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L'ATELIER DES DERNIERS IMPRIMEURS PARISIENS

 
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Caractères fondeurs Augustaux de Louis Perrin 
Rangés en 12 paquets,...
Caractères fondeurs Augustaux de Louis Perrin 
Rangés en 12 paquets,...
Caractères fondeurs Augustaux de Louis Perrin 
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Caractères fondeurs Augustaux de Louis Perrin
Rangés en 12 paquets, joint 4 casses vides, comprenant :

- capitales Augustales : corps 9-20 (1 casse), 14 (2 casses), 28-36 (1 casse)
- une composition dans une forme en corps 48-60

Ces caractères sont d’une très grande rareté, créés il y a plus de 175 ans. A ce jour, les seuls connus et conservés sont au musée de l'imprimerie et de la communication graphique à Lyon. Les "Augustaux" sont indissociables de l'imprimeur et typographe lyonnais Louis Perrin (1799-1865).
Au milieu du XIXe siècle, la typographie française était totalement dominée par les caractères "Modernes" (ou Didones, comme le Didot), connus pour leurs contrastes très marqués entre pleins et déliés et leurs empattements droits et fins. Louis Perrin trouvait ces caractères froids, mécaniques, et inadaptés à l'impression de textes historiques.

En 1846, Louis Perrin doit imprimer un ouvrage intitulé "Inscriptions antiques de Lyon" d'Alphonse de Boissieu. Il refuse d'utiliser les caractères Didot qu'il a en stock, jugeant qu'ils produiraient un "faux" historique. Passionné par la paléographie, Perrin étudie les inscriptions lapidaires romaines (gravées dans la pierre) de l'époque de l'empereur Auguste, qui sont nombreuses à Lyon (Lugdunum). C'est de là que vient le nom "Augustaux" (relatif à Auguste). Il dessine lui-même un nouvel alphabet, principalement en capitales, en s'inspirant de la grâce et des proportions de ces écritures antiques. Il fait ensuite appel à un fondeur lyonnais pour graver les poinçons et fondre ces caractères en plomb.

Louis Perrin meurt en 1865, ses livres et caractères sont alors dispersés aux enchères. Son fils et successeur rachète les Augustaux qu'il cède quinze ans plus tard à l’éditeur Lemerre désirant posséder un elzévir particulier. Lors de la vente du fond d'imprimerie et d’édition de Lemerre, les poinçons des Augustaux disparaissent et les caractères sont en partie refondus et détruits. Seuls quelques polices de caractères sont sauvées et récupérées par le lyonnais Jean Bernard, président des Compagnons du devoir du Tour de France, puis par Robert Blanchet, qui s'en sert pour imprimer en 1984 le texte latin des « Hymnes et cantiques spirituels » de Jean Racine par la Compagnie Typographique.

Estimation : 5 000 € ~ 8 000 €

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