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ARMES ANCIENNES ET SOUVENIRS HISTORIQUES

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Lot 61
Inde moghole, XVIIe siècle
Rare chemise talismanique

en coton épais, composée de six parties rectangulaires cousues ensemble, finement inscrites à l’encre noire, rouge et beige (possiblement une trace de peinture à l’or) de versets coraniques dans des compartiments carrés, de la Shahada dans deux grands rondeaux sur le devant, un verset de la Sourate Yusuf (XII, 64) au revers, et la litanie des Noms Divins de Dieu (al-asma’ al-husna) écrits en bihârî sur la bordure.

Haut. 51,5 Larg. 75 cm.
(usures, décor partiellement effacé, petites déchirures, coutures, manques - notamment une bande manquante sur la manche gauche - et taches)

Provenance d’après la tradition familiale :
- collection Mohammed Alim Khan (1880-1944), Boukhara, actuel Ouzbekistan ;
- collection Jamshed Khan, Qamari, Afghanistan ;
- par descendance, collection Mourid Ahmad, Strasbourg, France.

Un rapport C14 du laboratoire Ciram à Bordeaux confirme la datation du XVIIe siècle avec un intervalle probant de 1635 à 1706.

Portées à même la peau, sous les vêtements ou sous une armure, les chemises talismaniques étaient censées offrir une protection spirituelle et protéger de tout danger, maladie, envoûtement ou blessure, tant sentimentale que guerrière. Il semble d’ailleurs que leur fonction ait varié selon les périodes et les régions. Plusieurs exemplaires de chemises indiennes, ottomanes ou safavides sont parvenues jusqu’à nous, le plus souvent complètement recouvertes d’inscriptions coraniques, Noms de Dieux, prières, nombres et carrés magiques.

Une quinzaine de tuniques talismaniques indiennes datant de la période des Sultanats du XVe-début XVIe siècle ont été répertoriées par Eloïse Brac de la Perrière (« Les tuniques talismaniques indiennes d’époque pré-moghole et moghole à la lumière d’un groupe de Corans en écriture bihârî », in : Journal Asiatique, 297/1, 2009, pp. 57-81 et plus précisément pp. 62-63). Ces tuniques présentent un décor identique à celle présentée ici, tant dans l’organisation du cloisonnement des textes dans les carrés, les rondeaux et la bordure, que dans les inscriptions religieuses, mais elles semblent être faites d’un coton plus fin que celui de cette tunique.

La plupart de ces tuniques sont conservées dans d’importantes collections d’art islamique, telles que par exemple :
- Musée national des Arts Asiatiques-Guimet, Paris (no. inv. MA 5680), Inde XVe-début XVIe siècle ;
- Furusiyya Art Foundation (no. inv. R-785), Sultanat de Delhi, XVe siècle (voir le catalogue d’exposition L’Art des chevaliers en pays d’Islam. Collection de la Furusiyya Art Foundation, Bashir Mohamed (Ed.), Institut du Monde Arabe, Paris, 2007, cat. 322, p. 335) ;
- The al-Sabah Collection, Kuwait National Museum, Koweit (no. inv. LNS 114 T) Inde, probablement du XVIe siècle ;
- Metropolitan Museum of Art, New York (no. inv. 1998.199), Nord de l’Inde ou Deccan, XVe-début XVIe siècle.

Trois autres chemises indiennes semblables attribuées au XVIIe siècle sont également passées en vente publique à Londres chez Christie’s il y a plus de trente ans (21 novembre 1986, lot 84 ; 30 avril 1992, lot 78 et 27 avril 1993, lot 38).

D’autres chemises présentant une organisation des inscriptions légèrement différente sont conservées dans la Collection Khalili, dont deux attribuées à l’Iran safavide des XVIe-XVIIe siècles (no. inv. TXT 76 et TXT 77) et une provenant d’Asie Centrale, signée de la confrérie soufie Yasawiyyah (no. inv. TXT 230) (Voir David Alexander, The Arts of War. Arms and Armour of the 7th to 19th centuries, The Nasser D. Khalili Collection of Islamic Art, Vol. XXI, Nour Foundation, Azimuth Editions, Londres, 1992, cat. 33-34, pp. 78-80 pour les deux iraniennes et le mémoire de Killian Lécuyer, Les objets à valeur magique et apotropaïque en Asie Centrale. Recherches préliminaires et approche historiographique. Mémoire de Master 2 sous la direction de Eloïse Brac de la Perrière, Sorbonne Université, juin 2022, fig. 28, p. 68 et couverture pour la chemise d’Asie Centrale).

Dernier émir de la dynastie Manghit de l'émirat de Boukhara, en Asie centrale (1911-1920), Mohammed Alim Khan (Boukhara, 1880 Kaboul, 1944) rêve une nuit qu’il recevra un cadeau qu’un Arabe lui apportera de la part du Prophète Mohammad. Deux jours plus tard, un Arabe se présente en effet aux portes de son palais, chargé de cette chemise talismanique, puis disparait mystérieusement. Après avoir été déposé par les Soviétiques à la fin du mois d’août 1920, Alim Khan se réfugie en Afghanistan, où il est hébergé une année durant par Jamshed Khan, gouverneur de Qamari dans la province de Kaboul, qui l’accueille comme un membre de sa famille. Jamshed Khan est probablement un descendant du célèbre officier Safavide Jamshed Khan qui dirigea le corps d’élite des qollar-aghasi (1663-1667), après avoir été gouverneur de Semnan (1646 1656), d’Astarabad (1656 1664) et de Qandahar (à partir de 1663). Alim Khan offre cette précieuse relique à son hôte ava
Estimation : 15 000 € ~ 20 000 €
Inde moghole, XVIIe siècle
Rare chemise talismanique

en coton épais, composée de...
Lot 61
Lot 185
Portugal - Jean III (13 décembre 1521-11 juin 1557)
IOANNES: III: REX: PORTV: ET. ALG. (N rétrogrades). Ecu du Portugal*couronné.
R/. VSQVE ADMORTEM - ZELATOR FIDEI Gardien de la foi jusqu’à la mort. Saint Vincent, debout à droite entre deux étoiles à huit à rais, nimbé, tenant la palme des martyrs et une caravelle. ? Fr 31 ; Gomez 181-02
Saint Vincent d’or (São Vicente) 1000 Reis (non daté) Lisbonne.

Poids 7,70 g.
Double frappe. T.B.

Ce type monétaire fut créé par la loi du 10 juin 1555. Il fut frappé à Lisbonne et à Porto.

*Traditionnel blason monarchique portugais d’argent aux cinq écussons d’azur chargés chacun de cinq besants d’argent, à la bordure de gueules chargée de sept châteaux d’or. Les cinq écussons d’azur symboliseraient les cinq rois musulmans que le roi Afonso Henriques défit lors de la bataille d’Ourique en 1139, les cinq besants sur chaque écusson représentent les stigmates du Christ, et les châteaux symboliseraient les sept châteaux du royaume maure d’Algarve, dernière partie du Portugal continental à avoir été conquise en 1249. La bataille d’Ourique (sud du Portugal), au cours de laquelle les forces portugaises ont vaincu celles dirigée par le gouverneur almoravide de Cordoue, a eu lieu le 25 juillet 1139.

Jean III est né à Lisbonne en 1502 et mort en 1557. Il devint roi de Portugal en 1521 et succéda à son père Manuel Ier. Les échanges commerciaux à grande échelle furent développés sous son règne et le premier poste européen en Chine fut ouvert à Macao en 1557. Aucun des neuf enfants qu'il eut avec Catherine d'Autriche ne lui survécut. Son petit-fils Sébastien lui succéda en 1557.

Expert : Madame Françoise Berthelot-Vinchon : 01 42 97 50 00 - 06 52 04 24 14
Estimation : 800 € ~ 900 €
Portugal - Jean III (13 décembre 1521-11 juin 1557) 
IOANNES:...
Lot 185
Lot 186
Portugal - Sébastien Ier (11 juin 1557-4 août 1578)
SEBASTIANVS : I :REX :PORTVG. Ecu du Portugal* couronné. R/. (fleuron) IN : HOC : SIGN : VINCES. Par ce signe tu vaincras. Croix de Jérusalem.
? Fr 41 ; Gomez 57-04
Cruzado d’or de 500 Reis (non daté) Lisbonne.

Poids 3,70 g.
T.B.

*Traditionnel blason monarchique portugais d’argent aux cinq écussons d’azur chargés chacun de cinq besants d’argent, à la bordure de gueules chargée de sept châteaux d’or. Les cinq écussons d’azur symboliseraient les cinq rois musulmans que le roi Afonso Henriques défit lors de la bataille d’Ourique en 1139, les cinq besants sur chaque écusson représentent les stigmates du Christ et les châteaux symboliseraient les sept châteaux du royaume maure d’Algarve, dernière partie du Portugal continental à avoir été conquise en 1249. La bataille d’Ourique (sud du Portugal) a eu lieu le 25 juillet 1139 au cours de laquelle les forces portugaises ont vaincu celles dirigée par le gouverneur almoravide de Cordoue.

Sébastien est le fils de Jean III (1521-1557) et le petit-fils de Charles Quint par sa mère, Jeanne. Il est né le 20 janvier 1554. A la mort de son père, il fut sous la régence de Catherine et du Cardinal Henri. Le gouvernement personnel de Sébastien débuta le 20 janvier 1568. Il décida de porter la guerre en Afrique du Nord, ou il trouva la mort le 4 août 1578, ne laissant pas d'héritier direct. C'est son oncle, Henri qui lui succéda.

Expert : Madame Françoise Berthelot-Vinchon : 01 42 97 50 00 - 06 52 04 24 14
Estimation : 450 € ~ 500 €
Portugal - Sébastien Ier (11 juin 1557-4 août 1578)
SEBASTIANVS :...
Lot 186
Lot 187
Portugal - Sébastien Ier (1557-1578)
SEBASTIANVS : I :REX :PORTVG. Ecu du Portugal* couronné. R/. (fleuron) IN : HOC : SIGN : VINCES. Par ce signe tu vaincras. Croix de Jérusalem.
Fr 41 ; Gomez 57-04
Cruzado d’or de 500 Reis (non daté) Lisbonne.

Poids 3,70 g.
T.B.

*Traditionnel blason monarchique portugais d’argent aux cinq écussons d’azur chargés chacun de cinq besants d’argent, à la bordure de gueules chargée de sept châteaux d’or. Les cinq écussons d’azur symboliseraient les cinq rois musulmans que le roi Afonso Henriques défit lors de la bataille d’Ourique en 1139, les cinq besants sur chaque écusson représentent les stigmates du Christ et les châteaux symboliseraient les sept châteaux du royaume maure d’Algarve, dernière partie du Portugal continental à avoir été conquise en 1249. La bataille d’Ourique (sud du Portugal) a eu lieu le 25 juillet 1139 au cours de laquelle les forces portugaises ont vaincu celles dirigée par le gouverneur almoravide de Cordoue.

Sébastien est le fils de Jean III (1521-1557) et le petit-fils de Charles Quint par sa mère, Jeanne. Il est né le 20 janvier 1554. A la mort de son père, il fut sous la régence de Catherine et du Cardinal Henri. Le gouvernement personnel de Sébastien débuta le 20 janvier 1568. Il décida de porter la guerre en Afrique du Nord, ou il trouva la mort le 4 août 1578, ne laissant pas d'héritier direct. C'est son oncle, Henri qui lui succéda.

Expert : Madame Françoise Berthelot-Vinchon : 01 42 97 50 00 - 06 52 04 24 14
Estimation : 450 € ~ 500 €
Portugal - Sébastien Ier (1557-1578)
SEBASTIANVS : I :REX :PORTVG. Ecu...
Lot 187
Lot 188
Portugal - Sébastien Ier (1557-1578)
SEBASTIANVS : I :REX :PORTVG. Ecu du Portugal* couronné. R/. (fleuron) IN : HOC : SIGN : VINCES. Par ce signe tu vaincras. Croix de Jérusalem.
Fr 41 ; Gomez 57-04
Cruzado d’or de 500 Reis (non daté) Lisbonne.

Poids 3,70 g.
T.B.

*Traditionnel blason monarchique portugais d’argent aux cinq écussons d’azur chargés chacun de cinq besants d’argent, à la bordure de gueules chargée de sept châteaux d’or. Les cinq écussons d’azur symboliseraient les cinq rois musulmans que le roi Afonso Henriques défit lors de la bataille d’Ourique en 1139, les cinq besants sur chaque écusson représentent les stigmates du Christ et les châteaux symboliseraient les sept châteaux du royaume maure d’Algarve, dernière partie du Portugal continental à avoir été conquise en 1249. La bataille d’Ourique (sud du Portugal) a eu lieu le 25 juillet 1139 au cours de laquelle les forces portugaises ont vaincu celles dirigée par le gouverneur almoravide de Cordoue.

Sébastien est le fils de Jean III (1521-1557) et le petit-fils de Charles Quint par sa mère, Jeanne. Il est né le 20 janvier 1554. A la mort de son père, il fut sous la régence de Catherine et du Cardinal Henri. Le gouvernement personnel de Sébastien débuta le 20 janvier 1568. Il décida de porter la guerre en Afrique du Nord, ou il trouva la mort le 4 août 1578, ne laissant pas d'héritier direct. C'est son oncle, Henri qui lui succéda.

Expert : Madame Françoise Berthelot-Vinchon : 01 42 97 50 00 - 06 52 04 24 14
Estimation : 450 € ~ 500 €
Portugal - Sébastien Ier (1557-1578)
SEBASTIANVS : I :REX :PORTVG. Ecu...
Lot 188
Lot 189
Brabant Duché - Philippe II d’Espagne (16 janvier 1556 - 13 septembre 1598)
PHS. D. G. HISP. ANG. Z. REX. DVX. BRAB. Son buste cuirassé à gauche. Dessous, millésime. R/. DOMINVS. MIC/HI. ADIVTOR (main). Le Seigneur est mon aide. Ecu écartelé couronné aux armes de Castille, Leon, Aragon, Sicile, Autriche, Bourgogne ancien, Bourgogne moderne, Brabant, Flandre, Tyrol brochant sur une croix de Bourgogne entre deux briquets enflammés. Dessous, le bijou de la Toison d’or**. ? Delm 12
Daldre d’argent ou Ecu Philippe 1557 Anvers.

Poids 33,80 g.
Très corrodé. B.

Philippe II est né le 21 mai 1527 à Valladolid et mort le 13 septembre 1598 au palais de l'Escurial. Il est le fils aîné de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal. Il fut roi d'Espagne, de Naples et de Sicile, archiduc d'Autriche, duc de Milan et souverain des Pays-Bas de l'abdication de son père en 1555 à sa mort. Il devint roi de Portugal en 1580 après l'extinction de la maison d'Aviz. Il est roi consort d'Angleterre de 1554 à 1558 par son mariage avec Marie Tudor.

A partir de 1557, ces nouvelles monnaies ont été émises pour remplacer le florin d’argent. Suivront les divisionnaires, à partir de 1562. Une série complète de huit valeurs faciales allant du réal au 40e d’écu fut mise en circulation.

L’ordre de la Toison d’or a été fondé par le duc de Bourgogne Philippe le Bon le 10 janvier 1430, à l'occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal. Le nom de l'ordre est inspiré du mythe grec de la Toison d'or, complété un peu plus tard par l'histoire biblique de Gédéon, symbole de force spirituelle, comme l'indiquait la tapisserie ornant les lieux de réunion des chapitres à partir de 1456. Une tradition perdure selon laquelle Philippe le Bon aurait créé l’ordre en hommage à sa maîtresse, Marie de Rumbrugge, dont la chevelure était d’or.

Expert : Madame Françoise Berthelot-Vinchon : 01 42 97 50 00 - 06 52 04 24 14
Estimation : 80 € ~ 90 €
Brabant Duché - Philippe II d’Espagne (16 janvier 1556 -...
Lot 189
Lot 190
Brabant Duché - Philippe II d’Espagne (1555-1598)
PHILIPPVS. D. G. HISP. ANG. Z. REX. DVX. BRAB. Son buste cuirassé à gauche. Dessous, millésime. R/. DOMINVS. MIC/HI. ADIVTOR (main). Le Seigneur est mon aide. Ecu écartelé couronné aux armes de Castille, Leon, Aragon, Sicile, Autriche, Bourgogne ancien, Bourgogne moderne, Brabant, Flandre, Tyrol brochant sur une croix de Bourgogne entre deux briquets enflammés. Dessous, le bijou de la Toison d’or**. ? Delm 11
Daldre d’argent ou Ecu Philippe 1558 Anvers.

Poids 27,90 g.
Très corrodé et oxydé. B.

Philippe II est né le 21 mai 1527 à Valladolid et mort le 13 septembre 1598 au palais de l'Escurial. Il est le fils aîné de Charles Quint et d'Isabelle de Portugal. Il fut roi d'Espagne, de Naples et de Sicile, archiduc d'Autriche, duc de Milan et souverain des Pays-Bas de l'abdication de son père en 1555 à sa mort. Il devient roi de Portugal en 1580 après l'extinction de la maison d'Aviz. Il est roi consort d'Angleterre de 1554 à 1558 par son mariage avec Marie Tudor.

**L’ordre de la Toison d’or a été fondé par le duc de Bourgogne Philippe le Bon le 10 janvier 1430 à l'occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal. Le nom de l'ordre est inspiré du mythe grec de la Toison d'or, complété un peu plus tard par l'histoire biblique de Gédéon, symbole de force spirituelle, comme l'indiquait la tapisserie ornant les lieux de réunion des chapitres à partir de 1456. Une tradition perdure selon laquelle Philippe le Bon aurait créé l’ordre en hommage à sa maîtresse, Marie de Rumbrugge, dont la chevelure était d’or.

Expert : Madame Françoise Berthelot-Vinchon : 01 42 97 50 00 - 06 52 04 24 14
Estimation : 80 € ~ 90 €
Brabant Duché - Philippe II d’Espagne (1555-1598)
PHILIPPVS. D. G. HISP....
Lot 190
Lot 263
Edmond Lechevallier-Chevignard (Français, 1825-1902)
La fontaine d'amour devant le château de Chaumont-sur-Loire, 1864

Toile signée et datée en bas à gauche : "E. LECHEVALLIER . CHEVIGNARD .P. / .MDCCCLXIV".

Haut. 140,5 Larg. 173,5 cm.
(restaurations, accidents)

Bibliographie : "Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants, exposés au Palais des Champs-Elysées le 1er mai 1865", Paris, Charles de Mourgues frères, probablement le n° 1275, "La Touraine".

Elève de Martin Drolling, Edmond Lechevallier-Chevignard s’inscrit dans la veine des peintres de scènes de genre historique, à l’instar de Paul Delaroche ou d’Olivier Merson. Notre tableau transcrit parfaitement ce nouveau genre en convoquant des personnages en habits de la Renaissance dans le cadre enchanteur d'une "Fontaine d’Amour". Thème récurrent, il convoque des personnages dans un environnement courtois où les arts sont invités avec, en fond, Cupidon et Vénus. Les peintres libertins du XVIIIe siècle, comme François Boucher ou Jean-Honoré Fragonard, n’ont pas manqué d’illustrer ce sujet sous prétexte de représentation galante. Ici, la musique et la lecture encadrent deux amies se tenant la main. Une autre femme tresse une couronne de fleurs alors que Cupidon s’apprête à faire naître la passion amoureuse.

Exposant au Salon à partir de 1849, Lechevallier-Chevignard suit une carrière officielle et obtient une médaille de 3e classe en 1859. Notre toile est vraisemblablement celle présentée au Salon de 1865 sous le titre « La Touraine » au numéro « 1275 ». "Cette évocation de la vie du XVIe siècle qu'il aimait et connaissait par-dessus tout" (P.V, "Nécrologie Edmond Lechevallier-Chevignard", La Chronique des Arts et de la Curiosité : supplément à la Gazette des Beaux-Arts", 29 mars 1902, p.103) laisse apercevoir dans le fond du paysage la façade du château de Chaumont-sur-Loire. A cette époque, le château est la propriété du vicomte Joseph Walsh, qui épouse la veuve du comte d’Aramon, propriétaire du château entre 1833 et 1847. Ces derniers commandent d’importants travaux pour restaurer et améliorer le domaine, notamment son parc, qui fait aujourd’hui encore sa réputation.

Le Salon de 1865 continue d'entretenir la rivalité entre Grand genre et les petits genres, comme le soulèvent certains commentateurs de l'époque, à l'exemple de Félix Jahyer ("Salon de 1865 : étude sur les beaux-arts", Paris, Dentu, p.6). Il déplore effectivement qu'une grande majorité des artistes vivants se complaisent dans le prolongement de peintres comme Greuze, savant orchestrateur des scènes de genre historique. "Il est bien plus facile de surpasser ce peintre agréable que de marcher, même à distance, sur les traces des grands maîtres" déclare-t-il. Tel n'est pas le cas de notre tableau qui, d'une certaine façon, n'est pas sans rappeler, par sa composition, celle des concerts champêtres des grands maîtres de la Renaissance comme Titien.
Estimation : 7 000 € ~ 10 000 €
Edmond Lechevallier-Chevignard (Français, 1825-1902)
La fontaine d'amour devant le château de...
Lot 263
Lot 264 B
Aimé-Charles Irvoy (Vendôme 1824-Grenoble 1898)
Buste de jeune garçon, 1873

Bas-relief médaillon en terre cuite représentant le buste d'un jeune garçon de profil vers la droite.
Signé « Irvoy 1873 » et cachet en creux au dos.

Diam. 50,5 cm.
(restauration)

Ce médaillon fut réalisé la même année que certains des seize médaillons qui ornent actuellement une façade du Muséum d'histoire naturelle de Grenoble, représentant des savants illustres, depuis Aristote jusqu'à Coenraad Jacob Temminck, en passant par Dominique Villars ou Alexander von Humboldt. D'autres oeuvres de l'artiste sont conservées au musée de Grenoble (bustes de diverses personnalités) et dans plusieurs lieux de la ville, ainsi qu'à Lyon ou Dijon.
L'artiste vendômois est également bien connu dans sa ville natale, grâce notamment à la réalisation de la statue de Ronsard qu'il offre généreusement pour les fêtes de Vendôme en 1872 et qui trône dans la cour de la bibliothèque, ou bien encore à celle du buste du maréchal de Rochambeau en plâtre patiné conservé au musée.

Fils d'un menuisier de Vendôme, Aimé-Charles Irvoy imagine dès l'âge de 12 ans tailler des figures au lieu de passer le rabot sur les planches pour faire des escabeaux ou des échelles. Il préfère apprendre à pétrir la terre et modeler des têtes. Elève de l'école de dessin linéaire créée par Gervais Launay et destinée aux enfants d'ouvriers de Vendôme, le jeune apprenti menuisier y fait preuve de dispositions pour le dessin et la sculpture. A 16 ans seulement, il réalise un buste de sa petite nièce et une tête de mort d'après un modèle qu'on lui a procuré. Enseignant artiste, Gervais Launay flaire immédiatement le talent hors du commun d'Irvoy. Il décide de faire présenter les deux oeuvres à l'exposition de Tours en juin 1841. Le jeune homme y est récompensé, recevant la médaille de bronze. A l'automne de la même année, il conçoit le buste de son père. Une année riche en rebondissements, puisque fort de ses succès, Dulong, un ancien élève du collège de Vendôme et professeur de dessin à l'Ecole polytechnique des Ponts et Chaussées, ébloui par le talent artistique d'Irvoy, le prend sous sa protection pendant son séjour à Paris et le loge gratuitement afin d'intégrer l'école royale des beaux-arts. Admis, il devient l'élève de Jules Ramey, Auguste Dumont et du sculpteur grenoblois Victor Sappey. Son talent se révèle très rapidement : il obtient par deux fois le second prix de Rome dans la catégorie sculpture en 1849 et en 1854. Un exploit remarquable !

Irvoy se spécialise dans la sculpture de bustes et de portraits en médaillon. Il oeuvre pour les monuments funéraires et religieux et devient le sculpteur favori des actrices à la mode du théâtre-italien parisien. En 1856, le poste de directeur de l'école de sculpture architecturale de Grenoble étant vacant, il obtient cette place et la conservera jusqu'en 1897. L'ancienne école (1853) et le logement de son directeur, rue Hébert, abritent aujourd'hui le musée de la Résistance et de la Déportation à Grenoble. Irvoy est enterré au cimetière Saint-Roch de la ville.
Estimation : 200 € ~ 300 €
Aimé-Charles Irvoy (Vendôme 1824-Grenoble 1898)
Buste de jeune garçon, 1873

Bas-relief médaillon...
Lot 264 B
Lot 271
Hector Dumas (1872 - 1965)
"Chez Colonne" 1905.

20 lithographies sur chine volant, avec remarques. Editions de la Société Musicale G.Astruc & Cie, Paris.
Titre, Faux titre, page annonçant la Table, Table et suite des vingt planches : -Colonne conduit – Avant une lecture, Piernie - vision dans la Coulisse – Pugno – L'Ennemi du Concert – Beethoven – Un Vieil abonné – Nocturne, Chopin – Ysaÿe – On répète la Damnation – Paderewski – Comment on écoute Le Songe d'une nuit de Sabbat – Litvinne vue du balcon – Avant d'entrer – Coin de scène, Thibaud joue – Charles Marie Widor, Comte d'Avril – Nikisch – On répète Titania – La 100e de la Damnation : Merci Colonne !...

Lithographies en noir sur chine, avec remarque. Chacune porte le numéro de planche en haut à gauche, est signée en bas à droite, titrée, numérotée 10/ 60 et maintenue au verso par une bande de papier brun. Traces de plis ondulés, petites rousseurs éparses. Première page et page de titre numérotée 10/ 60, dernière page, très jaunies avec des mouillures, petits enlèvements en surface, quelques pliures et petites déchirures sur les bords, ainsi que sur les autres pages de supports des lithographies, irrégularités en surface sur les feuillets de support.

Dans le cartonnage gris de l'édition, portant le titre sur le premier plat, taché, défraîchi, avec usures et manques, dos renforcé par de l'adhésif noir, lacets remplacés par des cordelettes.

Dimensions sujets : Haut. 35 Larg. 48cm, Haut. 36 Larg. 41cm.
Dimension recueil : Haut. 70,5 Larg. 52 cm.

L'orchestre Colonne fut créé en 1873 par Judas Colonne dit Edouard Colonne (1838 – 1910), lui-même violoniste et chef d'orchestre.

Expert : Madame Sylvie Collignon - 01 42 96 12 17
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
Hector Dumas (1872 - 1965)
"Chez Colonne" 1905.

20 lithographies sur chine...
Lot 271
Lot 280 B
DOCUMENTS
- note manuscrite, texte de traduction de la bande reçue en morse 4 novembre 1898 entre 14 h 05 et 14 h 15
- rare document d'époque : 6 bandes de morse bleues collées sur carton beige (17,5 x 24 cm.) "expériences de télégraphe sans fil exécutées sur les appareils de E.Ducretet :
. Sacré Coeur...Eglise Sainte Anne de la maison blanche distance 6 km 640
. Sacré Coeur- Panthéon 4 km 400
. Sacré Coeur - Panthéon 4 km 400
. Transmission sans fil entre l a Tour Eiffel et le Panthéon 4 km - 4 novembre 1898
. Reçu à Villejuif le 21 avril 1899 distance 3 km 500
. de la rue Bernard à Villejuif 5 km 300 "
- extrait du journal "L'Eclair", novembre 1898
- extrait du "Petit Journal" du 4 avril 1899
- extrait article de presse
- photo prise au sommet de la Tour Eiffel lors de la 1ère liaison radioélectrique réalisée le 5 novembre 1898 avec Ducretet - Roger assis à gauche de l'appareil - et Mascart, membre de l'Institut (18 x 23,5 cm.)
- 2 photos anciennes de la première antenne installée sur l'immeuble-laboratoire du Ducretet, au 75 de la rue Claude-Bernard (24,5 x 18 cm. accdts.)
- 2 plans N°1282A : le 1er, décembre 1899, "voir corrections sur le dessin original", papier entoilé (51 x 378,5 cm.). Le 2ème, janvier 1901, encre de Chine sur papier fort, paraphe initiales E.D. et signature (35,5 x 53,5 cm.)
- carte commerciale (?) F.80 A, photo et précisions techniques E. Roger...Oslo le...193...(10 x 14 cm.)
- 22 messages militaires manuscrits " F. L." du 13 août 1914 à 11 h, au 12 septembre 1914 à 23 h50. Joint note explicative du 29 septembre 10 h50.
- Faire part décès Mme Edouard Roger mère d'Ernest Roger, 1917. Verso "les troupes françaises" 11 novembre 11 h.
- retransmissions manuscrites de radiotélégrammes de F.L. relatifs aux pourparlers de l'Armistice de 1918 : 28 janvier 15 h. 8 novembre midi, 15 h. 9 novembre midi, 13 h30, mention : "reçu à Paris sur récepteur morse enregistreur à bande de papier par E. Roger". 11 novembre 10 h.
Joint : coupure de presse : le compte rendu des plénipotentiaires au Chancelier.
- extrait "TSF REVUE" du 21 août 1926, 3 feuilles, couverture avec photo Ernest Roger ((en l'état).
- états de service de Mr. Ernest Roger, administrateur de la société des établissements Ducretet, de 1864 à 1926.
- extrait de "La vie illustrée" : nos secrets militaires.
- 4 photos anciennes : poste transmetteur 1908 ? récepteur de 3 lampes et multiplicateur 3 lampes 1923 ?, appareil de morse et transmetteur.
devanture magazin (2)
- 9 photos anciennes relatives aux établissements Ducretet au 75, rue Claude Bernard : radiographie d'un enfant vivant par Ducretet et Lejeune (1), devanture magasin/atelier (2), stand d'exposition (1), ateliers ouvriers (2), laboratoire d'essai, maîtrise, essais (3 dont 1 contrecollée sur carton fort), document publicitaire Ducretet Roger constructeurs (1). Formats, procédés, état divers.
- lettre du solde de la vente des 475 actions de Roger, administrateur des établissements Ducretet, à la société des établissements Ducretet, 8 janvier 1931.
- photo portrait d'Ernest Roger, inscriptions manuscrites dont 5 septembre 1932 ( 18 x 13 cm.)
- photocopie de l'extrait d'acte de mariage d'Ernest Roger et Louise Elisabeth Miet, Paris 10 juin 1938.
-3 copies de feuillets dactylographiés sur la vie d'Ernest Roger (sans date, anonyme).
- prospectus sur la radio-désintégration, par Turenne, breveté SGDG.
- extrait du "Figaro" du 2 novembre 1948.
- dossier de prêt à l'ORTF pour des expositions en 1965-66 et 1977.
DOCUMENTS
- note manuscrite,  texte de traduction de la bande...
Lot 280 B
Lot 280 E
Important lot de photographies sur plaques de verre

PLAQUES COULEURS : sous bois (1); jardins parc Luxembourg (5), 4 autochromes (le Trianon, vigne vierge, entrée de carrière)

PLAQUES NOIR ET BLANC /

Dinard 19 plaques grandes année 1910
Bénodet 13 7 = 20 plaques année 1934
Bretagne divers 11 16 12 plaques stéréoscopiques année 1930.
Quiberon 5 plaques stéréoscopiques de Charles B-D 46 plaques stéréoscopiques année 1931, (10 10, 10, 10, 10 6).
Morgat 34 petites plaques 5 grandes 3 plaques collection Henri Roger 1921.
Bretagne 17 15 plaques en boîte Année 1910.
Les bords de Meuse 25 13 plaques Année 1920.
Trebeurden( bords abîmés) Année 1933 20 plaques.
Godesberg Année 1913 11 petites plaques.
Versailles le petit trianon 3 plaques grands formats avec bordures papier noir.
* Paris usine 15 plaques (usine pompes à condensation gaz).
Paris Arc de Triomphe 1 plaque
Paris inondation de la Seine Année 1910 2 plaques avec bordure, papier noir.
*Paris: Tour Eiffel, avec antennes lumineuses de nuit 1 plaque avec bordure, papier noir.
Paris, rue du cherche, Midi, 6 grandes plaques années 1934.
Paris, jardin du Luxembourg, 4 plaques.
Paris, exposition coloniale. Année 1931 (musée porte dorée Paris proposition)
10 plaques grands formats.
Fontainebleau, 4 plaques grands formats.
Blois château royal, 1 plaque grand format.
Région Sologne ferme en Sologne, 1 plaque grand format avec bordure noire.
Rouen, rue Saint-Romain, 1 plaque avec bordure noir.
Tréboul (Finistère), année 1920, 20 plaques petits formats + 12 plaques petits formats = 32
Midi de la France Année 1916 39 plaques petits formats.
Thiézac (Cantal), années 1924 20 + 17 = 37 plaques petits formats.
Thiézac (Cantal), année 1924 17 plaques stéréoscopiques.
Thiézac (Cantal), 10 grandes plaques.
Saint Pancrasse (Isère), années 1923

6 plaques grands formats, 30 plaques petits formats (10 + 10 + 10)
Saint pancrasse (Isère), 2 plaques grands formats avec bordure, papier noir.
Vollore- ville (Puy-de-Dôme), années 1928 15 plaques petits formats.
Paris, théâtre (spectacle, la vie d'un joueur), Années 20/30 2 plaques grands formats.
Besse (puy-de-Dôme), années 1926 12 plaques grands formats, 20 + 11 = 31 plaques petits formats.
Vernant (Auvergne) 1 plaque grand format.
Chamonix années 1918
8 plaques petits formats 1 grande plaque bordure, papier noir.
Bozel (Savoie) 8 plaques stéréoscopiques.
Megève (Haute Savoie) Année 1916
19 plaques, petits formats.
Megève (Haute-Savoie), années 1922/1923
9 plaques petits formats.
St Gervais (Haute Savoie) Année 1925
18 plaques stéréoscopiques 31 plaques petits formats.
Les Houches (Haute Savoie) 7 plaques grands formats + 36 plaques petits formats.
Vallorcine (Haute Savoie) Année 1930/1931
10 plaques stéréoscopiques.
Buet 1 plaque avec bordures noires.
Seez (Pyrénées, lac d'Estaing, Pau, pic du midi, Bayonne, Biarritz, Villarger Années 1927/ 1928 16 plaques stéréoscopiques.

PLAQUES PHOTOGRAPHIQUES COULEURS
*Tour Eiffel antennes lumineuses la nuit
- Sous-bois (stéréo)
5 plaques jardins, assis floraux
4 autochromes (vigne vierge, entrée de carrière, le trianon)
Lot 280 E
Lot 292
[Presse - Politique]
Raymond Poincaré (1860-1934), Président de la République et le Traité de Versailles

3 L.A.S., 17 décembre 1914, 14 septembre 1916 et 28 juin 1919, adressées à Jean Dupuy, vice-président du Sénat, directeur du Petit Parisien et président du syndicat de la presse parisienne, 3 pages ½ in-8.
Dont intéressante lettre personnelle faisant part des raisons de sa non-participation à la cérémonie de la signature du traité de Versailles organisée le 28 juin 1919 : « 28 juin 1919 Mon cher ami je lis avec surprise dans Le Petit Parisien un entrefilet annonçant que j’ai exprimé le désir d’assister à la signature de la paix, pour donner par ma présence « mon approbation » au traité. Cette nouvelle est tout à fait inexacte. La cérémonie de Versailles a été organisée en dehors de moi. J’ai appris que les présidents des chambres y étaient conviés. Je me sens berné. Faire alors remarquer au gouvernement ( ) que l’invitation adressée à MM. Dubost et Deschanel allait me mettre dans l’embarras. Rien de plus. Il est peu probable que je puisse aller à Versailles samedi. En tout cas, ma présence ou mon absence ne pourraient être considérées comme une « approbation » à une « désapprobation ». Constitutionnellement, vous le savez, je n’ai le droit ni d’approuver ni de désapprouver au traité par un acte public avant que les chambres se soient prononcées sur la ratification. » Raymond Poincaré sera très critique sur le contenu de ce traité de paix.

Joint : carton d’invitation à la séance de la signature du traité de paix délivré à Jean Dupuy, sénateur.
Estimation : 300 € ~ 500 €
[Presse - Politique]
Raymond Poincaré (1860-1934), Président de la République et...
Lot 292
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