Libérées".
Imprimée chez Devambez Paris, datée 1919. 120 x 78 cm (bon état).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 259.
- Ch. MOCRESCET.
"Journée Nationale des Mères de Familles Nombreuses ".
Affiche imprimée par Chambrelent - Paris, 1918. 120 x 80 cm (accidents).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 190.
- Gustave Louis JAULMES (1873-1959).
"Emprunt national 1920".
Affiche imprimée par Devambez Paris, 1920. 120 x 80 (bon état).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 285.
- Henri Baptiste LEBASQUE (1865-1937).
"Emprunt de la Paix".
Affiche imprimée par Maquet Gr Paris, 1920. 113 x 80 (bon état).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 275.
- Abel Jules FAIVRE (1867-1945).
"Crédit Lyonnais - Emprunt National 1920 Terre de France."
Affiche imprimée par Devambez Paris, 1920. 80 x 120 cm (état moyen).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 266.
- Auguste LEROUX (1871-1954).
"Journée des Régions Libérées".
Affiche imprimée par Devambez- Paris, 1919. 120 x 80 (très bon état).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 259.
- Jean Alexandre CORABOEUF (1870-1947).
"Toutes les Communes de France vont Remercier les Poilus par la Voix des Enfants des Ecoles".
Affiche imprimée par J.Cussac Paris, datée 1919. 120 x 80 cm (très bon état).
- Jean Alexandre CORABOEUF (1870-1947).
"1.500 000 Familles des Morts Recevront le 2 Novembre Prochain le Diplôme de la Reconnaissance".
Affiche imprimée par Lang Blanchong et Cie Paris, datée 1919. 120 x 80 cm (bon état).
Bibliographie : Remy Paillard, " Affiches 14-18 ", 1986, reproduite p. 299.

Adjugé : 180 €
27ème VENTE GARDEN PARTY
Dimanche 07 juin 2015

Superbe COMMODE à léger ressaut central en acajou et placage d'acajou. Elle présente deux larges tiroirs sans traverse, surmontés d'un rang de trois petits tiroirs. Montants antérieurs et postérieurs légèrement arrondis, reposant sur quatre pieds fuselés et cannelés. Riche ornementation de bronzes ciselés et dorés : encadrements, baguettes moulurées de godrons et feuilles d'eau, poignées à anneaux et pastilles à tore de laurier, entrées de serrure à double tête d'aigle aux feuilles d'acanthe et grappes. Les chutes d'angle à guirlandes et pampres. Sabots et anneaux ouvragés de feuilles d'eau. Le tablier en cul de lampe à feuille d'acanthe et pomme de pin.
Dessus marbre blanc très légèrement veiné de gris.

Estampille J.H. RIESENER.
Jean-Henri Riesener (1734-1806), reçu maître en 1768.

Époque Louis XVI, c. 1780-1785.

Hauteur : 87 cm. Largeur : 119,5 cm. Profondeur : 55,5 cm. (restaurations d'usage, poli à la cire).

Provenance :
- château de Budé à Yerres (Essonne), propriété de la famille Hamelin jusqu'en 2000. Notre commode cachée à la Révolution entre 2 cloisons fut retrouvée fortuitement à la fin de la seconde guerre mondiale.
- collection du Tarn depuis 2004.

A splendide RIESENER COMMODE veneer in mahogany with a light central projection. Rich decoration with ciseled and gilt-bronzes. Cover in white marble, lightly veined in gray. Marked RIESENER. Period: Louis XVI. From the former collection of the Budé Castle.

LES COMMODES EN ACAJOU PAR RIESENER DANS LES ANNÉES 1780

Jean Pâris de Montmartel, seigneur de Brunoy vend le château de Budé à Yerres à Jean Philippe David en 1745, qui le revend en 1795. Le marquisat est vendu moyennant 1 800 000 livres le 30 avril 1776 au Comte de Provence, frère de Louis XVI, futur Louis XVIII. (Bulletin de la Société historique et archéologique de Corbeil d'Etampes et du Hurepoix, 1978, pp.46-47.)

Jean-Henri Riesener (1734-1806) est un ébéniste d'origine allemande, formé dans l'atelier de Jean-François Oeben. Reçu maître le 23 janvier 1768, il reçoit le titre d'ébéniste ordinaire du mobilier de la Couronne, en remplacement de Joubert. Durant plus de dix ans, il est le plus grand et le plus célèbre fournisseur des hauts personnages de la Cour et des demeures des membres de la famille royale, pour qui il produit environ 700 meubles. Sur cette commode nous retrouvons les qualités esthétiques, la sobriété des lignes, le raffinement de la construction et la magnificence des bronzes, caractéristiques des ouvrages de Riesener.

On retrouve cette luxuriance des bronzes dans les réalisations de François Rémond et Pierre Gouthière. Le haut des pilastres est orné de délicates chutes en bronze : un enrubanné de guirlandes à décor alterné de grappes de raisin et de feuilles de vigne finement ciselées, et doré à l'or moulu. Notons que l'on retrouve le même cul-de-lampe de notre commode à décor de canaux, feuilles d'acanthe et pigne de pin - sur les commodes Riesener exposées : à la Frick collection à New York (Figure 1), au Musée Jacquemart-André à Paris (Figure 2), et à Versailles, au Petit Trianon sur la commode dans l'ancien billard, ou petite salle à manger du grand étage (Figure 3).

Notre commode témoigne du changement du goût apparu dans les années 1765-1770. Elle peut être datée des années 1785 par son architecture : léger ressaut central, les montants arrondis et défoncés. Elle illustre parfaitement la simplicité du décor qui privilégie la ligne où l'acajou à ramages prend tout son éclat et abandonne le "tableaux de marqueterie" cher à Oeben.

Elle peut être rapprochée de celle de la collection Bouvier conservée au musée Carnavalet (Figure 4), et de l'exemplaire provenant de la collection de Nelly Debray (conservée au même musée Carnavalet).

Cette répartition tripartite de la façade se retrouve sur : la commode livrée en 1783 pour le salon des jeux de Louis XVI à Fontainebleau (conservée au Institute of Arts à Chicago) ou celle livrée pour la chambre de Marie Antoinette aux Tuileries en 1784 (conservée au Musée du Louvre à Paris) ; sans oublier le rapprochement avec les commodes présentées au Salon des Nobles de la Reine à Versailles en 1786, et à celui de ce même Salon des Nobles de Saint Cloud en 1788.

Enfin on note dans la soumission de Riesener en 1786, des commodes similaires dont une de quatre pieds de long qui pourrait correspondre à la typologie de celle que nous présentons. (Arch. nat. 01 3640)

"ouvrage en bois d'acajou :
- commode de 4 pieds de long, ayant 5 tiroirs poli à la cire en dedans et en dehors ornée de sabots, chapiteaux, entrées et anneaux dorés, à dessus de marbre ordinaire 300 L
- la même, de 3 pieds de long 280 L..."

Philippe Rouillac

Adjugé : 100 000 €
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