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Lot 1
Masque de MARCEL DUCHAMP (Blainville-Crevon, 1887 - Neuilly-sur-Seine, 1968)
par Georges HENRIQUES-RABA à Sanary, 1941.

Haut. 28 cm.

Provenance : collection particulière de la famille Raba.

"Fin 1941, à la Villa les Baux, à Sanary, Ernst Engel présente Marcel Duchamp à Alice et Georges Henriquez Raba...

Durant leurs fréquentes parties d'échecs chez lui, Georges observait attentivement Duchamp. Il était captivé par la physionomie de son brillant adversaire et, un jour, il décida de faire son portrait.
Entre les coups d'échecs, il prit une empreinte en glaise du visage de son ami, comme il l'avait fait de nombreuses fois avec d'autres visiteurs. Il fabriqua ensuite un moule de plâtre et le remplit de ciment coloré avec un pigment terre cuite. Loin d'être un mouleur expert, Georges eut du mal à séparer le moule du moulage ; avec un fil, il coupa le plâtre mais alla un peu trop loin et endommagea les joues et le nez du sujet…

L'artiste ne s'en rendit peut-être pas compte, mais son portrait de Duchamp fait penser aux masques "mortuaires" que René Iché avait sculpté de Breton et Eluard, de leur vivant, en 1929-30."

Extrait de Paul B. Franklin, "Étant donné Marcel Duchamp", in Rencontres à Sanary-sur-Mer, pages 258 à 289, édité par l'Association pour l'étude de Marcel Duchamp, 2011.

Duchamp partit de Sanary pour l'Amérique en mai 1942. Ce masque troublant, oeuvre unique - fut exposé au deuxième Salon de l'Art vivant (17 mai - 17 juin 1942) organisé au musée de Toulon.
Estimation : 10 000 €
Masque de MARCEL DUCHAMP (Blainville-Crevon, 1887 - Neuilly-sur-Seine, 1968)
par Georges...
Lot 1
Lot 8
Georges JOUVE (Fontenay-sous-Bois, 1910 - Aix-en-Provence, 1964)
Lampe anthropomorphe, c. 1952.

Céramique émaillée blanche et oxydes noirs.

Haut. 43,5 cm
Électrifiée. Haut. totale avec la douille : 47,5 cm.

Provenance :
- achetée dans un magasin de Juan-les-Pins, vers 1952-53.
- par descendance, collection particulière, Tours.

Références bibliographiques :
- « Georges Jouve », Jousse Entreprise éditions, Paris, 2005, croquis reproduit p.107.
- Michel Faré, « Jouve céramiste », édition Art et Industrie, 1965, p.77 pour une pièce dans le même esprit.
- Plusieurs lampes comparables sur le marché de l’art : sur le site web de la Galerie Chastel-
Maréchal à Paris, un petit modèle chez Phillips de Pury & Company à Londres le 28 avril 2010 sous le n° 67 et ce même grand modèle chez Sotheby's le 17 décembre 2009 sous le numéro 275.

Formé aux métiers d’art à l’École Boulle dans les années 1930, Jouve découvre les arts du feu alors qu’il s’est évadé d’un camp nazi et qu’il s’est réfugié dans la Drôme. Se consacrant entièrement à la céramique, il travaille à Paris puis à Aix-en-Provence, délaissant progressivement le traditionnel tour du potier pour créer des oeuvres modelées comme sculpteur, au caractère monumental, qui lui ouvrent la voie à de prestigieuses collaborations en France et à l’étranger. Il est le céramiste français le plus célèbre de la seconde moitié du XXe siècle, en contrepoint du travail de Picasso, installé dans les années 1950 à Vallauris. Notre figure féminine n’est d’ailleurs pas sans rappeler la manière
de Picasso avec ses baigneuses sur la plage de Dinard quelque décennie plus tôt.
Adjugé : 46 000 €
Georges JOUVE (Fontenay-sous-Bois, 1910 - Aix-en-Provence, 1964)Lampe anthropomorphe, c. 1952.Céramique...
Lot 8
Lot 40
R2E-CCMC
PORTAL, n°2029, c. 1981.

L'un des tout premiers micro-ordinateurs portables de l'histoire de l'informatique, dans sa configuration originale complète et en état de fonctionnement.

Le Portal est doté d'une unité centrale de 64 Ko de Ram fonctionnant avec un micro-processeur Intel 8085, d'un clavier de 58 touches alpha numériques et 11 touches numériques, d'un écran de 32 caractères, d'une unité de disquette, d'une imprimante thermique, de deux canaux de communication synchrones et asynchrones et d'une alimentation intégrée de 220 volts. Il fonctionne avec le logiciel d'exploitation Prologue.
2 MANUELS de documentation s'ajoutent à l'ensemble, ainsi que 11 DISQUETTES SOUPLES de 11'1/4.
Matériel en état de marche, mais présenté sans garantie.

Provenance : collection d'un ancien employé de R2E.

LIBRE CIRCULATION ET SORTIE DU TERRITOIRE FRANÇAIS

Présenté au grand public en septembre 1980, soit huit mois avant l'Osborne 1 américain, au Sicob à Paris, le Portal est le fruit de la rencontre entre la société française R2E et la compagnie CCMC. Pesant 12 kilos et se présentant sous la forme d'une valise, le Portal permettait aux experts-comptables de la CCMC de saisir, traiter et transmettre directement depuis l'entreprise cliente les données à la maison-mère. Avec son bureau d'étude et de développement dirigé par François Gernelle, R2E est notamment à l'origine de la création du premier micro-ordinateur de l'histoire de l'informatique, le MICRAL-N, dont un exemplaire a été acquis aux enchères par le Living Computer Museum de Seattle (Vulcan Inc./Paul Allen) le 11 juin dernier au château d'Artigny.
On découvre avec cet exemplaire du Portal, encore en état de marche, commercialisé à seulement quelques centaines d'exemplaires, que le petit poucet français avait, encore une fois, une longueur d'avance sur les géants nord-américains.
Estimation : 10 000 €
R2E-CCMC
PORTAL, n°2029, c. 1981.

L'un des tout premiers micro-ordinateurs portables de...
Lot 40
Lot 81
Nadia SABOURIN (née à Chauvigny en 1960)
"Les évanouis n°6", 2008.

Robe en biscuit de porcelaine, pièce unique non moulée.

Haut. 19, Diam. 33 cm

Nadia Sabourin est une artiste présentée par Patricia Laigneau au château du Rivau.
www.nadiasabourin.com

Cette robe fait partie d’une série évoquant les « objets de deuil » et la « présence par l’absence ». L’objet de référence est une véritable robe d’enfant, enduite de barbotine de porcelaine à l’intérieur, comme à l’extérieur, puis cuite à 1400°. La cuisson a détruit la robe en tissu au profit d’un objet métamorphosé « désincarné ». Un léger espace vide entre l’extérieur de l’objet et l’intérieur demeure le seul témoignage fantomatique de l’existence passée de la robe. Seule son empreinte en porcelaine demeure visible.

Le travail de Nadia Sabourin est enraciné depuis les années 1980 dans le rapport les vivants AVEC la mort. Les formes qui la préoccupent sont des " objets de deuil " et par extension ce qui évoque la " présence par l'absence ". Leur transformation par empêchement ou par l'épreuve du feu fait système dans un processus de transmutation. En utilisant la performance, le dessin, ainsi qu'une grande variété de matériaux, elle crée des situations absurdes et composites autour de son autoportrait.

L'utilisation de matériaux subissant l'épreuve du feu s'est imposée comme une réponse radicale à sa préoccupation. Elle permet par la carbonisation ou par la cuisson d'altérer à cœur ou de détruire les objets de référence au profit d'un objet métamorphosé " désincarné ". Ce choix prométhéen implique une finalité logée dans l'égarement, le renversement et le risque d'une folie imprudente.
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
Nadia SABOURIN (née à Chauvigny en 1960)
"Les évanouis n°6", 2008.

Robe...
Lot 81
Lot 85
Antonella BUSSANICH (née à Viareggio en 1963)
"Bombs in Aleppo on man’s torso", 2017

Tirage photographique sur papier Arches Platine Fibre. Édition de 5 exemplaires justifié 2/5. Signé au dos.

Haut. 45, Larg. 45 cm.

Antonella Bussanich qui a montré son travail au CCC est une artiste exposée par Patricia Laigneau au château du Rivau.
www.antonellabussanich.it

"Artiste contemporaine italiennne, Antonella Bussanich, vit entre la France et la Toscane. Son travail explore les moments privés, subtils, sur fond d'interrelations silencieuses et paisibles avec un fort contenu émotionnel. Elle crée aussi des installations combinant nottament vidéo et photographie. Largement exposé, ses oeuvres ont eu les honneurs du Musée des Offices à Florence comme de l'Espace Obedan à Milan, du Musée d'Art Moderne de Troyes, du CCC-Centre de Création Contemporaine de Tours, du CCCB-Centre de Culture Contemporània de Barcelone, de la Fondation Bancaja à Valence comme de la John Spoor Broome Art Gallery à Usa en Californie."
Irina Costache, professeur d'Art, California State University, art moderne et contemporain

"Bombs in Aleppo on man's torso est une photographie qui appartient à la sèrie de portraits "Projections" que j'ai commencé en janvier 2017 et que je continue à enrichir mois après mois. Je demande à mes sujets de choisir un thème d'actualité qui les concernent particulièrement, puis je choisi dans les images de presse une image que je projecte sur une partie de leur corps afin de réaliser le portrait. "
Antonella Bussanich
Estimation : 1 000 € ~ 1 500 €
Antonella BUSSANICH (née à Viareggio en 1963)
"Bombs in Aleppo on...
Lot 85
Lot 120
Antoine-Louis BARYE (Paris, 1796-1875)
Thésée combattant le centaure Biénor.

Bronze à patine verte et noire, Signé : "Barye" sur le rocher à deux reprises; cachet "F. Barbedienne Fondeur Paris".

Haut. 54 cm.

Provenance :
- "Cette œuvre primée à l'exposition du travail en 1925 (hors concours - officier de l'académie) a été offerte en 1938 par M. Leblanc Barbedienne à M. Chaucheyras Jean pour 50 années de travail dans sa maison en 1945 ".
Joints: photo et attestation au verso, photo groupe atelier Barbedienne et carte d'identité titulaire légion d'honneur de Chaucheyras, photo collection Chaucheyras, meilleur ouvrier de France. Plaque de reconnaissance par maison F Barbedienne "loyale et fidèle collaboration 1888-1938".
- Conservée à Orléans dans sa famille depuis l'origine.

Antoine-Louis BARYE. Theseus slaying the Centaur Bienor. Bronze with green and black patina. Signed twice. Stamped with the Barbedienne foundry mark.

Bibliographie : Ballu 1890, Benge 1984 ill. 30, Pivar 1974 F221, Saunier 1925 pl.13, Poletti Richarme 2000 p. 109-111.

Conçu en 1849, et exposé au Salon de 1850, ce modèle très célèbre a été produit par F. Barbedienne entre 1875 et 1925. À Paris, à la pointe de l'Île Saint-Louis, un agrandissement de Thésée et Biénor de trois mètres de hauteur est réalisé par Barbedienne, mais enlevé en 1942 par les Allemands. Sa réplique est fondue par Perrault en 2011 grâce au mécénat de la Chi Mei Museum Foundation de Taïwan, fondée par M. Wen-Long Shi.
Adjugé : 14 000 €
Antoine-Louis BARYE (Paris, 1796-1875) Thésée combattant le centaure Biénor.Bronze à...
Lot 120
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