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Quand une épée se fait bijoux

Vendredi 08 juin 2018

La Gazette Drouot, Caroline Legrand

Époque Louis XVI, vers 1785. Épée de cour ou de présent,
en vermeil ciselé enrichi de pierres du Rhin, émail, or, l. 100 cm. Estimation : 40 000/60 000 €
Cette épée sera le lot phare de la seconde vente du week-end au château d’Artigny organisé par les Rouillac père et fils (voir Gazette n° 22 pages 210- 216) Une vacation marquée par des bijoux, un ensemble de kachinas, des meubles, objets d’art et tableaux, parmi lesquels L’Incrédulité de saint Thomas, d’un artiste italien de l’entourage du Caravage, vers 1600 (6 000/8 000 €), et une pendule squelette d’époque Directoire, en bronze doré et à adran émaillé (10 000/12 000 €). Un ensemble complété d’une ving- taine d’armes de cour, dont cette superbe épée, de cour ou de présent, qui porte le poinçon de charge et de décharge de Paris entre 1781 et 1789, ainsi que le poinçon de jurande de Paris pour l’année 1786. Le poinçon du maître orfèvre, «G» avec une épée mise en pal et férue dans une couronne,, demeure non identifié. L’arme se distingue par le somptueux décor de sa monture en vermeil ciselé, enrichie de pierres du Rhin taillées à facettes façon diamant, qui s’accompagnent de médaillons ovales en émail bleu constellé de petites étoiles d’or. En tout, pas moins de 515 pierres ornent cette pièce d’exception digne des plus beaux écrins. Un objet proche de celui- ci est conservé au Victoria & Albert Museum. Datée de 1785, l’épée est attri- buée à un orfèvre tourangeau et la lame à un fourbisseur parisien du nom de Pichon, qui travailla entre 1767 et 1790, notamment au service du comte d’Artois, futur Charles X. 􏰁
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