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Femme dans un lit

Mardi 05 janvier 2021

par Félix Vallotton, 1911

FÉLIX VALLOTTON (Lausanne 1865 - Paris, 1925)

Femme nue couchée sur un lit, 1911

Toile.
Signée et datée en bas à droite “F.VALLOTTON.II”.

Haut. 114 Larg. 162,5 cm.

Provenance :
- Succession Vallotton, Paris.
- Rodrigues-Henriques, Paris.
- Succession J.Rodrigues-Henriques, Paris.
- Vente Sotheby’s, Zurich, 13.11.1982, n°73, repr.
- Vente Sotheby’s, Zurich, 26.11.1983, n°67, repr.

A 1911 Vallotton painting of a naked woman on a bed, Signed “F.VALLOTTON.II”.

Bibliographie :
- Marina Ducrey, "Félix Vallotton œuvre peint", 5 continents éditions, Milan, 2005, Tome III, n°886.
- Félix Vallotton, « Livre de raison, liste des œuvres, peinture et gravures, faites dans l’ordre chronologique à partir de 1885 », in Hedy Hahnloser-Bühler, Félix Vallotton et ses amis, Paris, A. Sedrowski, 1936, Lrz 833 : “Femme nue couchée sur le coté, de face, les jambes repliées, sur un lit avec matelas rayé gris (T100)”.
- Arsène Alexandre, « Exposition F. Vallotton », Le Figaro, 30 janvier 1912, p. 5.
- N.s, L’Action Nationale, 10.03.1912.
- N.s, L’Art Décoratif, 1912.

Exposition :
Galerie Eugène Druet, "Exposition de peintures de Félix Vallotton", Paris, 1912, n°2, “Femme couchée”

Le Suisse Félix Vallotton est un peintre singulier, partisan de la ligne dans un temps où les maîtres de la couleur s’imposent, tels les impressionnistes et les fauves. Des cernes fins servent ses œuvres en cloisonnant les couleurs, telle sur cette œuvre présentée en 1912 à l’exposition de la galerie Druet. Peinte l’année précédente, la toile renvoie incontestablement aux maîtres de la peinture européenne tels : Titien, Tintoret, Giorgione ou Vélasquez. Ici Vallotton rend hommage aux artistes du passé sans sacrifier à ses exigences contemporaines. Le matelas rayé, la porte laquée vert et le mur peint en brun situent la scène dans un intérieur du début du XXe siècle. L’ensemble ferme la composition sans perspective, tandis que le modèle au premier plan détourne son regard, peut-être en signe de pudeur.

La femme n’est pas idéalisée, contrairement à une partie de sa production des années 1904 à 1908 inspirée par la mythologie. Sujet majeur de son œuvre, plus de cinq cents tableaux les représentent tantôt avec réalisme tantôt idéalisées, telles des vénus antiques. Notre toile ne figure donc pas une Vénus allégorique mais une femme de son époque, que le peintre offre à notre vue comme pour jouer la guerre des anciens contre les modernes. Le Figaro en 1912 ne s’y est pas trompé, reconnaissant le « noble caractère » de sa peinture, saluant les : « nus qui atteignent, on peut dire, dans leur nudité, la ligne classique, sévère, et qui n’en sont pas moins des œuvres d’art bien de notre temps ».
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