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les fables de La Fontaine par Oudry

Dimanche 11 Juin 2017 à 14h30

avec l'expertise de la Galerie de Bayser

Cliquer pour accéder à la vente

Atelier de Jean-Baptiste OUDRY (Paris, 1686 - Beauvais, 1755)

Le Loup plaidant contre le Renard par devant le Singe.

Pinceau et lavis d'encre noire, lavis brun, crayon noir et traces de sanguine, rehauts de gouache blanche sur de nombreuses feuilles assemblées et marouflées sur toile.

Haut. 260, Larg. 196 cm.

Bordure d'encadrement dessinée moderne et feuille accolée en bas au centre moderne.
(accidents et restaurations, taches).
Annotations de dimensions : "7 pieds 10 p 6 lignes" ; "premier de 3p 7p" ; "3me de 3p 7p".

Workshop of Jean-Baptiste OUDRY. The Wolf pleading against the Fox before the Monkey. Brush and black ink, brown ink, black pencil, sanguine traces and white gouache highlights on numerous sheets assembled and mounted on canvas.

Bibliographie : Jean Locquin, Catalogue raisonné de l'œuvre de Jean-Baptiste Oudry Peintre du Roi (1686-1755), Archives de l'Art Français, réimpression de 1968, ed. de Nobele, Paris, p.100, n°534.

En 1736, la Manufacture de Beauvais demande à Oudry six sujets pour une tenture en quatre pièces dont voici les intitulés : La Lice et sa compagne, Les deux Chèvres, Le Renard et le buste, Le Renard et les raisins, Les Poissons et le Cormoran, Le Loup et le Renard. Locquin précise n'avoir pu identifier les cartons, n'ayant pas retrouvé les tapisseries.
Entre 1729 et 1734, Oudry dessine 277 dessins pour illustrer les Fables, dont l'édition par Jombert se fera de 1755 à 1759. La gravure pour " Le Loup plaidant contre le Renard par-devant le Singe ", exécutée par Sornique, est en sens inverse de notre sujet central (opus cité supra, n°961). Elle fut à nouveau gravée par Huquier avec quelques différences dans le fond (opus cité supra, n°1221).

Un Loup disait que l'on l'avait volé :
Un Renard, son voisin, d'assez mauvaise vie,
Pour ce prétendu vol par lui fut appelé.
Devant le Singe il fut plaidé,
Non point par des avocats, mais par chaque partie.
(...)
Le juge, instruit de leur malice,
Leur dit : "Je vous connais de longtemps, mes amis,
Et tous deux vous paierez l'amende ;
Car toi, Loup, tu te plains, quoiqu'on ne t'ait rien pris ;
Et toi Renard, as pris ce que l'on te demande. "
La Fontaine se moque ici principalement du juge qui condamne sur des a priori.
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