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Vente rétrospective Édouard Levé

Lundi 12 septembre 2022

Communiqué

Edouard Levé, Autoportrait, 2002
Edouard Levé, Rugby, 2003
Edouard Levé, Fictions, 2006
Edouard Levé, Pornographie, 2022
Edouard Levé, Angoisse, 2001

Pour la première fois, une sélection de photographies et d'œuvres inédites provenant de l’atelier d’Édouard Levé (1965-2007) sera dispersée aux enchères le samedi 26 novembre à Tours par la maison de ventes Rouillac, à l’occasion de la vente arts+design #6.

Romans et Photographies

L’œuvre d’Edouard Levé se partage entre la littérature d’un côté, avec notamment quatre romans édités chez P.O.L., et la photographie de l’autre. Elle se démarque par sa recherche du neutre, dans une esthétique de la distanciation. Au moyen de séries photographiques, Levé reconstruit des rêves, des images de sport ou de presse, articulant ses visions avec ses obsessions. Les œuvres sélectionnées avec sa famille pour cette vente évoquent la question du double, sujet qui hante toute la vie de Levé.

Pornographie, Fictions ou Suicide

Chacune de ses grandes séries photographiques est donc représentée par des tirages originaux. Que ce soit la célébrissime « Pornographie », régulièrement reprise par la presse ou la cultissime « Rugby », qui emporte le plus de suffrages chez ses collectionneurs. « Mais c’est avec "Fictions" que l’on découvre l’intimité tragique de cet artiste », commentent le commissaire-priseur Aymeric Rouillac et Valentin de Sa Morais, le consultant de la vente, qui complète : « Levé finit par se donner la mort après avoir envoyé le manuscrit de « Suicide » à son éditeur »

Mise à prix à 500 euros

Par ailleurs, des toiles inédites que l’artiste prétendait avoir détruites seront aussi présentées pour la première fois au public, ainsi que de curieuses visions pixelisées de son écran de télévision, comme une mise en abime de la société des écrans. Ne disposant pas de côte fermement établie aux enchères, chacune de ces œuvres sera mise à prix symboliquement à 500 euros.

Inspiration du Goncourt

Quinze ans après son décès, son œuvre énigmatique ne cesse d’inspirer la création contemporaine : des lectures d'"Autoportrait" sont ainsi organisées par Mathieu Amalric ou Emmanuel Carrère à la Villa Médicis, un « Théorème Levé » a été inventé par Michel Poivert et de récents hommages lui ont été rendus par Philippe Katerine et Hervé Le Tellier, auteur de L’Anomalie (prix Goncourt 2021), témoignant de leur admiration et rendant justice à l’œuvre conceptuelle et brillante de cette comète artistique.

VENTE ARTS+DESIGN #6

Samedi 26 novembre – vente rétrospective Édouard Levé
Dimanche 27 novembre – arts+design #6
Lundi 28 novembre – atelier Raymond Reynaud

MAME- 49, bd de Preuilly 37000 Tours

Contact

rouillac@rouillac.com
02 54 80 24 24
Aymeric Rouillac – 06 68 88 65 43
Valentin de Sa Morais - 06 35 30 69 63

TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUE

Augustin Trapenard, 21 cm, 2019

"Vous avez déjà éprouvé l’envie folle de faire du monde qui vous entoure votre laboratoire ou votre œuvre d’art ? Imaginez filmer les passants à leur insu et rajouter en bande-son les rires des séries américaines — ou demandez à un clochard de lire du Proust devant une caméra — ou aller dans un sex-shop et visionner des VHS pour comprendre la vérité du désir.

Vous devez vous dire : « il est taré là ». Édouard Levé c’était ce genre d’artiste qui observe et qui transforme ce qui l’entoure. Un Rimbaud des temps modernes, peintre photographe, hypocondriaque, insomniaque, volubile, cultivé, dépressif, perché ! Capable de brûler ses toiles ou créer une œuvre à partir de ses propres excréments… Lui à qui l’on doit cette série de photos « porno habillée », lui qui finit à 42 ans par décrocher la boule à facette de son atelier pour hisser une corde et mettre fin à ses jours…

Édouard Levé c’est un électron libre de l’art contemporain, qui a écrit son propre autoportrait de son vivant, qui est adulé par le monde entier.
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