Marie Vassilieff : l'âge d'or de Montparnasse
Cliquez ici pour vous connecter ou pour créer un compte »
Lot 412
Marie Vassilieff (Franco-Russe, 1884-1957)
Port d’Espagne, 1915
Toile.
Signée.
Titrée, signée et numérotée 5 au dos.
Haut. 45,5 Larg. 60 cm.
Cadre : 50 x 64,5 cm.
Provenance :
- collection Suzanne Michel, rue Norvins, Paris ;
- vente à Enghien-les-Bains, Me Goxe-Belaisch, 1er février 2009, n°43 ;
- vente à Paris, Me Pestel Debord, 30 novembre 2012, n°142 ;
- collection Claude Bernès (1941-2025), Paris.
Cette oeuvre est enregistrée dans les archives Claude Bernès sous le n°95.
Numérisation en très haute définition et passeport digital unique sécurisé dans la blockchain par Nüme accesible sur le site rouillac.com.
Bibliographie : Claude Bernès et Benoît Noël, "Marie Vassilieff", éditions BVR, Livarot, oeuvre reproduite p. 100.
Exposition : 2015-2016, « 0, 10 : Malevich, Tatlin & The Birth of New Systems in Art », Musée Beyeler, Bâle.
A l’été 1913, Marie Vassilieff emmène ses élèves travailler en Espagne : Fontarabie, Pasajes, Saint-Sébastien. Elle en rapporte des carnets et des toiles. Là où le Paysage espagnol scrute la terre, ce Port d’Espagne s’ouvre sur la mer. Au premier plan, l’eau ; au fond, le village et le port ; au centre, un remorqueur rouge et noir dont la masse tranche avec les aplats clairs du ciel et des façades. La composition tient à la fois du cubisme avec sa fragmentation des plans et vue simultanée, et du futurisme, dans l’énergie mécanique dégagée par l’embarcation. C’est précisément ce type de toile que Vassilieff présente en Russie fin 1915 : des sujets très proches y côtoient les œuvres suprématistes de Tatline, Exter et Rodtchenko. Exposé à la Fondation Beyeler de Riehen-Bâle en 2015, le tableau témoigne d’une Vassilieff en pleine maîtrise, capable de synthétiser en une seule toile les deux grandes révolutions plastiques de son temps.
Estimation : 50 000 € ~ 80 000 €





