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CARICATURES & JOURNAUX SATIRIQUES
Jeudi 26 juin 2025

LA LUNE ROUSSE, HEBDOMADAIRE POLITIQUE ET SATIRIQUE ILLUSTRE
3 vol. rel. ½ chagrin in-fol., 1876-1879

(1 vol.) : n°1 (16 décembre 1876) au n°4 (31 décembre 1876) ; n°5 (7 janvier 1877) au n°52 (2 décembre 1877) avec les 3 numéros exceptionnels : « Victor Hugo et la légende des siècles » ; « Monsieur Thiers » ; « Léon Gambetta » ; et les dessins refusés par la censure. T.B.E. (légères rouss.) ;
(1 vol.) : n°53 (9 décembre 1877) au n°56 (30 décembre 1877) ; n°57 (6 janvier 1878) au n°104 (1er décembre 1878). T.B.E. (légères rouss.) ;
(1 vol.) : n°105 (8 décembre 1879) au n°159 (21 décembre 1879). B.E. (insolées en marge, petites déchirures marginales à qqs ex., 2 derniers n° détachés).

Revue satirique républicaine et anticléricale, illustrée et lancée par André Gill le 10 décembre 1876, les caricatures sont initialement publiées en première page, comme dans l’Eclipse. Puis à partir du 11 février 1877, elles occupent toute la largeur de la double page centrale, à savoir près de 150 grands dessins coloriés d'André Gill, inspirés par l'actualité politique, littéraire ou théâtrale. Ce sont des scènes, des symboles ou des portraits comme Napoléon III, le prince Napoléon, Jules Simon, Léon Gambetta, Alphonse Thiers, Leconte de Lisle, Emile Zola, Em. de Girardin, Jules Vallès, Alphonse Daudet, Gustave Courbet, Victor Hugo (2 dont un censuré), Charles Darwin, Georges Clémenceau, Sarah Bernhardt.

Adjugé : 300 €
CARICATURES & JOURNAUX SATIRIQUES
Jeudi 26 juin 2025

LES PHYSIOLOGIES PARISIENNES ILLUSTREES, 1850
Les physiologies parisiennes - Bibliothèque pour rire. Paris, Aubert & Gustave Barba, [1850].

1 vol. in-4 ½ toile contenant 20 physiologies de 16 pp. chacune, sans page de titre ni faux titre.

Complet des 20 publications rédigées par Honoré de Balzac, Louis Huart, Edouard Lemoine, Charles Philipon, Maurice Alhoy, etc, et illustrées par des vignettes dessinées par Gavarni, Cham, Daumier, Valentin, Bertall, Adolphe, Trimolet, Janet-Lange, Maurisset, etc.

Le bal Musard, Le Bourgeois, Le Créancier et le Débiteur, Le Débardeur, L'Ecolier, L'Employé, L'Etudiant, La femme la plus malheureuse du monde, Le Flâneur, Le Floueur, La Grisette, L'Homme à bonnes fortunes, L'Homme de Loi, La Lorette, Le médecin, Le Musicien, La Parisienne, La Portière, Le Provincial à Paris, Le Voyageur.

T.B.E. (rousseurs)

Les physiologies sont un genre littéraire particulièrement en vogue au milieu du XIXe siècle quand l’édition française connaît un développement extraordinaire lié au progrès des techniques d’impression, à la libération des lois sur la presse et à l’élévation générale du niveau de l’éducation. Ces caricatures de mœurs décrivant les comportements et les caractéristiques d’un groupe social ou professionnel assortis de dessins soulignant les traits supposés particuliers, des concierges, notaires, bourgeois, provinciaux, etc, rencontrent un large succès populaire. Ces ouvrages sont souvent rédigés par les meilleurs auteurs et dessinateurs de l’époque décrivant le quotidien de toute une société connue encore aujourd’hui par les romans de Balzac, Flaubert ou Zola.

Adjugé : 70 €
CARICATURES & JOURNAUX SATIRIQUES
Jeudi 26 juin 2025

PETIT JOURNAL POUR RIRE, HEBDOMADAIRE SATIRIQUE ILLUSTRE, SECOND EMPIRE
7 vol. rel. in-4 ½ basane vert, tête de collection, 1856-1863 (mque 1861) ;
365 numéros, chaque numéro est rehaussé à la main de couleurs aquarellés, d’encadrements aux traits à la plume de couleur et fonds aquarellés, rarissime et belle mise en valeur.

1856 complet n°1 (23 février 1856) au 52 ; 1857complet n°53 au n°104 ; 1858 complet n°105 au 156 ; 1859 complet n°157 au 208 ; 1860 complet n°209 au 260 ; 1862 complet n°313 au 364 ; 1863 complet n°365 au 416.
T.B.E.

Remplace Le Journal pour rire, publication illustrée humoristique française créée par Charles Philipon le 5 février 1848 et disparu en 1855.
Paraissant en même temps que Le Journal amusant, de 1856 à 1904, Le Petit Journal pour rire est un hebdomadaire paraissant le samedi, lancé le 23 février 1856 : il reprend la plupart des dessins du Journal amusant et la direction est assurée par Nadar, nommé rédacteur en chef, Eugène Philipon (1832-1874), fils du fondateur, puis Théodore Le Cerf. C’est une version « populaire », de format plus petit et de huit pages, moins cher aussi, dont la plupart de ses illustrations sont reprises du Journal amusant. Illustrés par les grands caricaturistes de l’époque : Nadar, Gustave Doré, Alfred Grévin, Gilbert Randon, Honoré Daumier, Cham, Bertall, Draner, etc.
A partir du numéro 9, la première de couverture présente une composition originale, laquelle se pare de couleurs à partir du numéro 50. De 1859 à 1889, Alfred Grévin en fut l'auteur, puis, à partir de 1889, B. Gautier prend la relève. Il subit des interruptions pendant la guerre de 1870 et la Commune.

Adjugé : 250 €
37ème VENTE GARDEN PARTY - I
Dimanche 08 juin 2025

Gustave Loiseau (Français, 1865-1935)
Glaçons sur l'Oise, 1914

Toile.
Signée et datée en bas à gauche.
Titrée au dos sur une étiquette, avec les numéros "20442", "10511" et sur le châssis "7860".

Haut. 60 Larg. 81 cm.
(restaurations)

Certificat et avis d'inclusion au catalogue raisonné par Monsieur Didier Imbert en date du 8 octobre 1993.

Provenance :
- galerie Durand Ruel, n°7860
- vente à Meaux, Me Corneillan, 22 mars 1992, reproduit en couverture du catalogue, n°13
- collection du docteur Armand Maurin, Paris ; par descendance.

Gustave Loiseau. Glaçons sur l'Oise (Ice cubes on the Oise), 1914. Oil on canvas. Signed, dated and numbered.

Bibliographie :
- Christophe Duvivier, "Loiseau paysages d'Ile-de-France et de Normandie", Paris, Somogy éditions d'art, 2018, pour des œuvres comparables.
- Gustave Loiseau, catalogue de l'exposition au musée Camille Pissarro, 2018, à comparer avec des œuvres illustrées pp. 62, 63, 67 présentant le même pont de Pontoise.

A partir de 1887, Gustave Loiseau décide de consacrer sa vie à la peinture. Il séjourne alors à Pont-Aven où il bénéficie avec ses acolytes Maxime Maufra, Henry Moret et Emile Bernard des conseils de Paul Gauguin. De 1904 à 1935, il s'installe à Pontoise. Sa peinture explore alors le cycle des saisons à partir de vues du quartier de l'Hermitage ou, à l'instar de notre tableau, de son pont. La peinture de Gustave Loiseau s'y déploie entre bruyante modernité et douces variations de l'hiver. L'exposition dédiée à l'artiste postimpressionniste au Musée Camille Pissarro a permis d'apprécier le pont de Pontoise dans l'évolution des saisons confronté à celle de sa peinture. Datée de 1914, notre œuvre s'inscrit parfaitement dans cette série. Souvent représenté pris par la glace, le pont métallique y apparaît figé, la lenteur des glaçons transportés par l'Oise contrastant avec la vitesse de la modernité.

Adjugé : 38 000 €
COLLECTION D'APPAREILS PHOTO
Jeudi 27 février 2025

Gustave Le Gray (Français, 1820-1884)
Portrait de Marguerite Lacressonière, c.1855

Epreuve d’époque sur papier albuminé, à partir d’un négatif verre au collodion.
Portrait de la grande actrice, au visage serein et souriant, réalisé dans le studio Le Gray, 35 Boulevard des Capucines à Paris. Ce tirage, aux tonalités volontairement claires, était destiné à être rehaussé de couleurs à l’aquarelle ou à l’huile.
Signature GUSTAVE LE GRAY à droite sur l’épreuve, par un timbre encré en rouge.
Emouvant envoi autographe de son époux, daté du jour du décès de l'actrice, à son dernier auteur qui écrivit pour elle la pièce à succès Les Fugitifs : « Offert à Mr Ferdinand Dugué / pour elle !... / 26 janvier 1859 / Lacressonnière ».

Haut. 27,7 Larg. 21,1 cm.
(teintes claires volontaires pour la mise en couleurs, halo ovalisé aux contours du portrait, caractéristique des portraits de Le Gray. Les quelques retouches d’époque à l’encre ont foncé avec le temps. Quelques traces anciennes au dos du montage, sans dommage sur l’épreuve).
Monté sur bristol d’époque, recoupé au format 29,4 x 23 cm.

Provenance : ancienne collection Fildier.

Gustave Le Gray, ca. 1855. A rare portrait picture of French actress Marguerite Lacressonière. Signed. With a handwritten note from her husband dated to the day of her death. This print, with deliberately light tones, was intended to be enhanced with watercolor or oil colors.

Très rare portrait de Madame Lacressonnière (Lyon, 1815 - Paris, 1859) dont on ne connait que deux épreuves différentes d’une même séance de pose : celui présenté dans cette vente et sa variante, non signée par Le Gray, qui se trouve dans l’album des portraits de personnalités composé par Léon Maufras, conservé à la BnF (feuillet 88, vue 179).

Marguerite Gérinière, épouse Lacressonière, naît en 1815 à Lyon et décède le 26 janvier 1859. Elle débute sur les planches à Lyon à l’âge de 14 ans. Elle poursuit ses représentations en province puis, pour une saison, à la Gaîté à Paris. De 1843 à 1846, elle est engagée à Marseille. En 1846, Alexandre Dumas crée le Théâtre Historique (devenu par la suite Théâtre Sarah Bernhardt et actuel Théâtre de la Ville), dont elle devient en 1847 l'actrice fétiche. Elle joue jusqu’en 1850 dans la Reine Margot (rôle-titre), mais aussi Monte Cristo, Catilina, Angèle, Henri III et sa cour Cette année là, elle épouse Louis Charles Adrien Le Sot de la Panneterie (1819-1893), dit Lacressonière, dont elle se sépare en 1856. Elle joue successivement à la Gaîté en 1851, au Cirque de l’impératrice en 1856, à l’Odéon en 1858 et au Théâtre de l’Ambigu-Comique, où elle finit sa carrière, épuisée.

L’envoi de Monsieur Lacressonnière à Monsieur Dugué date du jour de la mort de Marguerite « pour elle ! », rendant hommage aux derniers instants de la grande actrice à son dernier auteur. Ferdinand Dugué (1816 -1913), auteur dramatique, est le créateur avec Auguste Anicet-Bourgeois du drame à grand spectacle Les Fugitifs, créé le 21 juin 1858 à l’Ambigu-Comique. Madame Lacressonnière du Théâtre Imperial est engagée spécialement pour jouer le rôle-titre féminin de Suzanne, épouse de David, joué par Omer. Dans une autre distribution pour ce spectacle (en alternance ou bien suite au décès de Marguerite Lacressonnière), c’est Monsieur Lacressonnière qui jouera David, avec Madame Marie Laurent dans le rôle de Suzanne.

A la suite des cent représentations des Fugitifs, à l’Ambigu-Comique, Mme Lacressonnière tombe malade de fatigue. Séparé de sa femme depuis quelques années, Monsieur Lacressonnière se conduit galamment, en homme de cœur, à la nouvelle de sa maladie. Il vient s’asseoir à son chevet et elle rend son dernier soupir entre ses bras. La presse témoigne avec émotion de sa disparition :

Le Figaro - Programme - Quotidien du lundi 31 janvier 1859. 1re année - N° 24.
"Madame Lacressonnière malade depuis quelques temps est morte mercredi dernier. Cette perte sera vivement sentie. Elle était une des artistes les plus distinguées de Paris, et le drame moderne perd en elle une précieuse interprète "

Le Monde Dramatique du 3 février 1859.
"Marguerite Lacressonnière est inhumée au Père-Lachaise. Le buste ornant sa sépulture qui la représente tenant un masque, a été réalisé grâce à une importante souscription d’époque, qui confirme sa très grande notoriété."

Sites consultés : Gustave Le Gray portraits, Sylvie Aubenas BnF. Gallica.bnf.fr / Les archivesduspectacle.net

Adjugé : 800 €
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