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Pendule en vase en bronze doré du marquis de Biencourt

Dimanche 04 octobre 2020

ses anciennes collections au château d'Azay le Rideau

Pendule Biencourt

PENDULE en VASE du MARQUIS de BIENCOURT, vers 1770


en bronze doré en forme de vase couvert sur piédouche. Couvercle en graine feuillagée, anses à masques d'hommes barbus surmontés de serpents entrelacés, base à cannelures et feuilles de laurier. Socle à rang de perles sur pieds patins.
Le cadran émail et le mouvement sont signés "L MONTJOYE À PARIS".

Attribuée à OSMOND, maître en 1746.

Louis XVI, vers 1770.

Haut. 50, Larg. 28, Prof. 22 cm.
(patins et mouvement modifié à broco postérieurs).

Provenance :
- ancienne collection du marquis de Biencourt, château d'Azay-le-Rideau.
- vente Cheverny 5 juin 2005, n°115.
- collection baron de L., vallée du Loir

Gilt bronze "Pendulum in vase" attributed to Osmond around 1770 from the former collection of the Marquis de Biencourt at the château d'Azay-le-Rideau.

Bibliographie
 : Hans OTTOMEYER, Peter PRÖSCHEL, Vergoldete Bronzen, Munich, Klinkhardt & Biermann, 1986, p.196, reproduction 3.13 .2.

Le dessin préparatoire de ces pendules est conservé dans le fonds Doucet (n°143), alors que des exemplaires comparables appartenaient aux collections Thurn und Taxis ou Lagerfeld. Ce type de pendule « en vase » est l'une des grandes spécialités de Robert OSMOND (1711-1789), maître fondeur à Paris à partir de 1746 puis juré en 1756, et de son neveu Jean-Baptiste, reçu maître la même année que lui. L'horloger Louis Ier MONTJOYE est quant à lui reçu maître en 1748. Il est connu pour sa collaboration avec les Osmond et fournit en particulier le duc de Richelieu, la duchesse de Mazarin ou la marquise de Montesquiou.

Bien que représentant de la noblesse aux États-Généraux, chevalier de Saint-Louis et maréchal du camps des armées du roi, Charles marquis de Biencourt (1747-1824) est l'un des premiers députés à rejoindre le Tiers-Etats. Il fait l'acquisition du château d'Azay-le-Rideau en 1791. Son fils Armand-François (1773-1854), puis son petit fils Armand-Marie-Antoine (1802-1862), qui a épousé la très fortunée Anne-Elie-Marie de Montmorency (1803-1882), n'ont de cesse d'embellir et de meubler cette demeure, dont les collections suscitent l'admiration. Faute de descendance directe, le château est vidé de ses oeuvres d'art et vendu, avant son rachat par l'Etat en 1905. Depuis 2012, Philippe et Aymeric Rouillac ont fourni deux-cent quatre vingt-quatre pièces de mobilier au château, qui a engagé une vaste campagne de remeublement à l'occasion de son chantier centennal.
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