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ORANGERIE DE CHEVERNY POUR LA 20ème ANNÉE - BEL AMEUBLEMENT

 
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Lot 148

COMMODE « MAZARINE » dite « au jasmin » à...
COMMODE « MAZARINE » dite « au jasmin » à...

COMMODE « MAZARINE » dite « au jasmin » à trois tiroirs bombés en cabochon. Montants saillants, en console, découpés à champ plat. Plateau à cornière de laiton en placage de noyer blond à trois réserves polylobées et écoinçons à décor marqueté sur fond de bois brûlé de vase fleuris, fleurs au naturel et fleurs de jasmin d'ivoire, acanthes, personnages à la Téniers, oiseaux et papillons. Façade à décor de branches fleuries et acanthe. Côtés ornés de bouquets dans des réserves rectangulaires à encadrements géométriques de larges filets. Ornementation de bronzes: poignées tombantes, entrées de serrures, mascaron féminin et sabots de biche.

Thomas Hache, vers 1710-1715. (Usures et accidents au placage).

Haut. 83, Larg. 128, Prof. 70 cm.

Provenance: collection Amiral S., près de Nîmes.

Cette commode rassemble toutes les caractéristiques de forme, de montage, de décor et de bronzes de la production de Thomas Hache. Un modèle très proche est illustré dans l'ouvrage de Pierre Rouge, "Le génie des Hache" (Dijon, Éditions Faton, 2005, p. 198, n° 70).

Né à Toulouse, en 1664, c'est dans l'atelier de son père Noël Hache que Thomas entame sa formation. Son « tour de France » l'amène à Paris où il travaille très probablement dans l'atelier de Pierre Gole.
Cet ébéniste du Roi est l'un des premiers à avoir apporté de Hollande les nouvelles techniques de marqueterie de fleurs au naturel qualifiées de « peintures en bois », si brillamment illustrées par André-Charles Boulle.
Installé à Grenoble vers 1693, Thomas Hache réalise une synthèse entre les techniques venues de Hollande et la marqueterie dite « à l'italienne » en utilisant non plus des bois des Îles mais principalement les bois fruitiers indigènes et les loupes de bois des Alpes teintés ou au naturel. Ses motifs décoratifs sont puisés dans les répertoires de Paul Androuet du Cerceau, Jean-Baptiste Monnoyer et Jean Bérain.

Sold: 92 000 €

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