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Le commissaire-priseur chez le Président

Mercredi 02 Août 2017

La Nouvelle République, Christophe Gendry

Le commissaire-priseur vendômois et son épouse Christine ont évoqué la question des migrants avec le président de la République, Emmanuel Macron.

Le commissaire-priseur vendômois Philippe Rouillac a beau être habitué à fréquenter les meilleurs salons, il a tout de même été surpris lorsqu'il a reçu une invitation à un rendez-vous culturel au palais de l'Élysée.
Il s'agissait, en l'occurrence, du concert de l'ensemble musical Voix étouffées Orient-Occident présenté par l'association Pierre Claver et qui figurait à l'agenda officiel du président de la République, le 25 juillet dernier.

Quelques jours avant l'intervention d'Emmanuel Macron à Orléans consacrée à l'accueil des réfugiés en France, le calendrier ne devait rien au hasard. L'association Pierre Claver, animée par Ayyam Sureau, accompagne, en effet, des demandeurs d'asile, notamment afghans, pendant leur attente d'un titre de séjour.
Quant à la démarche de libération des Voix étouffées, elle a été initiée par Amaury du Closel pour jouer les partitions des musiciens victimes du nazisme avant de connaître donc une déclinaison en lien avec le parcours des migrants.

" Un moment fort "


Ce mélomane est bien connu en Vendômois où son « académie lyrique » organise chaque été des stages conclus par des représentations, dont récemment les « Noces de Figaro ».

Ce qui nous ramène à Philippe Rouillac, soutien d'Amaury du Closel et qui s'implique localement avec son épouse Christine dans l'accueil de réfugiés venus de Syrie ou d'ailleurs. Outre ses activités professionnelles, il préside aussi la Société archéologique de Touraine. Autant de casquettes qui lui valent de figurer dans les listings de la présidence.

Voilà pourquoi, la semaine passée, les époux Rouillac se sont retrouvés, avec d'autres invités, dans le salon Murat de l'Élysée, aux côtés d'Emmanuel et Brigitte Macron. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était également présente.

« Ce fut un moment fort », raconte Philippe Rouillac, séduit par la prestation « poignante » de l'ensemble musical composé à la fois de réfugiés et de jeunes Français.

L'échange qu'il a eu avec le président de la République, après le concert, l'a également marqué : « Il vous écoute comme si vous étiez le centre de ses affaires, rapporte-t-il. Nous avons évoqué le marché de l'art en province, la concurrence étrangère en la matière et la loi sur les professions réglementées qu'il avait portée comme ministre.

« Je lui avais amené un exemplaire du catalogue de notre vente garden-party du château d'Artigny et je lui ai montré " La Valse ", de Camille Claudel (NDLR : la pièce maîtresse de cette vente). »

Ce fut également l'occasion, pour Christine Rouillac, de plaider en faveur de meilleures conditions d'accueil des réfugiés, quelques jours, donc, avant le discours d'Orléans. Dans le Loiret, Emmanuel Macron a annoncé un objectif « zéro migrants dans les rues » d'ici à la fin de l'année.

Christophe Gendry
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