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ORANGERIE DE CHEVERNY POUR LA 20ème ANNÉE - BEL AMEUBLEMENT

 
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Lot 150

PENDULE à L' ÉLÉPHANT en bronze doré, ciselé et patiné....
PENDULE à L' ÉLÉPHANT en bronze doré, ciselé et patiné....
PENDULE à L' ÉLÉPHANT en bronze doré, ciselé et patiné....
PENDULE à L' ÉLÉPHANT en bronze doré, ciselé et patiné....
PENDULE à L' ÉLÉPHANT en bronze doré, ciselé et patiné....

PENDULE à L' ÉLÉPHANT en bronze doré, ciselé et patiné. Un singe portant une ombrelle cornaque un éléphant barissant. L'ensemble repose sur une base rocaille composée de fleurs, feuillages et chardons. Cadran orné de fleurs de lys, signé JB Baillon. Poinçons au C couronné.

Louis XV.
Mouvement signé JB Baillon à Paris numéroté 2721.
Inscription manuscrite au revers du cadran : " a. m. martinieres P. maison Du Roy 30 décembre 1748".

Haut. 43,5 cm.

Provenance : Baronne d'Oberkirch, amie de la grande duchesse de Russie. Conservée dans la famille depuis. Propriété tourangelle.

Le poinçon au "C couronné" est un impôt auquel tous les ouvrages de cuivre et de bronze sont assujettis entre 1745 et 1749. L'édit de 1745 exige que "les ouvrages vieux et neufs (...) qui sont et seront fabriqués, soient visités et marqués". Il inclut tous les ouvrages "de cuivre pur, de fonte, de bronze, de cuivre mélangé, moulu, battu, plané, gravé, doré, argenté et mis en couleur, sans aucune exception" qui doivent porter une marque. L'explication de ces dates a été donnée par Henry Nocq : 1745, ce sont les moments difficiles de la guerre de Sucession d'Autriche et il faut subvenir aux besoins militaires; 1749, la paix d'Aix-la-Chapelle assainit les finances.
La Maison du roi, pour laquelle était destinée cette pendule, est une administration domestique existant en France sous la Monarchie. Réglementée par Henri III en 1578, puis par Colbert, elle est dirigée par le Grand Maître de France, l'un des personnages les plus importants du Royaume, chargé de fournir en meubles et objets les résidences royales. Elle comporte trois grandes divisions : la Maison civile, la Maison militaire et la Maison ecclésiastique.

Les pendules à animaux connaissent un grand succès sous le règne de Louis XV. Les animaux "exotiques" fascinent. Ainsi, se développent les pendules au rhinocéros, au dromadaire, au taureau. La pendule à l'éléphant est le modèle le plus en vogue. L'éléphant animal noble et robuste, figure dès la Renaissance sur certaines horloges à automates exécutées notamment à Augsbourg. Il existe plusieurs modèles de pendules à l'éléphant : le mouvement est tantôt surmonté d'un Chinois à l'ombrelle, tantôt d'un Indien avec carquois et flèches, enfin d'un amour.
Le modèle de cette pendule peut être attribué au bronzier Jean Joseph de Saint Germain. Un exemplaire de ce modèle est conservé à la résidence de Bamberg, en Bavière et un autre appartenait personnellement à Jean-Baptiste Baillon.

L'horloger Jean-Baptiste Baillon est reçu " valet de chambre-horloger ordinaire de la Reine " en 1727, " premier valet de chambre de la Reine " en 1748 et " Valet de chambre-horloger de la dauphine Marie-Antoinette " en 1770. Établi place Dauphine en 1738, puis rue Dauphine après 1751, il possède également à Saint-Germain-en-Laye jusqu'en 1765, la seule manufacture privée en France au XVIIIème siècle. Il collabore avec les bronziers et les ébénistes les plus prestigieux de son époque : Caffieri, Osmond, Saint Germain, Lieutaud...


Adjugé : 95 000 €

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