4,5 millions d'euros pour la 38e vente Garden Party

Lundi 08 juin 2026

Communiqué

Aymeric Rouillac et Henri Carvallo dans les jardins de Villandry avec l'oeuvre d'Isaac Soreau

La 38e vente aux enchères Garden Party de la Maison Rouillac, qui s'est tenue du 5 au 8 juin 2026 au château de Villandry s'est conclue sur un résultat total de 4.538.510 € d'enchères.

UNE ÉDITION FASTE

Accueillie dans son orangerie par M. Henri Carvallo, propriétaire du château et des jardins de Villandry, cette vente Garden Party, dont le catalogue était vendu au bénéfice de l’association de la Demeure Historique, méritait une fois de plus et son nom et le titre de doyenne des ventes de prestige en France font observer les commissaires-priseurs Aymeric et Philippe Rouillac.

Placée sous le signe de huit égéries féminines, cette édition a réuni plusieurs milliers d'amateurs tout au long des quatre journées de ventes, de conférences, d’expositions et de dédicaces, confirmant sa place de choix sur le marché de l’art et le rayonnement international de la manifestation.

L'appétit croissant des collectionneurs internationaux, la qualité des lots présentés et la participation exceptionnelle témoignent de l'attachement profond du public à cet événement unique.

GANTS BLANCS POUR LES 8 ÉGÉRIES

Chacune des huit femmes, auxquelles la préface du catalogue de vente rendait hommage, a rencontré un vif succès auprès des enchérisseurs.

Artemisia Gentileschi, Sainte Dorothée, 471 200 €, Collection lyonnaise
Andrée Hessling, Dernier portrait par Renoir, 359 600 €, Collection d’Arcachon
Alexandra Daveluy, Vierge et Mondaine par James Ensor, 297 600 €, Collection ligérienne
Jeanne d'Arc, Attribué à Deruet, 68 200 €, Famille de Jeanne d’Arc
Eugénie de Montijo, Selle commandée par le Sultan Abdülaziz, 69 200 €, Offerte à la fille d’un ambassadeur de France
Marie Vassilieff,Autoportrait à l’effigie, 64 480 €, Collection Claude Bernès
Jeanne Boivin, Clip fleur, 63 240 €, Collection parisienne
Camille Claudel, La Vérité sortant du puits, 50 240 €, Manifeste dreyfusard

LES BELLES ENCHÈRES

Huit enchères ont passé la barre des 100.000 euros lors de cette vente.

Parmi les résultats marquants, Isaac Soreau décroche un nouveau record français avec son Bouquet de fleurs dans un vase en verre adjugé 620.000 €, la Sainte Dorothée, oeuvre inédite, d’Artemisia Gentileschi rejoint une collection normande pour 471.000 €, le Dernier portrait peint par Renoir est acquis par une collectionneuse brésilienne 358.000 €, Vierge et Mondaine (avec Alexandra Daveluy) de James Ensor retourne en Belgique contre 297.000 € et les Deux grands nus de Marie Vassilieff obtiennent 148.000 € chacun, direction Marseille pour Adam et Paris pour Eve. La précieuse Armoire de mariage par Thomas Hache et le remarquable Tableau de plumes de Nouvelle-Espagne ont tous deux atteint 136.400 €.

Isaac Soreau, Bouquet de fleurs, XVIIe, 620 000 €, Record français pour l'artiste
Artemisia Gentileschi, Sainte Dorothée, c. 1632-1638, 471 200 €, Œuvre inédite
Pierre Auguste Renoir, Andrée au chignon, 1917, 359 600 €, Achat d’une collection brésilienne
James Ensor, Vierge et Mondaine (avec Alex Daveluy), c. 1933, 297 600 €, Achat d’une collection belge
Marie Vassilieff, Moderne Salomé (Adam, grand nu), 1931, 148 800 €, Collection Claude Bernès
Marie Vassilieff, Ève (Portrait de Juliette Germain), 1933,148 800 €, Achat d’une collection marseillaise
Tableau de plumes de la Nouvelle Espagne, Saint- Ambroise, fin XVIe, 136 400 €, Provenant d’une collection auvergnate
Thomas Hache, Armoire de mariage, c. 1690-1695, 136 400 €, Provenant d’une collection lyonnaise

MARIE VASSILIEFF – L'ÉVÉNEMENT DE LA VENTE

La dispersion de la collection Claude Bernès consacrée à Marie Vassilieff a constitué un temps fort de notre 38e vente Garden Party avec 1.232.000 € d'enchères à elle seule. Artiste franco-russe, figure phare de la modernité et âme de la bohème de Montparnasse, Marie Vassilieff (1884-1857) a suscité un enthousiasme sans précédent et entre à cette occasion au Centre Pompidou.

Les enchérisseurs asiatiques – à Hong Kong notamment – ont été particulièrement actifs, illustrant la dimension désormais mondiale de la cote de l’artiste. Ses deux grands nus, Moderne Salomé (Adam grand Nu) de 1931 et Ève (Portrait de Juliette Germain) de 1933 ont chacun atteint 148.800 €.

Si les amateurs français ont été nombreux et passionnés, il est permis de regretter que les musées nationaux n'aient pas davantage saisi l'opportunité historique d'enrichir massivement les collections publiques françaises d'une artiste femme de premier plan. Si son Autoportrait à l’effigie de 1929 rejoint les collections du Centre Pompidou (64.480 €), l’historique Banquet Braque de 1917 (76.880 €) quitte la France pour la Chine.

Les archives de Claude Bernès ont, elles, été données par sa sœur Maryan au comité Marie Vassilieff constitué par Aymeric Rouillac avec la famille de l’artiste, des historiens de l’art et des universitaires en vue d’établir le catalogue raisonné de l’artiste sous la présidence de Benoit Noël.
www.marievassilieff.art

ACQUISITIONS PUBLIQUES

Plusieurs institutions publiques ont néanmoins su saisir des opportunités significatives.

Le château de Compiègne a célébré le bicentenaire de l’Impératrice Eugénie (1826-2026) en préemptant la selle amazone commandée par le sultan Abdülaziz pour le voyage de l'impératrice à Constantinople en 1869, puis offerte à la fille d’un ambassadeur et conservée depuis dans sa famille en Touraine.

Musée du Second Empire, Compiègne, Selle impériale ottomane d'Eugénie de Montijo, 1869, 69 200 €
Centre Pompidou, Paris, Autoportrait à l’effigie de Marie Vassilieff, 1929, 64 480 €
Musée de Bretagne, Rennes, Maquette de la fresque L'Été (Gare Montparnasse) par Marie Vassilieff, 1937, 49 600 €
Bibliothèque Mazarine, Paris, Manuscrits inédits de Charles-Antoine Coypel, c. 1719-1752,19 200 €
Musée Historique de la Ville, Strasbourg, Triptyque de la confrérie des cordiers de Strasbourg, c. 1684., 14 260 €
Fonds d’art contemporain Paris Collection, Paris, Dessin préparatoire du dernier autoportrait de Marie Vassilieff, 19566 820 €

TRADITION ET INNOVATION

Cette 38e édition confirme le dynamisme de la Maison Rouillac qui poursuit ses actions de médiation traditionnelles et engage des innovations digitales.

Les conférences de Denis Migeon sur James Ensor et de Benoît Noël sur Marie Vassilieff ont été des temps forts du week-end, avec le parcours Nouveaux Collectionneurs animé par le commissaire-priseur Brice Langlois et le petit-déjeuner organisé dans l’atelier du sculpteur Charles Boulnois, qui vient de livrer le lit du roi au château de Versailles.

Les œuvres principales de la vente ont par ailleurs été numérisées en HD par la société nüme et leur passeport digital sécurisé dans la blockchain. Les liseuses numériques du catalogue de vente ont enregistré 1,4 M de pages vues en un mois, tandis que les actualités partagées sur les réseaux ont totalisé plus de 1 M de vues sur Instagram et YouTube, illustrant la montée en puissance de ces médias.

La presse traditionnelle n’est pas en reste, que les Rouillac souhaitent saluer et remercier chaleureusement : Paris Match, Le Monde, Les Echos, La Gazette Drouot, Le Figaro TV, Connaissance des Arts, Beaux-Arts, Le Magazine des Enchères, Le Progrès, les Dernières Nouvelles d’Alsace, Point de Vue, L’Est Républicain, La Nouvelle République, Aladin, le Berry Républicain, Aujourd’hui en France, Le Parisien, Val De Loire TV, Vosges Matin, La République du Centre, Ici, France 3 Centre, L’Alsace, La Renaissance du Loir et Cher, Challenge,Frankfurter Allgemeine Zeitung…

MERCI

À notre équipe et à nos experts qui font de cet évènement un temps privilégié.

CONTACT PRESSE

Aymeric Rouillac | 02 54 80 24 24 | rouillac@rouillac.com | www.rouillac.com
Tous les résultats sont consultables sur rouillac.com
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