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Un millier d’œuvres de Lapicque aux enchères

Samedi 09 novembre 2019
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Ouest France, Soizic Robet

Le commissaire-priseur Aymeric Rouillac présente la toile « Villa vicentine », de 1954. Cette oeuvre de Charles Lapicque seravendue aux enchères à Tours (Indre-et-Loire) le dimanche 17 novembre.
Le commissaire-priseur Aymeric Rouillac présente la toile « Villa vicentine », de 1954. Cette oeuvre de Charles Lapicque seravendue aux enchères à Tours (Indre-et-Loire) le dimanche 17 novembre.

Cette collection de dessins, tableaux et sculptures de l’artiste Charles Lapicque (1898-1988)a été découverte au domicile de sa muse, sur l’île de Bréhat, dans les Côtes-d’Armor.

« C’est la première fois qu’il y a une vente aussi incroyable, aussi importante consacrée à Charles Lapicqueen France ! » Samedi 16 et dimanche 17 novembre, plus d’un millier d'œuvres de l’artiste peintre et sculpteur, né au XIXe siècle, Charles Lapicque, vont être mises aux enchères, àTours (Indre-et-Loire).

Depuis des années, ces œuvres étaient conservées dans la maison de sa muse, Elmina Auger, sur l’île de Bréhat (Côtes-d'Armor). Aymeric Rouillac, et son père, Philippe Rouillac sont les commissaires-priseurs en charge de la vente aux enchères. Aymeric Rouillac raconte cette incroyable découverte.

Conservées à Bréhat

« Charles Lapicque passait ses vacances à Paimpol, et c’est là qu’il fait la connaissance d’Elmina Auger, qui partage avec le peintre la passion des sciences. Elle possède une maison à Bréhat où Lapicque se rend régulièrement, dit Aymeric Rouillac. Elle l’inspire, le pousse à voyager, à créer. Tout ce qu’a fait Lapicque, de 1946 jusqu’à sa mort en 1988, est conservé dans la maison de Bréhat. »

C’est Marie Maublanc, amie d’Elmina et de Charles, qui hérite de la maison de Bréhat, lorsque la propriétaire des lieux décède : « Puis, Marie est décédée au début de l’année 2019. Sans descendance directe, ce sont ses nièces qui s’occupent de la maison et décident de tourner une page. Elles mettent tout en vente et nous contactent. »

Pendant des mois, les Rouillac recensent le travail de Charles Lapicque : « Une dizaine de tableaux, une dizaine de sculptures, cent dessins et plusieurs centaines de lithographies », liste le commissaire-priseur.

« Cette collection est très influencée par la Bretagne, c’était le lieu où il se ressourçait. Et c’est là où vivait sa muse, poursuit Aymeric Rouillac. Les lithographies sont vendues par lots de dix, pour 100 €. Ça permet à tout le monde de se faire plaisir. »

Toutes les œuvres sur papier (dessins et lithographies) seront mises aux enchères le samedi 16 novembre, soit 160 numéros. Le dimanche17 novembre, la vente se concentrera sur les plus jolis dessins, les tableaux et les sculptures.

La vente aura lieu dans le Centre de création contemporaine Olivier-Debré (CCCOD), à Tours.

Pour participer aux ventes depuis chez soi, il est possible d’enchérir par mail rouillac@rouillac.com.

Soizic ROBET.
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