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Lot 204
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ministre de la Guerre

Réunion de 28 L.A.S., P.A.S. et L.S. écrites par le général Boulanger, et documents divers, 1864-1891, dont :

La protection du duc d’Aumale
3 L.A.S., 1879-1880, à Henri d’Orléans duc d’Aumale (1822-1897), 4 pages in-8
L.A.S., Paris, entête « Grand hôtel du Louvre », 23 janvier 1882, au vicomte Henri César Ulric Perrot de Chazelle, secrétaire et aide de camp du duc d’Aumale, 1 page in-8

L.A.S., s.d. [1864/1865], adressée à sa fiancée Lucie Renouard

L’incident à Belley, 1879
L.A.S., Bourg, 20 mai 1879, à un général de brigade, 4 pp. in-4
P.S., Belley, 22 mai 1879, brouillon manuscrit de la longue lettre personnelle circonstanciée adressée au général commandant la 25e brigade d’infanterie, 15 pp. in-4

Autres correspondances écrites par le général Boulanger
2 L.A.S. 1877 au capitaine François Bougaud (1833-1883), 7 pp. in-8 ; pour assister à son mariage L.A.S. 1885 à Arthur de la Londe (1831-1897) historien - 2 L.A.S., Paris, 3 octobre 1885, à Augustin Fréville (1818-1889) avocat et homme d’affaires P.A.S. 1886 au général Charles-Léon Dumont L.A.S. juillet 1886 brouillon pour demande de faveur - P.A. pour le signalement technique de 3 juments - P.A.S. entête « Chambre des députés » à Léonce Bloch (1842-1903), diplomate et homme d’affaires - P.A. et L.A.S. 25 août 1887 à Georges Laguerre (1858-1912) député - L.S. Clermont-Ferrand 8 novembre 1887
L.A.S., Paris, 20 avril 1888, concernant sa convocation devant le juge d’instruction
L.S. Londres 1889 acceptant le titre de président d’honneur de la Ligue fédératrice de la jeunesse boulangiste du XIXe arrondissement - L.A.S. Jersey 11 avril 1890 à Antonin Louis, chansonnier et directeur de l’hebdomadaire La Diane
L.S. Londres 1889 acceptant le titre de président d’honneur de la Ligue fédératrice de la jeunesse boulangiste du XIXe arrondissement - L.A.S. Jersey 11 avril 1890 à Antonin Louis, chansonnier et directeur de l’hebdomadaire La Diane
L.S. Jersey Saint Brelade 23 juillet 1890 concernant les suspicions de journaliste révisionniste contre Arthur Cinqualbre écrivant dans La Voix du Peuple par le groupe Le Drapeau du 5e arrondissement L.A.S. Jersey 1er septembre 1890 au capitaine Driant, écrite par Mouton-Dufraisse son secrétaire
Etc

Suicide du général Boulanger
L.A.S., Maisons-Laffitte, 8 octobre 1891, Alfred Dutens (1841-1917), ami de Marguerite Bonnemain, maitresse du général Boulanger et témoin des derniers instants du général Boulanger, 5 pp. in-8, adressée au rédacteur en chef du quotidien L’Eclair ; le 30 septembre 1891, le général Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse, à Ixelles, près de Bruxelles
Etc
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Estimation : 800 € ~ 1 200 €
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ministre de la Guerre

Réunion de...
Lot 204
Lot 205
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ministre de la Guerre

Réunion de 28 L.A.S., P.A.S. et L.S. écrites par le général Boulanger, et documents divers, 1864-1891, dont :

La protection du duc d’Aumale
3 L.A.S., 1879-1880, à Henri d’Orléans duc d’Aumale (1822-1897), 4 pages in-8
L.A.S., Paris, entête « Grand hôtel du Louvre », 23 janvier 1882, au vicomte Henri César Ulric Perrot de Chazelle, secrétaire et aide de camp du duc d’Aumale, 1 page in-8

L.A.S., s.d. [1864/1865], adressée à sa fiancée Lucie Renouard

L’incident à Belley, 1879
L.A.S., Bourg, 20 mai 1879, à un général de brigade, 4 pp. in-4
P.S., Belley, 22 mai 1879, brouillon manuscrit de la longue lettre personnelle circonstanciée adressée au général commandant la 25e brigade d’infanterie, 15 pp. in-4

Autres correspondances écrites par le général Boulanger
2 L.A.S. 1877 au capitaine François Bougaud (1833-1883), 7 pp. in-8 ; pour assister à son mariage L.A.S. 1885 à Arthur de la Londe (1831-1897) historien - 2 L.A.S., Paris, 3 octobre 1885, à Augustin Fréville (1818-1889) avocat et homme d’affaires P.A.S. 1886 au général Charles-Léon Dumont L.A.S. juillet 1886 brouillon pour demande de faveur - P.A. pour le signalement technique de 3 juments - P.A.S. entête « Chambre des députés » à Léonce Bloch (1842-1903), diplomate et homme d’affaires - P.A. et L.A.S. 25 août 1887 à Georges Laguerre (1858-1912) député - L.S. Clermont-Ferrand 8 novembre 1887
L.A.S., Paris, 20 avril 1888, concernant sa convocation devant le juge d’instruction
L.S. Londres 1889 acceptant le titre de président d’honneur de la Ligue fédératrice de la jeunesse boulangiste du XIXe arrondissement - L.A.S. Jersey 11 avril 1890 à Antonin Louis, chansonnier et directeur de l’hebdomadaire La Diane
L.S. Londres 1889 acceptant le titre de président d’honneur de la Ligue fédératrice de la jeunesse boulangiste du XIXe arrondissement - L.A.S. Jersey 11 avril 1890 à Antonin Louis, chansonnier et directeur de l’hebdomadaire La Diane
L.S. Jersey Saint Brelade 23 juillet 1890 concernant les suspicions de journaliste révisionniste contre Arthur Cinqualbre écrivant dans La Voix du Peuple par le groupe Le Drapeau du 5e arrondissement L.A.S. Jersey 1er septembre 1890 au capitaine Driant, écrite par Mouton-Dufraisse son secrétaire
Etc

Suicide du général Boulanger
L.A.S., Maisons-Laffitte, 8 octobre 1891, Alfred Dutens (1841-1917), ami de Marguerite Bonnemain, maitresse du général Boulanger et témoin des derniers instants du général Boulanger, 5 pp. in-8, adressée au rédacteur en chef du quotidien L’Eclair ; le 30 septembre 1891, le général Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse, à Ixelles, près de Bruxelles
Etc
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Estimation : 1 000 € ~ 2 000 €
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ministre de la Guerre

Réunion de...
Lot 205
Lot 208
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ministre de la Guerre

Rare réunion de 8 épreuves photographiques

2 portraits en pied en petite tenue ou tenue de ville de général de division, portant le képi dit foulard ou saumur, une paire de gants à la main, donnant une allure plus civile et mondaine, un homme de gouvernement
Epreuves photographiques par Jules David, photographe à Paris, 1886
Env. 22,5 x 16,5 cm

3 vues de groupe, le général Boulanger, ministre de la Guerre, assis et debout au centre, entouré des officiers composant son cabinet ministériel dont Henri Félix Théodore Jung colonel et chef de cabinet (à sa gauche) - Paul Peigné chef d’escadron et sous-chef du cabinet (à sa droite) - Charles Louis Alfred Solard chef de bataillon au 131e RI - Henri Désiré Léonard chef de bataillon au 113e RI - Joseph Adolphe Charpentier capitaine au 4e régiment de tirailleurs algériens - Emile Driant lieutenant (à l’extrême droite au dernier rang)
Epreuves photographiques par Pierre Lanith Petit, photographe à Paris, 1886
28 x 38 cm

Revue du 14 juillet 1886, le général Boulanger, ministre de la Guerre, allant se placer à la tête de l’état-major pour l’inspection des troupes, cliché photographique anonyme, 17 x 23 cm

Inauguration des tables de marbre sur lesquelles sont inscrits les noms des anciens élèves tombés au champ d’honneur, Prytanée militaire de La Flèche, 12 juin 1866, tirage photographique anonyme, 26 x 39 cm

Officiers étrangers ayant assisté aux manoeuvres du 12e corps le 16 juillet 1886 à Angoulême, tirage photographique par Braun à Angoulême, 21 x 26 cm

Joint : groupe d’officiers militaires étrangers, attachés militaires ?, tirage photographique, 26,5 x 35,5 cm
Estimation : 400 € ~ 600 €
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ministre de la Guerre

Rare réunion...
Lot 208
Lot 209
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ancien ministre de la Guerre, 1887-1888

Réunion de + de 116 L.A.S., P.A.S. et L.S. reçues par le général Boulanger au cours de la crise politique de 1887-1888

Théophile Ferron (1830-1894), général et ministre de la Guerre
4 L.S. et 2 L.A.S., dont
L.S., 11 juin 1887, accusant réception du don de 10 000 francs fait par le général Boulanger, démissionnaire, au cercle national des armées de terre et de mer - L.S., 13 juin 1887, autorisation de fixer sa résidence l’Hôtel du Louvre à Paris - L.A.S., 1er juillet 1887, invitation à déjeuner - L.A.S., 31 juillet 1887

Brouillons et copies de réponses au ministre par Laisant député de la Seine
2 L.A.S. Charles Ange Laisant (1841-1920) député boulangiste

L’affaire Caffarel/Wilson/Limouzin et le scandale des décorations
Copie de la lettre du député boulangiste Lucien Millevoye dénonçant l’attaque contre le général Boulanger
L.A.S., Paris, 12 octobre 1887, d’un employé de l’agence de presse parisienne L’Agence Libre sur l’affaire et scandale des décorations
L.A.S., Paris, 12 octobre 1887, Marie François Goron (1847-1933), chef de la Sûreté, au général Boulanger
Copie manuscrite d’une note détaillée datée du 4 février 1887 sur les pratiques dites des vols à la protection par la femme Limouzin et ses deux « filles d’amour », 5 pages in-4
La vérité sur l’affaire Caffarel. Paris, impr. Balitout, [novembre 1887]. 15 pages in-16
L.A.S., 4 mars 1887, Madeleine Limouzin au général Boulanger, 8 pages in-8
L.A.S. signé Langlois dénonçant les pratiques douteuses du couple Limouzin
L.A. anonyme et confidentielle, 23 novembre 1887, relative à la surveillance secrète du général boulanger et au rôle d’agent double de la célèbre oratrice et militante Paule Mink

Correspondance passive reçue par le général Boulanger, 1887-1888
4 L.A.S. de voyance-astrologie-horoscope dont 3 signées Diogène - L.A.S. Adrien Blandignère (1849-1915) poète et chansonnier du Languedoc, dont chanson patriotique et d’hommage « La trompetto de la Rebenco » (canson patrioutique) - 3 L.A.S. Henry Buguet (1845-1920) auteur dramatique, dont chanson écrite en l’honneur du général « L’Amer du général boulanger » - L.A.S. Emile Bujac (1852-1935) ancien officier d’ordonnance au ministère de la Guerre en 1885 ; longue lettre confidentielle contenant des confidences faites par Charles de Freycinet sur les intrigues au sein du ministère de la Guerre - L.A.S. Théodore Cahu (1854-1928) officier - 3 L.A.S. André Castelin (1858-1912) journaliste
Etc...

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Estimation : 1 500 € ~ 2 500 €
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ancien ministre de la Guerre,...
Lot 209
Lot 213
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ministre de la Guerre, et les artistes au service de la propagande boulangiste

Réunion de 30 L.A.S./P.A.S. et L.S., 1 photographie et 1 dessin, 1886-1888, envoyées par/adressées au général Boulanger, dont :

L.A.S., L.S. et 2 P.A., 1888, général Boulanger adressées à Laure Coutan-Montorgueil (1855-1915) sculptrice, 3 pp. in-8 ; au sujet de la réalisation d’un buste en bronze du général exposé au salon de 1888 et de sa livraison
L.A.S. Gabriel Thomas (1854-1932) homme d’affaires, promoteur du Musée Grévin
2 L.A.S., 1887, Edouard Armand-Dumaresq (1826-1895), artiste peintre, à propos de la réalisation du portrait en pied du général Boulanger, qui sera présenté au Salon d’art de 1887
+ étude préparatoire, dessin au lavis de grisaille et graphite, signé, 31,5 x 24,5 cm
+ 2 tirages photographiques (Neurdein frères) du portrait en pied présenté au salon d'art de 1887 à Paris, 27,5 x 21 cm, contrecollés sur carton fort
4 L.A.S., 1886-1887, Aristide Croisy (1840-1899), sculpteur, au sujet de l’ébauche d’un buste
L.A.S. Charles Cordier (1827-1905) sculpteur
6 L.A.S./P.A.S., 1886-1888, Alexandre Ferdinandus (1850-1888), peintre, graveur et illustrateur belge, dont 2 lettres avec croquis

François Reverchon (1829-1901) sculpteur
Portrait du général Boulanger
Dessin à la mine de plomb, daté 1886
34,5 x 27,5 cm

Etc...
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Estimation : 500 € ~ 800 €
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), général et ministre de la Guerre, et...
Lot 213
Lot 214
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), par Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887)

Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887)

Buste du général Boulanger en terre cuite

Signé en cursives au dos A. Carrier-Belleuse

Reposant sur un socle circulaire

vers 1886-1887

Haut. 74 cm Larg. 44 cm

Le buste modelé par Carrier-Belleuse représente le général Boulanger de face, en grande tenue divisionnaire, coiffé du bicorne d’officier général, orné d’une cocarde et d’un imposant panache de plumes. Il porte à sa poitrine de nombreuses décorations dont la plaque de Grand Officier et le cordon de la Légion d’honneur.

Ce modèle unique, au riche décor finement ciselé, a appartenu à la fille du général Boulanger.

La réalisation de ce buste date probablement de l’année 1886, commandé par le général Boulanger, lorsqu’il fut ministre de la Guerre du 7 janvier 1886 au 18 mai 1887.
La presse parisienne nous informe qu’Albert-Ernest Carrier-Belleuse présenta au Salon en avril 1887 deux versions de ce buste, l’un en bronze et l’autre en marbre.
Le Musée de Bretagne à Rennes conserve une version de ce buste en biscuit, exécutée par la Manufacture nationale de Sèvres.
En tant que directeur des travaux d'art à la Manufacture de Sèvres (1875-1887), Carrier-Belleuse utilisait ses modèles originaux en terre cuite pour créer des éditions en biscuit.

Si le bronze et le marbre étaient destinés à l'éclat officiel du Salon, et le biscuit à l'édition « industrielle » de luxe par Sèvres, la terre cuite demeure le témoignage direct du geste de Carrier-Belleuse sur ce portrait, l'un des tout derniers de sa carrière. L'artiste affirmait une prédilection pour ce matériau qui "conserve la chaleur de la pensée".
Estimation : 1 500 € ~ 2 500 €
[Boulangisme]
Georges Boulanger (1837-1891), par Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887)

Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824-1887)

Buste du...
Lot 214
Lot 217
[Boulangisme]
Le général Boulanger et l’imagerie d’Epinal, 1889

Le Figaro, supplément n°13 du 30 mars 1889 : Les images et la politique - La République devant les élections - Le Général Boulanger - La Monarchie et le Comte de Paris - L'Empire et le Pince Victor
Lithographies par Glücq (Gaston Lucq) rehaussées aux couleurs d’époque
Imprimerie Pellerin & Cie à Epinal
In-plano (64 x 44cm), sur papier vélin, roulé et conservé dans un tube carton rond d’époque illustré de la Maison Pellerin à Epinal
Très bel état

+ 2 exemplaires du supplément du Figaro n°13 du 30 mars 1889, pliés (rousseurs, défauts)

Le 30 mars 1889, deux jours avant la fuite de Boulanger à Bruxelles et une semaine avant son procès devant la Haute Cour de justice du Sénat, la rédaction du journal Le Figaro décide d’offrir à ses lecteurs un supplément intitulé « Les images et la politique ». Par souci d’impartialité, les quatre principales tendances politiques de l’époque (républicains, monarchistes, bonapartistes et boulangistes) se voient accorder chacune une page où sont reproduites leurs « images populaires » respectives. La 4e page met en scène le boulangisme. Glücq mêle un portrait à cheval, deux vignettes, un kaléidoscope de personnalités boulangistes et un « jeu de l’oie du général » illustré.

Joint : L’Illustration, numéro du 16 juillet 1887 et du 22 octobre 1887 - Le Forum, n°29 du 28 juillet 1887 - Jeu l’Assiette au Beurre, camp boulangiste/camp parlementaire - 13 journaux 1870-1871 (La Patrie, Le Figaro, Journal Officiel, etc) - + de 45 journaux (Le Figaro, Le Gaulois, La Nation, La Cocarde, La France, L’Authie, La Presse, etc), 1885-1888
Estimation : 50 € ~ 100 €
[Boulangisme]
Le général Boulanger et l’imagerie d’Epinal, 1889

Le Figaro, supplément n°13...
Lot 217
Lot 218
[Boulangisme]
La Lanterne du Général Boulanger, puis L’Etoile du Général Boulanger

Lot de + de 100 fascicules, env. 16 pp. chaque in-8, 1888-1889

La Lanterne du Général Boulanger, n°2 (2 ex.)
L’Etoile du Général Boulanger, n°2 au n°51 (mque 1, 5-11, 33, 42, 44, 52), multiples doublons

Joint : L’Œillet Rouge, 7 pp. in-8, contenant le discours du général Boulanger prononcé le 27 avril 1888 au banquet du café Riche

Ces petits livrets de propagande paraissaient de façon hebdomadaire en 1888 et en 1889, ayant, pour slogan "Révision, Tocqueville, Travail", martelé pour demander une réforme de la Constitution.
Le directeur-gérant de cette publication était Michel Morphy, auteur et journaliste très actif dans le mouvement boulangiste, spécialisé dans la littérature populaire et la propagande de masse. C'est lui qui a transformé la "Lanterne" (référence au célèbre journal d'Henri Rochefort) en "L'Etoile" pour mieux coller à l'imagerie mystique du Général. Chaque fascicule contient des critiques acerbes contre les "opportunistes" (les républicains modérés au pouvoir) et le parlementarisme, des récits héroïsés de la vie de Boulanger, ses exploits militaires et son dévouement au peuple. Très bon marché (souvent quelques centimes), il était accessible aux ouvriers et aux paysans. Facile à transporter et à distribuer par les "camelots du Roi" ou les militants de la Ligue des Patriotes dans la rue ou sur les marchés. La numérotation incitait les sympathisants à acheter chaque numéro pour constituer une "histoire" complète du héros.
Estimation : 40 € ~ 80 €
[Boulangisme]
La Lanterne du Général Boulanger, puis L’Etoile du Général Boulanger

Lot...
Lot 218
Lot 219
[Boulangisme]
Chansons patriotiques à la gloire du général Boulanger, 1883-1890

Rarissime réunion d’env. 140 fascicules, partitions de chansons patriotiques inspirées par la popularité du général Boulanger ; en majorité couverture illustrée en couleurs, formats et états divers, dont :
Les drapeaux prisonniers, récit patriotique par Villemer, dit par Mounet-Sully à la Comédie française - Hommage à Mr H. P. Denneville. Vaillant soldat ! Chant patriotique créé par Amiati à la Scala (2 ex.) - Charles embêté par Ernest, dispute parlementaire, par Albert Jeannin Les sept péchés capitaux de Boulanger Au général Boulanger, L’épée brisée, récit dramatique par Villemer, dit par Mounet de la comédie française L’œillet patriotique, paroles de René Esse Les voyages du général ou vingt mille lieues sur les mers, par Ouvrard à la Scala I’ n’ tomb’ra pas, chansonnette par Duhem et Laurwad Mon général, chanson créée par Mme Caynon à l’Eldorado Carnot, à la mémoire de Carnot et au Carnot de la Revanche le général Boulanger, récit patriotique par Villemer dit par Mounet-Sully du théâtre de la Comédie française (7 ex.) C’est le général Boulanger, chant patriotique Le fossoyeur Bismarck, paroles de Villemer La cocarde, chant patriotique créée par Albin Aigon à l’Eden-Concert Au patriote Boulanger les Pioupious d’Auvergne, chanson-marche créée par Bourgès à l’Eldorado (2 ex.) Le programme à Boulanger par P.P. Lange Les Boulangisses créée par Sulbac à l’Eldorado Retraite Boulanger, dédiée à l’ex Ligue des Patriotes Vole vers l’Angleterre, romance populaire Le prisonnier de Clermont, chant patriotique Carnot vous rendra le Pioupiou d’Auvergne, chanson créée par L. Maillard à l’Alcazar Le Père Mathieu ou tiens, c’est lui ! chansonnette créée par Caudieux à la Scala Le premier soldat de France, acclamation populaire Marche boulangiste, chant de réveil, banquet anniversaire de la salle Wagram, 27 janvier 1890 Honneur à Boulanger, 8 juillet 1887, page d’histoire (2 ex.) Au général Boulanger, à la frontière, chant patriotique créé par Marius Richard à la Scala A bas Bismarck et vive Boulanger !, paroles de Villemer (4 ex.) Lettre d’un petit Alsacien, soldat de Prusse, récit dit par Albert Lambert du théâtre de l’Odéon Quatre-vingt six hymnes, hymne créé par Chevallier de l’Opéra populaire Honneur au général Boulanger, chant patriotique Quel malheur d’avoir un gendre ou lamentation d’un beau-père Beau-père pourquoi vous en aller ?... lamentation d’un gendre Le chant du départ, offert par Le Matin Polyte chez le général Boulanger, monologue par Villemer dit par Dailly du théâtre du Palais Royal La Lyre villageoise, hommage au général Boulanger ministre de la Guerre Aux Alsaciens Lorrains, la France est prête !!!, chant patriotique de F. Martelly, avec L.A.S. de l’auteur, mars 1887 etc...

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Estimation : 300 € ~ 600 €
[Boulangisme]
Chansons patriotiques à la gloire du général Boulanger, 1883-1890

Rarissime réunion...
Lot 219
Lot 220
[Boulangisme]
Henri Rochefort (1831-1913), pamphlétaire boulangiste, charge contre Georges Clemenceau

L.A.S. et P.A.S., vers 1893, adressées au commandant Emile Driant, gendre du général Boulanger dont
P.A.S., s.d., 2 pages in-4, brouillon manuscrit d’un pamphlet ou tribune pour la presse, signé et titré en fin de texte Le couteau sur la gorge y évoquant la corruption entre Georges Clemenceau et l’homme d’affaire peu scrupuleux Cornélius Herz du scandale du canal de Panama : Les rares journaux qui défendent M. Clemenceau trouvent que les majorités sont lâches. C’est parfaitement notre avis. Mais le député Henry Moiset ayant fait partie des majorités qui ont qualifié de concussionnaire le général Boulanger lequel n’a jamais commis la moindre concussion, et l’ont poursuivis de leurs injures et de leurs mensonges jusque dans le cimetière, ce n’est pas à Sigismond Lacroix à jeter l’anathème à son rédacteur en chef. Les mêmes feuilles plus ou moins politiques qui m’ont accusé de compléter le renversement de la République sembleront assez mal venues à s’indigner de l’épithète d’agent de l’étranger adressée à M. Clemenceau qui lui même ayant travaillé à agrandir le champ de la calomnie, aurait mauvaise grâce à le plaindre d’être en butte à la diffamation. (...) Il est établi par d’indiscutables preuves que M. Clemenceau a reçu de Cornélius Herz près de quatre millions à la date du mois de février de l’année dernière (...) confirmé devant témoins par Louis Guillot, intendant du banquier américain et ami personnel de M. Clemenceau (...) Le député du Var nie la visite de l’employé Stéphane qui de son côté affirme lui avoir apporté de la part du baron Reinach pour être ensuite envoyée à Cornélius Herz la liste des chéquards [parlementaires corrompus] écrite de la main du futur suicidé. (...) C’était d’abord la ruine et la disparition du journal La Justice qui ne vivait que des subsides de l’électricien cosmopolite. (...) C’est ainsi que M. Clemenceau a été victime d’un chantage analogue à celui auquel le banquier Reinach n’a échappé que par le suicide...

Joint : portrait de Georges Clemenceau, député, vers 1880-1890, tirage photographique par Benque & Cie à Paris, 16,5 x 11,5 cm ; M. Clemenceau contre la France , tract pamphlétaire par Jean Louvrier, 4 pp. in-4 (4 ex.)

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Estimation : 150 € ~ 300 €
[Boulangisme]
Henri Rochefort (1831-1913), pamphlétaire boulangiste, charge contre Georges Clemenceau

L.A.S. et...
Lot 220
Lot 221
[Algérie - Militaria]
L’émir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi (1875-1936), premier nationaliste algérien, et son père l’Emir El Hachemi

Rare réunion de correspondances et photographies de la famille de l’émir Abd-el-Kader

4 L.A.S., 1894-1897, Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi, adressées au capitaine Emile Driant, officier instructeur à l’école de Saint Cyr, dont :

L.A.S., Saint Cyr, 19 décembre 1896, entête Escadron de St Cyr , 4 pages in-8 dans laquelle il évoque un sentiment antisémite en pleine affaire Dreyfus
Mon commandant je ne sais pas ce que vous devez penser de votre ancien protégé ; il était de mon devoir de vous écrire plus tôt, mais une raison assez sérieuse m’en a empêché: ayant rejoint l’école après deux années d’absence, il m’a fallu
me remettre au même niveau que mes camarades et cela m’a demandé du temps (...) Toujours la même vie à St Cyr, si ce n’est que le régime est plus sévère sous tous les rapports; anciens et hommes sont tenus de la même façon. (...) Rien de changer dans la situation de mon père; j’espère qu’à ma sortie de l’école comme vous me l’avez dit, toutes ces vexations cesseront. (...) Nous avons sept juifs de deuxième année; je suis persuadé que vous n’admettrez pas cette vermine dans votre bataillon...

Epreuve photographique du jeune Khaled en tenue d’élève Saint-Cyrien, par E. Vallois, photographe à Paris, 16 x 10,5 cm

6 L.S., 1894-1899, en français et en arabe, émir El Hachemi fils de l’émir Abd-el-Kader, adressées au capitaine Emile Driant,
Epreuve photographique de l’émir Abd el-Kader, [1865], par les frères Abdullah à Istanbul, 16,5 x 11 cm

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Estimation : 1 000 € ~ 2 000 €
[Algérie - Militaria]
L’émir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi (1875-1936), premier ...
Lot 221
Lot 222
[Canada - Québec]
Vues inédites de Montréal et ses environs, années 1880

Rare album d’une suite de 71 tirages photographiques

Album à l'italienne, 27 x 38 cm, contenant 71 épreuves sur papier albuminé, env. 15 x 22 cm, contrecollées, toutes légendées à la plume. Album marqué par l’humidité, couverture en l’état, cartonnage ondulé, traces d’humidité sur les pages cartonnées, les photographies bien conservées et en bon état à l’exception de 4 épreuves avec déchirures et manques.

Exceptionnel et unique recueil photographique de vues de la ville de Montréal et alentours, offert par Honoré Beaugrand (1848-1906), maire de Montréal, au général Boulanger.

En page de garde, dédicace manuscrite signée par le maire de Montréal Souvenir de Montréal offert à Son Excellence le Général Boulanger ministre de la Guerre Montréal le 1er mars 1887 , suivie de Un coin du Port de Montréal , dessin aquarellé signé Gaston Roullet (1847-1925) et daté 1887, 17,5 x 25 cm, et de 71 prises de vue par James George Parks (1836-1895), photographe québécois installé au 197 saint James Street à Montréal, Parks Photo Studio , dont :

Vue générale de Montréal du sommet du Mont-Royal - Montréal des tours de Notre-Dame - Vue du port - Place Victoria - Résidence de M. Beaugrand, maire, rue Sherbrooke - Hôtel de Ville - Rue Saint Jacques - La poste, banque de Montréal - Université McGill - Collège Wesleyen - Place d’armes - Place de la douane - Place Dominion - Hôtel Windsor - Le port, marché Bonsecours - Un coin du port - Montréal de l’île Sainte Hélène - Intérieur de l’église des Jésuites - Cathédrale anglaise - Eglise Saint Georges - Notre Dame - Intérieur de Notre Dame - Cathédrale de Saint Pierre - Les Soeurs Grises - Ascenseur du Mont-Royal - Un des réservoirs - Montréal vue de la Montagne - Cimetière protestant - Le pont Victoria - Rue Sherbrooke - Résidence de Sir Donald Smith - Mascarade au Skating rink [photo montage] - Une partie de curling [photo montage] - Les rapides de Lachine - Baptiste, le pilote indien [du Spartan, bateau à vapeur qui descendait le Saint-Laurent à travers les célèbres rapides de Lachine] - Palais de glace, carnaval 1887 - Palais de glace, carnaval, 1885 - Palais de glace, carnaval 1884 - Palais de glace, carnaval 1883 - Le labyrinthe, carnaval 1887 - Hutte de bûcherons, carnaval 1887 - Hutte de chasseurs, carnaval 1887 - La débâcle du Saint-Laurent - Glissoire Jacques Cartier, carnaval 1887 - Arc de triomphe, carnaval 1887 - Scène d’hiver rue Peel - Scène d’hiver rue Dorchester - Chemin de fer construit sur le Saint-Laurent - Le Lion de glace, carnaval 1885 - La tour de glace, carnaval 1885 - Glissoire - Ottawa, palais du parlement - Ottawa, le pont des Chaudières - Ottawa, la chute des Chaudières - Ottawa, la chute du Rideau - Matapédia -Rocher de Percé, côtes de Gaspé - Le lac Béloeil - Dans la montagne Béloeil - Vue sur la rivière Richelieu - Le bassin de Chambly - Le vieux fort français de Chambly - Statue de Salaberry Chambly

Rarissime ensemble d’épreuves photographiques révélant les monuments et les rues du vieux Montréal, et particulièrement des vues inédites des palais de glace, glissoires et autres attractions éphémères de glace des carnavals d’hiver de Montréal. Amorcé en 1883, le carnaval d’hiver ne dure que cinq années (1883-1885, 1887 et 1889), en raison du coût prohibitif. Les festivités se déroulent pendant une semaine à la fin du mois de janvier ou au début de février: patinage, glissade, grand bal, attaque simulée du palais de glace construit sur le carré Dominion, le lion géant et le labyrinthe sur la place d’Armes. En 1885, le palais de glace a nécessité 12000 blocs de glace, provenant de la banquise du Saint-Laurent.

Joint :
Invitation au Winter Carnival 1885, Montreal, January 15th 1885
3 lettres et un télégramme adressés au général Boulanger par Honoré Beaugrand, 1885-1887. Honoré Beaugrand, journaliste et propriétaire de journaux, maire de Montréal de 1885 à 1887, se lie d’amitié avec le général Boulanger lors de son séjour à Montréal en 1881 au sein de la mission militaire française invitée à commémorer le Centenaire de Yorktown.

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Estimation : 5 000 € ~ 8 000 €
[Canada - Québec]
Vues inédites de Montréal et ses environs, années...
Lot 222
Lot 223
[Militaria]
Emile Driant (1855-1916) officier militaire, ses fonctions à Tunis et à l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr

Lot de 4 albums photographiques à l’italienne reliés et env. 180 clichés photographiques sur papier roulés, soit au total + de 950 tirages photographiques réalisés en majorité par le capitaine Emile Driant au cours de la décennie 1890, en Tunisie et à l’école militaire de Saint Cyr, et documents divers

Env. 240 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, certains légendés au crayon, années 1890, 4e régiment de Zouaves en Tunisie

Divers clichés photographiques contrecollés sur cartons fort, dont cérémonie religieuse en présence du cardinal Lavigerie avec la garde d’honneur portant la croix de Jérusalem ; vues des ruines romaines de Timgad ; manoeuvres du 4e régiment de zouaves ; reconstitution de la Sidi-Brahim à Tunis ; portrait de la famille Driant ; etc

« 4e Z - Au 4e régiment de zouaves - Paul de Sémant » lithographie, 31 x 24 cm et programme de la fête du 4e régiment de zouaves, 1898, dépliant

Env. 225 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, certains légendés au crayon, années 1890

Ecole de Saint Cyr, documents de la fête du Triomphe, cérémonie au cours de laquelle la promotion sortante reçoit officiellement son nom de promotion

Env. 54 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, années 1890 : école spéciale militaire de Saint-Cyr

Env. 208 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, certains légendés au crayon, entre 1896 et 1901

Env. 180 clichés photographiques sur papier albuminé, formats divers, roulés, années 1890-1900

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Estimation : 3 000 € ~ 6 000 €
[Militaria]
Emile Driant (1855-1916) officier militaire, ses fonctions à Tunis et...
Lot 223
Lot 224
[Tunisie]
Jean-André Garrigues (1851-1901), photographe de Son Altesse le Bey à Tunis

Lot d’environ 80 épreuves photographiques, sur papier albuminé, env. 20 x 25 cm, bel état (chaque photo est roulée, qqs plis et petites déchirures), la majorité numérotées et légendées

Cet ensemble de tirages photographiques originaux, conservés sous forme de rouleaux, constitue un patrimoine visuel sur la Tunisie de la fin du XIXe siècle. Œuvres visuelles de Jean-André Garrigues, photographe attitré du Bey et figure incontournable de l’iconographie du Maghreb, ces clichés capturent l'instant charnière où la tradition séculaire de la Régence de Tunis commence à côtoyer les premières transformations du Protectorat.

La collection se distingue par la présence de portraits de la cour beylicale, de scènes de rue disparues et d'une étude ethnographique fine de la population tunisienne. Le regard du photographe s’attarde sur : la topographie et l’urbanisme de Tunis (Médina, portes monumentales, les artères emblématiques, la ville traditionnelle avec les souks, maisons arabes et la mosquée Sidi-Mahrès, et l’émergence de la ville moderne avec les avenues de France et de la Marine) ; les palais du pouvoir (Le Bardo, Dar-el-Bey et du Palais de La Marsa) ; le portrait d'Ali Bey lui-même ainsi que l’ethnographie et scènes de vie (petits métiers, types et costumes).

Dont 2- Place Bab-Souika et la mosquée Sidi-Mahrès ; 3- Tunis et le marché aux chevaux (2 ex.) ; 4- Tunis de la Kasbah ; 5- Tunis de la Kasbah ; 12- Tunis et la mosquée Sidi Mahrès ; 15- Souk des parfums ; 16- Tunis et le nouveau marché ; 17- rue des Andalous ; 18- Rue à Bad Djedid ; 20- Quartier arabe à Tunis ; 24- Tunis et fort Sidi ben Hassen ; 26- Place de Bad Djedid ; 28- Avenue de France, Tunis (2 ex.) ; 30- Café maure de la Kasbah, Tunis ; 34- Palais du général Sidi-Houssin (Tunis) ; 35- Escalier de la grande mosquée ; 38- Café maure sous une voûte ; 41- Mosquée et rue Sidi-Mahrès ; 48- Avenue de la Marine ; 50- Vieille porte de marabout ; 56- Intérieur de maison arabe riche - 59- Boutique de barbouchi ; 56- Intérieur de maison arabe riche ; 67- Atelier de tissage ; 71- Intérieur d’une maison arabe ; 72- Cour de Dar-el-Bey ; 80- Tentes près Fil-Fil ; 87- La Goulette ; 89- La Goulette vue prise de l’arsenal ; 91- Ancien embarcadère (La Goulette) ; 105- Place de Sidi Bou Saül ; 110- Façade du palais du Bey (La Marsa) ; 127- famille juive ; 129- Escalier des lions au Bardo ; 136- Le Bardo ; 137- Le Bardo ; 180- Porte de la maison arabe ; 181- Rue de Bad Djedid [Bad Jedid] ; 313- rue du Pacha ; 374- Vieille bédouine ; 377- jeune fille juive ; 401- Bédouine ; 403- Arabe tunisien ; 409- Jeune bédouine ; 422- Général du Bey ; 426- Mauresque pauvre ; 426bis- Mauresque (2 ex.) ; 447- Mauresque riche (2 ex.) ; 455- Bédouine ; 465- Mauresques ; 485- Epicier arabe (2 ex.) ; 489- Bédouines ; 515- Marché aux chevaux (2 ex.) ; 519- Café maure à Tunis ; 522- Fontaine lavoir ; 523- Porteur d’eau ; 524- Vieux mendiant arabe ; 529- Cavalier arabe ; 533- Porte de Bab-Djedid ; 535- Porte de maison arabe ; 544- Charmeur de serpents ; 614- Intérieur des souks (bazars) ; etc

Provenance : commandant Emile Driant
Estimation : 500 € ~ 800 €
[Tunisie]
Jean-André Garrigues (1851-1901), photographe de Son Altesse le Bey à...
Lot 224
Lot 225
[Militaria]
Emile Driant commandant du 1er bataillon de chasseurs à pied à Troyes, 1899-1905

Lot de documents et de 5 albums photographiques à l’italienne reliés, soit au total + de 1320 tirages photographiques réalisés en majorité par Emile Driant, nommé commandant du 1er bataillon de chasseurs à pied à Troyes le 12 juillet 1899, démissionne de l’armée le 24 décembre 1905 dans le contexte des affaires des fiches

Env. 365 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, certains légendés au crayon, vers 1899-1900

Env. 380 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, certains légendés au crayon, vers 1900-1902

Env. 225 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, certains légendés au crayon, vers 1901-1904 :

Env. 260 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, certains légendés au crayon, vers 1903-1904

Env. 90 tirages photographiques contrecollés dans un album, formats divers, certains légendés au crayon, vers 1898-1900

Télégraphie sains fil, conférences et expériences des 30 et 31 juillet 1902 à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, par le capitaine du génie Pierrot avec le concours d’E. Ducretet, 9 clichés photographiques, env. 8 x 7 cm, contrecollés sur carton fort

2 clichés photographiques contrecollés sur carton fort : fanfare du 1er bataillon de chasseurs, 1901 ; match de foot-ball entre lycéens de Troyes et militaires, 9 juin 1904

Composition de la plaquette historique du 1er bataillon de chasseurs à pied, à Troyes
Documents originaux réunis en vue de réaliser l’album du bataillon imprimé par Gelly en 1902, dont : Programme du 56e anniversaire de la Sidi-Brahim [1901] ; Programme du 57e anniversaire de la Sidi-Brahim, 1902 ; Programme du 59e anniversaire de la Sidi-Brahim, 1904 ; Programme du 60e anniversaire de la Sidi-Brahim, 1905 ; Programme de la fête au quartier Beurnonville ; Programme de la fête du drapeau, Troyes, 23 décembre 1902 ; Reconstitution de la Sidi-Brahim à Paris, 2 clichés photographiques contrecollés sur carton, 12 x 18 cm ;
3 portraits photographiques 9 x 5,5 cm : lieutenant de Villedieu, lieutenant Jollivet, lieutenant Fournier ; Tirages photographiques, 17,5 x 24 cm : La section hors-rang - Les sous-officiers - Les moniteurs - Un bataillon en colonne triple Bataillon en formation contre la cavalerie Marche d’approche en colonne triple ouverte - La fanfare Chaque peloton par compagnie Quartier Beurnonville à Troyes ;
Etc...

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Estimation : 1 500 € ~ 2 500 €
[Militaria]
Emile Driant commandant du 1er bataillon de chasseurs à pied...
Lot 225
Lot 226
[Militaria - Littérature]
Emile Driant (1855-1916) dit Capitaine Danrit, écrivain

Lot de manuscrits, tapuscrits, correspondances et épreuves d’imprimerie concernant l’activité littéraire prolifique d’Emile Driant qui argue d’avoir écrit vingt-deux livres pour exalter l'Armée, pour la placer très haut dans l'esprit des jeunes Français entre 1888 et 1916. Il était surnommé le Jules Verne militaire
Les romans du capitaine Danrit sont souvent qualifiés de roman d'anticipation. Emile Driant se tenait au courant des moindres nouveautés dans le domaine aérien ou maritime, de l'armement ou des moyens des communication. Son génie réside dans sa capacité à projeter les utilisations possibles de toutes ces nouveauté appliquées à l'art de la guerre.

L.S., Paris, 16 juin 1891, Emile Zola, Gustave Toudouze et Edouard Montagne, membres du comité de la Société des Gens de Lettres de France, annonçant l’admission d’Emile Driant comme membre titulaire

La Guerre de forteresse (ou La Guerre des forts)
Manuscrit abondamment raturés et corrigés, env. 220 pages in-fol. ou in-4 ; brouillon du 1er tome du cycle La Guerre de demain, ; il comprend 28 chapitres, et une conclusion ; les chapitres II, X-XVI, XXVI manquent. Joint 2 ff. de plan et découpage

L.A.S., 10 février 1889, avec croquis de Paul Cousturier dit Paul de Sémant illustrateur des livres du capitaine Danrit, en préparation du tome II La Guerre en ballons

Contrat d’édition, 18 juin 1895, passé et signé entre Emile Driant, le capitaine Veling et Ernest Flammarion, cédant le droit de publication sous le pseudonyme Capitaine Danrit et de Pardiellan l’ouvrage intitulé La Guerre de Demain - Les aventures du lieutenant Piefke

Ordre du Tzar - De Samarcande à Lhassa (1905)
Exemplaire de la 1ère épreuve, imprimerie du Petit Journal à Paris, in-4 rel. ½ chagrin, 381 pp.

Robinsons sous-marins (1908)
Manuscrit, 16 pages in-fol. « Tableaux cinématographiques » pour une adaptation cinématographique : 15 tableaux et un épilogue ; tapuscrit joint.
+ exemplaire de la 3e épreuve, Hemmerlé & Cie, septembre-octobre 1907, in-4 relié ½ chagrin, avec photo collée de ses deux plus jeunes fils, Raoul et Robert

Les Robinsons de l'Air (1909)
Cahier manuscrit, 17 pages in-fol. Début de mise au net (chap. I à IV), illustrées d’une carte dessinée, cartes postales et cartes-photos de zeppelins.
+ exemplaire de la 2e épreuve, Hermmelé & Cie, octobre 1908, in-4 rel. ½ chagrin, avec la carte du Pôle Nord annotée de corrections par l’auteur
Publié d'abord en feuilleton dans Le Journal des Voyages, il sera édité dans une belle édition in-8° puis dans une version brochée in-18°. Il a connu une réédition sous le titre "Un Dirigeable au Pôle Nord"

Au-dessus du Continent noir (1911)
Brouillon manuscrit d’env. 300 pages in-4, avec corrections et ratures, divisé en 12 chapitres et un épilogue ; plusieurs versions à partir du chap. V, ainsi que l'épilogue + tapuscrit d'un livret d'opérette à grand spectacle, Ourida, tiré du livre de Danrit, vers 1938

Etc...

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Estimation : 500 € ~ 800 €
[Militaria - Littérature]
Emile Driant (1855-1916) dit Capitaine Danrit, écrivain

Lot de...
Lot 226
Lot 228
[Militaria]
Emile Driant (1855-1916) officier militaire, député, gendre du général Boulanger, Mort pour la France en 1916

Lot de documents et de photographies ayant appartenu à Emile Driant, capitaine du 4e régiment de zouaves, commandant du 1er bataillon de chasseurs, gendre et officier d’ordonnance du général Boulanger, député de Meurthe-et-Moselle

Formation scolaire et militaire d’Emile Driant : 8 feuillets de dessins scolaires (carte de France, géométrie) réalisés au lycée de Reims, 1875 ; 14 planches de dessins réalisés à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr (levé de carte, coupes de fortification, retranchement, mouvements élémentaires du sol, etc)

Lot de 34 cartes de batailles napoléoniennes et de 1870-1871, zincogravures, 1887-1888, destinées aux cours dispensées par le commandant Ferré, officier instructeur à l’école de guerre, conservés enroulées

Correspondance passive, 26 L.A.S./L.S., 1883-1915, dont :
P.A.S. 1910 Maurice Barrès député de Paris - L.A.S. 1915 Tristan Bernard (1866-1947), écrivain et dramaturge, 6 pages in-8 ; longue lettre adressée au député et lieutenant-colonel Emile Driant relative à la préparation physique de la classe 1917 - L.A.S. 1915 Joseph Chaumet (1852-1928) joaillier - L.S. 1916 sir Edwin Cornwall (1863-1953) député libéral anglais - 3 L.A.S. 1897-1898 Edouard Detaille (1848-1912) artiste peintre et président de la société de la Sabretache - etc...

23 affiches

Portrait du général Boulanger, tirage photographique format c.d.v., avec au dos dédicace manuscrite signée du général Boulanger : « A mon officier d’ordonnance le lieutenant Driant du 4e zouaves témoignage de sympathie bien vive »

12 clichés photographiques de cérémonies sur lesquelles apparaissent Emile Driant député de Meurthe-et-Moselle dont visite du dirigeable Zeppelin en détresse à Lunéville le 4 avril 1913 ; Croquis, 11 x 13 cm, groupe de manifestants, Driant au premier rang, grève des cheminots à Dombasle en 1910?

Portrait du commandant Driant (lithographie), signé et dédicacé, 1906, 41,5 x 32,5 cm

Expériences de mobilisation, 2 clichés photographiques contrecollés sur carton fort : vue d’ensemble de la boulangerie de campagne de Carcassonne ; Batterie de deux fours locomobiles avec chariot-fournil

6 clichés photographiques, 21 x 28 cm, contrecollés sur cartons fort, suivi des différentes phases de la construction d’un pont de chemin de fer métallique, par le génie militaire, entre le 25 avril et le 16 mai 1884

7 clichés photographiques de classes scolaires : école de Troyes (3) ; école Saint Louis de Gonzague à Paris, 1909-1911 (3) ; école Sainte-Geneviève à Paris, 1902

Maison d’habitation de la famille Driant, cliché photographique par J. David

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Estimation : 500 € ~ 800 €
[Militaria]
Emile Driant (1855-1916) officier militaire, député, gendre du général Boulanger,...
Lot 228
Lot 230
[Militaria - Colonies]
Albert Baratier (1864-1917) et la mission Marchand

Réunion de 13 L.A.S., 4 photographies et publications diverses

13 L.A.S. adressées au commandant Emile Driant et à son épouse Marcelle Boulanger, dont un témoignage de première main de la mission Marchand (1896-1899) à laquelle participa le capitaine Baratier : L.A.S., Tamboura, 26 oct. 97 ; L.A.S., Nil Fachoda, 10 juillet 1897 ; L.A.S., Fachoda, 15 septembre 1898 ; Longue L.A.S. (1899) 9 pp. in-8 donnant les détails de la mission Marchand ; etc...

Albert baratier à cheval, chef d’escadron du 4e régiment de Spahis, entourés de spahis, vers 1899, 3 clichés photographiques contrecollés sur carton fort, J. Delton photographie hippique au Bois de Boulogne, 26 x 21 et 17 x 23 cm

Portrait en pied d’Albert Baratier en tenue de colonel du 14e régiment de chasseurs à cheval, tirage photographique contrecollé sur carton fort, vers 1911, avec envoi manuscrit dédicacé et signé, 21 x 13,5 cm

Fachoda, la mission Marchand, par Paul Bourdaire, 1899, 32 pp. in-4 broché

A travers l’Afrique, par le lieutenant-colonel Baratier. Paris, Perrin et Cie, 1912. In-8 rel. ½ chagrin, 350 pp., envoi dédicacé signé de l’auteur

A travers l’Afrique, par le lieutenant-colonel Baratier. Paris, Les inédits de Modern-bibliothèque, Arthème Fayard. In-8 rel. éditeur, 206 pp.

Etc...

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Estimation : 300 € ~ 600 €
[Militaria - Colonies]
Albert Baratier (1864-1917) et la mission Marchand

Réunion de...
Lot 230
Lot 231
[Art]
Olivier Pichat (1823-1912) peintre et photographe, et le panorama de la bataille de Tel el Kébir (1883)

Réunion de + de 105 clichés photographiques en majorité contrecollés sur carton fort, formats et états divers, env. 22 x 28 cm

Rarissime fonds d’atelier d’un peintre-photographe
Pichat était avant tout un peintre. Ces photographies n'étaient pas des œuvres finies, mais il s’en servait comme des outils. Beaucoup de peintres de cette époque cachaient l'usage de la photographie pour ne pas "dévaluer" leur talent manuel. Le fait de conserver ces épreuves montre l'envers du décor de la création artistique industrielle de l'époque. L’artiste utilise ici la photographie de manière utilitaire et artistique, comme une "banque de données" de postures. Chaque planche photo est un document de travail, un rouage d’un puzzle immersif visant à produire l'illusion la plus parfaite possible d’un panorama réaliste, une reconstruction quasi-cinématographique basée sur l'image technique. Olivier Pichat n'était pas seulement un peintre ; il était un "metteur en scène" utilisant la photographie comme un outil de pré-production, exactement comme le feraient les réalisateurs de cinéma quelques décennies plus tard.

Le panorama de la bataille de Tel el Kébir, les secrets de fabrication d'un chef-d'œuvre disparu
Le panorama, inauguré en grande pompe au Royal Aquarium de Westminster en 1883, reposait sur une toile circulaire monumentale, d’environ 120 mètres de circonférence et près de 15 mètres de hauteur. Le spectateur se tenait sur une plateforme centrale surélevée, entouré par la peinture. Le sol entre la plateforme et la toile était souvent aménagé avec du vrai sable, des débris et des accessoires réels pour créer une illusion de 3D parfaite. Pichat a choisi de représenter l'instant le plus dramatique : l'assaut final au lever du jour du 13 septembre 1882. La Household Cavalry (Life Guards et Blues and Royals) était représentée en pleine charge dans le désert, balayant les lignes de défense d'Urabi Pacha.
Pour garantir la véracité, Pichat s'est rendu sur place juste après les combats. Il a pris des notes précises sur la couleur du sable, la configuration des tranchées et l'emplacement exact des batteries d'artillerie. Son style se caractérisait par un réalisme presque photographique, très apprécié des militaires de l'époque qui pouvaient y reconnaître leurs propres unités.
Bien qu'il ait fait ses premiers croquis en Egypte sur le site même de la bataille, Pichat a également séjourné en Angleterre pour s'assurer d'une précision historique irréprochable, faisant poser des officiers et soldats britanniques ayant réellement participé à la bataille, pour capturer leurs traits, leurs postures et l'usure exacte de leurs uniformes de campagne. Cette attention aux détails a grandement contribué à la crédibilité de son œuvre auprès du public britannique.
Pichat a particulièrement étudié les régiments de la Household Cavalry incluant les Life Guards et les Royal Horse Guards. Ce sont eux qu'il a représentés avec le plus de détails dans leurs charges héroïques ; et es Highlanders, les régiments écossais, notamment la Black Watch (42nd Highlanders), qui ont joué un rôle crucial dans l'assaut des retranchements de Tel-el-Kébir. Il a fait poser les officiers et les soldats ayant participé à la charge pour capturer leurs traits, leurs postures et l'usure exacte de leurs uniformes de campagne. Cette attention aux détails a grandement contribué à la crédibilité de son œuvre auprès du public britannique.

Des clichés photographiques inédits
Ces tirages photographiques albuminés contrecollés sur carton fort portent pour un grand nombre le cachet rouge d’atelier de l’artiste OP . Plusieurs pièces présentent des croquis rapides au crayon ou au fusain, reprenant une ligne d'épaule ou le galbe d'une jambe. Ces dessins sont la "main" de Pichat dialoguant avec la photo.
La présence de pigments et souillures de peinture (bleu, ocre, rouge) sur les marges et au verso des photos témoigne de leur présence physique sur l’échafaudage ou le chevalet pendant l'exécution de la fresque monumentale. Certaines épreuves présentent des quadrillages à la mine de plomb. Cette technique, visible sur les photos de groupes de Highlanders et d'artillerie, qui servait à projeter les proportions exactes sur une toile monumentale de 120 mètres de long. Chaque carré de la photo correspondait à une section précise du panorama.

Les sujets abordés regroupent à la fois des vues réelles du champ de bataille et du camp militaire, ainsi que des mises en scène de postures de soldats anglais et egyptiens. Toutes les composantes de l’armée britannique sont représentées : l’infanterie écossaise (Highlanders/Highland Brigade sous le commandement général Major-Général Sir Archibald Alison, 4 régiments : 42nd (Black Watch), commandé par le lieutenant-colonel Duncan Macpherson ; 74th (Highland Light Infantry), commandé par le lieutenant-colonel Abel Straghan ; 75
Estimation : 3 000 € ~ 6 000 €
[Art]
Olivier Pichat (1823-1912) peintre et photographe, et le panorama de...
Lot 231
Lot 232
[Art]
Olivier Pichat (1823-1912) peintre et photographe, et le panorama de Jérusalem le jour de la mort du Christ (1888)

Réunion de + de 150 clichés photographiques en majorité contrecollés sur carton fort, formats et états divers, env. 22 x 28 cm

Rarissime fonds d’atelier d’un peintre-photographe
Pichat était avant tout un peintre. Ces photographies n'étaient pas des œuvres finies, mais il s’en servait comme des outils. Beaucoup de peintres de cette époque cachaient l'usage de la photographie pour ne pas "dévaluer" leur talent manuel. Le fait de conserver ces épreuves montre l'envers du décor de la création artistique industrielle de l'époque. L’artiste utilise ici la photographie de manière utilitaire et artistique, comme une "banque de données" de postures. Chaque planche photo est un document de travail, un rouage d’un puzzle immersif visant à produire l'illusion la plus parfaite possible d’un panorama réaliste, une reconstruction quasi-cinématographique basée sur l'image technique. Olivier Pichat n'était pas seulement un peintre ; il était un "metteur en scène" utilisant la photographie comme un outil de pré-production, exactement comme le feraient les réalisateurs de cinéma quelques décennies plus tard.

Le panorama de Jérusalem le jour de la mort du Christ
En 1886, Olivier Pichat se rend en Terre Sainte. Il ne part pas en touriste, mais en véritable "directeur de production". Son but est de ramener des preuves photographiques irréfutables pour peindre une toile circulaire gigantesque (environ 100 mètres de circonférence sur 14 mètres de haut). Le but était de capturer l'aspect désolé et grandiose des environs de Jérusalem. Pour un panorama, il fallait une continuité visuelle parfaite ; ces clichés permettaient de respecter la "vérité géographique" qui était l'argument de vente principal de ces spectacles.
Le panorama, inauguré le 10 juin 1888, était exposé dans une rotonde (d'abord aux Champs-Elysées, puis à Montmartre). Le public se tenait au centre, sur une plateforme, et avait l'illusion totale d'être transporté en l'an 33 de notre ère. Ces photos sont donc les "repérages" de ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui un décor de film à 360°.
Pichat se sert alors de la photographie comme un carnet d'esquisses. Contrairement aux photographes commerciaux de l'époque (comme les frères Zangaki ou Bonfils) qui cherchaient la netteté absolue pour vendre des souvenirs aux touristes, Pichat utilise ici la photographie de manière utilitaire et artistique. L’artiste peintre cherche à capturer le mouvement de la foule et la répartition des masses dans un paysage désertique ou rocailleux. Ces clichés, véritable banque de données, servaient de base pour garantir l'exactitude des costumes et des postures dans ses futurs tableaux.

Un article paru dans la presse parisienne en juillet 1888 relate
Le panorama de Jérusalem antique dont l’inauguration récente attirait aux Champs-Elysées, carré Marigny, une foule nombreuse aussi choisie qu’empressée. L’œuvre entreprise par le peintre Olvier Pichat et sous sa direction, avec son talent habituel, et avec le concours de confrères estimés tels que MM. Fauvel, Kuvasseg, Bernard et Bassie, etc, est devenue déjà l’une des curiosités de la capitale.
MM. Dumas fils et de Lesseps ont été des premiers à répondre à l’appel des fondateurs de l’œuvre, admirant l’exactitude de l’effet, de la couleur et des différents sites, quelque modifié qu’ils aient dû être et reconstitués pour le sujet, pour le Grand Drame du Golgotha, dont les divers épisodes et figures ont été fort habilement traités par MM. Fauvel et Pichat.
Du au pinceau de ce dernier, le Christ en croix et les figures environnantes concentrent bien l’attention. La lumière et l’exécution en sont parfaites et les vigoureux nuages sur lesquels la scène se détache ajoutent encore à l’émotion générale. ( ) en bas à droite du côté où le traître Judas décampe et s’enfuit, la grotte devenue le Saint-Sépulcre. Ici c’est Kuvasseg dont je reconnais la touche ( ) Quant au paysage général dû en majeure partie à M. Pail ( ) les murailles de Jérusalem ( ) la grotte de Jérémie à gauche, le lac de Salomon, le mnt des Oliviers, la route de Bethléem, premiers plans ou lointains ( ) le talent d’Olivier Pichat aidé de Fauvel a su rendre aussi pittoresque lui-même que profondément palpitant, grâce aux nombreuses recherches, aux voyages indispensables et au long travail nécessités par l’entreprise...

Des clichés photographiques inédits
Ces tirages photographiques contrecollés sur carton fort portent pour un grand nombre la mention manuscrite Golgotha et l’attribution d’un numéro probablement d’inventaire. Certaines portent des annotations d’échelle au crayon, des traces de peinture et des trous de punaises qui confirment que ces images, accrochées à l’échafaudage, servaient de modèle au peintre.
Ce fonds documentaire se compose à la fois de tirages à l’albumine et des cyanotypes de travail, certains mis au carreau (l
Estimation : 2 000 € ~ 4 000 €
[Art]
Olivier Pichat (1823-1912) peintre et photographe, et le panorama de...
Lot 232
Lot 235
[Militaria - Art - Littérature]
Généraux, artistes peintres, écrivains et politiques, 1904-1931

Réunion de + de 45 L.A.S., L.S. et P.A.S., et 2 photos, 1904-1931, adressées à Marcelle Boulanger, fille du général Boulanger et épouse du colonel Emile Driant Mort pour la France en février 1916, dont :

Paul Azan (1874-1951), général de corps d’armée et historien, 2 L.A.S., 1914-1924 - Paul Berryer fils du ministre belge Paul Berryer (1868-1936), L.A.S. à sa marraine de guerre - Maurice Barrès photographie dédicacée - Jean Binet-Valmer (1875-1940), écrivain franco-suisse, L.A.S. (1920) de remerciement au lendemain de sa promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur, commandant en 1917 d’une section de char français, blessé trois fois et cité quatre fois - Dominique Bonnaud (1864-1943), chansonnier et poète montmartrois, L.A.S., 26 mai 1909 - Henry Bordeaux (1870-1963), romancier et essayiste, L.A.S. (1917) - Joseph-Félix Bouchor (1853-1937) artiste peintre, 3 L.A.S. 1925-1929 - Paul de Cassagnac (1880-1966), journaliste, homme de lettres et homme politique, L.A.S. - Gustave Charpentier (1860-1956) compositeur de musique, P.A.S. 13 juin 1915 - Stanislas Costa de Beauregard (1857-1918), officier de cavalerie, 2 L.A.S. - Léon Couturier (1842-1935) artiste peintre, 3 L.A.S. 1901-1916 - Louis Etienne Dauphin (1885-1926) artiste peintre officiel de la Marine, L.A.S. - Emile Dehelly (1871-1969) comédien à la Société de la Comédie française, carte de visite avec envoi manuscrit signé - Paul Deschanel (1855-1922), journaliste, écrivain, président de la République, L.A.S. 30 mai 1919 - Lucien Doublon critique et directeur de cinémas, L.S. 1929 - Fernand Engerand (1867-1938) député, P.A.S. 1919 - Gabriel Fauré (1845-1924), compositeur et pianiste, P.A.S., 3 mars 1916, condoléances - Abel Ferry (1881-1918) député, P.A.S. 1917 - Paul Féval fils (1860-1933), écrivain, L.A.S. 1918 - Raoul du Gardier (1871-1952) artiste peintre, L.A.S. pour achat d’un tableau exposé au Salon - Enrique Gomez Carrillo (1873-1927), essayiste et romancier guatémaltèque, 2 L.A.S. 1917 - Joseph Jeannerod (1839-1920) général, P.A.S. 1917 - Alphonse Kirchhoffer (1873-1913) maître d’armes spécialiste du fleuret, portrait photographique avec envoi autographe signé et daté 1904 - Fernand Laudet (1860-1933) diplomate, écrivain, directeur de la Revue Hebdomadaire - Pierre Loti (1850-1923), écrivain, P.A.S. avec enveloppe affranchie - André Maginot (1877-1932), homme d’état, L.A.S. 9 avril 1916 condoléances - etc...

RETROUVEZ LE DESCRIPTIF COMPLET ET DETAILLE DE CE LOT DANS NOTRE CATALOGUE DE VENTE SUR INTERNET
Estimation : 300 € ~ 600 €
[Militaria - Art - Littérature]
Généraux, artistes peintres, écrivains et politiques,...
Lot 235
Lot 236
[Bretagne - Patriotisme]
Théodore Botrel (1868-1925), auteur, compositeur, interprète, chansonnier des armées

Rare réunion de + de 30 L.A.S., P.A.S. et divers, 1904-1921, adressées à Emile Driant et à son épouse Marcelle Boulanger, fille du général Boulanger

Carte-photo signée Botrel, Marie Elisabeth Schreiber et notre petite Lenaïk (3 mois) - Carte photo Marie Elisabeth Schreiber revêtu du costume traditionnel alsacien (originaire de Colmar), seconde épouse de Botrel et leur fille Léna née en 1920

Brouillon de vers dédiés à Madame Driant - Le rêve du Tzar , Fréjus, impr. Cisson, 1904, 2 pp. in-4, avec signature manuscrite de Botrel - Les chansons de Botrel engagé au 41e régiment d’infanterie , offert par l’institut français de Milan aux soldats de l’Armée d’Italie, 2 pp. in-fol., avec envoi manuscrit et signé - Les chants de Bataille et de Victoire de Théodore Botrel engagé volontaire, chasseur A.H. de 1ère classe aux 24e et 68e bataillons , 2 pp. in-fol. - Quelques pages du carnet de service de Théodore Botrel engagé volontaire au 41e d’infanterie attestant des conférences-auditions quasi-quotidiennes au front (plus de 350 au 31 décembre 1915) , tapuscrit 4 pp. in-4 - Programme de la conférence-audition tenue à Strasbourg le 15 décembre 1918, 2 pp. in-4, avec envoi manuscrit signé

Programme de la soirée d’adieu de Botrel, salle Patria, 10 mai 1921, 4 pp. in-4 avec envoi manuscrit signé - Chansons de Botrel , 4 pp. in-8, avec envoi manuscrit signé

Leur Jour de Gloire , 14 juillet 1919, 2 pp. in-8, avec envoi manuscrit signé

Etc...

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Estimation : 300 € ~ 600 €
[Bretagne - Patriotisme]
Théodore Botrel (1868-1925), auteur, compositeur, interprète, chansonnier des...
Lot 236
Lot 249
[Photographies]
Un magistrat français en Cochinchine, années 1890

Album factice, 33 x 25 cm, contenant près de 93 épreuves photographiques sur papier, grands et petits formats, contrecollés, en majorité légendées, relatant les voyages et la vie en Cochinchine d’un magistrat français, vers 1890. Il pourrait probablement s’agir de Louis Antonin Isnard (1857-1907), nommé juge président au tribunal de Chau-Doc (Vietnam) en 1890.

Ce rare recueil photographique mêle à la fois des clichés (grands formats) acquis dans le commerce au fil de ses déplacements (Egypte, Sri Lanka, Yémen, Saïgon (caserne, château d’eau, cathédrale, rade, palais du gouverneur, tombeaux, palais de justice), Bourreaux annamites par le docteur Hocquard), et surtout des prises de vue personnelles et inédites de sa vie quotidienne en Cochinchine, dans le secteur de Chau-doc et de My-Thô, chefs lieux de provinces annamites, dont :

Portrait en tenue de magistrat - Le Vinh Long, navire à vapeur - Groupe devant le tribunal de Chau-Doc - Interprète annamite et sa femme - Village de Tinh-Bien canal d’Hatien [canal de Vinh Tê, sud du Vietnam] - Interprètes annamites du tribunal à Chau-Doc - Personnel à l’inspection (Chau-Doc, 1890) - Pagode annamite à Chau-Doc - Tribunal à Chau-Doc - Maison du garde d’artillerie (Chau-Doc) - Bureaux de l’inspection et logement des secrétaires (Chau-Doc) - A 6 heures au café chinois, Vinh Long (Beutré) - Avant du Phuoc Kien, 1ère classe [bateau à vapeur] - Mairie de Bac-Lieu - Fumerie d’opium - Une après-midi, jeu du Ba-quau - Fort de Vinh Long - Régates à Chau-Doc pirogues montées par des femmes - Eléphants de Chau-Doc - Canal intérieur à Chau-Doc - Notables de Chau-Doc - Village de Sivea-Tou - Domestiques annamites - Tenues bonzes cambodgiens s’apprêtant à aller chercher du riz - Le Cong Tlang Luong Chu, grand notable de Chau-Doc - Marché de Kampol (Cambodge) - Annamites jouant au Ba-quau - Bouddha de la pagode de Bieh-Tri - Epicier cafetier Quau-Lai et ses domestiques - Cambodgiens sous un jacquier - Grand tombeau à la montagne de Chau-Doc - Embarquement des troupes pour le Laos à My-Thô - Combat de coqs - Appontement à My-Thô
Estimation : 500 € ~ 800 €
[Photographies]
Un magistrat français en Cochinchine, années 1890

Album factice, 33 x...
Lot 249
Lot 250
[Photographies]
Un conscrit alsacien ou lorrain à destination de sa garnison à Cologne, 1889-1892

Important album souvenir factice de tirages photographiques, 33 x 30 cm, reliure demi-maroquin bleu à coins, composé en juillet-août 1892, par un conscrit lorrain ou alsacien, affecté en 1889-1890 au régiment d’infanterie de Wesphalie n°53, en garnison à Cologne, en Allemagne.

env. 240 prises de vue tirées en majorité sur papier albuminé, petits et grands formats, contrecollées, certaines légendées, réalisées par des photographes tels que Giorgio Sommer à Naples, Francis Frith & Cie, Carl Hertel à Mayence, retraçant le grand tour depuis Nancy, Epinal jusqu’à Cologne. Vues de villes, rues, monuments et paysages : fête fédérale à Berne ; Bâle ; Munster ; catastrophe de Münschestein ; Luzerne ; Rigi Bahn à Vitznau ; Fribourg ; Strasbourg (cathédrale, temple neuf détruit, porte de pierre détruite, place Kléber, musée des voleurs, palais impérial, maison de Gutenberg) ; Mayence ; Francfort (synagogue, gare, statues, places, cathédrale) ; Wiesbaden (casino, église grecque) ; Carte dépliante Le cours du Rhin de Mayence à Cologne ; Bonn ; Coblenz ; Aix la Chapelle (cathédrale, porte médiévale, hôtel de ville) ; Cologne (pont de la cathédrale, cascade, hôtel de ville, statues, église St Gédéon, Chambre d’or de la basilique Sainte Ursule, animaux du jardin botanique, etc)

L’album se termine par une photographie d’un groupe de soldats du 53e régiment de Westphalie.
Estimation : 150 € ~ 300 €
[Photographies]
Un conscrit alsacien ou lorrain à destination de sa garnison...
Lot 250
Lot 253
[Photographie]
La photographie aérostatique ou en ballon, 1886

7 planches photographiques aériennes, épreuves sur papier albuminé, 23,5 x 35 cm, contrecollées sur carton fort, 38 x 52 cm, légendées et datées au crayon.

Rarissime réunion de 7 épreuves prises par ballon par le commandant du génie Fribourg du service géographique de l’Armée, lors de l’ascension du 10 septembre 1886, de Meudon à Compiègne (Salissures et tâches d’humidités, défauts en marge)
Provenant de la collection du colonel Emile Driant (1855-1916).

Dans une ascension libre de courte durée exécutée le 10 septembre 1886 dans le ballon Le Gay-Lussac, le commandant Fribourg a obtenu une douzaine de photographies parfaitement nettes et réussies. le départ de l’aérostat a eu lieu à Chalais-Madon à 11h30, a traversé Paris à une altitude de 1480 mètres et la descente s’est opérée près de Compiègne à 14h15. Le commandant Fribourg s’est servi d’une chambre en bois à tiroir tenue à la main et portant un œilleton et un guidon pour les visées. Une véritable prouesse technique pour l’époque.
Ces photographies ont été présentées à l’exposition universelle internationale de 1886, et ont donné lieu à de multiples articles dans des revues spécialisées reproduisant certaines photographies.

Les 7 vues comprennent : Pont du Point du Jour (Paris) - Rond point des Champs-Elysées (Paris) - Ile de Saint Denis - Ponts d’Asnières - Fort de Stains - Ville de Senlis - Caserne et château de Compiègne.
Estimation : 300 € ~ 600 €
[Photographie]
La photographie aérostatique ou en ballon, 1886

7 planches photographiques aériennes,...
Lot 253
Lot 254
[Photographies]
La première guerre sino-japonaise, 1894-1895

Album à l'italienne contenant 67 épreuves sur papier albuminé, env. 15 x 10 cm, contrecollées sur carton fort (16 x 24 cm), toutes légendées à la plume

Album ayant appartenu à Charles Gabriel Olry de Labry (1864-1920), officier de cavalerie, détaché comme attaché militaire à la légation de France au Japon à Tokyo, en 1893-1894 puis en 1898-1900
Rarissimes clichés d’un reportage photographique réalisé par Georges Bigot (1860-1927), journaliste, artiste et photographe français vivant au Japon entre 1881 et 1899, chargé par le journal anglais The Graphic de couvrir la première guerre opposant la Chine et l’Empire du Japon, se déroulant principalement en Corée (Nord et Sud) : vues de Busan, Pyongyang, Port-Arthur, Kin-Tcheou. Dont :

Jonques coréens, Fusan - Sentinelles japonaises sur le quai de Fusan - Portefaix coréen - Coolies coréens, Fusan - Marchands ambulants, Fusan - Fonctionnaires coréens - Fusan, jonques coréennes - Groupe d’hommes dont Georges Bigot - Concession japonaise, Fusan - Soldats japonais devant le théâtre de Fusan - Rade de Fusan - Fonctionnaires et habitants coréens - Type des femmes coréennes - Fusan, les pêcheurs coréens - Enterrement japonais à Fusan - Port de Fusan - Une petite porte de Pionyang - Cheval blessé à Pionyang - Le fort Botandai, Pionyang - Une rue de Pionyang - Magasins de vivres aux environs de Pionyang - Pont de bateaux sur Tadung - Intérieur de Pionyang - Paysan coréen battant du riz dans un moulin - Mitrailleuses prises à Pionyang - Sentinelle japonaise à Pionyang - Un repas de soldats japonais à Pionyang - Une rue dévastée de Pionyang - Porte d’une caserne à Kintcheou - Une partie de la citadelle de Kintcheou - Entrée des soldats japonais à Kintcheou - Canon pris à Talienwan - Une halte des coolies japonais à Kintcheou - Porte de l’ambulance de la croix-rouge japonaise à Kintcheou - Chinois devant le bureau d’administration japonais à Kintcheou - Une rue principale et une porte de Kintcheou - Une rue de Port-Arthur - Cadavres chinois, Port Arthur - Officiers japonais à Kintcheou - Bureau d’administration japonais à Kintcheou - Prisonniers chinois et leurs gardes japonais - Une rue de Port-Arthur - Vue générale de Port-Arthur - Lunch du maréchal Oyana, Port-Arthur

Ces clichés sont d’autant plus rares sur le marché de l’art. La phototèque du fonds de l’Asie du Sud-Est et Monde Insulindien (ASEMI) (Université Cote d’Azur à Nice) en conserve à peu près 50 clichés (sur 200 au total pris par Bigot à l’époque) conservés dans la collection du peintre Louis Jules Dumoulin. Des clichés sont également conservés au Kawasaki City Museum au Japon.
Estimation : 1 000 € ~ 2 000 €
[Photographies]
La première guerre sino-japonaise, 1894-1895

Album à l'italienne contenant 67 épreuves...
Lot 254
Lot 257
[Photographies - Marine]
Raoul Poupelain (1884-1972), médecin de la marine française, en expédition en Chine

Important lot de + de 780 clichés photographiques, fin du 19e et début du 20e siècle, provenant de Raoul Poupelain, officier de santé de marine, missionné dans la colonie française en Chine de 1908 jusqu’au milieu des années, dont :

env. 600 prises de vue sur plaques de verre stéréoscopiques positives et négatives, petits et moyens formats, dont env. 220 clichés relatifs aux missions en Chine et passages en Sibérie, Columbo, Hong-Kong, etc

env. 185 prises de vue tirées sur papier (photogravure), contrecollés sur feuillet (51 x 33 cm), en majorité légendées à la plume, dont + de 125 clichés relatifs à la Chine (1910-1912) telles des rares vues de massacres lors de la révolte du Sichuan de 1911

Bel ensemble de photographies de la famille Poupelain :

Portraits et scènes de famille, excursions, paysages, crèche Sainte-Elisabeth à Compiègne (extérieur et intérieur), marine (navire hospitalier, canonnières, revue sur navire, rade de Brest, etc), dont 9 tirages autochromes en couleurs sur plaques A. Lumière, vers 1905-1907, 18 x 8,5 et 9 x 9 cm (groupe d’officiers de santé de marine, bouquets de fleurs, bord de mer)
Vues de Chine : Gorge d’Ichang (avril 1911) - Pagode Fung-Tu -Tang Kia To - Pagode de Li Che Huen - Labourage d’une rizière (avril 1912) - Equipe de trackers à Wan-Hien (avril 1912) - Sin Long Tan - Wan-Hien, le halage d’une jonque - Entrée de la gorge de Nur-Kan-Ma-Fé - Shanghaï - La canonnière allemande « Otter » - Le « Doudart de Lagrée » au bassin à Shangaï (4 vues, cannonière construite en 1908-1909, transportée en pièces détachées de Saint Nazaire à Shangaï) - « L’Olry » ancienne canonnière française - La canonnière française « Décidée » -Tchong King, marine française : terrasse des officiers, course en sacs entre matelots, bâtiment à arcades - Instruction des recrues (mars 1912) - Tchen-tou, le nouveau gouvernement, tête d’un mandarin resté fidèle à l’Empereur - Toan-Fang, commissaire impérial massacré par ses soldats (novembre 1911) - Têtes de chinois suspendues près du lieu où ils avaient volé (janv. 1912) - Supplice chinois - Kiang Ka Tous, portique - Yé-Tan, rapides, halage des jonques - Shih-Pao-Tchai, la pagode - Hankow la ville chinoise (1070 kilom. de Shangaï) - Hankow le quai des basses eaux - etc
Plan dessiné à la plume et rehauts de couleurs de la Chine, titré Le Setchouen est la province où stationne le Doudart de Lagrée. Cette canonnière navigue entre Ichang et Kiating , 21 x 30 cm

Né à Clérac (Charente-Maritime), Raoul Poupelain s’engage comme volontaire le 9 novembre 1904 comme élève à l’école du service de la santé de la marine de Bordeaux. Rejoint l’école d’application de Toulon. Médecin de la marine de 3e classe (1907), 2e classe (1908) et 1ère classe (1913). Le 19 novembre 1908, il est désigner pour embarquer sur la canonnière Olry, dans la division navale de l’Extrême-Orient en remplacement du docteur Bourrut-Lacouture. En poste dans le Sichuan, Tchong-Kin et à Shangaï jusqu’au milieu des années 1920.
Estimation : 1 500 € ~ 2 500 €
[Photographies - Marine]
Raoul Poupelain (1884-1972), médecin de la marine française,...
Lot 257
Lot 258
[Photographies]
Les mines d’argent près de Salt Lake City, années 1870-1880

4 planches photographiques, épreuves sur papier albumine, 21 x 25,5 cm, contrecollées sur carton fort, 30,5 x 38 cm, avec titre et légendes à la plume, prises par Charles Roscoe Savage (1832-1909), l’un des pionniers de la photographie dans l’Ouest américain, installé à Salt Lake City.
Bon état (qqs rousseurs et salissures)
Trois rares épreuves représentant la mine et fonderie d’argent à Frisco (Utah) et la fonderie d’argent à Francklyn (Utah) appartenant à la Horn Silver Mines Company, fin des années 1870-début des années 1880.
La ville minière de Frisco fut l’un des plus importants camps miniers de l’Utah à la fin du 19e siècle. L'argent fut découvert en 1875 par deux prospecteurs qui, par hasard, examinèrent un rocher d'aspect étrange et découvrirent qu'il était riche en argent pur. Ils déposèrent une demande de concession, puis la revendirent aussitôt pour 25 000 $. Ces hommes pensaient sans doute avoir fait fortune, mais ils ignoraient qu'ils venaient de céder une concession minière qui allait finalement produire plus de 50 millions de dollars d'argent.
En 1879, il y avait deux fonderies, dont l'une avait la particularité d'avoir des fours à charbon de bois construits directement sur le site de la fonderie.

Joint :
Les mineurs des mines d’argent de Bonanza à Virginia City (Nevada), cliché photographique par John S. Noe, 16 x 21 cm, contrecollé sur carton fort
Map showing the location of the principal mining companies Blue Gravel channel situated in Sierra & Nevada countries, by P. Huerne, San Francisco, 1880, 77 x 114 cm (accdts)
Estimation : 200 € ~ 400 €
[Photographies]
Les mines d’argent près de Salt Lake City, années 1870-1880

4...
Lot 258
Lot 262
[Royalisme - Orléanisme]
Le Comte de Paris et la Maison de France

Lot de 2 affiches originales, photographies, 7 publications et documents divers

Lot d’env. 150 cartes-photos, cartes postales et photographies de portraits de la famille d’Orléans, formats divers, dont : Jean d’Orléans par Taponiès (2 ex.) ; Jean d’Orléans duc de Guise et Henri de France enfant, par Jean Vincent (3) ; duc de Guise, comte de Paris entouré de ses enfants, par Jean Vincent (6) ; Henri comte de Paris par Pierre Ligey (2) ; Henri comte de Paris debout, par Otto-Pirou (15) ; comte de Paris assis à son bureau, par Otto-Pirou (16) ; portrait d’Henri comte de Paris, par Otto-Pirou (19) ; portrait d’Isabelle d’Orléans comtesse de Paris, par Jean Vincent (5) et par Pierre Ligey (2) ; famille d’Orléans (16) ; comte et comtesse de Paris et leurs enfants, par Pierre Ligey (3) ; portrait du comte de Paris et sa fille, par Pierre Ligey, avec envoi autographe signé, Bruxelle 1935 ; etc

Un homme ? Non ! Pour refaire la France il faut une famille ! / 3 générations présentes, issues de la lignée royale depuis mille ans au service du pays. Bureau de la propagande monarchiste, Paris, [1938]. 78 x 115 cm (plis, petites déchirures)
Français ! L’Europe est aux bords de la guerre et la France, sans politique, absente de l’Europe... Seule la Monarchie peut refaire l’union des Français, et sauver la Patrie en danger, Henri, Comte de Paris. Paris, Imprimerie spéciale du courrier royal, s.d. 78 x 120 cm (plis)

L’histoire de Jean, duc de Guise, chef de la Maison de France. Paris, Office central de propagande royaliste, [1934/1935]. 47,5 x 36,5 cm. 3 exemplaires
3 carnets de timbres La Monarchie n’est pas un parti, Duc de Guise / Je ne conçois pas la monarchie qu’avec une base ouvrière et paysanne, Comte de Paris. 6,5 x 10,5 cm

Alain Mellet, Mariage de Son Altesse Royale le prince Henri de France Comte de Paris avec Son Altesse Impériale la Princesse Isabelle d'Orléans-Bragance. Paris, La Librairie de France, 1931. In-4 br. (usures)
Jean Monneron, Le duc de Guise et la Maison de France. Nîmes, impr. Nouvelle, 1933. In-8 br. 75 pp.
Simon Arbellot, Le Comte de Paris, Prince révolutionnaire. Denöel et Steele, 1936. In-4 br. 45 pp.
Gaston Marchou, Le Comte de Paris et la famille de France. Paris, Plon, 1937. In-8 br. 86 pp.
Henri, Comte de Paris, Programme. Flammarion, 1938. In-8 br. 47 pp.
Merry Bromberger, Le Comte de Paris et la Maison de France. Paris, Plon, 1956. In-4 br. 119 pp.
Album-souvenir du mariage de Son Altesse Royale le prince Henri de France avec son altesse la duchesse Marie-Thérèse de Wurtemberg. Editions du Conquistador, 1957. In-4 br. 132 pp. (usures)
Commandant Dublaix, Le duc d’Orléans, sa doctrine, son programme. Paris, Librairie de l’Action française, 1925. Plaquette in-8 (en l’état)
Estimation : 300 € ~ 600 €
[Royalisme - Orléanisme]
Le Comte de Paris et la Maison de...
Lot 262
Lot 265
[Livres]
Souvenirs de madame Récamier

Mme Lenormant
Souvenirs et correspondance tirées des papiers de madame Récamier
2 volumes
Paris, Michel Lévy, 1860
petit in-4 reliure demi basane (défauts d’usage)
Collée sur la contregarde, une lettre manuscrite, 19 septembre 1835, signée de Pierre-Simon Ballanche (1776-1847), écrivain, ami et épistolier avec Madame de Récamier, adressée à Alfred de Montferrand chez M. Armand Daubrée éditeur, en préparation du recueil Les femmes célèbres contemporaines , paru en 1843
Monsieur ne soyez point étonné je vous prie si c’est moi qui ai l’honneur de répondre à la lettre pleine d’une si honorable obligeance, que vous avez bien voulu écrire à Madame Récamier. Il vous sera facile de sentir tous les motifs de sa réserve. Votre entreprise ne comprend, parmi les femmes contemporaines dont vous avez le projet de vous occuper, que les dames auteurs et en effet celles-là seulement sont dans le domaine de la publicité.
Madame Récamier ne se trouve point dans cette hypothèse, de plus, son nom est toujours resté étranger à tout parti politique. Quant au rôle que votre bienveillance, beaucoup trop flatteuse, selon elle, vous porterait à lui assigner, elle ne peut l’accepter en aucune façon ; mais ce n’est point Monsieur pour se dérober à toute la reconnaissance qu’elle vous doit. Si vous la connaissiez plus, Monsieur, vous sauriez qu’elle est dévouée à ses amis, pour ses amis eux-mêmes, sans acception du plus ou moins de célébrité de quelques-uns. Ce qui blesserait le plus sa délicatesse extrême, ce serait précisément cette sorte de patronage dont vous parlez, si éloigné de tous ses sentiments, si opposé à toute sa vie.
Je sens Monsieur combien un refus aussi formel peut vous contrarier ; mais je ne doute point que vous n’approuviez les raisons sur lesquelles il se fonde. Permettez-moi Monsieur de saisir cette occasion pour réitérer l’offre très empressé que j’ai faite de me charger de la notice de la fille si aimable d’un homme qui, depuis longtemps, j’ai appris à aimer.
Madame Récamier se charge Monsieur de vous transmettre la vive expression de tous ses regrets et de toute sa reconnaissance...
Estimation : 50 € ~ 100 €
[Livres]
Souvenirs de madame Récamier

Mme Lenormant
Souvenirs et correspondance tirées des papiers...
Lot 265
Lot 268
[Livres]
Publications sur le thème du militaria et divers

Réunion de 35 publications, em majorité reliées et brochées, états divers, 19e et début du 20e siècle

Journal du baron de Gauville député de l’ordre de la noblesse aux Etats-Généraux... Paris, Gay, 1864. Edition originale, n°62/300
Conspiration Orléaniste, tract autographe imprimé, 10 pp. in-4
Instructions pratiques du maréchal Bugeaud duc d’Isly pour les troupes en campagne. Paris, Leneveu, 1872
Allard et Willems, Manuel à l’usage des milices nationales. Bruxelles, Weissenbruch, 1877. Belle reliure maroquin rouge aux fers dorés (frottements), avec envoi autographe au général Boulanger
Paul Déroulède, Nouveaux chants du soldat. Paris, Calmann-Lévy, 1879
Paul Déroulède, La dette sacrée, stances. Paris, Calmann-Lévy, 1880
Répartition et emplacement des troupes de l’armée française. Paris, 1880
Discours de M. le duc d’Aumale. Paris, Calmann-Lévy, 1881
C. Vève, Guide pratique du soldat dans ses foyers. Romans, Boyer, 1883
Paul Déroulède, Nouveaux chants du soldat. Paris, Calmann-Lévy, 1884. Avec envoi autographe signé de l’auteur
Grand annuaire commercial, industriel... de l’Algérie et de la Tunisie, 1886-1887. Paris, direction et administrations des grands annuaires
Alfred Ruhemann, General Boulanger. Berlin, 1887
Paul Roche, En Avant !.., De la Ligue des Patriotes, Belfort, 1888 (2 exemplaires)
Almanach républicain 1889 anti-boulangiste des étudiants, publié par le comité anti-boulangiste des étudiants de Paris
Paul Henri B. Estournelles de Constant, La politique française en Tunisie. Le protectorat et ses origines (1854-1891). Paris, Plon
Paul Déroulède, Messire du Guesclin. Paris, Calmann-Lévy, 1896
Cérémonie de vêture de mademoiselle Alix de Cordon... Chambéry, 1898
Jules Gauthier. Le duc d’Aumale (1873-1879). Besançon, 1898
Baronne de Billing, Le Baron robert de Billing, Paris, Albert Savine
Dr Dabat, Les sports du soldat. Lyon, Legendre, 1904
Usine pour la fabrication du savon en Chine (Yunnan), par Asan Dina, 1905. Tapuscrit
La guerre possible, par un diplomate. La France et l'Allemagne en 1906. Préface du commandant Driant. Paris, Tallandier
Robert Nanteuil, Le dossier de M. Guyot de Villeneuve, l’armée cléricale. Paris, édité par l’auteur
Honoré Beullay, Mémoires d’un grenadier de la grande armée. Paris, Champion, 1907
Capitaine Mollin, La vérité sur l’affaire des fiches. Paris, Librairie Universelle
Jean Bidegain, Une conspiration sous la Troisième République. La vérité sur l’affaire des fiches. Paris, La Renaissance française. 1910
Le dossier du général Boulanger. Paris, Librairie Illustrée
La conversion et la mort de Talleyrand. Paris, Honoré Champion, 1910
Henri Dorizy, Les champs de bataille de 1870. Paris, Berger-Levrault, 1911
Maurice Barrès, Dans le cloaque. Paris, Echo de Paris, 1914
Jean de la Tour, Les prémices de l’alliance franco-russe. Paris, Perrin, 1914
Joseph Santo, Manuel du soldat français pour la der des ders (139-19..). Chez l’auteur, 1940. avec envoi autographe signé
Le plan de Gambetta, 8 pp. in-4
Gare la Cravache !, 2 tracts antimaçonniques
Estimation : 100 € ~ 200 €
[Livres]
Publications sur le thème du militaria et divers

Réunion de 35...
Lot 268
Lot 269
[Chouannerie]
Négociations secrètes, pacification de l’Ouest, troisième insurrection en Vendée, novembre 1799

Manuscrit, 13 pp. grand in-4, ensemble de feuillets reliés, brumaire et frimaire an VIII (novembre 1799), copies certifiées conformes par le général Gabriel d’Hédouville, de la correspondance retraçant, jour après jour, les tractations directes menées entre le commandement républicain et les principaux chefs de la troisième insurrection vendéenne et chouanne, immédiatement après le coup d'Etat du 18 Brumaire par Napoléon Bonaparte.

Correspondance croisée entre le Général d’Hédouville et les figures clés de la révolte : le comte de Châtillon, le Comte d'Autichamp, et la Vicomtesse Turpin de Crissé, agissant comme médiatrice. Les grands chefs Bourmont, Frotté et Suzannet y sont expressément nommés et impliqués.

La correspondance s'ouvre le 25 Brumaire (16 novembre), soit seulement une semaine après la prise de pouvoir de Bonaparte. On y découvre le rôle crucial de Mme Turpin de Crissé (Henriette de Bougars, veuve du vicomte Turpin de Crissé). Issue de la noblesse d'Anjou, elle sert de « pont » diplomatique. Elle cautionne la probité morale du vieux chef chouan M. de Châtillon, permettant d'établir un climat de confiance initial indispensable entre les deux camps. Dans sa lettre du 6 Frimaire, elle confirme avoir réuni les grands chefs de l’insurrection (Frotté, Bourmont, Autichamp, Châtillon), prouvant que son action a permis de fédérer les chefs royalistes autour de la table des négociations.
Dans sa réponse du 25 Brumaire, Hédouville applique scrupuleusement les consignes de Bonaparte : pas de reconnaissance politique : « le Gouvernement ne traitera pas. Il n'est pas possible que le Gouvernement reconnaisse, en aucune manière, la réunion des chefs ». La République refuse de négocier de puissance à puissance avec des rebelles ; le choix de la clémence et des garanties civiles : en échange de la soumission aux lois, le pouvoir garantit la sécurité des biens, des personnes et, nouveauté fondamentale, le « libre exercice des cultes ».
Les lettres du 26 novembre (Châtillon et d'Autichamp) révèlent la réalité chaotique du terrain. La suspension d'armes vient d'être signée, mais l'inertie de la violence demeure. Ecrite depuis Candé (26 novembre 1799), le chef chouan le comte du Châtillon présente ses excuses formelles pour un incident grave : l'arrestation par ses troupes d'officiers républicains porteurs de la trêve. Il promet un « exemple terrible » contre les coupables. Il évoque également la mise en sécurité de l'aide de camp républicain Dalton jusqu'à Rennes et confirme sa rencontre secrète au château d’Angrie avec Frotté et d'Autichamp. Réponse d’Hédouville saluant sa loyauté face aux provocations des « exagérés » des deux camps. A la même date, le général vendéen le comte d’Autichamp dénonce la fureur de certains soldats républicains locaux « qui ont égorgé des femmes et des enfants au berceau », informe qu'il combat le banditisme de l’arrière-garde et a fait fusiller deux voleurs. Hédouville l'en remercie et lui propose de joindre les forces républicaines aux siennes pour éradiquer le brigandage. Hédouville accorde également sa protection et des sauf-conduits pour les chefs blessés, notamment le comte de Suzannet.
Estimation : 150 € ~ 300 €
[Chouannerie]
Négociations secrètes, pacification de l’Ouest, troisième insurrection en Vendée, novembre...
Lot 269
Lot 270
[Royauté - Chouannerie]
Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence (1755-1824), futur Louis XVIII roi de France

Lettre Autographe Signée « Louis », Gosfield Hall (Essex, Angleterre), 14 février 1809, adressée à son fidèle secrétaire et confident, le Comte [de Blacas], 1 page in-4° sur papier vergé au filigrane britannique aux armes de Britannia
J’ai reçu, mon cher Comte, votre lettre d’hier. Vous eussiés beaucoup mieux fait de ne pas recevoir un paquet que M. de Puisaye a l’audace de mettre sous mon couvert. Comme je soupçonne cependant que ce paquet renferme les prétendues preuves qu’il veut me soumettre, mon intention est que vous fassiez sans délai la convocation des personnes de la commission pour que l’enveloppe soit ouverte et tout ce qu’elle contient, lu et examiné par elles. Vous aurez soin de prévenir M. de Puisaye d’y envoyer quelqu’un, afin qu’il puisse y assister. ne perdez pas de vue d’ailleurs qu’il est temps de mettre un terme à tant d’impudence. Vous connoissés, mon cher Comte, tous mes sentimens pour vous.

En février 1809, la France est au sommet du Premier Empire sous Napoléon Ier. Le futur Louis XVIII vit en émigration depuis 1791. Après avoir erré à travers l'Europe (Vérone, Mittau, Varsovie), il trouve refuge en Angleterre à partir de 1807. La lettre est datée de Gosfield Hall, un château situé dans le comté d'Essex, mis à sa disposition par le marquis de Buckingham. Il y résidera avec sa petite cour de dévots royalistes de 1807 à l'été 1809, avant de s'installer à Hartwell House.

Dans cette lettre d'une grande fermeté, le souverain en exil exprime sa profonde irritation face aux démarches insistantes de Joseph de Puisaye (1755-1827). Ce dernier, ancien commandant en chef de la chouannerie et organisateur du tragique débarquement de Quiberon en 1795, cherchait alors par tous les moyens à blanchir son honneur face aux accusations de trahison et de lâcheté portées par le parti ultra-royaliste.
Le comte de Provence reproche à Puisaye d'avoir fraudé la correspondance royale pour lui faire parvenir ses mémoires justificatifs : « Vous eussiés beaucoup mieux fait de ne pas recevoir un paquet que M. de Puisaye a l’audace de mettre sous mon couvert. » Soupçonnant que l’envoi renferme les « prétendues preuves » de son innocence, le Roi ordonne à son ministre de réunir d'urgence une commission officielle pour ouvrir le pli. Soucieux de justice malgré son agacement, il exige une procédure contradictoire : « Vous aurez soin de prévenir M. de Puisaye d’y envoyer quelqu’un, afin qu’il puisse y assister. » Il conclut toutefois de manière lapidaire : « ne perdez pas de vue d’ailleurs qu’il est temps de mettre un terme à tant d’impudence. »
Estimation : 600 € ~ 800 €
[Royauté - Chouannerie]
Louis Stanislas Xavier de France, comte de Provence...
Lot 270
Lot 271
[Premier Empire - Suède]
Joseph François Oscar Bernadotte (1799-1859), futur Oscar Ier, roi de Suède
L.A.S., 28 décembre 1815, adressée à Rose Clary sa tante épouse d’Antoine Ignace Anthoine baron de Saint-Joseph, 1 page in-4° sur papier vergé
Ma Chere Tante. J'ai appris avec bien de la peine la nouvelle perte que tu as faite. quoique j'en sois bien affligé moi même, j'essaierai cependant de t'offrir quelques consolations; car il est doux pour les malheureux de savoir que leurs chagrins sont partagés par leurs amis. sans doute ton malheur est bien grand; mais il te reste la bonne Julie, dont tout le monde loue les aimables qualités. par sa tendresse pour toi, et par ses soins, elle saura encore te faire aimer la vie, ce devoir, j'en suis sur, sera bien cher à son coeur et si j'étais près de toi je me ferais un plaisir de le remplir avec elle. Adieu Ma Chere Tante, je t'embrasse ainsi que Julie. sois toujours bien persuadée de l'amitié que te porte, Ton Neveu...

Emouvante et très rare lettre de jeunesse (16 ans) écrite en français par le jeune prince et adressée à sa tante maternelle, Rose Clary (épouse d'Antoine-Ignace Anthoine, Baron de Saint-Joseph et ancien maire de Marseille).
Rédigée au lendemain de la défaite de Waterloo et de l'effondrement définitif du Premier Empire, cette missive intime témoigne de la solidarité et du désarroi du clan Clary face aux bouleversements de la Seconde Restauration. Le jeune Oscar présente ses condoléances à sa tante pour une « nouvelle perte ». Il évoque aussi avec affection sa tante Julie Clary (ex-reine d'Espagne et de Naples, dont l'époux Joseph Bonaparte venait de s'enfuir en exil vers les Etats-Unis).
Estimation : 300 € ~ 600 €
[Premier Empire - Suède]
Joseph François Oscar Bernadotte (1799-1859), futur Oscar...
Lot 271
Lot 272
[Consulat - Monarchie de Juillet]
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838) et sa fille illégitime

2 documents

L.S., pluviose an VIII, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, ministre des Relations extérieures, 1 page in-fol. (petite déchirure)

L.A.S., Florence, 19 juin 1841, Elisabeth Alix Sara alias Charlotte de Talleyrand-Périgord, veuve d’Alexandre Daniel baron de Talleyrand-Périgord ; au sujet du futur mariage de sa fille Marie-Thérèse avec John Massey Stanley Errington de Huggerston-Hall
Le consentement de la famille de M. Stanley est arrivé d’Angleterre. Je m’empresse de vous annoncer Monsieur que le mariage de ma fille est définitivement arrêté ( ) Je pars de Florence dans les premiers jours de juillet et je présume que je serai à Paris vers le 25. M. Stanley est parti pour aller demander à mon neveu la main de sa jeune pupille. Cette démarche m’a paru convenable. Du reste rien au monde ne pourrais me rendre plus heureuse que ce mariage ( ) La fortune est aujourd’hui de cent mille francs de revenu

Née à Londres le 4 octobre 1799 sous le nom d'Elisa Alix Sara (ou Charlotte Sari), elle est officiellement déclarée de parents inconnus. Cependant, la quasi-totalité des historiens et des biographes s'accordent à dire qu'elle est la fille biologique et illégitime de Talleyrand et de sa maîtresse de l'époque, Catherine Noël Worlee (plus connue sous le nom de Madame Grand), qu'il épousera civilement et religieusement en 1802. En 1807, Talleyrand met en place une stratégie juridique pour régulariser la situation de l'enfant : il en devient officiellement le tuteur (pupille). Dès lors, elle est élevée au sein de la maison de Talleyrand et porte par usage le nom de son protecteur.
Estimation : 100 € ~ 200 €
[Consulat - Monarchie de Juillet]
Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838) et sa...
Lot 272
Lot 273
[Royauté]
Ferdinand-Philippe d’Orléans (1810-1842) et Pamela lady Edward Fitzgerald (1773-1831)

2 L.A.S. et L.A.

L.A.S., Perpignan, 17 septembre 1839, Ferdinand-Philippe d'Orléans prince royal et duc d’Orléans, adressé à Antoine Virgile Schneider, ministre de la Guerre, 1 page in-8
Je reçois à l’instant, mon cher Général, la lettre que vous m’avez écrite par estafette ; & les nominations que vous avez bien voulu y joindre, & quoique j’aye à peine quelques instans à moi dans ce dernier coup d’œil avant mon embarquement, je ne veux pas tarder davantage à vous en exprimer toute ma reconnaissance Je ferai mon possible pour me bien servir maintenant des armes dont vous m’avez muni ; & d’Alger où je vais par Oran je vous rendrai compte de ce que j’aurai vu...
Quelques semaines seulement après cette lettre, en octobre 1839, le duc d'Orléans dirigera avec le maréchal Valée l'historique expédition des Portes de Fer (un défilé montagneux en Kabylie), visant à relier Constantine à Alger par la terre. C'est le franchissement de ce passage qui poussera l'émir Abd el-Kader à relancer la guerre sainte (le Djihad) contre la France en novembre 1839. Fils aîné et l'héritier du roi Louis-Philippe Ier (Monarchie de Juillet), ce jeune prince, très populaire auprès du peuple et de l'armée, trouvera une mort tragique trois ans plus tard, en 1842, dans un accident de calèche à Neuilly-sur-Seine.

L.A.S., s.d., Pamela lady Edward Fitzgerald, adressée à Monsieur de Saint Géniès à Montauban, 1 page in-8
Monsieur Si vous Pouviés attendre quelques jours pour Payer les 400 francs car c'est sur les fonds que je dois recevoir de chez M.r Laffitte et qui doivent être envoyés chez Monsieur Dusturmer de Fontbrune que je dois acquitter cette Somme, s’il pouvoit m’en faire l’avance j’en serais bien reconnaissante parlés lui en je vous en supplie. Je vous prie de le croire à la haute considération que je vous ai vouée...

+ L.A., Chambord, 14 août 1825, un secrétaire, 1 page in-8
Comme Chrétienne, et comme Catholique Irlandaise ! Lady Edward Fitzgerald a l’honneur d’envoyer à Monsieur de Molières pour les Hellènes, la Somme de vingt francs...

Pamela FitzGerald (v. 1773-1831), née Caroline Stéphanie Félicité Sims, est un personnage digne d'un roman. Elevée par la célèbre femme de lettres Madame de Genlis, elle était très probablement la fille illégitime de cette dernière et du duc d’Orléans (Philippe Egalité).
En 1792, elle épouse Lord Edward FitzGerald, l’un des principaux dirigeants de la Société des Irlandais unis (United Irishmen), un mouvement républicain et révolutionnaire inspiré par les révolutions française et américaine. Lord Edward meurt héroïquement en 1798 des suites de ses blessures lors de l’insurrection irlandaise contre la Couronne britannique. Devenue veuve, Paméla incarne en Europe la mémoire de la lutte pour la liberté irlandaise, tout en naviguant dans la haute société libérale.
La lettre signée révèle la précarité financière chronique dans laquelle Paméla a vécu une grande partie de sa vie après la mort de son mari et la confiscation de ses biens. Elle mentionne attendre des fonds de Jacques Laffitte (1767-1844), l'un des banquiers les plus riches et les plus puissants de France, gouverneur de la Banque de France et figure de proue de l'opposition libérale sous la Restauration, proche de la famille d’Orléans.
Estimation : 200 € ~ 400 €
[Royauté]
Ferdinand-Philippe d’Orléans (1810-1842) et Pamela lady Edward Fitzgerald (1773-1831)

2 L.A.S....
Lot 273
Lot 274
[Littérature]
Trophime-Gérard, marquis de Lally-Tollendal (1751-1830), homme politique, grand orateur de la Révolution et de la Restauration, Pair de France et membre de l’Académie française

Lot de 4 pièces autographes (2 L.A.S. et 2 billets)

Fils du célèbre et malheureux général Lally, exécuté sous Louis XV et dont il passa sa jeunesse à réhabiliter la mémoire, Lally-Tollendal fut un membre actif des Etats généraux de 1789 (partisan d'une monarchie à l'anglaise) avant d'émigrer sous la Terreur. De retour en France, il devient pair de France et est élu à l'Académie française en 1816.
Ces lettres illustrent parfaitement son caractère : un homme d'une immense culture (polyglotte, citant Virgile, la Bible en latin et l'histoire britannique), doté d'une sensibilité exacerbée (il souffre "des nerfs"), d'une tendance assumée à la procrastination ("le démon de la procrastination" qu'il partage avec Gibbon) mais d'une profonde fidélité en amitié.

L.A.S., Auteuil, 30 octobre 1819, adressée à François-Just-Marie Raynouard, Secrétaire perpétuel de l'Académie française, 1 page ¼ in-4 ; Lally-Tollendal, élu au fauteuil 31 en 1816, y discute de sa participation aux séances de l’illustre institution. Emigré de la première heure en Angleterre, il propose de lire à ses confrères des morceaux choisis traduits par ses soins durant son exil, à la demande de ses illustres amis britanniques (l'homme d'Etat Charles James Fox et Lord Glenbervie). Il mentionne ses traductions en vers de la Prière universelle d'Alexander Pope et, de manière très précieuse, de la fameuse scène d'Othello et d'Iago de Shakespeare, témoignant du rôle majeur joué par les émigrés dans la diffusion du théâtre shakespearien en France à l'aube du Romantisme. La lettre s'achève sur une savoureuse digression érudite et celtique sur les origines de sa famille irlandaise.

L.A.S., Auteuil, 26 mai 1822, un noble suisse mon jeune et aimable protecteur , 4 pages in-4
Longue lettre écrite dans un style vibrant et passionné, rédigée dans un moment de deuil politique et personnel intense, quelques jours seulement après la mort soudaine du Premier ministre, le Duc de Richelieu (survenue le 17 mai 1822). L'auteur y exprime sa douleur intime face à la perte de cet ami fidèle (« nous le pleurons aujourd'hui en larmes de sang ») et fustige la « coalition la plus infâme » (l'alliance des Libéraux et des Ultra-royalistes) qui a renversé le gouvernement modéré. Plongé dans un abattement profond (« Je suis devenu un végétal morne & silencieux »), il détaille néanmoins à son protecteur son combat politique de l'ombre auprès du nouveau ministre Villèle pour obtenir justice et pensions financières pour les survivants des Gardes Suisses massacrés aux Tuileries le 10 août 1792. Lally-Tollendal y annonce également la publication imminente de son Journal de Suisse et de son édition sur l'officier Pfyffer d'Altishofen (instigateur du célèbre Monument du Lion de Lucerne).

P.A.S., s.d., 1 page in-8
J'obéis respectueusement à mon Vice-Président et à mon Président sans vice, en lui envoyant ce sommaire bien court de mes idées, car je suis bien plus dans le cas de prendre de lui des leçons que de lui donner des avis. Quoiqu'il en soit je lui soumets ce qui sera peut-être mon codicille politique, et j'ai l'orgueil sentimental de vouloir déposer dans sa bibliothèque ce que je puis appeler un testament plus étendu. Sa Seigneurie veut-elle bien agréer l'hommage de tous les sentiments que lui a voués dès longtemps son fidèle serviteur...
Estimation : 400 € ~ 600 €
[Littérature]
Trophime-Gérard, marquis de Lally-Tollendal (1751-1830), homme politique, grand orateur de...
Lot 274
Lot 275
[Second Empire]
Le prince impérial Louis-Napoléon en exil

2 pièces autographes

L.A.S., Camden Place, Chislehurst, 24 mars 1874, Jean-Baptiste Franceschini-Piétri dit Tito (1834-1915), secrétaire particulier et homme de confiance de l’empereur Napoléon III, conseiller général du canton, de l’Ile-Rousse, adressée possiblement à Charles Abbatucci, député et conseiller général de la Corse, chef de file du parti bonapartiste, 8 pp. in-8
(...) Après avoir accompagné l’Impératrice et le Prince Impérial en Suisse [château d’Arenenberg], pendant les mois de juin et juillet, je me suis rendu en Corse à mon Conseil général, dans les premiers jours d’août pour contribuer par mon vote à l’élection du Prince Napoléon à la présidence. Il m’en couta beaucoup à cette époque de ne pouvoir me trouver à Camden le 15 août, au moment où le Prince prenant pour la première fois publiquement la place de l’Empereur. Mais il entrait dans notre ligne politique d’épuiser envers le Prince Napoléon tous les moyens de conciliation et de lui donner toutes les marques de déférence dues au 1er Prince du sang. Aussi par ordre supérieur nous nous rendîmes tous en Corse à cette époque et grâce à nous, le Prince Napoléon put obtenir ce fauteuil de la Présidence qu’il désirait si ardemment. (...) Notre Prince a bien marqué sa place du premier coup et tous les Français qui l’ont vu à Camden sont retournés en France dans le ravissement. Ils croient en lui et vont se faire partout les apôtres ardents de sa foi. (...) Le Prince est retourné à Woolwich où il a repris ses études...

L.A.S., Chislehurst, 23 mai, Augustin Filon (1841-1916), précepteur du prince impérial Louis-Napoléon, 4 pp. in-8
(...) Vous savez mon cher ami que je suis peu agité par les passions politiques. Je ne suis même au courant des faits. Je vis dans un monde d’idées très calmes, en lisant jamais les journaux français à moins qu’on ne m’y force. Si j’écoutais mes convenances personnelles, j’oserais faire le voeu de voir notre exil se prolonger indéfiniment, et, en même temps, il me paraît que je ne pourrais former aucun souhait plus favorable à notre cher jeune prince. Chaque jour il se développe davantage, dans l’atmosphère salubre et fortifiante où il vit. Il a la taille de son père et va le dépasser. Son esprit se pose, et j’ai la joie de voir ceux qui viennent ici le trouver changé en bien. Il y a encore bien des ombres au tableau. La vraie éducation qui conviendrait, serait celle où il se trouverait plus fréquemment mêlé à des jeunes gens de son âge et d’une classe distinguée. Il entend ici trop de choses...
Estimation : 50 € ~ 100 €
[Second Empire]
Le prince impérial Louis-Napoléon en exil

2 pièces autographes

L.A.S., Camden...
Lot 275
Lot 276
[Ancien régime - Royauté]
Actes anciens, 15e au 18e siècle

Réunion de 13 pièces manuscrites et imprimées, dont

P.A.S., château de Marle, 25 avril 1407, parchemin, signé « Villebresme » ; Louis Ier duc d’Orléans fils du roi de France Charles V mande à son conseiller Jean le Flament de faire compter sans délai deux cent francs d’or à Jehan de Jonchery receveur des aides à Reims

Acte de vente de terres, 30 mars 1451, sur parchemin, dans la seigneurie du Bosquel près d’Amiens (Picardie)

L.S., Versailles, 18 septembre 1746, Jean-Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas, secrétaire d’Etat de la Maison du Roi et de la Marine, adressée à Thomas-Eudelin-Marie-François Mervé de Jonville, consul général à Salonique
« ( ) Il n’est pas surprenant qu’attendu la rareté de nos draps à Salonique ceux de Venise y ayent trouvé quelque débit et il n’y a que la paix qui puisse mettre nos négociants en état d’arrêter ce nouveau commerce

L.S., Paris, 3 janvier 1785, Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu, duc d'Aiguillon, pair de France (1720-1788)

P.A., s.d. [vers 1777], adressée à Antoine de Sartine lieutenant général de police de 1759 à 1774
M. le chevalier de Montazeaud détenu à la Bastille pour des motifs connus du ministre ne cesse de réclamer sa liberté. Il annonce le repentir le plus sincère d’avoir pu mériter la sévérité du gouvernement. Ruiné sans sa fortune, et privé de sa réputation, il ne désire sa liberté que pour employer ses talents au soutien et à l’éducation de sa famille. Sa femme ( ) implore l’indulgence du ministre pour se retirer avec son mari dans un port de mer
Jean François d’Essaux de Montazeaux, officier de la marine royale, a abandonné sa femme à Gênes, en 1775, fait des dettes et se singularise à Paris en y faisant la fête, le ministre Sartine ne parvenant à modérer ses excès le fait embastiller. [Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest, 1990]

L.S., 2 janvier 1707, Louis II Phélypeaux marquis de la Vrillière (1672-1725), secrétaire d’Etat de la Religion Prétendue Réformée ; remerciement pour avoir reçu les bons vœux de nouvelles année, 1 page in-8

L.A.S. écrite de Paris le 11 décembre 1726 adressée à Pierre René Gilbert des Vaux marquis de Levaré en son château de Levaré près Erné (Mayenne), donnant des nouvelles de la Cour, des événements à Paris et en Europe

Etc...

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Estimation : 200 € ~ 400 €
[Ancien régime - Royauté]
Actes anciens, 15e au 18e siècle

Réunion de...
Lot 276
Lot 277
[Bretagne]
Actes anciens et généalogiques, 16e au 19e siècle

Réunion d’env. 40 pièces manuscrites relatives à la Bretagne, dont

L.S., Versailles, 25 mars 1768, « Louis » et contresignée par Louis Phélypeaux de Saint-Florentin secrétaire d’Etat de la Maison du Roi, 5 pp. in-fol. ; Mémoire du roi pour servir d’instruction à ses commissaires à l’occasion de la tenue des Etats de Bretagne à Saint-Brieuc

Liste manuscrite des noms de messieurs les fermiers généraux de Bretagne des grands devoirs, impôts et billots, avant 1734

Partie de L.A.S., Rennes, 23 septembre 1768, adressée à Pierre Guillaume Joseph Le Franc des Fontaines abbé de Geneston, dans laquelle il est rendu compte de l’initiative du recteur de Saint Sauveur et de quinze négociants de la ville de rennes de créer un fonds commun pour l’achat de bleds hors de la ville
les pluies continuelles depuis 4 mois et le débordement des rivières ont dévasté les moissons, et détruit jusqu’à l’apparence des récoltes. La cherté du pain est déjà excessive à Rennes, et tout semble annoncer les malheurs d’une famine prochaine. Des particuliers attendris sur le sort de leurs concitoyens pauvres et pénétrés de l’obligation de soulager les infortunés, ont pensé que le seul moyen de prévenir l’excès de la misère et d’assurer la sureté publique est de tirer des grains du dehors. Ils ont déposé chacun une somme proportionnée à leurs fortunes et ont écrit sur le champ pour se faire expédier une partie du bled. Quelques-uns se chargeront de faire boulanger le pain pour être distribué gratuitement aux pauvres. Le but de cette institution patriotique étant principalement de procurer la subsistance à ces familles infortunées, qui victimes à la fois de la misère et de la honte, craignent d’exposer leur malheur à l’œil insultant du mépris

Supplique, s.d. [2nde moitié du 18e siècle], signées des notaires de Rennes adressée au roi
vous savez que Rennes la capitale quoique retirée dans les terres et ne faisant qu’un commerce intérieur fleurissait par l’activité du cours de la justice administrée par un parlement distingué et par le concours de ceux que leurs affaires y appelaient. Aujourd’hui quelle différence ! vôtre parlement composé d’un petit nombre de magistrats, fussent-ils infatigables, ne sauraient suffire à beaucoup près. De là les cris de l’orphelin, de la misère publique dont tous les supports de la justice et tous les corps sont affectés, situation d’autant plus accablante qu’un chacun s’efforce encore de la dissimuler

L.S., Paris, 30 mars 1768, Marie-François de Paule Lefèvre d’Ormesson (1710-1775), marquis d’Ormesson, intendant des Finances et directeur du temporel de l’école de Saint Cyr, concernant la demande de placer les filles de M. Berthelot sieur du Gage (Saint-Carreuc)

Procès-verbal manuscrit de chirurgien de visite des blessures de dame Hélène Louise Lecamus dame de Lieuzel à Rennes, 27 juin 1725

Collation d’une enquête menée auprès d’habitants de Louvigné-du-Désert, 23 juin 1542, dépositions sur les usages, la division du fief des Alleux en Louvigné, sa tenure féodale, 20 pp. in-fol. + aveu sur parchemin du 5 octobre 1638

Etc...

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Estimation : 200 € ~ 400 €
[Bretagne]
Actes anciens et généalogiques, 16e au 19e siècle

Réunion d’env. 40...
Lot 277
Lot 278
[Généalogie]
Manuscrits et imprimés sur les généalogies des familles, 17e au 20e siècle

Réunion de + de 180 pièces manuscrites et imprimées, dont

Manuscrit généalogique sur la famille de Folleville à Péronne, 17e ou 18e siècle, 6 pp.
Tableau généalogique manuscrit de la famille du Fresne du Cange avec armoiries dessinées, 19e siècle, 36 x 43 cm
3 tableaux généalogiques manuscrits de la maison de Wassenaer, 18e siècle, tampons cabinet d’Hozier
Note généalogique manuscrite sur la famille d’Hespel, 18e siècle, 2 pp. in-fol. et 12 billets de part du 19e siècle
20 pièces manuscrites sur la famille Picquet, sieur de Dourier, du Quesnel, etc (Amiens)
3 tableaux généalogiques manuscrits sur la famille Dupire, sieurs de Preille, la Montore, etc avec annotations et tampons cabinet d’Hozier
Panneau armorié gravé sur bois de la famille de Volvire de Ruffec, 35 x 25 cm
10 pièces manuscrites (mémoires, notes, etc) sur la famille de Barbezières de Chémerault, 18e siècle
Promesse de mariage entre Melle de Marescot et le comte de Villayer, 1734
Grand placard imprimé de la généalogie de la famille Dubus, 50 x 35 cm ; tableau généalogique manuscrit et mémoire manuscrit des preuves de noblesse, 18e siècle
Mémoire manuscrit des preuves de noblesse de la famille de Pingré de Fricamps, 6 pp. in-fol., 18e siècle
Mémoire manuscrit des preuves de noblesse de la famille de Proisy, 18e siècle
3 tableaux généralogiques de la famille d’Aix la Chaise, 18e siècle
Grand placard imprimé avec rehauts de couleurs d’époque de la généalogie de la famille de Fermon, 50 x 35 cm
Arbre généalogique dessiné et rehaussé à la gouache orné d’armoiries dessinées, de la famille de Beffroy et alliés, sur vélin, tampon Archives de l’ordre de Malte , 56 x 73 cm
Etc...

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Estimation : 300 € ~ 600 €
[Généalogie]
Manuscrits et imprimés sur les généalogies des familles, 17e au...
Lot 278
Lot 280
[Spiritisme]
Paul Auguez (1826-1886), homme de lettres, poète, essayiste et théoricien du spiritisme français du XIX? siècle

Réunion de 16 pièces manuscrites sur papier et vélin, dont

Diplôme d’honneur de la société de l’Union des poètes, délivré le 8 mai 1857, 27 x 39 cm
Brevet impérial, sur vélin, 12 juin 1858, autorisant au port de la décoration de chevalier de l’ordre de Charles III d’Espagne, 35 x 44 cm
+ L.S., 16 février 1858, Xavier de Istúriz,Primera Secretaría de Estado, certifiant que la Reine d’Espagne a nommé Paul Auguez par décret royal Chevalier de la Royale et distinguée Ordre de Charles III
Brevet pontifical en latin, sur vélin, 28 mai 1867, attribuant à Paul-Marie-Benjamin Auguez le titre et la dignité de Commandeur de la classe civile de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, 27 x 40 cm
Brevet impérial, sur vélin, 5 août 1867, autorisant au port de la décoration de commandeur de l’ordre de Saint Grégoire le Grand, 35 x 44 cm
Diverses L.S. et L.A.S., 1858-1870, lettres de recommandations, remerciements, dont confirmation du titre de camérier du Pape signée par le cardinal Alessandro Barnabò, préfet de la Congrégation pour la Propagande de la Foi, 18 août 1870

Avant de marquer le mouvement spirite, Paul Auguez s'est fait connaître dans le monde des lettres par une poésie d'inspiration romantique et par des écrits de réflexion morale. En 1857, il publie Les Chants du cœur, un recueil de poésies dédié à la reine Isabelle II d'Espagne. Mais Paul Auguez est principalement resté dans l'histoire littéraire et ésotérique pour son rôle déterminant lors de l'émergence du spiritisme en France au milieu du XIX? siècle. En 1856, il fait paraître Les Elus de l'avenir, ou Le Progrès réalisé par le christianisme. Il y développe une pensée synthétique cherchant à concilier le christianisme, le magnétisme animal et l'étude des fluides spirituels. L'académicien Jean-Pons-Guillaume Viennet ayant publié une épître satirique au vitriol contre le surnaturel et la magie, Paul Auguez réplique avec force dans son essai Les Manifestations des esprits : réponse à M. Viennet. Cette défense argumentée des phénomènes psychiques lui vaut les éloges d'Allan Kardec, le fondateur du spiritisme. Il été nommé camérier d'honneur de cape et d'épée auprès du pape Pie IX.
Estimation : 50 € ~ 100 €
[Spiritisme]
Paul Auguez (1826-1886), homme de lettres, poète, essayiste et théoricien...
Lot 280
Lot 281
[Vieux papiers]
La layette royale et documents divers du 19e siècle

Réunion de + de 30 pièces manuscrites sur papier, dont

L.A.S., Paris, 14 septembre 1843, Eugène Ier Lamoral, 8? prince de Ligne (1804 1880), ambassadeur de Belgique en France, candidat au trône de Belgique lors de la révolution belge de 1830, adressée à Jules Kindt, inspecteur des manufactures et expert en commerce international, relative aux négociations avec la France des accords douaniers avantageux concernant l'industrie du lin, qui traverse en Flandre une crise désastreuse liée à la mécanisation britannique, des dizaines de milliers de tisserands et fileurs flamands plongeant dans la misère

L.A.S., Marseille, 31 janvier 1811, Antoine-Ignace Anthoine, baron de Saint-Joseph, maire de Marseille (1749-1826)
+ 15 L.A.S., 1842-1844, François Anthoine de Saint-Joseph, fils du précédent (1787-1866)

L.A.S., 29 mars 1825, Louis Auguste de Mondion (1760-1831) ancien officier adressée aux membres de l’association paternelle des chevaliers de Saint Louis, demandant du secours en raison de sa faible retraite militaire

L.A.S., 29 mars 1825, Louis Auguste de Mondion (1760-1831) ancien officier adressée aux membres de l’association paternelle des chevaliers de Saint Louis, demandant du secours en raison de sa faible retraite militaire

L.A.S., Madrid, 5 frimaire an IV, Laurent marquis de Gouvion de Saint-Cyr, nommé ambassadeur à Madrid par Napoléon Bonaparte

L.A.S., Peterswalde (Bohême) et Pirna (Saxe), 13 et 14 septembre 1813, Edouard Mounier (1784-1843), secrétaire du cabinet de l'Empereur Napoléon Ier, intendant général des bâtiments de la Couronne, adressée à son épouse, la baronne Mounier (née Wilhelmine de Schladen), marque postale linéaire « MAYENCE » (traces de scotch)
Témoignage sur le quotidien de la suite impériale durant la Campagne d'Allemagne, Mounier y décrit l'inconfort du front avec beaucoup d'esprit : s'entasser à quatre ou cinq dans une chambre « sur quelques brins de paille » ou préférer dormir dans sa voiture en raison de la boue et d'une « pluie affreuse ». Dans l'attente constante d'un ordre de mouvement (« l'ennui de cet état d'incertitude »), la suite civile et militaire s'organise pour garder le moral.
Mounier raconte sa soirée passée en compagnie du célèbre aide de camp de l'Empereur, Charles de Flahaut (« M. de Flahault qui chante très agréablement nous a chanté force ballades, romances »). Pour tromper la faim et la pauvreté du repas réel (« nos pommes de terre et notre mouton »), les officiers s'évadent par l'esprit : « nous nous sommes mis à arranger des dîners, ou plutôt comme dans l'histoire des Mille et une nuits, à nous régaler en imagination de toutes les bonnes choses que nous pouvions inventer. Nous avons bien ri de cette folie. »

2 L.A.S., Benjamin Delessert (1773-1847), célèbre botaniste, régent de la Banque de France et député + L.A.S. Alexandre Delessert (1776-1833) banquier à Paris, frère du botaniste

4 L.A.S. d’armateurs de Rouen, prairial an XI : frères Lafosse, Dubois du Fayel, Welz

La Layette Royale de la future Reine Isabelle II d’Espagne
Ensemble de documents de la Maison Colliau (« Colliau Mère et Fils »), lingère ordinaire du Roi, située au 1, rue Neuve-des-Petits-Champs à Paris, mai-juin 1830, relative à l'une des commandes d'Etat de la fin de la Restauration : la layette de naissance officielle commandée par le Roi Ferdinand VII d’Espagne pour son futur enfant (la future Reine Isabelle II)
L.A., 7 juin 1830, de la Maréchale Duchesse de Reggio (épouse du Maréchal Oudinot et dame d’honneur), adressée à la Baronne de Vanssay, lui annonçant la visite officielle de S.A.R. la Duchesse de Berry dans les ateliers de Madame Colliau pour y admirer la layette espagnole, 1 page in-4
Manuscrit de satisfaction officielle relatant la visite de la famille royale française et étrangère, 1 page in-4
4 feuillets dessinés à la mine de plomb, issus des cartons de l’atelier Colliau, ayant servi de modèles pour la confection du linge royal, dessins préparatoires originaux ou poncifs de broderie et de dentelle : blason royal sommé d’une couronne fleurdelisée de style Restauration ; 2 planches de bordures festonnées et frises fleuries destinées à orner les draps de baptême, nansouks fins ou bonnets de naissance ; une planche de chiffres et monogrammes royaux (marquée N°17) présentant un chiffre couronné dans une couronne de laurier et un entrelacs complexe de lys et de roses

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Estimation : 300 € ~ 600 €
[Vieux papiers]
La layette royale et documents divers du 19e siècle

Réunion...
Lot 281
Lot 282
[Cartographie]
Cartes et plans anciens, 18e au 20e siècle

Lot de 16 pièces imprimées, formats et états divers, dont

Veromanduorum eorum que confinium exactissima descriptio / Johanne Surhonio auctore ; carte de Saint Quentin en Vermandois par Jean Surhon rehaussée en couleurs, 38 x 24 cm

Carte ancienne, 1ère moitié du 18e siècle, montrant une partie de la généralité de Soissons, celle de Châlons, les élections de Coulomiers, Rozoy, Provins et Montereau, rehaussée en couleurs d’époque, plié en deux, 67 x 53 cm (accdts, rousseurs, mouillures)

Carte du Cambrésis, en couleurs, gravée par Jeanne Maillart et frère, 18e siècle. Entoilée et pliée, 64 x 82 cm (rousseurs)

Carte de Cassini, 5 planches, gravées par B. Desfontaines, vers 1763 : Le Mans ; n°129, sud de l’Ille-et-Vilaine (manques) ; n°141 Metz ; n°142 Nancy, 2 exemplaires, en noir et en couleurs. Entoilées et pliées, 60 x 94 cm (rousseurs)

Carte générale de la France par V.A. Malte-Brun, gravée par Erhard, Paris. Entoilée et pliée, 85 x 103 cm

Nouvelle carte postale de la République française à l’usage des voyageurs publiée par Auguste Logerot, 1850. Entoilée et pliée, sous étui, 57 x 74 cm

[Carte des Balkans] General-Karte Von Der Europäischen Türkei : Nach Allen Vorhandenen Originalkarten Und Itinerarischen Hülfsmitteln Bearbeitet und Gezeichnet Von Heinrich Kiepert - Schrift gestochen von W. und C. Kratz in Weimar - Berlin : In Commission Bei Dietrich Reimer, 1853 - Terrain radirt von C. Ohmann in Berlin. En 32 sections montées sur toile et pliées, rehaussées de couleurs d’époque, 90 x 132 cm (rousseurs), sous étui

Carte administrative du canton de Laon, dressé sous le préfet Castaing, 59 x 51 cm

Bacon’s pocket maps and plan : Bacon’s new map of the environs of London, 74 x 99 cm avec annotations au crayon rouge et bleu

Plan complet de Bruxelles et ses faubourgs, impression en couleurs, maison d’édition A. de Boeck, 81 x 59 cm, avec nomenclature des rues

Plan et nomenclature des rues de Lille. Lille, Jules Taillandier

Joint : Atlas élémentaire de l’histoire de France adopté et recommandé par la société pour l’instruction publique. Paris, E. Ducrocq, 1839 Petit atlas de géographie contenant 8 cartes coloriées par l’abbé Gaultier. Paris, Jules Renouard & Cie, vers 1845 - Atlas des écoles primaires contenant 28 cartes coloriées, par Th. Bénard. Paris, Eugène Belin
Estimation : 200 € ~ 400 €
[Cartographie]
Cartes et plans anciens, 18e au 20e siècle

Lot de 16...
Lot 282
Lot 283
[Cartographie]
Plans de Paris, 19e et 20e siècle

Lot de 5 pièces imprimées, formats et états divers

Carte du siège de Paris - Carte du département de la Seine exécutée au dépôt de la guerre d’après les levès des officiers du corps d’état major, 1870/1871, rehaussée en couleurs, au dos étiquette de la maison Orlandi & Cie, papeterie et imprimerie, 2 rue Saint Denis. Entoilée et pliée, 80 x 113 cm (mouillures)

Environs de Paris et ses fortifications, par Dr Ermette Pierotti, [1870], pliée et montée dans une chemise cartonnée titrée, 26,5 x 36 cm

Plan de Paris à l’échelle de 2 millimètres pour 25 mètres indiquant les nouveaux percements et les changements de noms de voies publiques, rehauts de couleurs d’époque, publié par Eugène Andriveau-Goujon, 1880. En 36 sections montées sur toile et pliées, 82 x 106 cm (mouillures), monté dans une reliure en percaline, avec Nomenclature des rues, boulevards, avenues, 25 pp.

Plan du bois de Boulogne par G. Pauly. Pliée, 30 x 35 cm

Plan de Paris à vol d’oiseau, reproductions artistiques en élévation de toutes les rues, maisons et richesses artistiques de Paris, dressée par Georges Peltier. Paris, Blondel La Rougery, sans date (vers 1920). En cinquante sections montées sur toile et pliées, formant un plan de 140 x 190 cm
Au revers, étiquette de "Blondel La Rougery, éditeur-géographe, 7, rue Saint-Lazare"
Rare plan monumental et très détaillé de Paris, mesurant un mètre quarante de hauteur sur près de deux mètres de largeur, dessiné et dressé par Georges Peltier entre 1920 et 1940. L’auteur s’est inspiré du célèbre plan de Louis Bretez dit "plan de Turgot", dressé en 1739. Paris est représenté à vol d’oiseau, avec tous les bâtiments et monuments figurés en perspective et élévation.
Bel état
Estimation : 150 € ~ 300 €
[Cartographie]
Plans de Paris, 19e et 20e siècle

Lot de 5 pièces...
Lot 283
Lot 287
[Indre-et-Loire]
Le pain béni à Nazelles-Négron, 14e siècle

Charte ecclésiastique, sur parchemin, vers 1380, 28 x 25 cm
écrite à l’encre brune entièrement en latin juridique et ecclésiastique médiéval

Acte de l'Officialité de Tours réglant le litige et fixant la redevance perpétuelle du Pain Béni de la Pentecôte pour la paroisse de Nazelles due par Guillaume Guespier sur son tènement (2 boisseaux de froment et 2 sols de rente)

Le "panetier" de l'église de Nazelles accuse Guillaume Guespier de s'être soustrait à son obligation de fournir le pain béni pour la messe de Pentecôte, l’accusant de manquements et de tromperie. Pour éviter l'excommunication ou la ruine d'un procès, Guillaume Guespier accepte un accord contraignant. La charge devient perpétuelle et héréditaire : elle est fixée sur son « tènement » (sa ferme). La charge du pain béni était une véritable servitude foncière transmissible avec la terre. Si la famille ne livre pas le grain le samedi soir avant Pentecôte, l'église a le droit de saisir immédiatement ses biens pour acheter le pain au marché.

A l'origine, offrir le pain béni à l'église le jour d'une grande fête (comme la Pentecôte, la Saint-Florentin à Amboise ou la Saint-Symphorien) était un honneur réservé aux notables ou aux familles d'un village. Cependant, au XIVe siècle (l'époque de votre document), la crise économique de la guerre de Cent Ans transforme cet honneur en une charge financière redoutée. Le prix du blé (froment) fluctue énormément. Pour s'assurer que l'autel soit toujours pourvu, les églises de Touraine commencent à attacher cette obligation à des parcelles de terre spécifiques (le « tènement »).
En Touraine, le pain béni de grande fête n'est pas un pain ordinaire. Les textes d'archives décrivent un pain fait de pur froment (le blé le plus cher, réservé aux riches et à l'autel, contrairement au seigle ou au méteil mangé par le peuple), souvent enrichi (devenu plus tard la fameuse brioche de Touraine ou le gâteau de rôle).
Estimation : 150 € ~ 300 €
[Indre-et-Loire]
Le pain béni à Nazelles-Négron, 14e siècle

Charte ecclésiastique, sur parchemin,...
Lot 287
Lot 290
[Vieux papiers]
Documents manuscrits et imprimé, 19e et 20e siècle

Réunion de 10 documents manuscrits, 19e au 20e siècle, dont

L.A.S., Malmaison, 23 décembre 1809, Aimé Bonpland (1773-1858), botaniste et explorateur, intendant général des domaines de Malmaison, adressée au baron de Bilderberck
Monsieur le Baron il y a déjà plusieurs jours que j’ai vu M. Redouté et que nous sommes convenus qu’il vous ferait remettre la suite de l’ouvrage des liliacées pour Son Altesse le Prince de Cobourg. Notre attention était de vous aller voir pour vous avertir de cela mais je suis absolument privé d’aller à Paris depuis plusieurs jours

L.A.S., Paris, 5 novembre 1839, Victor Herbin (1804-1868) journaliste et auteur dramatique, adressée à Samuel-Henry Berthoud écrivain et journaliste

L.A.S., 18 avril 1840, Joseph Xavier Boniface dit Saintine, vaudevilliste et romancier, adressée à Samuel-Henry Berthoud écrivain et journaliste

L.A.S., 11 septembre 1848, Charles Lagrange représentant du Peuple

L.A.S., Paris, 14 août 1837, Etienne Huard de l’Isle Bourbon (1817-1847), poète, critique d’art et promoteur des artistes peintres qui servait de relai à Paris pour inciter les peintres parisiens à envoyer leurs toiles dans les Salons et Expositions de province, adressée M. Hédouyn, secrétaire de la Société des Amis des Arts de Boulogne-sur-Mer ; s'excuse de ne pas pouvoir se rendre en personne à l'exposition de peinture de Boulogne-sur-Mer et indique avoir encouragé plusieurs artistes parisiens de mérite à y envoyer leurs tableaux, citant notamment le peintre François Vincent Latil ainsi que Mlles Henry et d'autres peintres de son réseau.

L.A.S., 13 mai 1937, Gaston Doumergue (1863-1937), ancien président de la République (1924-1931)

L.A.S., 23 décembre, Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), Maréchal de France

Commune de Paris, Proclamation au peuple de Paris, 4 avril 1871, placard, 55 x 36 cm
Estimation : 50 € ~ 100 €
[Vieux papiers]
Documents manuscrits et imprimé, 19e et 20e siècle

Réunion de...
Lot 290
Lot 293
[Royauté]
Testament de Louis XVI imprimé sur soie, vers 1795

Testament de Louis XVI, fait au Temple le 25 décembre 1792

Copie du testament imprimée sur soie à Londres par “W. Bulmer pour M. Peltier, N° 11, Ponton-street, Haymarket”

“Exemplaire de Son Eminence Mgr le cardinal de Rohan”

Portrait en médaillon de Louis XVI, gravé au pointillé par Mariano Bovi (1757-1813), spécialiste italien installé à Londres de la technique stipple engraving (fait faillite en 1805), d'après Pierre-André Le Suire peintre miniaturiste

vers 1795

51 x 32,5 cm à vue (trace de mouillure)

présenté sous un cadre doré d’époque Seconde Restauration, 59 x 41 cm (accdts) ; au dos, étiquette (une partie effacée) de la maison d’estampes Vallardi, installée depuis 1814 au 5 boulevard Poissonnière à Paris

L’exécution de Louis XVI, survenue le 21 janvier 1793, ne marqua pas seulement la fin d'un règne, mais le début d'une phase de sacralisation sans précédent de la figure royale au sein des communautés de l'émigration française. Parmi les objets de dévotion politique les plus singuliers produits durant cette période, le testament du roi, rédigé à la tour du Temple le 25 décembre 1792, occupe une place centrale.
L'édition imprimée sur soie à Londres par William Bulmer, à l'initiative du publiciste Jean-Gabriel Peltier, constitue un exemple de la convergence entre l'excellence technique de la typographie britannique et la ferveur idéologique des royalistes exilés. Cet objet est à la fois un manifeste politique et une relique sacrée.
Le testament de Louis XVI est rédigé dans l'isolement de sa captivité alors que le procès devant la Convention nationale suivait son cours. Le roi y exprime son pardon à ses bourreaux, recommande à son fils de ne pas chercher à venger sa mort et réaffirme sa fidélité à l'Église catholique romaine. Dès le lendemain de son exécution, le texte circule sous forme de copies manuscrites et de brochures clandestines en France, mais c'est en Angleterre que sa production prend une dimension monumentale et luxueuse. Pour les émigrés français, le testament n'est pas une simple déclaration de dernières volontés, il devient le texte fondateur de la Restauration future. La décision de l'imprimer sur soie, une matière noble associée traditionnellement aux vêtements liturgiques et aux attributs de la royauté, vise à extraire le document du flux quotidien de l'imprimé éphémère pour l'inscrire dans la permanence.
À la fin du XVIIIe siècle, William Bulmer, considéré comme l'un des artisans imprimeurs les plus talentueux de Londres, exerce de 1790 à 1819.
Pour le testament de Louis XVI, Bulmer utilise les types gravés par William Martin, un fondeur dont le style marquait une rupture avec les formes anciennes pour adopter la rigueur et la clarté du style « Moderne » de l’époque. L'impression sur soie posait des défis techniques considérables. Contrairement au papier, la soie n'absorbe pas l'encre de la même manière et peut se déformer sous la pression de la presse à plat. Bulmer a dû adapter sa technique pour garantir que les lignes fines des caractères de Martin restent nettes et que le texte demeure lisible malgré la texture du tissu. Cette prouesse technique justifiait le prix élevé de ces exemplaires, qui étaient vendus nominativement comme des objets de dévotion destinés à être encadrés et exposés dans les intérieurs aristocratiques.
Émigré à Londres après la journée du 10 août 1792, le publiciste Jean-Gabriel Peltier y fonde une agence éditoriale qui devient le pivot de la résistance royaliste contre la Convention, puis contre le Directoire et le Consulat. Peltier est un polémiste infatigable, connu pour ses journaux comme L'Ambigu et sa participation aux Actes des Apôtres. En publiant ce document à Londres, il s'adresse à deux publics : la noblesse française en exil, pour renforcer la cohésion autour du culte du roi martyr, et l'opinion publique britannique, pour justifier l'effort de guerre contre la France républicaine.
Notre exemplaire de prestige a été commandé par Louis-René-Édouard de Rohan (1734-1803), célèbre pour son rôle dans l'Affaire du collier de la reine, émigre en 1792 et se réfugie dans la partie allemande de son diocèse et devient un opposant actif à la Révolution. Loin d'abandonner le combat, il utilise ses dernières ressources et son influence pour lever des troupes armées contre-révolutionnaires. Son contingent militaire intègre l'armée de Condé, composée de nobles émigrés venus prêter main-forte aux monarchies européennes pour tenter de restaurer l'Ancien Régime en France.
Estimation : 2 000 € ~ 3 000 €
[Royauté]
Testament de Louis XVI imprimé sur soie, vers 1795

Testament de...
Lot 293
Lot 294
[Littérature]
Donatien Alphonse François Marquis de Sade (1740-1814)

Lot de 6 documents

L.A.S., s.d. [vers 1799], Donatien Alphonse François Marquis de Sade, adressée à M. Gaufridy, son avocat à Paris
M. Diard, monsieur, l’un de mes créanciers à la fois le plus pressant et le plus considérable, désire vous voir pour savoir de vous quelle est à peu près l’époque où mes enfants veulent terminer, je vous supplie de transmettre à mes donataires enfants toute l'inquiétude et toute l'humeur qu'il vous témoignera (avec raison sans doute). Puisse cette démarche hâter, déterminer l'irrésolution de ma famille et convaincre ces barbares individus que le véritable honneur consiste bien plus à donner à leur père une existence honnête qu'à conserver encore d'antiques préjugés dont les résultats firent en tous les temps et l'infortune et le malheur de la patrie. Considération et reconnaissance. Sade
Sade fait référence à ses enfants « barbares individus » à qui il a dû céder ses biens pour éviter qu'ils ne soient saisis. Il se retrouve alors à leur "merci" pour recevoir une pension. A cette période, Sade est dans une situation de dénuement total. Il vit alors à Saint-Ouen dans une petite chambre, caché pour échapper à ses créanciers. Il harcèle son homme d'affaires, Gaufridy, pour obtenir de l'argent de ses terres de Provence (La Coste, Mazan), mais ses enfants (les "donataires") bloquent les fonds. Gaufridy, qui résidait habituellement à Apt en Provence, a fait plusieurs séjours à Paris pour tenter de régler les affaires de Sade. Il logeait précisément à cette adresse (Rue des Boucheries-Saint-Germain) durant le printemps 1799.
Cette lettre est un témoignage poignant de la déchéance du Marquis. A cette époque, il écrit à Gaufridy presque tous les deux jours, alternant entre les insultes et les supplications. Quelques mois plus tard, en 1800, il publiera Zoloé, ce qui précipitera son arrestation définitive et son transfert à l'hospice de Charenton en 1801.

L.A.S., 21 messidor an 12 (10 juillet 1804), 1 page in-12, Donatienne-Eléonore de Sade appelée Laure de Sade (1771-1844), qui écrit au nom de sa mère, Renée Pélagie, Marquise de Sade
Vous trouverés Monsieur ici joint une procuration que ma mère vous envois. Elle est bien faché que ses yeux l'empêchent de le faire elle même. Laure de Sade pour ma mère. ce 21 messidor an12
Laure de Sade sert de secrétaire à sa mère, retirée au château d'Echillais après avoir demandé la séparation de corps d'avec le Marquis, souffrant de graves problèmes de vue à la fin de sa vie (elle finit quasiment aveugle). A cette date, le Marquis de Sade est enfermé à l'hospice de Charenton depuis trois ans déjà. La famille gère les restes de la fortune Sade et les questions juridiques (la fameuse "procuration") sans plus aucun contact direct avec lui.

Annonce de vente d’« une maison patrimoniale à vendre sise à Paris rue neuve du Luxembourg, n°11 » (aujourd. Rue Cambon). Il s’agit de l'hôtel particulier parisien du Marquis de Sade

Enveloppe affranchie à l’adresse écrite par le Marquis de Sade, « Monsieur Paris avoué ( ) à Paris »

2 P.A.S., 1806, concernant les créances dues par le Marquis de Sade ; acte d’opposition
( ) Signifié déclaré au Sieur Donatien Alphonse François de Sade demeurant à Charenton dans la Maison de Santé, audit domicile lui parlant à une femme qui n'a voulu dire son nom ( ) Que le requérant est opposant ( ) à ce que ledit de Sade paie et vide ses mains en celles de quiconque ce soit et particulièrement en celles de Dame Marie-Justine-Angélique Vachon de Belmont veuve de Roure, de tous loyers, rentes, arrérages...

Ordonnance et mise en demeure de sommation, 9 mai 1806
Signifié à M. Donatien Alphonse François de Sade en son domicile actuel à l'hospice de Charenton et St Maurice, où étant j'ai exprès transporté, et parlant à un portier dudit hospice ( ) j'ai huissier susvisé fait sommation audit Sieur de Sade ( ) de se trouver mardi prochain vingt mai présent mois, onze heures du matin en l'étude de Me Fournier Notaire situé à Paris Quai Napoléon...
Estimation : 400 € ~ 800 €
[Littérature]
Donatien Alphonse François Marquis de Sade (1740-1814)

Lot de 6 documents...
Lot 294
Lot 296
[Royauté]
Karl-Wilhelm Naundorff ou Charles-Louis duc de Normandie (1785-1845), le faux Louis XVII

Rare réunion de 4 L.A.S., 1834-1835, 10 pp. in-4 et in-8, écrites en Kurrent (allemand ancien), adressées à son épouse Johanna Einert et à sa fille Amélie

Plus connu sous le nom de Karl-Wilhelm Naundorff, un horloger d'origine prussienne, qui arrive à Paris en 1833 en affirmant être nul autre que Louis XVII, le fils de Louis XVI et Marie-Antoinette. Selon sa version : il ne serait pas mort à la prison du Temple en 1795 ; des fidèles l'auraient exfiltré et remplacé par un autre enfant ; et il aurait passé des années en captivité ou en exil sous diverses identités avant de réclamer ses droits.
Bien que la science moderne (tests ADN réalisés en 1998 et 2014) ait prouvé qu'il n'avait aucun lien biologique avec les Bourbons, il a réussi à convaincre de nombreux anciens membres de la cour de Versailles à l'époque par sa connaissance de détails intimes de la famille royale.

L.A.S., 16 octobre 1834, écrite de Paris, en exil, adressée à sa fille à Dresde en Saxe, dans laquelle on y voit un père soucieux de l'éducation artistique de sa fille (piano, guitare, harmonie) mais aussi très protecteur concernant sa moralité, l'avertissant contre les séducteurs comme ce "Monsieur Sabatier". La signature "Duc de Normandie" montre qu'il maintenait fermement sa prétention royale, même dans sa correspondance privée avec ses enfants.

L.A.S., Paris, 4 juin 1834, adressée à Johanna Einert son épouse demeurant chez Madame de Survilliers à Dresde en Saxe, dans laquelle on y découvre un aspect concret de la vie de la famille Naundorff : l'organisation matérielle de leur exil, l'envoi de cadeaux de luxe et la protection et l'affirmation de liens de parenté avec la noblesse européenne

L.A.S. 2 juillet 1834, Chartres, adressée à sa fille, l’encourageant sa fille, à perfectionner son français en vue d'une rencontre prochaine avec sa tante (vraisemblablement la Duchesse d'Angoulême, Marie-Thérèse, la sœur du véritable Louis XVII, que Naundorff espérait désespérément convaincre)

L.A.S. 2 juillet 1834, Chartres, adressée à sa fille, l’encourageant sa fille, à perfectionner son français en vue d'une rencontre prochaine avec sa tante (vraisemblablement la Duchesse d'Angoulême, Marie-Thérèse, la sœur du véritable Louis XVII, que Naundorff espérait désespérément convaincre)

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Estimation : 400 € ~ 800 €
[Royauté]
Karl-Wilhelm Naundorff ou Charles-Louis duc de Normandie (1785-1845), le faux...
Lot 296
Lot 297
[Royauté]
Jules Favre (1809-1880), avocat du faux Louis XVII

Lot de 6 L.A.S., 12 pp. in-8, 1840-1841, adressées à Modeste Gruau de la Barre, ancien procureur du roi, le fidèle lieutenant et disciple le plus dévoué de Karl-Wilhelm Naundorff ou Charles-Louis duc de Normandie, faux Dauphin Louis XVII

Gruau de la Barre organise la défense juridique et médiatique du prétendant, publiant plusieurs ouvrages pour prouver la survie du Dauphin. Il gère la "maison" de Naundorff en France, tandis que Naundorff s'est exilé à Londres après avoir été expulsé de France en 1836).
Jules Favre est choisi par Gruau de la Barre pour représenter les intérêts de Naundorff devant la justice française. Lors du procès de 1840, Naundorff, par l'intermédiaire de Favre, tente d'obtenir la restitution de ses biens et la reconnaissance de son état civil. Bien qu'il soit un républicain convaincu, Favre défend la cause avec une éloquence remarquable. Il ne se prononce pas forcément sur la "vérité" historique du sang royal, mais il attaque l'injustice de l'exil forcé sans jugement que Naundorff a subi en 1836. Malgré le talent de Jules Favre, les tribunaux français se déclarèrent incompétents pour juger de la filiation royale de Naundorff. Gruau de la Barre continuera de soutenir le prétendant jusqu'à la mort de ce dernier en 1845, et restera fidèle à la famille Naundorff toute sa vie.

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Estimation : 200 € ~ 400 €
[Royauté]
Jules Favre (1809-1880), avocat du faux Louis XVII

Lot de 6...
Lot 297
Lot 298
[Sciences - Monarchie de Juillet]
Constant Prévost (1787-1856) géologue et président de la Société géologique

Lot de 8 manuscrits, 1 L.A.S. et documents divers

L.A.S., 10 décembre 1842, 3 pp. in-4 ; brouillon d’une lettre adressée au Président de l’Institut de France, qui porte sur un débat interne concernant l'admission de "personnes étrangères" (non-académiciens) pour présenter des travaux lors des séances. Constant Prévost tenter de trouver un compromis entre le caractère "privé" des séances académiques et l'ouverture nécessaire aux savants extérieurs, tout en citant son illustre contemporain Victor Hugo, élu à l'Académie française en 1841. Il s'appuie sur la critique de Victor Hugo, qui trouvait l'institution trop fermée sur elle-même, pour pousser l'Académie des Sciences à ne pas devenir une tour d'ivoire et à rester à l'écoute des découvertes extérieures.

7 manuscrits, 1829-1838, brouillons des cours écrits par Constant Prévost qu’ils dispensent comme professeur lors des séances tenues à l’Athénée de Paris ou Athénée Royal, rue de Valois à Paris, ainsi qu’à a faculté des sciences à la Sorbonne de Paris, sur les thèmes des roches, fossiles, la géologie, etc.

Petit carnet manuscrit, 33 pp. in-12, notes avec croquis à l’encre sur les reptiles, insectes, etc

Observations sur les Grès coquilliers de Beauchamp & sur les mélanges de coquilles marines & fluviales dans les mêmes couches, épreuves d’imprimeurs avec corrections et ajouts manuscrits de Constant Prévost

Mémoires et observations géologiques par Constant Prévost, candidature à l’Académie des sciences, 1835, épreuves d’imprimeur avec corrections et ratures manuscrites, 16 pp. in-8

Convocation pour examiner les bacheliers es sciences physiques, 1845

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Estimation : 300 € ~ 600 €
[Sciences - Monarchie de Juillet]
Constant Prévost (1787-1856) géologue et président...
Lot 298
Lot 299
[Art - Bouches-du-Rhône]
Archives inédites du marquis d’Arlatan de Lauris, sa société d’oeuvres d’art sous la Révolution

Lot de manuscrits, correspondances et documents divers

Son activité d’avocat
22 mémoires, placets et notes manuscrites d’affaires défendues au cours de l’année 1787, dont l’affaire Thomas Coq pour vols ; double vie de ménage mené par François Falconiery à Toulon et à Aix ; violence familiale ; affaire de prostitution ; etc

Sa famille
32 L.A.S., 1794-1795, adressées clandestinement à Boniface Alexandre d’Arlatan de Lauris émigré en Italie, dont lettres de sa mère Marie-Madeleine de Gallifet, sa sœur Désirée et autres proches. Les auteurs prennent soin de ne jamais signer les lettres et de ne citer aucun nom, en raison de la surveillance de la correspondance par les autorités

Création et faillite d’une société de négoce de produits de luxe et d’oeuvres d’art en Italie, 1795-1797

Rare réunion de + de 95 documents manuscrits (correspondances, mémoires, quittances, comptes, etc)
Cet ensemble d'archives documente la vie clandestine, les stratégies financières et les réseaux artistiques de la noblesse française émigrée en Italie durant la Révolution française. Il retrace spécifiquement le destin du marquis BonifaceMartin-Joseph-Alexandre d’Arlatan de Lauris contraint de fuir la Terreur et l'effondrement de ses privilèges. Dépouillé de ses revenus légaux et menacé de mort s'il rentrait en France, le marquis s'est réinventé dans la clandestinité sous le pseudonyme de « Alexandre Laroche ». Pour survivre, il s'est associé à un ami provençal, Louis L’Hermite, un ancien prêtre agissant sous l'identité d'un faux marchand anglais Luigi Smith Ensemble, ils ont opéré au cœur de l'Italie du Nord (Venise, Milan, Padoue) et du Royaume de Naples, naviguant entre les espions du Directoire, les blocus militaires et une aristocratie italienne en crise.

Cet exceptionnel ensemble documentaire retrace la création, les tumultes et la liquidation de la société de commerce d'art et de luxe fondée le 8 mai 1795 entre les deux émigrés français aux identités dissimulées. L'utilisation de fausses identités ("Alexandre Laroche" et "Luigi Smith") était alors vitale. Capturé par les troupes françaises avec de faux livres de comptes et des liaisons diplomatiques ennemies (comme le Consul britannique John Udny), le marquis aurait été jugé comme agent contre-révolutionnaire et guillotiné. Cette couverture britannique permettait de circuler librement et d'exfiltrer les richesses via des ports neutres comme Livourne.
Dès le printemps 1795, les archives révèlent l'établissement d'un réseau complexe s'étendant à travers l'Italie du Nord, illustré notamment par l'intervention de Luigi Arduin à Padoue, chargé de la gestion d'une exploitation agricole spécialisé dans la culture expérimentale du solano, une plante tinctoriale destinée à la teinture de la soie et secrètement exportée vers l'Angleterre.
L'activité principale de la société se concentre cependant sur la constitution d'un stock important d'œuvres d'art bradées par les familles italiennes ruinées, dont un inventaire révèle la présence de chefs-d'œuvre majeurs : 84 tableaux restaurés par Giuseppe Pellegrini ("le Peintre Errant") à Milan et Naples, des toiles attribuées au Poussin (comme "La Présentation au Père Eternel"), au Titien ("Le Repos en Egypte"), ou encore à Giovanni Bellini, Paolo Véronèse, Giorgione, Tintoret, Giulio Romano, Luca Giordano, ainsi qu'une collection d’estampes et de glyptique expertisée comportant un camée de Polyphème et de prestigieuses intailles.

Joint : + de 55 mémoires et quittances manuscrits de boulangers, orfèvre, pharmacien, peintre, bottier, tonnelier, épicier, maçon, marchand de meubles, papetier, etc, pour l’année 1846, établis au nom de Frédéric Eugène de Benault de Lubières d’Albe (1804-1876), époux de Louise Joséphine Désirée d’Arlatan.

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Estimation : 1 000 € ~ 2 000 €
[Art - Bouches-du-Rhône]
Archives inédites du marquis d’Arlatan de Lauris, sa...
Lot 299
Lot 300
[Guerre 1870-1871]
Pas Brave ! Episode de l’invasion 1870-181 , manuscrit unique et inédit

"Pas Brave ! Episode de l'invasion 1870-71", manuscrit autographe inédit, écrit par L. Gautier, entre 1872 et 1874, 281 pages, incluant une table des chapitres et des notes d'auteur intermédiaires, 21 x 16 cm, illustré de 12 dessins originaux faits main (encres, lavis, gouaches sur carte sombre), signés et datés « L. G. 1873 ».

Le volume s'ouvre sur deux dédicaces distinctes : une dédicace intime adressée à « Chère Marie » (datée de la Nuit de Noël 1873), Marie Guichard épouse de Firmin Mariette, à qui le livre est offert ; un mot adressé à Firmin Mariette employé de chemin de fer, daté du 11 décembre 1873, soumettant le « chétif manuscrit ».

La dernière page du manuscrit reprend une lettre recopiée à sa sœur Eulalie Gautier, dans laquelle il explique que ce roman est la transposition littéraire d'un spectacle de marionnettes familial dont ils incarnaient les personnages.

L’intrigue de cette fiction historique se déroule dans le village de Bourville, bourg situé sur le ruisseau d’Ousson, près de Briare, lors de l’invasion et de l’occupation par les troupes prussiennes lors de la guerre 1870-1871. Elle relate l’histoire d’un village occupé et le destin de Justin, amoureux de Jeanne, qui par deux fois, prouvera son courage en sauvant deux personnes, l’une de la noyade et l’autre d’un incendie.

Joint : 10 pièces manuscrites du 18e et du 19e siècle, dont extrait de l’arrêt du parlement de Toulouse qui inscrit au tableau des postulants curiaux Etienne François Combet avocat (1780) ; diplôme de bachelier de 1820 ; nomination en 1821 d’Henri Laget comme pasteur de l’église consistoriale d’Aigues-Vives (Gard)
+ Hospice d’Alais, règlement, Nîmes, impr. Goubier, 1917.
Estimation : 200 € ~ 400 €
[Guerre 1870-1871]
 Pas Brave ! Episode de l’invasion 1870-181 ,...
Lot 300
Lot 302
[Sciences - Génie civil]
Papiers d’un élève de l’école des Ponts-et-Chaussées sous la Révolution

Lot de manuscrits, dessins et documents divers

Né à Paris en 1778, Alexandre Nicolas Duvergier intègre en 1794 la toute nouvelle Ecole centrale des travaux publics (futur Ecole polytechnique), puis est admis en 1796 à l’Ecole des Ponts et Chaussées en tant qu’élève ingénieur. Ingénieur ordinaire des Ponts-et-Chaussées en 1800, il terminera sa carrière comme ingénieur en chef, travaillant notamment sur les infrastructures de transport et les aménagements hydrauliques.

Copies manuscrites de 20 mémoires, cours et exercices dispensés à l’Ecole des Ponts et Chaussées par les ingénieurs enseignants Antoine de Chézy (1718-1798), Pierre Marie Jérôme Trésaguet (1716-1796), Emiland Gauthey (1732-1806), dont :
Mémoire sur les écluses des canaux de navigations par M. Gauthey, fait à Dijon le 18 juin 1780, avec planche de croquis dessinés
Problème : déterminer l’angle le plus avantageux qu’il convient de donner au busque d’une écluse, par M. de Chézy
Méthode pour le toisé des solides qui se rencontrent communément dans les terasses, par M. de Chézy, avec planches de croquis dessinés
Eléments du détail des prix des ouvrages de terrasses
Théorie de l’épaisseur des culées
Méthodes pour déterminer le volume d’eau que fournit une rivière, un ruisseau, une source quelconque
Mémoire sur la construction et l’entretien des chemins faits en rachat des corvées dans la généralité de Limoges depuis 1764, par M. Trésaguet, avec planches de croquis dessinés
Devis d’une arche de 6 pieds d’ouverture sur 60 pieds de longueur, avec planche de croquis dessiné
Analyse des différentes pierres à chaux, par M. Berthier ingénieur au corps royal des Mines
Port du Havre, mémoire sur le système de pont qu’il conviendrait d’adopter pour traverser l’écluse qui doit servir à la communication des deux bassins
Mémoire sur les meilleures manières d’établir les écluses soit pour les ponts de mer, soit pour les canaux de navigation, de les construire solidement dans toutes leurs parties et d’en faciliter la manoeuvre, sujet proposé par l’académie royale des sciences pour l’année 1790
Du nivellement, avec planche de croquis dessinés
Mémoire sur les pieux et sur les pilots ou pilotes
Mémoire sur l’écoulement qui arrive quelquefois à des portions de montagne et autres terrains élevés et sur les moyens de prévenir ces écoulements...
Mémoire sur l’épaisseur que l’on doit donner aux murs de revêtement pour résister à la pousse des terres, par M. Gauthey
Tracé des routes : direction

Glossaire alphabétique du génie civil, manuscrit rédigé par l’élève pour organiser le vocabulaire technique et la théorie de construction. La présence de renvois croisés et le soin apporté à chaque définition illustrée d'un croquis montrent qu'Alexandre Duvergier s'est constitué un dictionnaire personnel qui synthétise le vocabulaire technique, les abaques et les proportions types devant être maîtrisés pour les concours d'application. Le soin apporté aux coupes, aux élévations et à la précision du trait à la plume témoigne de la rigueur graphique insufflée par la réorganisation des écoles d'ingénieurs sous la Révolution (héritage de Gaspard Monge et Jean-Rodolphe Perronet).

Tableau indicatif des principales proportions et dimensions employées dans les édifices et bâtiments, tableau manuscrit

12 planches de dessins dont 5 planches concernant un projet d’étude d’aménagement du port du Havre (coupe d’un pont à bascule, pont tournant manœuvré par le moyen d’un bateau platprojet d’ujn pont tournant, projet d’un pont roulant) ; planches de croquis d’engins de levage, éléments d’architecture, etc

Copies manuscrites et imprimés de textes réglementaires
Ponts et chaussées, ordonnance de nos seigneurs els présidents trésoriers de France et généraux des finances sur le fait de la voirie, 19 juin 1772
Navigation, arrêt du Conseil d’état du roi portant règlement général pour la navigation de la Loire et des rivières y affluentes, 29 juillet 1783
Police du roulage, rapport d’une commission, 9 août 1814
Estimation : 800 € ~ 1 200 €
[Sciences - Génie civil]
Papiers d’un élève de l’école des Ponts-et-Chaussées...
Lot 302
Lot 303
[Yonne]
Le marquis de Louvois et le domaine d’Ancy-le-Franc, 1822-1827

Grand-livre comptable des recettes et des dépenses du domaine d’Ancy-le-Franc, appartenant à Auguste-Michel Le Tellier de Louvois marquis de Souvré et de Louvois

Registre in-plano (51 x 36 cm), 19 pages manuscrites à l’encre , relié recouvert d’un veau velours verdâtre, sur le plat supérieur étiquette de maroquin rouge encadrée d’une frise dorée aux petits fers, titre frappé en lettres dorées, serrure centrale en métal, coins du dos renforcés
Comptes des recettes et des dépenses, 1822-1827, tenues par Alexis Saillard, régisseur du domaine d’Ancy-le-Franc et validés, pour chaque année, par le marquis de Louvois par son paraphe et sa signature en fin de compte annuel.

Auguste-Michel-Félicité Le Tellier de Souvré, né en 1783 à Paris, est le fils de Louis Sophie Le Tellier de Louvois (1740-1785) et de Marie-Jeanne-Victoire-Henriette de Bombelles. Son destin est précocement marqué par la Révolution française, qui menace d'anéantir l'héritage accumulé par ses ancêtres. Sous la Terreur, il doit émigrer avec sa mère, séjournant notamment à Ratisbonne en 1794 auprès de son oncle, le marquis de Bombelles. Pendant cette période, ses biens en France sont placés sous séquestre mais ne sont pas vendus. En 1795, à seulement douze ans, il est ramené clandestinement en France et parvient, avec l'appui de la population locale attachée à sa famille, à reprendre possession du château d'Ancy-le-Franc, acquis par son célèbre aïeul en 1683, François-Michel Le Tellier, le ministre de la Guerre de Louis XIV.
Le 7 août 1804, il scelle une alliance matrimoniale prestigieuse en épousant Athénaïs-Euphrosine-Louise-Philippine Grimaldi de Monaco, fille de Joseph Grimaldi et nièce du prince régnant Honoré IV. Bien que le couple reste sans enfant, Athénaïs réside avec lui au château d'Ancy-le-Franc, participant à la vie du domaine jusqu'à la mort du marquis en 1844.
Nommé chambellan et comte de l’Empire en 1811, puis nommé par Louis XVIII pair de France en 1815, il reçoit le titre de marquis-pair héréditaire en 1819. Il préside le Conseil général de l'Yonne et le collège électoral du département.

Le domaine agro-industriel : bois, forge et verrerie
En 1822, le marquis de Louvois se trouve à la tête d'un patrimoine foncier colossal dont le centre névralgique est la commune d'Ancy-le-Franc. Le domaine s'étend sur une superficie totale de neuf mille hectares, ce qui en fait le premier propriétaire foncier de la région. L'essentiel de ces terres est composé de massifs forestiers. Le marquis gère ses bois comme une ressource industrielle fournissant le combustible nécessaire à ses hauts-fourneaux.
Le château d'Ancy-le-Franc constitue l'élément le plus prestigieux du patrimoine du marquis. En 1822, il s'emploie à restaurer les appartements et les décors Renaissance (école de Fontainebleau) qui avaient souffert pendant la Révolution.
En 1821, le marquis y fonde un établissement métallurgique, dont l'exploitation commence en 1822 suite à une ordonnance royale. La forge introduit le procédé de puddling et des laminoirs "à l'anglaise" et emploie environ 400 ouvriers, produisant le célèbre "fer d'Ancy-le-Franc", réputé pour sa résistance. Les produits sont expédiés vers Paris et Dijon via le Canal de Bourgogne, dont le marquis favorise le développement.

Bilan comptable de la période 1822-1827
Les pages du "Grand Livre" apportent un éclairage sur l'organisation financière du domaine au début des années 1820, et dressent le bilan de la gestion du domaine des années 1822-1827. Cette période couvre précisément le lancement de l'activité métallurgique du marquis.
Le détail des revenus mensuels confirment la diversification du domaine : fermes, moulins, fourneaux lancés en 1822, la verrerie (usine fondée en 1776 par le marquis de Courtanvaux), les ventes de bois de chauffage et de construction.
Estimation : 800 € ~ 1 200 €
[Yonne]
Le marquis de Louvois et le domaine d’Ancy-le-Franc, 1822-1827

Grand-livre comptable...
Lot 303
Lot 304
[Isère]
Le journal de François Henry Silvestre Saint-Romme (1796-1862), jeune avocat grenoblois

Manuscrit, mai-juin 1825, broché, cartonnage d’époque, 27 x 21,5 cm, 89 pp.

Journal inédit écrit par François Henry Silvestre Saint-Romme, jeune avocat grenoblois, lors de son séjour à Paris et de son voyage en Allemagne.
François-Henry Silvestre Saint-Romme est né à Roybon, le 11 septembre 1796, et fit ses études au collège de Tournon, puis étudia le droit à la Faculté de Grenoble. Il se rend ensuite à Paris où, comme stagiaire, il entre en relation avec des personnalités du barreau et de la politique. C'est ainsi qu'il connut successivement Jules Favre, Carnot, Lamartine, Ledru-Rollin, Jean Reynaud, Lacordaire, Lamennais. Il collabore alors au journal Le Droit, dont Ledru-Rollin était directeur.
En mai 1825, il part accompagné de deux de ses amis, Jean Reynaud (1806-1863), philosophe, et Alexandre Crépu (1796-1862), conservateur du cabinet d’histoire naturelle de Grenoble, pour faire un voyage dans la Suisse allemande, le Tyrol et l'Allemagne. Après un séjour assez prolongé à Berlin, où il était allé apprendre la langue allemande, il revient à Grenoble, où il exerce la profession d'avocat.
Après la Révolution de 1830, il fut délégué près du Gouvernement, puis élu conseiller général, représentant du Peuple en 1848, député républicain antibonapartiste.

Lors de son séjour à paris, il assiste à la 7e assemblée générale annuelle de la Société biblique protestante tenue le 13 avril 1825, présidée par le marquis François-Arnail de Jaucourt, entouré des figures de proue protestantisme français de l'époque, mêlant haute noblesse, banquiers influents et pasteurs renommés, tels que le comte Boissy d’Anglas, le banquier baron de Schickler, le banquier baron Benjamin Delessert, François Guizot, Auguste de Staël fils de Madame de Staël, les frères Monod, etc.
Il rend également compte des assemblées tenues au Comité des Femmes et de l’Association biblique des ouvriers. Il participe le 15 avril à la séance annuelle de la Société Morale Chrétienne.
Ces réflexions portent également sur les Quakers, étant ami intime avec le célèbre médecin Thomas Hodgkin, les comédiens et les écrivains moralistes.
Après s’être rendu à Ermenonville sur le tombeau de Jean-Jacques Rousseau malheureusement souillé de graffitis , il part pour l’Allemagne, un voyage d’études au cours duquel il y découvre le goût allemand pour la musique, l’architecture des palais et des villages bucoliques. Il est aussi missionné par un marchand de Grenoble pour aller à la rencontre des négociants allemands afin de se faire payer des lettres de crédits remises au jeune avocat. A la mi juin, il est reçu par le poète Franz von Elshotz, où il est reçu avec chaleur et bienveillance. Le manuscrit s’achève sur diverses réflexions sur le droit des peuples et de le droit d’ingérence.
Estimation : 600 € ~ 800 €
[Isère]
Le journal de François Henry Silvestre Saint-Romme (1796-1862), jeune avocat...
Lot 304
Lot 307
[Littérature-Théâtre]
Paul Claudel (1868-1955), poète, dramaturge et diplomate

Lot de 3 L.A.S. et P.A.S., 1944-1947, adressées à Marie-Louise Van Veen (1900 1985), danseuse, chorégraphe et récitante d'origine néerlandaise établie à Paris. Formée à la danse expressive (Ausdruckstanz) auprès de Rudolph von Laban et Dussia Bereska, elle s'est liée aux milieux théâtraux d'avant-garde parisiens, notamment la compagnie Art et Action. Mme Van Veen s'était spécialisée dans des récitals poétiques et des représentations plastiques (mêlant déclamation, geste et mouvement chorégraphique) et nourrissait une grande admiration pour l'œuvre poétique et spirituelle de Paul Claudel. Comme l'évoque Claudel lui-même, elle avait trouvé une « voie » originale en adaptant scéniquement certains de ses grands poèmes lyriques (comme les Cinq Grandes Odes ou La Cantate à trois voix).

L.A.S., Brangues, 28 novembre 1944 ; Claudel a passé la majeure partie de la guerre reclus dans son château de Brangues (Isère) ;
Marie-Louise Van Veen tente d'obtenir les droits de Partage de Midi, pièce toujours absolument interdite de représentation par Claudel (elle ne sera créée par Barrault qu'en 1948). L'excuse de Claudel est une feinte célèbre du poète pour protéger cette œuvre autobiographique et intime, demandant une « grande, jeune, brune, passionnée », le portrait exact de son ancienne amante, Rosalie Scibor-Rylska, qui a inspiré le personnage d'Ysé

L.A.S., Paris, Hôtel Lancaster, 24 mars 1945 ; de retour à Paris, épaulé par le metteur en scène Jean Marchat, Claudel met un terme définitif aux ambitions dramatiques de la comédienne, la renvoyant à ses talents de récitante (« interprétations plastiques et lyriques de mes poèmes ») et invoquant crûment la question de l'âge pour le rôle de Sygne de Coûfontaine. Auréolé d’une gloire fraîchement acquise de sa pièce du Soulier du Satin, Claudel devient intraitable et refuse tout retour en arrière vers les théâtres d'avant-garde aux budgets restreints ou les initiatives de « bonne volonté ».

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Estimation : 100 € ~ 200 €
[Littérature-Théâtre]
Paul Claudel (1868-1955), poète, dramaturge et diplomate

Lot de 3 L.A.S....
Lot 307
Lot 310
[Seconde Guerre Mondiale]
Henri Patte (1920-2006), parcours d’un jeune étudiant résistant poitevin

Importante réunion de correspondances et de documents produits durant la Seconde Guerre Mondiale

Exceptionnel ensemble de + de 200 lettres et pièces autographes, 1935-1945, écrites et reçues par Henri Patte, jeune étudiant en sciences à Poitiers engagé à l'âge de 20 ans dans la lutte clandestine. De la fabrication solitaire de tracts patriotiques à son arrestation par les forces de Vichy, de son long parcours carcéral à son rôle d'agent de liaison P2 au sein du secret réseau de renseignement de la France Libre « Cohors-Asturies », ces écrits constituent une source documentaire de première importance sur l'histoire de la résistance de la jeunesse française durant l’Occupation.

Né à Paris le 16 juillet 1920, Henri Patte grandit au sein d'une famille d'intellectuels et de scientifiques. Son père, Etienne Patte (1891-1987), est un illustre géologue, paléontologue, préhistorien et anthropologue, professeur d'université à Poitiers où il terminera sa brillante carrière académique et sa vie.

A la veille du conflit mondial, la famille s'établit à Poitiers. Reçu bachelier en sciences au lycée de Poitiers en juillet 1939, Henri Patte manifeste un intérêt passionné pour la radio-électricité et la télégraphie sans fil (TSF). Sa correspondance active de l'automne 1939 et de l'été 1940 atteste ses démarches auprès de l'Ecole Centrale de TSF à Paris pour suivre les cours de sous-ingénieur radio. Dès 1939, son père l'encourage activement dans cette voie technique, lui confiant par lettre son grand espoir de « l'avoir pour élève » à l'université après la guerre. Cette compétence technique, loin de se limiter à une ambition académique, jouera un rôle déterminant dans la suite de son parcours clandestin en orientant ses futures responsabilités vers les transmissions militaires.
Refusant la défaite et l'Occupation, le jeune étudiant entreprend dès le début de l'année 1941 une action de résistance individuelle en rédigeant et en imprimant ses propres tracts patriotiques qu'il distribue dans la région de Poitiers. Cette activité artisanale attire rapidement l'attention de la police de Vichy et des forces occupantes. Le 20 juillet 1941, Henri Patte est arrêté et incarcéré à la prison de la Pierre Levée à Poitiers. Cet établissement pénitentiaire est alors le pivot de la politique de répression dans la Vienne, les autorités allemandes du tribunal militaire 677 y faisant régner une discipline de fer avec le concours de la SIPO-SD installée rue des Ecossais. Durant ce premier internement, le jeune homme partage sa cellule avec Lambert et Bernard, deux jeunes résistants originaires de Civray avec lesquels il est jugé. Malgré la sévérité des conditions d'incarcération, ses lettres à sa mère s'attachent à minimiser la rigueur du quotidien pour préserver le moral de sa famille.

L'itinéraire carcéral sous l'Occupation : Loudun et Angoulême (1941-1942)
Transféré le 26 août 1941 à la prison de Loudun, qualifiée de "maison d'accueil", l'étudiant découvre un régime nettement plus libéral que celui de la Pierre Levée. Il y partage une vaste chambre avec quatre autres détenus et bénéficie d'un parloir quotidien sans laissez-passer restrictif. Faisant preuve d'un sens pratique remarquable, il y organise un petit commerce de revente de cigarettes et d'effets personnels auprès de ses codétenus, réussissant à amasser une somme de 310 francs. Ses lettres révèlent qu'il met ce temps de relative liberté à profit pour parfaire son instruction scientifique et linguistique, étudiant quotidiennement les mathématiques, l'électricité et l'allemand.
Ce répit est de courte durée. Le 17 octobre 1941, il est transféré à la maison d'arrêt d'Angoulême. D'abord affecté à l'infirmerie en raison de sa constitution de convalescent, il y jouit d'une relative tranquillité jusqu'au 12 avril 1942. Ce jour-là, une fouille de routine sur le jeune Titiveau, un servant de messe local, révèle un pli clandestin contenant des lettres et du tabac que le curé de la paroisse Saint-Martial tentait de faire parvenir à Henri Patte. Immédiatement sanctionné par le gardien-chef, l'étudiant perd son poste d'infirmier et est affecté au travail disciplinaire de l'atelier de fabrication de chaussons. Il y demeure jusqu'au 28 juillet 1942. Libéré à midi avec un an d’avance vu son état de santé, il sort de cette expérience de prison avec une détermination intacte et un statut de réfractaire qui va accélérer son entrée dans les réseaux d'action directe de la capitale.

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Estimation : 1 500 € ~ 2 500 €
[Seconde Guerre Mondiale]
Henri Patte (1920-2006), parcours d’un jeune étudiant résistant...
Lot 310
Lot 311
[Seconde Guerre Mondiale]
Clichés photographiques de la propagande du Reich allemand, 1941-1944

Réunion de 117 tirages argentiques diffusés par la Reichsbahnzentrale für den Deutschen Reiseverkehr (RDV), organe de propagande de l’Allemagne à l’étranger, env. 18 x 24 cm et 13 x 18 cm, dont :

Un groupe de terroristes criminels tous juifs ou étrangers. De droite à gauche : Elek, Fingercweig, Guzzywacr, Wasjbrot, Boczov, Manoukian
La tournée d’Edith Piaf chez les prisonniers et ouvriers français en Allemagne (3 cl.)
La Légion volontaire française (3 cl.)
Front de l’Est en Russie (30 cl.) ; front d’Italie (5 cl.)
Fortifications de l’Atlantique et du Midi, visite du maréchal Rommel (15 cl.)
Destructions par les bombardements de l’aviation anglo-américaine (12 cl.)
Travailleurs étrangers et conditions des ouvriers en Allemagne (20 cl.)
La fanfare du STO à Paris en concert place de l’Opéra ; Congrès des journalistes à Vienne ; A la philharmonique de Berlin pendant le discours du Dr Goebbels ; Le retour triomphal de la Légion wallonne à Bruxelles
10 vues d’un camp de prisonniers avec tampon rouge au dos « Service exploitation photographique, 100 rue Réaumur, Paris »

A l'origine, la Reichsbahnzentrale für den Deutschen Reiseverkehr (RDV) était l'organisme de promotion touristique de la Deutsche Reichsbahn (les chemins de fer du Reich), fondé en 1920 (sous le nom de Reichszentrale für deutsche Verkehrswerbung) puis restructuré en société en 1928. Son sigle « RDV » et son logo une roue ailée (Flügelrad) ont été conservés après sa réorganisation. L'avènement du régime national-socialiste en 1933 modifie en profondeur l'orientation fonctionnelle de la RDV. Tout en restant rattachée sur le plan technique à la Deutsche Reichsbahn et au Ministère des Transports du Reich (Reichsverkehrsministerium - RVM), la RDV est rapidement instrumentalisée par le Ministère du Reich à l'Education du peuple et à la Propagande (Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda - RMVP). Dès 1935, la quarantaine de représentations étrangères de la RDV est convertie en bureaux de promotion des Jeux Olympiques de Berlin de 1936, diffusant des millions de brochures destinées à lisser l'image du régime hitlérien à l'étranger.
Dès le mois de septembre 1940, la RDV réactive son implantation parisienne en créant une succursale sous l'appellation officielle de Deutsches Verkehrsbüro (Office allemand du tourisme). L'organisme établit son siège au 38 Avenue de l'Opéra, Paris, une adresse de prestige située au cœur du quartier des affaires et de la vie culturelle parisienne.
La RDV produisait affiches, brochures, films et photos de propagande et elle est restée active jusqu'en 1944.
Estimation : 300 € ~ 600 €
[Seconde Guerre Mondiale]
Clichés photographiques de la propagande du Reich allemand,...
Lot 311
Lot 314
[Littérature]
Francis Jammes (1868-1938) poète et écrivain

L.A.S., [7 mai 1928], adressée à Jean-Edmond Weelen, 1 page in-4, avec enveloppe affranchie
C’est au pays que tu n’as jamais vraiment réalisé, pourtant un peu la commune de Balansun, dans l’arrondissement d’Orthez, avec des champs de blé qui n’en finissent plus, des chênes qui suent au soleil, des geais, des pies et des cerises, un ruisseau, et les miens autour de moi, tous les miens, dans l’éternelle béatitude.

L.A.S., 4 mai 1928, Jean-Edmond Weelen, 1 page in-8 ; Weelen, jeune écrivain et critique tourangeau, prépare une enquête pour sa revue/chronique La Touraine. Il interroge les « grands écrivains » sur leur résidence de prédilection

Francis Jammes répond à Weelen sous forme d’un poème en prose autographe signé, dans lequel il définit son paradis terrestre, le village de Balansun, situé près d’Orthez dans le Béarn, où le poète passa ses plus belles années créatrices, notamment à la maison Chrestia entre 1897 et 1907.
Le texte déploie toute l’esthétique « naturiste » de l'auteur, faite de simplicité et d'observations vraies. La formule saisissante des arbres qui « suent au soleil » témoigne du génie de Jammes pour humaniser la nature et en restituer la chaleur physique, presque charnelle.
La conclusion du texte élève cette description bucolique vers la sphère spirituelle. En réunissant le décor de sa terre natale et la présence des siens, Jammes transforme ce coin de Béarn en un éden terrestre, s'abîmant « dans l’éternelle béatitude ».
Estimation : 200 € ~ 400 €
[Littérature]
Francis Jammes (1868-1938) poète et écrivain

L.A.S., [7 mai 1928], adressée...
Lot 314
Lot 316
[Littérature]
Gabriele d’Annunzio (1863-1938) écrivain

L.A.S., [Paris], mars 1915, adressée à Alice Grosclaude née Kohn, veuve d’Edmond Beer, 1 page in-8 à sa devise Per non dormire (encadrée)
Madame et chère voisine, en revenant de la campagne, je trouve votre invitation gracieuse. Merci. Je viendrai demain soir. Amitiés à Grosclaude. Je vous baise les mains. Votre Gabriele d’Annunzio

Alice Grosclaude, née Kohn (1861-1936), était une figure centrale de la haute société juive parisienne, veuve d'Edmond Beer, une lignée étroitement liée à la dynastie des Rothschild. Son remariage en décembre 1913 avec Etienne Grosclaude a scellé l'union entre le monde de la haute finance aristocratique et celui de l'influence médiatique. Etienne Grosclaude (1858-1932) est journaliste, humoriste et publiciste de renom, qui occupait jusqu'en janvier 1915 la direction du prestigieux quotidien Le Journal. Connu sous le pseudonyme de Philidor, il représentait l'archétype de l'intellectuel de la Belle Epoque, maniant le calembour et la satire avec une dextérité qui lui valut l'admiration de ses contemporains, de Jules Lemaître à Léon Daudet. Membre de la Ligue de la patrie française, il incarnait un nationalisme lettré et ouvert sur les enjeux internationaux, ce qui en faisait un allié naturel pour un d'Annunzio cherchant à mobiliser l'opinion française en faveur de l'intervention italienne.
La mention « en revenant de la campagne » dans la lettre renvoie d’Annunzio à sa double existence durant ses années françaises (1910-1915). Criblé de dettes en Italie, il s'était réfugié en France, partageant son temps entre Paris et sa villa de Saint-Dominique à Arcachon. Cette « campagne » arcachonnaise était le lieu de ses créations les plus éthérées, loin des tumultes de la capitale, mais c'est également là qu'il forgeait ses arguments pour l'interventionnisme, observant avec acuité l'évolution du conflit européen.
Estimation : 500 € ~ 800 €
[Littérature]
Gabriele d’Annunzio (1863-1938) écrivain

L.A.S., [Paris], mars 1915, adressée à Alice...
Lot 316
Lot 317
[Art]
Alexander Calder (1898-1976) sculpteur et la fonderie Biémont

Lot de correspondances d’Alexander Calder, 14 plans de stabiles et un film des Etablissements Biémont

5 L.A.S., 1967-1975, Alexander Calder, adressées à Jacques Bazillon directeur des établissements Biémont
16 avril [1967] Cher Jacques merci de ta lettre. Ce que Claude n’a pas fait, c’était de rapporter la lettre vous dégageant de responsabilité pour les fondations. Aussi je viens d’écrire à Philippe de nouveau (je lui avais traduit pour Claude) lui la demandant de nouveau. Mais selon la description de Desjardins (The chef d’équipe) et dont Berruet a remporté un dessin je crois qu’il n’y a rien à craindre. Pour les couleurs blanc noir rouge bleu jaune et votre peintre doit se rappeler alors des 2 choses Sydney et Wash. Il parait que « 5 ailes » n’est pas prêt (à cause de mon absence). Louisa et moi nous allons à Rome, Berlin, Göteborg et ensuite Saché. A bientôt Sandy
15 mai [1967] Cher Jacques Halm Bros de Noew York n’a pas trouvé la maquette de Spiny. J’étais sûr que je vous ai demandé de l’envoyer avec le grand objet. Sinon svp envoyez le par avion (mai je crois que Halm peut l’avoir). Le 17 on va à Berlin
[1974 ou 1975] Cher Jacques j’ai un gars du musée de Grenoble qui serait ici le 11 et 12 mars. Peux-tu avoir debout « Tom’s » et « Le Drapeau noir » - Ici ou chez vous « Cheval Rouge » aussi. Je suis enrhumé et ma femme ne veut pas me laisser sortir. Mme Gallon et son mari sont venus et j’étais d’accord mais c’était toi (je crois) qui m’a dit qu’il n’avait pas beaucoup d’argent. Peut-être, toi, tu peux leur demander ce qu’ils envisagent. Salut ! Sandy

Archives de l’entreprise Biémont
Photocopies du tableau recensant les commandes des stabiles et mobiles de Calder de 1962 à 1976, passées auprès des établissements Biémont à Tours (83 modèles différents commandées entre 1964 et 1975 ; 137 stabiles et mobiles fabriqués entre 1962 et 1975)

Plan des traces au sol du stabile n°47 dit Monsieur Loyal, 1er septembre 1967
80 x 58 cm
Initialement implanté au lycée André Argouges, le stabile Monsieur Loyal, mesurant 9 mètres de hauteur, a rejoint en 1994 le parvis du Musée de Grenoble.

Plan du panneau du stabile n°45, 25 juillet 1967
76 x 74 cm

3 plans du stabile mobile n°75 dit Crinkly
Partie du stabile, 21 mai 1969, 82 x 105 cm
Traces au sol, 21 mai 1969, 61 x 65 cm
Partie du mobile, 22 mai 1969, 73 x 103 cm
Propriété du Centre national des arts plastiques, confié à la Ville d’Amboise à la demande de l’ancien maire Michel Debré, le Crinkly est installé près de la mairie d’Amboise depuis 1970. Le stabile-mobile mesure 3,50 m de haut et 2 mètres de largeur, et pèse près de 460 kg.

2 plans du stabile-mobile n°105 dit Frère, 20 février 1970, pour Strabourg
81 x 124 cm
Installé dans le patio central du lycée Marie Curie de Strasbourg, commande en 1973 grâce au dispositif 1%, 6,5 mètres de hauteur

2 plans du stabile mobile n°90
Partie du stabile, 22 mai 1970, 85 x 138 cm
Partie du mobile, 29 mai 1970, 70 x 129 cm
Présenté sur le parvis nord du musée Matisse à Nice (devant l’ancienne entrée de la villa des Arènes), le stabile-mobile mesure 8 mètres de hauteur et plus de 7 mètres d’envergure.

Plan du détail du stabile du stabile-mobile n°107, 1er mars 1973
78 x 132 cm
Le stabile est installé su le campus universitaire de Grenoble, sur l’esplanade de la bibliothèque Droit-Lettre / bâtiments Stendhal, à Saint-Martin-d’Hères. Mesurant 7 mètres de hauteur, il s'appelle la Cornue mais elle est surnommée le chat par les étudiants, en raison de sa forme.

Plan du stabile n°119 dit « Cornue », 7 novembre 1973
86 x 136 cm
Le stabile est installé su le campus universitaire de Grenoble, sur l’esplanade de la bibliothèque Droit-Lettre / bâtiments Stendhal, à Saint-Martin-d’Hères. Mesurant 7 mètres de hauteur, il s'appelle la Cornue mais elle est surnommée le chat par les étudiants, en raison de sa forme.

2 plans du stabile mobile n°123 Totem-Saché,
1er exemplaire, 5 avril 1974, 59 x 60 cm
Ensemble des détails, 18 avril 1974, 83 x 104 cm
Installé sur la place de la commune de Saché (Indre-etLoire)

Plan des principes d’ancrages du stabile Défense , 4 septembre 1975
62 x 73 cm

Bobine d’un film de 8 mm titré Usine, 1962 à 1966 , conservé dans sa boite plastique, 19,5 x 19,5 cm.

Provenance : collection Jacques Bazillon (1925-2008), directeur des établissements Biémont à Tours où le sculpteur américain Alexander Calder fit réaliser environ 130 de ses sculptures monumentales.

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Estimation : 3 000 € ~ 6 000 €
[Art]
Alexander Calder (1898-1976) sculpteur et la fonderie Biémont

Lot de correspondances...
Lot 317
Lot 318
[Art]
Trois disques ou L’Homme de Calder, de Tours à Montréal, 1966-1967

Lot de clichés photographiques et d’un film 16 mm

50 épreuves argentiques en noir et blanc, 1966-1967, une partie par J. Germain photographe à Tours, tampons au verso, formats divers, 21,5 x 17 et 24 x 18 cm
Reportage photographique de la fabrication à la livraison de L’Homme , le plus grand stabile jamais conçu par Alexander Calder, conçu dans les ateliers des Etbts Biémont : phase de la conception ; du montage dans la cour de l’usine pour la toute première présentation devant les officiels le 27 janvier 1967 en présence d’Alexander Calder, Pierre Dupuy commissaire de l’Expo 67", Jules Léger ambassadeur du Canada en France, Bernard Anthonioz représentant du ministre des Affaires culturelles André Malraux, René Georges Thomas préfet d’Indre et Loire et de Jacques Bazillon directeur des Etbts Biémont ; du démontage ; du chargement sur le bateau.

Bobine d’un film de 16 mm titré The Calder Man , 14 minutes, 1967, produit par International Nickel Co (Expo 67), conservé dans sa boite métallique.

Provenance : collection Jacques Bazillon (1925-2008), directeur des établissements Biémont à Tours où le sculpteur américain Alexander Calder fit réaliser environ 130 de ses sculptures monumentales.

L'Exposition universelle de 1967, communément appelée Expo 67, s'est déroulée à Montréal sous le thème fédérateur « Terre des Hommes ». Cet événement historique a marqué un tournant dans la modernisation urbaine et culturelle du Canada, incitant les institutions publiques et les grandes entreprises industrielles à collaborer pour façonner un nouveau paysage civique. C’est dans cette dynamique de progrès technologique et de mécénat industriel que la compagnie minière International Nickel Company of Canada (INCO) a commandé à l'artiste américain Alexander Calder une sculpture monumentale destinée à orner l'entrée de l'exposition sur l'île Sainte-Hélène.

Pour documenter l'ingénierie complexe, les défis logistiques et la fabrication de cette œuvre colossale intitulée Trois disques (également connue sous le nom de L'Homme ou Man), la filiale cinématographique d'INCO a produit en 1967 un film documentaire de 14 minutes intitulé The Calder Man, sous la direction du réalisateur D. G. Hannaford. Ce document visuel constitue un rare témoignage sur les coulisses de la création d'un des plus grands stabiles de Calder, révélant la transition cruciale entre l'atelier de l'artiste et les processus de la grande industrie métallurgique. Le film est structuré autour de trois grands mouvements narratifs : processus conceptuel au sein de l'atelier de Calder à Saché (Indre-et-Loire). Le spectateur y découvre la transition de la pensée tridimensionnelle de l'artiste, depuis une petite maquette manuelle en tôle jusqu'à une maquette intermédiaire en métal peint ; puis la caméra pénètre au cœur de l'usine des Etablissements Biémont à Tours. C'est ici que s'opère la transformation industrielle. La caméra de Hannaford s'attarde sur les gestes des ouvriers de la fonderie qui découpent, courbent et assemblent les éléments de structure. Les prises de vue immortalisent également le premier montage à blanc de la structure dans la cour de l'usine, révélant la silhouette monumentale du stabile avant son démontage pour l'expédition transatlantique. Enfin le reportage documente le transport maritime et l'assemblage final sur le site de l'exposition à Montréal.

Lorsque Calder reçut la commande de l’International Nickel Company of Canada (INCO) de réaliser une sculpture monumentale (un stabile), Trois disques (Man), pour l’Expo 67, l’artiste avait initialement envisagé de fabriquer la sculpture en nickel en l’honneur de son commanditaire, mais cela s’est avéré techniquement impossible à l’échelle souhaitée. Calder s’est alors tourné vers son matériau habituel, l’acier, mais pour la première fois de sa carrière, il a laissé l’œuvre monumentale non peinte, soulignant ainsi sa matérialité. Ainsi L'Homme est l'un des plus grands stabiles réalisés de Calder et le seul qui n'a pas été peint. Haute de 22 mètres et composée de 102 tôles d’acier inoxydable, de près d’un kilomètre de bandes d’acier et de 4 000 boulons en acier, l’oeuvre monumentale a été offert aux citoyens de Montréal le 7 mai 1967, jour du 325e anniversaire de la fondation de la ville. Il a été installé à l’entrée de l’Expo, sur la Place de l’International Nickel, là où le public arrivait en métro pour visiter l’événement.

Joint : Gwenfritz , épreuve argentique en noir et blanc, 18 x 24 cm, par J Germain photographe à Tours ; vue de la sculpture abstraite en acier peint montée dans la cour des Etablissements Biémont, située aujourd’hui au musée d’histoire américaine à Washington, inaugurée le 2 juin 1969.
Estimation : 2 000 € ~ 3 000 €
[Art]
 Trois disques  ou  L’Homme  de Calder,...
Lot 318
Lot 322
[Billetophilie - Numismatique]
Collection de billets de banque

2 classeurs de collection contenant au total 217 billets de banque français, différents états, certains avec annotations au crayon bois :

23 assignats : 10 sous, 15/25/50 sols, 5/10/25/250/500 livres, 100 et 2000 francs, mandat territorial de 10 francs
5 francs : Bleu France (2 ex.) - Femme casquée (5 ex.) - Berger (4 ex.)
10 francs : Minerve (6 ex.) - Mineur (8 ex.)
20 francs : Bleu Bayard - Travail et Science (2 ex.) - Pêcheur (5 ex.)
50 francs : Bleu et rose (4 ex.) - Luc Olivier Merson (2 ex.) - Cérès (2 ex.) - Jacques Coeur (5 ex.) - Le Verrier (4 ex.)
100 francs : Bleu et rose - Luc Olivier Merson (8 ex.) - Sully (4 ex.) - Descartes (3 ex.) - Jeune Paysan (8 ex.)
300 francs : Cérès
500 francs : Bleu et rose (5 ex.) - La Paix (2 ex.) - Chateaubriand
1000 francs : Bleu et rose - Cérès et Mercure (3 ex.) - Commerce et industrie (4 ex.) - Déméter (4 ex.) - Minerve et Hercule (4 ex.)
5000 francs : Victoire (2 ex.) - Richelieu (3 ex.) - Empire français (2 ex.)
10000 francs : Empire français - Napoléon
10 NF/1000 F. Richelieu
100 NF/10000 F. Napoléon
5 NF Victor Hugo (2 ex.)
10 NF Richelieu (2 ex.)
50 NF Henri IV
100 NF Napoléon
500 NF Molière
5 francs Pasteur (3 ex.)
10 francs : Voltaire (2 ex.) - Berlioz (2 ex.)
20 francs Debussy (2 ex.)
50 francs : Racine (2 ex.) - Quentin de la Tour (2 ex.) - Antoine de Saint Exupéry
100 francs Delacroix (2 ex.) - Cézanne (2 ex.)
200 francs Montesquieu (2 ex.) - Eiffel (2 ex.)
500 francs Pierre et Marie Curie
Impression Alliés 1944 émis en France : 2/5/10, 50 (2 ex.), 100 (4 ex.)
Bons de la société anonyme des mines de houille de Blanzy : 0,50 (3 ex.), 1 fr. (2 ex.), 2 fr. (2 ex.), 5 fr. (2 ex.), 20 fr., 50 f. (2 ex.), 100 fr., 500 fr. (3 ex.)
Trésor central Marianne : 100 fr., 500 fr., 1000 fr.
Trésorerie aux armées : 50 centimes, 1 fr.
Trésor français territoires occupés : 5 fr., 10 fr., 50 fr. (2 ex.)
Service des prisonniers de guerre : 1 fr., 5 fr.
Bon de solidarité Pétain : 0,50 fr. (2 ex.), 1 fr. (4 ex.), 2 fr. (2 ex.), 5 fr., 10 fr. (3 ex.), 50 fr., 100 fr., 500 fr., 1000 fr.
Bon de versement d’or pour la défense nationale, 1915
Estimation : 1 500 € ~ 2 000 €
[Billetophilie - Numismatique]
Collection de billets de banque

2 classeurs de collection...
Lot 322
Lot 323
[Normandie]
Marie Ritleng (1869-1936), artiste peintre

Réunion de 11 dessins, sur papier, 1893-1895, dont

Jeune fille assise au tricot
Graphite
Signée et datée 1893
26,5 x 16 cm
Cachet Collection A. Ritleng

Jeune fille assise lisant une lettre
Graphite
Signée et datée 1893
30 x 20,5 cm
Cachet Collection A. Ritleng

Jeune fille à la prière
Sanguine
Signée et datée 1894
24,5 x 16 cm

Enfant debout et enfant endormie sur une chaise
Graphite et encre
Signés
1893 et 1894
23,5 x 13 cm et 30,5 x 25 cm

Jeune femme assise
Sanguine
Signée et datée 1895
30 x 22 cm
Cachet Collection A. Ritleng

Une Parisienne en 1895
Pierre noire
Signée
21 x 16 cm
Cachet Collection A. Ritleng

4 nus féminins
Pierre noire, sanguine, graphite et encre
1893-1895
Formats divers (24 x 31, 15 x 20 cm, 13 x 30 cm)

Joint :
5 dessins, graphite et aquarelle, estampillés du cachet Collection A. Ritleng dont 4 signés Valentin, formats divers.

Jeunesse et exil à Elbeuf
Née le 13 février 1869 à Strasbourg, Marie Valentine Estelle Ritleng perd son père, un boulanger, l'année suivante. En 1871, suite à la défaite française et à l'annexion de l'Alsace-Moselle, elle s'installe à Elbeuf avec sa mère, professeure de piano. La cité drapière accueille alors une importante communauté alsacienne emmenée par de grands industriels. Marie grandit dans ce milieu empreint de nostalgie et de ferveur républicaine, au sein d'un foyer très ouvert aux arts.

Formation artistique
Sa formation débute à l'École des beaux-arts de Rouen, alors marquée par l'émergence de l'impressionnisme, puis se poursuit à Paris. L'École des beaux-arts étant encore peu accessible aux femmes, elle fréquente les académies privées et se forme auprès de maîtres renommés : Mme Thoret (dessin classique et fleurs), Édouard Cuyer (anatomie) et M. Foucault (portrait). En 1890, l'obtention de son diplôme de professeure de dessin lui apporte une précieuse indépendance financière.

Enseignement et transmission
Parallèlement à ses cours au Petit lycée d'Elbeuf, elle ouvre son propre atelier au 7, rue Sevaistre Aîné, qui devient un lieu de ralliement pour les jeunes talents locaux. Elle y forme notamment le futur peintre et graveur de renom Raymond Dendeville (1901-1968), qui lui restera toujours reconnaissant. Elle s'éteint le 28 octobre 1936 à Caudebec-lès-Elbeuf, à l'âge de 67 ans, après une longue maladie.

Collection Alfred Ritleng (1828-1905)
Notaire, né et mort à Strasbourg. Grand amateur, connaisseur et collectionneur d'art, son étude était devenue un musée embelli de tentures, de bibelots, d'estampes et de peintures rares. Sa collection d'étains fut une des plus grandes d'Europe (vendue aux enchères en 1908). Président plusieurs fois de la Société des amis des arts. A organisé l'exposition des Artistes Alsaciens lorrains à l'Orangerie en 1895 entre autres. En 1902, collabore à fondation du Musée Alsacien dont il est nommé président.
Estimation : 300 € ~ 600 €
[Normandie]
Marie Ritleng (1869-1936), artiste peintre

Réunion de 11 dessins, sur papier,...
Lot 323
Lot 326
[Art]
Estampes du 20e siècle

Réunion de 30 estampes, formats divers

Albert Decaris (1901-1988)
11 gravures originales au burin sur cuivre, certaines sur papier BFK Rives

Allégorie du signe astrologique des Poissons
Tirage limité n°24/100
Signé en bas à droite
Envoi autographe
63 x 48 cm (à vue), encadrée

Chevaux à l’abreuvoir, l’écurie
Tirage limité n°57/400
Signé en bas à droite
65 x 50 cm

Ariane abandonnée sur l’île de Naxos
Tirage limité n°141/150
Signé en bas à droite
66 x 50 cm

L’Empire
La Royauté
La République
Signées
33 x 24,5 cm

Suite de 5 ruines antiques
Voie Appienne de Rome
Tholos de Delphes
Forum Romain
Terrasse des Lions à Délos
28 x 22 cm

André Jacquemin (1904-1992)
7 gravures originales, eau-forte et pointe sèche, sur papier velin
Toutes signées, certaines avec timbre à sec de la Société des Peintres-Graveurs Français
Env. 56 x 33 cm et 50 x 39 cm

Aïda, n°57/150
Caractère, n°57/150
Dégel près de Cheyrac, n°11/60
Déshabillage du modèle, n°21/45
Des grands arbres, n°31/60
Epis de blé, n°3/200
La route d’Aydoiolles, Vosges, n°21/60

Gabriel Paris (1924-2000)
La fête foraine
Eau-forte et pointe sèche
Signée, 1955
Epreuve d’artiste, 2e état
38 x 56 cm

Lucien Coutaud (1904-1977)
La conquête de l’espace
Eau-forte
48 x 30 cm (à vue), encadrée

Paul Emile Colin (1867-1949)
La moisson
Gravure sur bois sur papier vélin, n°47/108
Timbre à sec de la Société des Peintres-Graveurs Français
33 x 50 cm

Louis Joseph Soulas (1905-1954)
La route arborée
Eau-forte
36 x 27 cm

Démétrios Galanis (1879-1966)
Paysage pastoral
Eau-forte et burin
Signé
Timbre à sec de la Société des Peintres-Graveurs Français
33 x 44 cm

Paul Guiramand (1926-2007)
2 lithographies en couleurs
Adam et Eve, n°57/150
Composition, n°64/150
Signés
64 x 51 cm

Eugène Péchaubès (1890-1967)
Maisons-Laffitte
Lithographie rehaussée à l’aquarelle et gouache
Signature manuscrite
32,5 x 50 cm

René Dalbos
2 estampes du Loiret
34 x 22 et 55 x 37 cm

Eau-forte et aquatinte d’un artiste russe
35 x 27 cm
Estimation : 100 € ~ 200 €
[Art]
Estampes du 20e siècle

Réunion de 30 estampes, formats divers

Albert Decaris...
Lot 326
Lot 327
[Caricatures - Illustrateurs]
Dessins de presse satiriques et humoristiques

Réunion de 34 dessins originaux, formats divers, dont

Arsène Blondeau
6 dessins
La préposée encourageante ; Affreux ! ;
De la tenue...que diable ! ; Théâtre des purotains ;
L’ultime recommandation ; Ohé Julot...
Encre et rehauts de bleu
Signés en bas à droite
Avant 1912
Avec légende
38 x 25 cm et 15 x 38 cm
Au dos tampon Le Petit Illustré Amusant

Lucien Guy
7 dessins sur papier Bristol
silhouettes féminines de haute couture et des costumes de scène à l'esthétique extravagante
Encre et rehauts de bleu
Signés
vers 1910-1920
50 x 21 et 48 x 31 cm

Ferdinand Bac
Portrait de femme
Encre, graphite et crayons de couleurs
Signé, « Londres, 1880 »
21 x 10,5 cm
Avec envoi autographe signé

G. Lion
La passerelle
Imprécations d’un vigneron de Saint-Jean-
Encre, aquarelle et rehauts de blanc
Signé en bas au centre
Septembre 1893
47 x 29 cm

George Edward
La grenouille et l’ours
Encre et rehauts de bleu
Signé en bas à droite
Avec légende
48 x 31 cm

Mario Pérouse
Enfin monsieur, qu’avez vous donc à me considérer comme celà ?...
Encre et rehauts de bleu
Signé en bas à gauche
Avant 1914
25 x 32 cm

Germaine Goldenberg
Pourquoi chère amie prenez vous toujours une voiture...
Encre et rehauts de bleu
Signé en bas à droite
Avant 1914
32 x 25 cm (petites déchirures en parge)

Daniel Feuillant
Connais-toi, toi-même
Encre et rehauts de bleu
Signé en bas à droite
Avant 1912
Avec légende
24 x 21 cm
Au dos tampon Le Petit Illustré Amusant

Charles de Bussy, alias Ferco
Ce que moa aime très fort en vo, c’est d’avoir si expressément la tête parisienne...
Encre et crayon
Signé en bas à gauche
Années 1920-1930
30,5 x 48 cm (petites déchirures en marge)

Pierre Gonzague-Privat
La toilette
Encre et rehauts de bleu
Signé en bas à droite
1900
Avec légende
48 x 31 cm

Pierre Gonzague-Privat
Vous avez déjà pris vot’ bain ?...
Encre et rehauts de bleu
Signé en bas à droite
1901
32 x 25 cm

Raymond Pallier
Crémaillère
Graphite, encre et aquarelle
Signé en bas à gauche
Avec légende
35,5 x 29 cm

Alexandre Alexeïeff ?
Corée
Encre et rehauts de blanc
Signé en bas à droite
25,5 x 23 cm

Joint : 3 menus lithographiés ; Dessin hummoristique avec dédicace autographe de Jacques Faizant, 23 x 29 cm ; 3 gravures encadrées d'après Albert Willette
Estimation : 500 € ~ 800 €
[Caricatures - Illustrateurs]
Dessins de presse satiriques et humoristiques

Réunion de 34...
Lot 327
Lot 332
[Dessins]
Lot de dessins et croquis originaux, 19e et 20e siècle

Réunion de + de 50 dessins originaux, formats divers, dont

Henri Maigrot dit Henriot (1857-1933)
Musique de chambre
Encre et aquarelle
Signé en bas à gauche
24 x 19 cm , sous cadre

Claude Astier (dit Clakson), illustrateur, affichiste et graphiste publicitaire
8 projets et maquettes originaux
Gouaches sur papier
Années 1930 et 1950
Dont Visuel pour les outillages et machines L. Marquand, chaussures Mario ou Laboratoire d’essais et de mesures de Marseille

Bimillénaire de Paris en 1951
Gouache
88 x 75 cm
Projet original réalisé pour un carré de soie commémoratif. En 1951, la ville de Paris a célébré en grand pompe ses 2 000 ans présumés d'histoire. De nombreux objets commémoratifs, affiches et carrés de soie ont été créés pour l'occasion.

Bimillénaire de Paris en 1951
Gouache
88 x 75 cm
Projet original réalisé pour un carré de soie commémoratif. En 1951, la ville de Paris a célébré en grand pompe ses 2 000 ans présumés d'histoire. De nombreux objets commémoratifs, affiches et carrés de soie ont été créés pour l'occasion.

Guy Michel
4 portraits
Fusain et pastel sur papier teinté
Signés
Formats divers

Joint :
11 planches gravées de la série Les Masques et les personnages de la Comédie italienne, d’après Umberto Brunelleschi, publiées en 1914 par les Editions du Journal des Dames et des Modes
André Montagnard, La Fiesta du Sang, Editions Bendor, 1955
André Montagnard, Camargue, Editions Bendor
Estimation : 200 € ~ 400 €
[Dessins]
Lot de dessins et croquis originaux, 19e et 20e siècle

Réunion...
Lot 332
Lot 333
[Seconde Guerre mondiale]
La succession du Maréchal Pétain et la crise politique de novembre 1943

Copie tapuscrite de l’Acte constitutionnel n°4 sextiès (version du 12 novembre 1943) et du projet de déclaration radiophonique préparé par le Maréchal Pétain, 1 page in-4. Document qui aurait été confié clandestinement à l’époque par Pétain au vice-amiral Jean Fernet. Selon la déclaration de sa veuve Le Maréchal avait confié ce 4e exemplaire à mon mari, se méfiant de ce que deviendraient les 3 autres remis officiellement au garde des Sceaux, à son notaire et à ?...
Le régime de Vichy, né du vote de l'Assemblée nationale du 10 juillet 1940, reposait sur une légitimité charismatique incarnée par Pétain. Cependant la question de la succession du "Vieux Roi" (il a 84 ans en 1940, 87 ans en 1943) pose un problème juridique insoluble. N'étant plus une République parlementaire, le mécanisme de succession automatique n'existe plus.
En novembre 1943, l’Acte 4 quinquiès qui prévoit la succession est devenu un boulet politique. Si Pétain meurt, Laval devient chef de l'Etat. Or, Laval est l'homme le plus haï de France, compromis irrémédiablement avec l'occupant, et totalement inacceptable pour les Alliés qui ont pris pied en Afrique du Nord. Le 13 novembre 1943, Philippe Pétain cherche alors à faire passer un nouvel acte constitutionnel, le n°4 sextiès du 12 novembre 1943, via un discours radio-enregistré, qui prévoit qu’en cas du décès du Chef de l’Etat, de confier le pouvoir non plus à Pierre Laval mais à l’Assemblée nationale.

+ tapuscrit, extrait du JO du 20 février 1943, loi n°122 du 19 février 1943 portant la création du Conseil national

Ce texte est une bombe politique. Il nie la légitimité de la "Révolution nationale" autoritaire pour revenir à la légitimité républicaine. Il fait de l'Assemblée nationale le seul réceptacle légal du pouvoir, délégitimant par avance tout gouvernement fantoche que les Allemands pourraient installer (Déat, Doriot).
Laval sait que les Allemands n'accepteront jamais ce texte. Plutôt que de s'opposer frontalement au Maréchal (ce qui le mettrait en porte-à-faux avec l'opinion), il suggère "par courtoisie" d'informer le consul général d'Allemagne, Roland Krug von Nidda. La réaction allemande est immédiate. Le consul reçoit l'ordre formel d'empêcher la diffusion. Cet empêchement conduit à une crise interne politique. Le Maréchal Pétain, humilié, se met en grève. En se déclarant "dans l'impossibilité d'exercer", Pétain tente de créer un vide juridique. Sans sa signature, les décrets de Laval ne sont pas valides constitutionnellement. Le Maréchal cesse de présider le Conseil des ministres. Il s'enferme dans ses appartements. Dès lors les Allemands posent un ultimatum devant lequel Pétain cède, acceptant de reprendre ses fonctions tout en lui imposant un nouvel entourage : les "Ultras" de la collaboration parisienne, qui sont directement inféodés aux nazis : Marcel Déat, Philippe Henriot et Joseph Darnand. Le docteur Ménétrel son conseiller voit son influence réduite (bien qu'il reste médecin), et le colonel Groussard et d'autres sont chassés ou arrêtés.
Estimation : 20 € ~ 30 €
[Seconde Guerre mondiale]
La succession du Maréchal Pétain et la crise...
Lot 333
Lot 334
[Militaria]
Dessins, affiches et caricatures, 1914-1919 et divers

Lot de documents divers

Poèmes de France, bulletin lyrique de la guerre, par Paul Fort, n°1 (1er décembre 1914) au n°19 (1er septembre 1915)
3 dessins aquarellés de L. Simonnot, poilu, au camp de Mailly-Rayneval, signés et datés 1918, env. 18 x 25 cm et Cercle des caterpillars , dessin aquarellé signé et daté avril 1918 47,5 x 62 cm
4 affichettes : Souvenez-vous ! Ce Boche qui a tué, brûlé, pillé..., par Fernand Gottlob, 1919, 55 x 34 cm (plis, mque et déchirures à l’une)
Georges Goursat dit SEM, coupures de presse de 7 portraits dessinés par SEM, signés à la main par l’artiste avec une dédicace manuscrite : Pour les enfants du brave colonel Driant : Mangin, Wilson, Paul Deschanel, Le vainqueur le maréchal Foch, Pershing, Gouraud (2 ex.), env. 22 x 14 cm
Testament de la Grosse Bertha, tract in-4
Urbain Gohier, Vers la guerre civile - Joseph Caillaux ou la nouvelle conspiration de Catilina , juin 1915, 8 pp. in-8
« A Germania s’en va-t’en guerre », estampe signée Paul Crampel août 1914, Eugène Favier édit. Paris, 61 x 45 cm
Grand quartier général des armées du nord et du nord-est. Guide du permissionnaire. Paris, 1917
Vive la France ! série de 7 cartes postales d’illustration par Gaspard, Tournier éditeur, Mulhouse, avec pochette
4e emprunt national, souscrivez carte postale
La Somme dévastée 2 carnets de timbres
Nos Valeureux Alliés , 3e série, 8 planches artistiques d’après G. Ripart, vendues au profit de la Cocarde du Souvenir
2 affiches : Union française , Association nationale pour l'expansion morale et matérielle de la France. Economisez votre argent pour en tirer le meilleur fruit, par Leonetto Cappiello, 114 x 78 cm (plis, déchirures)
Neuville et Edouard Detaille, Bataille de Champigny, 1882
La Grande Guerre, Le Front Occidental édité par Le Petit Journal, 2 feuilles : région de Cambrai/Péronne et région de Reims.
Estimation : 100 € ~ 200 €
[Militaria]
Dessins, affiches et caricatures, 1914-1919 et divers

Lot de documents divers

Poèmes...
Lot 334
Lot 335
[Photographies]
Raymond Cartier, grand reporter pour Paris-Match en voyage en URSS en 1961

Réunion de + de 235 tirages argentiques grands formats, 20 x 30 cm et 30 x 20 cm, en majorité légendées au dos ; photos reportages par Lucien Nau grand reporter-photographe de l'agence Paris Match, représentant officiel en Union Soviétique, accompagnant Raymond et Rosie Cartier à la découverte de l’URSS sous Khrouchtchev.
10 cl. Asie Centrale (Samarcande) – 38 cl. Sibérie (barrage de Bratsk) – 33 cl. Caucase (Bakou puits de pétrole, Arménie, Tbilissi, Ukraine, Maison de Staline, etc) – 40 cl. Ukraine et Stalingrad – 26 cl. Léningrad – 92 cl. Moscou (école de ballet, chasse-neige, rue Gorki, défilé de mode, le savant biochimiste Alexandre Ivanovitch Oparine, Kremlin, etc)

Le parcours à travers toute l’URSS débute le 31 janvier 1961 et se termine le 26 mars 1961. Durant deux mois, l’équipe de Paris-Match cherche à documenter le pôle toutes les facettes de l’Union Soviétique : le pôle industriel et les grands travaux, 38 clichés du barrage de Bratsk en Sibérie (qui était alors l'un des plus grands chantiers du monde, fierté du régime) et les puits de pétrole de Bakou montrent la puissance énergétique soviétique ; l'immensité géographique, de Léningrad à Samarcande (Asie centrale), en passant par l'Arménie et la Géorgie (Tbilissi) ; l’Histoire en marche avec la mention de Stalingrad, qui quelques mois plus tard, à l'automne 1961, la ville sera rebaptisée Volgograd dans le cadre de la déstalinisation voulue par le régime de Khrouchtchev ; la vie à Moscou : les 92 clichés de Moscou résument la ligne éditoriale du magazine : un mélange de haute culture (école de ballet), de science (le portrait d'Alexandre Oparine, savant mondialement connu pour ses théories sur l'origine de la vie), de modernité inattendue (les défilés de mode russes, un sujet très prisé en Occident) et de vie quotidienne (les chasse-neige dans la rue Gorki).

Journal quotidien du voyage en Russie, tapuscrit écrit par Rosie Cartier, 62 pp. in-4, débutant au 31 janvier 1961, départ du Bourget, et retour à Paris le 26 mars 1961 + documentation touristique

En 1961, Raymond Cartier et sa femme Rosie forment un couple très en vue dans le paysage médiatique et intellectuel français, principalement grâce à la notoriété de Raymond, qui est alors l'un des journalistes les plus influents du pays. En 1961, Raymond Cartier (1904-1975) est au sommet de sa carrière. Il est le grand éditorialiste et reporter star du magazine Paris Match. En pleine guerre d'Algérie et période de décolonisation de l'Afrique, il est le père de ce que l'on appelle le « Cartiérisme », un courant de pensée prônant un anticolonialisme pragmatique. Selon lui, la France dépense trop d'argent pour ses colonies à perte et devrait plutôt investir sur son propre territoire pour se moderniser (une idée souvent résumée par la célèbre formule qu'il a inspirée : « La Corrèze avant le Zambèze »).
Rosie Cartier (décédée en 2014) n'est pas seulement « la femme de » ; elle est la fidèle compagne de route de son mari lors de ses grands reportages internationaux, ce qui est une dynamique assez moderne pour l'époque.
Au tout début de l'année 1961, le couple s'envole de l'autre côté du rideau de fer pour un grand voyage en Union Soviétique, passant par Moscou puis la Sibérie. Rosie Cartier prend activement part à ce reportage et prend elle-même la plume pour raconter son expérience. En avril 1961, elle publie un récit intitulé « Une Parisienne au cœur de la Sibérie » (paru dans la presse hebdomadaire, notamment 7 Jours). Elle y raconte avec un regard occidental et féminin la réalité brutale, le climat extrême et le quotidien soviétique qu'elle observe aux côtés de son mari.
Le voyage de Raymond et Rosie Cartier en URSS au début de l'année 1961 a laissé plusieurs témoignages dans la presse française de l'époque. Ce grand reportage s'est déroulé en pleine Guerre froide, à une période charnière pour l'Union Soviétique (quelques semaines seulement avant le premier vol dans l'espace de Youri Gagarine).
Le grand récit de ce voyage paraît dans le numéro 627 de Paris Match, publié le 15 avril 1961. Raymond Cartier y signe un immense dossier de 10 pages intitulé « L'étranger devant l'URSS ».
Estimation : 500 € ~ 800 €
[Photographies]
Raymond Cartier, grand reporter pour Paris-Match en voyage en URSS...
Lot 335
Lot 336
[Photographies]
Raymond Cartier, grand reporter et figure tutélaire de Paris-Match

Réunion de + de 100 tirages argentiques, formats divers, en majorité en noir et blanc, et 4 planches-contacts et bandes de pellicule représentant :
- Différents portraits de Raymond Cartier, notamment à son bureau ou dans sa bibliothèque, prises de vue par les reporters-photographes de Paris-Match, entre 1963 et 1975, dont clichés de : Walter Carone, le grand patron fondateur de la photo à Match (6 cl.) ; Willy Rizzo, le photographe du glamour et designer (4 cl.) ; François Gragnon, l'œil des stars des années 60 ; Patrice Habans le photographe de la télévision et des Beatles (clichés datés du 16 février 1971 sur le plateau de l’émission politique « A Armes égales » où Cartier débat face à Robert Buron ancien ministre gaulliste devenu un fervent défenseur du développement des pays pauvres portant sur le thème « L'Algérie, la France et le Tiers Monde ») ; Nick de Morgoli à New York le portraitiste de l'intelligentsia ; Jean-Claude Deutsch l'historien de la rédaction ; Michel Le Tac (5 cl.) et Richard Jeannelle la jeune garde talentueuse des années 70 ; etc
- Conférence de l’équipe de rédaction à Paris-Match, 25 novembre 1968 (clichés de Jean-Claude Deutsch)
- 2 vues de groupe réunissant l’équipe de la station de radio RTL, qui faisait partie du puissant groupe de presse Jean Prouvost (Paris-Match, Marie-Claire, Télé 7 Jours)

Entre 1965 et 1975, Raymond Cartier traverse la dernière décennie de sa vie au sommet de sa notoriété et de son influence à Paris-Match. Il n'y est plus seulement un grand reporter : il en est le patron intellectuel, le visage de la politique internationale et la voix doctrinale du magazine. Il couvre et analyse pour les lecteurs de Match les événements majeurs de la décennie : l'élection présidentielle française de 1965, la guerre du Viêt Nam, la guerre des Six Jours (1967) et la crise monétaire post-Mai 68. Comme l'illustrent les clichés de Jean-Claude Deutsch et Willy Rizzo en novembre 1968, il préside les conférences de rédaction et façonne la ligne éditoriale du journal. Sa plume dans Match se double d'une présence régulière sur les ondes de RTL (également propriété du groupe Jean Prouvost), faisant de lui l'un des politologues les plus écoutés de France. Continuant de signer ses éditoriaux et ses chroniques de politique internationale dans Paris Match presque jusqu'à la fin, Raymond Cartier s'éteint en février 1975 à l'âge de 71 ans, marquant symboliquement la fin d'une époque pour Paris Match, celle des grands éditorialistes tout-puissants de l'après-guerre.
Estimation : 500 € ~ 800 €
[Photographies]
Raymond Cartier, grand reporter et figure tutélaire de Paris-Match 

Réunion...
Lot 336
Lot 397
[Livres]
LITTERATURE, VOYAGES ET DIVERS, 19E SIECLE
Réunion de 21 volumes, formats et états divers
Dont :
Landrait, Le musée des jeux. Paris/Limoges, Martial Ardant, 1837. 239 pp. ;
De Nodier (Charles), Romans Contes Nouvelles. Paris, Charpentier, 1840. 3 vol. ;
Savigny (A. de) Album divertissant et utile. Historiettes et images. Ouvrage pouvant être offert à tout le monde. Paris, Libr. universelle, Aubert, galerie Véro-Dodat, [1840]. 304 pp. ;
Baude (Baron), L’Algérie. 2 vol. Paris, Arthus Bertrand, 1841 ;
Clausade (Amédée), Voyage dans le nord de l’Europe. Paris, V. de Perrodil, 1850. 486 pp. ;
Littré (Emile), Conservation, révolution et positivisme. Paris, Ladrange, 1852. 328 pp. ;
Jasmin (Jacques), Les papillotos. Paris, Didot, 1860. 539 pp. ;
Parley (Peter). Histoire de la Chine et des Chinois. Paris, Lehuby, s.d. 278 pp. ;
Gavarni, Masques et visages. Paris, 1868. 352 pp. ;
Flaubert (Gustave), L’éducation sentimentale. Tome deuxième. Paris, Michel Lévy frères éd., 1870. 331 pp. ;
Richard, Académie des jeux. Paris, Delarue, [1870]. 166 pp. ;
De Verville (Béroalde), Le moyen de parvenir. Paris, Delarue [1880]. 3 tomes en 1 vol. ;
Michel (Louise), La Misère. Dessins de L. Tinayre. Gravures de J. Tynayre [sic]. Paris, Fayard, sans date [1882]. 936 p. Complet de la table des gravures. Edition originale. (rousseurs) ;
Du Moncel (Th.), Le microphone, le radiophone et le phonographe. Paris, Hachette, 1882. 304 pp. ;
Dostoievski (Fedor), Humiliés et offensés. Paris, Plon, Nourrit & Cie, 1884. 255 pp. ;
Révoil (Bénédict-Henry), Pêches dans l’Amérique du Nord. Tours, Alfred Mame et fils, 1886. 284 pp. ;
Bentzon (Th.), Jacqueline. Ill. par Albert Lynch. Paris, Boussot, Valadon &Cie, 1893. 216 pp. ;
Gautier (Théophile fils), Aventures du baron de Munchausen. Ill. par Gustave doré. Paris, Furne, Jouvet & Cie, s.d. 230 pp.
Estimation : 100 € ~ 200 €
[Livres]
LITTERATURE, VOYAGES ET DIVERS, 19E SIECLE    ...
Lot 397
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