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24ème VENTE AUX ENCHÈRES À CHEVERNY

 
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Lot 60

Kees VAN DONGEN (Delfshaven, 1877 - Monaco, 1968)Portrait de Madeleine...
Kees VAN DONGEN (Delfshaven, 1877 - Monaco, 1968)Portrait de Madeleine...
Kees VAN DONGEN (Delfshaven, 1877 - Monaco, 1968)Portrait de Madeleine...
Kees VAN DONGEN (Delfshaven, 1877 - Monaco, 1968)Portrait de Madeleine...
Kees VAN DONGEN (Delfshaven, 1877 - Monaco, 1968)Portrait de Madeleine...

Kees VAN DONGEN (Delfshaven, 1877 - Monaco, 1968)
Portrait de Madeleine Grey à la rose.

Huile sur toile signée 'Van Dongen' en bas à gauche, datée sur le châssis : '1929'. Inscrite sur le châssis et au dos de la toile 'Alexandrie'.

55 x 47 cm.

Provenance :
- Collection Sparey, neveu du général Édouard Requin, portraituré par Van Dongen en 1916, Alexandrie (?).
- Galerie Schmit, Paris.
- Collection René Clément, Monaco.

Expositions :
- 1942, Paris, Galerie Charpentier, Van Dongen, n°31 ;
- 1969, Galerie Schmit, Cent ans de Peinture Française, n°40 ;
- 1973, Galerie Schmit, Tableaux de maîtres français 1900-1955, n°21.

Cette oeuvre fait l'objet d'un certificat de Robert Schmit, en date du 24 avril 1974.
Cette oeuvre fait l'objet d'un avis d'inclusion au catalogue raisonné de l'œuvre de Kees Van Dongen par le Wildenstein en date du 9 janvier 2012.


A plusieurs reprises, Kees Van Dongen voyagea en Méditerranée ; il se rendit notamment deux fois en Egypte : une première en 1913 et une seconde fois en 1928. Ces deux séjours eurent un impact important sur sa peinture, tant du point de vue de sa palette, à la fois plus vive et plus raffinée, que de son inspiration, plus riche.

Durant son second séjour sur la Terre des Pharaons, il fit la connaissance de Madeleine Grey lors d'un diner mondain dans un cabaret d'Alexandrie. La jeune cantatrice française également de passage dans la ville égyptienne lui fit une forte impression.

Le corps féminin a toujours occupé une place centrale dans l'art de Van Dongen. Dès ses premières créations, encore étudiant à l'Ecole des Beaux Arts de Rotterdam, puis pendant sa période fauve, il s'est toujours plu à peindre les femmes.
Dans les années 1920, très attiré par les milieux mondains, il excelle dans la représentation des personnalités féminines de la vie parisienne, à qui il consacre de nombreux portraits.

Son attirance pour les femmes le conduit à réaliser le portrait de Madeleine Grey à son retour en France. La jeune artiste est représentée de profil, son visage de face vers son auditoire et se détournant de la rose éclatante qu'elle tient devant elle. Son cou est habillé d'un long collier de perles blanches. Ses grands yeux en amande sont accentués par un maquillage prononcé, constitué d'un fard vert vif et un large trait de khôl noir. Van Dongen réussit ainsi une alliance parfaitement équilibrée entre sophistication et sensualité.

Ce portrait, si caractéristique de sa production des années 1920 et 1930, compte parmi ses plus belles illustrations de femmes appartenant à ce milieu huppé du 'Tout-Paris' dans lequel Van Dongen évoluait.


"C'était un peu snob vous savez Alexandrie. Il y avait une magnifique avenue qui est comme les Champs-Élysées chez nous. On allait toujours y prendre l'apéritif puis déjeuner. Il y avait de riches personnages de la haute société. C'était presque tous des juifs. Avec des fortunes colossales. Tout le gratin passait par là. Les Israël connaissaient des masses de gens. J'ai vu des tas de mondains. C'est là que j'ai connu Van Dongen. C'était dans un cabaret où on m'avait emmené manger des mets égyptiens, des choses mûries dans des feuilles de vignes un peu grasses. Il séjournait alors en Égypte. On est resté un bon moment à bavarder."
in Gérard Zwang, "La vie et les amours de Madeleine Grey (1896-1979)", L'Harmattan, Paris, p 97.

Adjugé : 940 000 €

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