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arts+design #4

 
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Lot 40

Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75,...
Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75,...
Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75,...
Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75,...
Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75,...
Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75,...

Marie Mela MUTER (Franco-Polonaise, 1876-1967)
Nature morte aux Izvestia, 1918.

Toile.

H. 75, L. 81 cm (accident).

Provenance : ancienne collection de son excellence l’ambassadeur de France Eirik Labonne (1888-1967), envoyé en mission en Russie de 1917 à 1919 puis de 1925 à 1928 et enfin en 1940.

Bibliographie :
"Mela Muter, Malarstwo Peinture", catalogue œuvres du musée Universitaire à Torun, 2010, à comparer avec une nature morte aux melons et raisins, p. 35

JOINT : un courrier manuscrit de Mela Mutter à Eirik Labonne : « J'ai oublié de vous rappeler le N° des Izvestia que vous m’avez promis dans la nature morte. Je vous serais très obligée si vous voulez me le faire parvenir au plus vite. Il me tarde de faire cette toile et de vous l’envoyer. Puis-je compter là-dessus ? » Elle ajoute : « J’ai revu la silhouette à l’aquarelle et la trouve mieux que je ne le croyais. Je serais très heureuse de la finir un peu et de vous l’envoyer avec l’autre toile ».

Peintre franco-polonaise Mela Muter naît à Varsovie en 1876. Elle s’installe à Paris en 1901 où elle restera jusqu’à sa mort en 1967. Épouse d’un journaliste socialiste, elle fréquente diverses académies de peinture. À la Grande Chaumière où Jules Pascin, Camille Claudel, Estève ou encore Eileen Gray sont un temps élèves, elle perfectionne son art jusqu’à ce que la galerie Chéron l’engage. Suivent diverses expositions au Salon d’automne, à Barcelone, en Allemagne ou aux États-Unis. On compte parmi ses amis Kees van Dongen, avec qui elle expose, et diverses personnalités de l’époque comme Clémenceau, Ravel, Satie et le jeune poète Rilke, dont elle tire les portraits.

On apprécie particulièrement ses femmes à l’enfant et ses natures mortes aux fruits éclatant de lumière. Celle que nous présentons évoque Cézanne et le fauvisme. La peintre inscrit sa composition entre deux pays, la modernité parisienne, et la Russie discrètement présente par les caractères cyrilliques d’un journal. La banalité de cette table est transcendée par des pommes qui deviennent des astres solaires. Rainer Maria Rilke écrivait : « Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses ». La peintre et le poète vécurent une histoire d’amour, la beauté de ses quelques fruits racontent un même idéal.

Estimation : 20 000 € ~ 30 000 €

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