Un brûle-parfums chinois d’époque Qianlong, petit mais précieux !
Vendredi 16 janvier 2026
La Gazette Drouot, Caroline Legrand

Chine, époque Qianlong (1736-1795). Brûle-parfums en bronze doré incrusté de pierres... Un brûle-parfums chinois d’époque Qianlong, petit mais précieux !Chine, époque Qianlong (1736-1795). Brûle-parfums en bronze doré incrusté de pierres dures, h. 15 cm.
Estimation : 20 000/30 000 €
Estimation : 20 000/30 000 €
Représentant l’animal fantastique nommé « bixi », ce brûle-parfums saisit par la richesse de ses matériaux : du bronzemêlé aux pierres dures.
Depuis la dynastie des Shang (1570-1045 av. J.-C.), le bronze s’accompagne en Chine d’une symbolique forte. Utilisé d’abord dans le cadre des rituels funéraires, il devient bientôt un signe du pouvoir puis, avec la démocratisation de l’art, un objet de luxe. En 1369, le premier empereur des Ming, Hongwu, décide que l’on utilisera désormais pour les rituels des vases en porcelaine plutôt qu’en bronze, plus onéreux. Ce matériau va donc quitter la sphère officielle pour intégrer une autre, plus intime : celle de l’intérieur du lettré, personnage de plus en plus central dans l’Empire. Les bronzes vont devenir des objets décoratifs et de moindre taille. Poussée par la volonté de s’approprier les objets d’art traditionnels chinois, la dynastie Qing remet ce matériau sur le devant de la scène avec une production importante et plus variée. Sous le règne de Qianlong, les brûle-parfums de ce type ornaient les plus belles collections des lettrés, qui appréciaient particulièrement les pièces zoomorphes à l’image de celui-ci, en forme de bixi. Cet créature fantastique issue de la mythologie chinoise et de la tradition taoïste, est l’un des cinq animaux de bon augure. Il ressemble à un lion à tête de dragon. Puissant, il est le gardien de la sécurité du ciel. Neuvième fils du roi-dragon, il se nourrit d’or, d’argent et de bijoux. Un goût pour la richesse manifestement satisfait dans cette pièce d’une grande précision technique, haute de 15 cm, constituée de bronze doré, de pierres dures incrustées (jade, agate, malachite, cristal de roche, sodalite) et de verre. Le bixi est représenté debout, la gueule ouverte, la tête formant couvercle surmontée d’une corne unique, sa queue en forme de plumes s’entremêlant. Une œuvre similaire est conservée au musée national du Palais à Taipei.Arts d'Asie, arts premiers
jeudi 22 janvier 2026 - 14:00 (CET) - Live
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Rouillac
