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AUTOGRAPHS & MEMORABILIA

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Lot 13
Charles LAPICQUE et les marchands

Lot de + de 140 documents concernant les rapports de l'artiste avec ses marchands-galeristes, dont :
- Les marchands de Lapicque, tapuscrit + copie de l'article écrit par Elmina Auger et Marie Maublanc en août 1988.
- 2 longues L.A.S. (7 pages ½ et 3 pages ½ in-4), 1er et 7 août 1964, de Charles LAPICQUE à Sylvie GALANIS et Me Roger HAUERT + 2 pages d'un compte-rendu écrit de l'artiste + P.A.S. de Sylvie GALANIS, août 1964 + notes et brouillon de lettre d'Elmina AUGER, 1964-1965, concernant les rapports entre l'artiste avec la galerie Villand et Galanis au lendemain de la disparition accidentelle d'Henri Villand.
- Copie dactylographiée d'un échange épistolaire entre Sylvie Galanis et le peintre Maurice Estève, 12 et 13 février 1965, annonçant la fin de la collaboration de l'artiste avec la galerie Villand et Galanis.
- 21 L.A.S. de Peter et Barbara NATHAN adressées à Elmina AUGER, 1962-1971.
- Lettre dactylographiée d'Elmina AUGER à Peter NATHAN, 13 décembre 1970, 2 pages in-4 ; Elmina Auger y relate l'engouement naissant des Américains pour Lapicque et de la rivalité avec le peintre Maurice Estève.
- Brouillon de L.A. de Charles LAPICQUE à Peter NATHAN, 14 janvier 1971, 5 pages ¼ in-4
- env. 90 L.A.S. et P.A.S. de William A. GRAHAM (1939-1992) et de Bernard BALANCI adressées à Elmina AUGER, 1971-1973 + 7 tirages photographiques, visite à Bréhat en 1971.
- 45 tirages photographiques, tous formats, années 1960-1980.


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RÉUNION POSSIBLE DES N°1 à 19, PRÉALABLEMENT À LA VENTE, SUR DEMANDE.
Estimate: 200 € ~ 400 €
Charles LAPICQUE et les marchands

Lot de + de 140 documents...
Lot 13
Lot 14
Charles Lapicque et ses écrits artistiques, philosophiques, biographiques et personnels
Rare et belle réunion de brouillons manuscrits et tapuscrits, écrits par l'artiste et son assistante Elmina Auger, années 1950-1960. Nombreux écrits inédits non publiés, et textes prononcés lors de diverses conférences, en majorité publiés, copies de correspondance, notes, etc, dont :
- Mise en accusation à la séance de la salle de géographie le 9 juin 1953 (Soleil Noir), manuscrit de 11 pages ½ in-8.
- Hommage à Raoul Dufy, tapuscrit de 7 pages in-4 + ½ page in-4 manuscrite de l'artiste ; prononcé lors de la séance du 14 juin 1953 à l'Union des Arts Plastiques.
- Ressemblance irréversible : destruction et création, brouillon manuscrit de l'artiste, octobre 1954, 5 pages in-4.
- Apparence, brouillon manuscrit de l'artiste, octobre 1954, 2 pages in-4.
- Swann-Odette, paysage, brouillon manuscrit de l'artiste, octobre 1954, 4 pages in-4.
- Actualité de Poussin, manuscrit de l'artiste, 5 pages in-4.
- Sur les rapports de l'art et du monde, tapuscrit de 21 pages in-4.
- Imitation et Figuration, tapuscrit de 7 pages in-4, avril 1956.
- L.A.S., 29 mai 1956, de Jean PONS (1913-2005), 5 pages in-4.
- Le peintre, le temps et l'autre, tapuscrit de 15 pages in-4, mai 1956.
- Peinture et mouvement, tapuscrit de 23 pages in-4 .
- Le langage plastique et la métaphore, brouillon manuscrit de l'artiste, 37 pages in-4.
- Le mouvement du monde en peinture, partie du brouillon manuscrit de l'artiste, 26 pages in-4 + manuscrit synthèse de l'artiste, 8 pages ½ in-4 + illustrations et croquis.
- L'art et la mort, brouillon manuscrit de l'artiste de 57 pages in-4 + tapuscrit de 20 pages in-4 ; texte de la conférence prononcée au Collège philosophique le 28 janvier 1959.
- Hommage à Picasso, brouillon manuscrit de l'artiste, 5 pages ½ in-4 + tapuscrit de 2 pages in-4 daté d'octobre 1961.
- Présence et peinture, brouillon manuscrit de l'artiste, 55 pages in-4.
- Le cosmos, brouillon manuscrit de l'artiste de 24 pages in-4.
- Brouillon manuscrit de l'artiste, 14 pages in-4 + manuscrit d'Elmina Auger retravaillé, 12 pages in-4.
- Lettre dactylographiée de Charles Lapicque à Jean Cassou, 6 juin 1964, 2 pages in-4.
- Brouillon manuscrit de la main d'Elmina Auger, 10 pages in-4.
- Hommage à Jean Wahl, tapuscrit de 2 pages in-4, s.d.
- Matisse, 1 page in-4 manuscrite.
- Dufy, 1 page ½ in-4 manuscrite.
- Florence et Picasso, manuscrit de 8 pages in-4.
- 16 chemises, la plupart titrées, contenant chacune des dizaines de feuillets de bouts de textes dactylographiés et manuscrits.
- Biographie circonstanciée jusqu'en 1971.
- A l'appel du matériau, brouillon manuscrit de l'artiste avec corrections et ratures de 11 pages in-4 et tapuscrit de 2 pages in-4.
- Copie tapuscrit d'une lettre datée du 8 décembre 1949 et adressée au critique d'art Frank Elgar.
- Cahier d'écolier contenant des notes manuscrites d'Elmina Auger.
- Tapuscrit de 22 pages in-4, c. 1973-1974.
- Impressions musicales et poétiques sur Charles Lapicque et son œuvre, article biographique par Georges Lapicque, fils de l'artiste.
- Réunion de critiques ou de préfaces de catalogues, sous forme de tapuscrits ou de copies manuscrites, parus dans les années 1950-1960, et écrits par Jean Guichard-Meili, Gaston Diehl, Pierre Cabanne, etc.
- Coupures et copies d'articles de presse, etc.
- 8 pages in-4 de notes manuscrites à la mine de plomb de Lapicque à Elmina Auger.
- Photocopie d'une L.A.S. de l'artiste adressée à Evelyne RAAB (1939-1974).
- Photocopies de 7 pages in-4, volontés manuscrites testamentaires de l'artiste, 1984-1985.
- Divers articles et publications par Charles Lapicque.
- " Denis Diderot " illustré par Lapicque, 1966, avec envoi autographe signé.


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RÉUNION POSSIBLE DES N°1 à 19, PRÉALABLEMENT À LA VENTE, SUR DEMANDE.
Estimate: 1 000 € ~ 2 000 €
Charles Lapicque et ses écrits artistiques, philosophiques, biographiques et personnels
Rare...
Lot 14
Lot 15
Elmina AUGER (1897-1989), assistante et concubine de Charles Lapicque

Lot de documents et photographies ayant appartenu à Elmina AUGER :
- L.A.S. d'Elmina Auger au général de Gaulle et carte de visite avec envoi manuscrit du général de Gaulle, décembre 1965.
- 5 L.A.S. à Evelyne Raab et Marie Maublanc, 1971-1978
- Correspondance passive dont 6 L.A.S. et P.A.S. d'Evelyne RAAB (1939-1974), 1968-1972 ; 3 L.A.S. et P.A.S. de Walter SCHARF, collectionneur de Lapicque, 1966-1972 ; d'anciennes élèves dont 6 L.A.S. de Marie Maublanc, 1966-1973 + 1 photographie + lot de bons de réquisition d'œuvres vendues aux enchères publiques, années 1970 ; petite gravure érotique indienne, tirage confidentiel hors commerce par les éditions du Soleil Noir avec envoi signé de François Di Dio (1921-2005), éditeur et écrivain ; P.A.S. de Jean-Claude Eger, traducteur et dialoguiste ; lettres d'anciennes élèves ; etc.
-Tapuscrit de notices de présentation d'œuvres de Lapicque écrites par Elmina Auger, 9 pages in-4.
- La Création, copie d'une étude philosophique par Elmina Auger, 22 pages in-4.
- Archives de l'" Association des Amis de Charles Lapicque "
- Portrait de Charles Lapicque, texte biographique d'Elmina Auger, daté du 2 novembre 1988, 6 pages in-4.
- Proust et Mozart, manuscrit d'Elmina Auger, 15 pages in-4 ; en hommage aux deux artistes les plus admirés par Charles Lapicque.
- Eté 1987, Bréhat, notes prises par Elmina Auger au cours d'une conversation téléphonique avec Lapicque.
- Projet de préface à la publication " des lettres que Charles Lapicque m'a adressées pendant soixante ans. ", écrit le 9 mai 1988, manuscrit + tapuscrit.
- Cahier manuscrit d'Elmina Auger titré " A Flying-Fox, son maître très soumis ".
- Fiches des peintures de Charles Lapicque classées par ordre chronologique, d'avant 1939 jusqu'en 1984.
- Lot de + de 250 tirages photographiques, XIXe et 1ère moitié du XXe siècle.
- + de 300 tirages photographiques (dont 4 albums, rouleaux, négatifs), années 1950-1970, prises de vue par Charles Lapicque et Elmina Auger au cours de leur séjour à Bréhat et de leurs différents voyages en France et à l'étranger (Grèce, Rome).


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RÉUNION POSSIBLE DES N°1 à 19, PRÉALABLEMENT À LA VENTE, SUR DEMANDE.
Estimate: 300 € ~ 600 €
Elmina AUGER (1897-1989), assistante et concubine de Charles Lapicque

Lot de...
Lot 15
Lot 20
Documentations sur Charles Lapicque

Lot d'ouvrages et de documentations diverses :
- Dessins de Lapicque - Tomes 1, 2 et 3 : la Figure ; les Chevaux ; et la Mer, ?Editions Galanis Paris "in-folio, 32 cm, 3 volumes illustrés de planches de reproductions : 1. La Figure, texte de Charles Estienne, 1959 ; 2. Les Chevaux, texte de Jean Guichard-Meili, 1962 ; et La Mer, texte de Jean Lescure, 1964. Cartonnage papier de l'éditeur.
- Charles Lapicque, catalogue raisonné de l'œuvre peint et de la sculpture, par Bernard Balanci, Editions Mayer, 1972.
- Lapicque, Estampes. 500 estampes, lithographies, eaux fortes et gravures, ensemble de l'œuvre gravée par Charles Lapicque, Catalogue de la vente aux enchères par Me Georges Blache, Versailles, 20 décembre 1981. Avec envoi autographe de Lapicque.
- Charles Lapicque, le dérangeur, par Philippe Bouchet, Thalia éditions, 2009.
- Catalogues ou plaquettes d'expositions : Vestart à New York, avec envoi autographe de Lapicque ; Kunsthalle Bern, 1962 ; Kunstverein à Hambourg, 1964 ; Musée d'art national moderne, Paris, 1967, avec envoi autographe de Lapicque ; Musée de Brest, 1969 ; Galerie Verrière à Lyon, 1970 ; Centre Georges Pompidou, Paris, 1978 ; Galerie Messine, Paris, 1983 ; ASB Galerie, 1987.
- " Espace et présence dans la peinture de Lapicque ", thèse de doctorat par Aloys Perregaux, 1981 ; " Charles Lapicque, 1898 ", Les cahiers d'art-documents, n°38, 1956 ; Revue " Zodiaque ", n°18-19, 1954 ; " Le Nœud noir du col de la régente " par Michel Ragon, 1998.
- Lot de cartons d'invitation, cartes et plaquettes promotionnelles.
Joint : 4 impressions lithographiques numérotées et signées ; dessin à la mine de plomb avec envoi autographe de Lapicque " Pour Manessier " ; dessin à la plume titré et signé avec envoi autographe.


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Estimate: 200 € ~ 400 €
Documentations sur Charles Lapicque

Lot d'ouvrages et de documentations diverses :
-...
Lot 20
Lot 35
[Moyen Âge] " A tous nobles qui aiment beaux et bonnes histoires ", chronique généalogique des rois de France, fin du XVe siècle.

Rare rouleau en peaux de parchemin de 2,90 m x 0,245 m, composé de 4 membranes collées les unes aux autres, texte en français réparti sur 2 colonnes après un prologue en longues lignes, traces de piqûre de part et d'autre de la peau témoignant de l'emploi des systèmes de réglure utilisés par le scribe pour homogénéiser les interlignes. Le haut du rouleau est découpé formant un triangle ou chapiteau.
Écriture gothique à l'encre brune pour le corps du texte, et à l'encre rouge pour le prologue et l'introduction de chaque chapitre. L'initiale de chacun des chapitres peinte en couleur, alternativement rouge et bleu, ainsi que quelques pieds de mouche, ponctuent le texte et en introduisent les principales sections facilitant ainsi la lecture. En marges sont inscrits en rouge et en chiffre romain le numéro de chaque section. En marge gauche, décor de deux demi-fleurs de lys en rouge et en bleu.
Au centre du texte se décline, de haut en bas, un arbre généalogique simplifié, sans miniature, composé de séries de diagrammes à l'encre brune, dans lesquels y sont inscrits à l'encre brune les noms masculins et à l'encre rouge les personnages féminins.
Le manuscrit débute par un prologue " Cy s'ensuivent les lignées des roys de France et comment les generacions sont descendues l'une de l'autre... et si y font figurees aucunes notables eglises que les roys de France, ont fondées ", et se termine par une formule latine : " Explica ut arnica francoys ab[b]reviata ".

La chronique dynastique se conclut par le règne de Charles VII, mais le roi Louis XI et Charles son fils le dauphin apparaissent dans les médaillons de l'arbre. On peut donc supposer la réalisation de l'écriture de cette chronique entre l'année 1470 et 1483.

Ce texte est une courte chronique, anonyme et en français, de la lignée des rois de France, " depuis la création du monde par Dieu ", illustrée de diagrammes généalogiques (à l'instar du Compendium de Pierre de Poitiers), abondamment diffusée à la fin du Moyen Âge, sous divers formats (rouleau ou codex).

Marigold Anne Norbye, professeur britannique d'histoire du livre à l'University College London, a recensé 75 versions différentes de ce type de chronique manuscrite qu'elle a nommé " A tous nobles ", que ce soit sous forme de rouleau ou de codex, en version courte ou longue, avec ou sans prologue, avec miniatures enluminées ou sans, etc.
Elle en a recensé 69 dans les collections publiques en France (Paris (Bnf, Sainte Geneviève), Arras, Bordeaux, Caen, Montpellier, Orléans, Rouen, Tournai, Tours, Verdun), en Europe (Berlin, Bruxelles, Cracovie, Hanovre, Leeds, Londres, Manchester, Munich, Oxford, Saint Pétersbourg, Sion) et aux Etats-Unis (Boston, Cambridge, Chicago, Columbia, New Haven, New York, Philadelphie, Princeton).

Elle en a relevé seulement 6 exemplaires dans les collections privées, dont 3 incomplètes.

Le plus grand des manuscrits en rouleau recensé est l'exemplaire conservé à la bibliothèque Sainte Geneviève à Paris : écrit vers 1520, il mesure 32,7 m de long. Ceux de Paris et Rouen varient entre 17 à 21 m de long.

Notre exemplaire entre dans la catégorie des rouleaux " prototypes ", à l'instar de celui de Saint Pétersbourg : c'est-à-dire de petites dimensions (env. 2,5 m de long et de 280 mm de large), des blocs de texte plus denses et l'arbre dynastique plus compact, sans décor de miniatures.
Contrairement aux longs rouleaux difficilement manipulables mais aux riches textes et décors ostentatoires destinés à un public aisé, notre rouleau prototype plus facilement portable fut probablement destiné aux étudiants et aux collèges, comme instrument didactique et propagandiste du récit dynastique de la royauté.
Estimate: 1 500 € ~ 2 500 €
[Moyen Âge] " A tous nobles qui aiment beaux et...
Lot 35
Lot 40
[Royauté - Saint Empire] Marguerite d'Autriche (1480-1530) dite Marguerite la grande.

P.S. " Marguerite ", 7 octobre 1525, à Bois-le-Duc, et contresignée, papier oblong in-fol., adressée " A noz tres chers et bien amez les president et gens des comptes à Lille ".
Ordre donné à la chambre des comptes du comté de Flandre à Lille de délivrer un nouvel extrait de l'obligation due à Laurent Vital, ancien valet de chambre de Charles-Quint, afin de recevoir la somme des gages dus à son père décédé Jean Vital serviteur de Charles le Téméraire :
" Marguerite archiduchesse d'Austrice ducesse et contesse de Bourgone douagrere de Savoye / Tres chers et bien amez de la part de Laurent Vital parcidevant varlet de chambre de l'empereur mon seigneur et neveu nous a este expose comment il ait plusieurs fois poursuivi pour estre paye de la some de neuf vingt deux livres quatorze sols de 40 gros due a son feu père a cause de ses gages comptez par les escrots de la dépense ordinaire de l'ostel de feu notre tres cher et grand pere le duc Charles que dieu absoille, desquels il fut mis en reste par feu maistre Gerard de la Roche en son vivant maistre de la chambre aux deniers dudit feu sgr, et dont ledit exposant a eu extraict lequel il a present perdu (…) nous requerant vous escrire et ordonner luy faire sur ce despecher autre et nouvel extraict pour en vertu d'icelui convenir ledit payement (…) que ledit exposant soit dresse de fonds du attendu les bons services par lui faits à mondit seigneur et neveu… "
Estimate: 400 € ~ 600 €
[Royauté - Saint Empire] Marguerite d'Autriche (1480-1530) dite Marguerite la...
Lot 40
Lot 45
[Louis XIV - Anoblissement - Fermier général] 1 pièce, 1677
P.S. " Louis ", Saint Germain en Laye, février 1677, et contresignée au verso par PHELYPEAUX secrétaire d'état, vélin obl. in-plano, avec armoiries peintes à l'encre et gouache ; lettre d'anoblissement accordée à Jacques LAUGEOIS d'IMBERCOURT et de LAUNAY, en récompense de ses services rendus au sein de l'armée puis dans l'administration royale, armoiries : d'azur à la tour d'argent et au chef herminé. (rest. anciennes, pliures)

Issu d'une famille bourgeoise de marchand parisien, Jacques Laugeois débute sa carrière dans l'armée. En 1638, il intègre le régiment des gardes françaises dans la compagnie du sieur du Borde et participe au siège du Catelet en Picardie : " aurait fait la campagne du siège de Catelet pour monter à l'assaut avec les enfants perdus, il aurait monté du premier sur la brèche et aurait arrêté de sa main le gouverneur de la place, en laquelle action il aurait reçu une blessure dont il serait demeuré estropié ". En 1649, il reçoit le commandement d'une compagnie d'infanterie au sein du régiment de Noaillac et fait campagne en Italie. Au lendemain du licenciement de son régiment, il se retire de la vie militaire et se tourne vers les affaires du roi. En 1656, il acquiert un office de secrétaire du roi au sein du grand collège pour se lancer dans le milieu de la finance. Débutant comme commis à la recette des tailles de diverses élections, il réussit une ascension sociale fulgurante devenant fermier général des aides et des gabelles de 1674 à 1693, et actionnaire de la compagnie des Indes orientales.
Estimate: 150 € ~ 300 €
[Louis XIV - Anoblissement - Fermier général] 1 pièce, 1677
P.S....
Lot 45
Lot 46
[Louis XIV - Conseil d'Etat privé - Etats-généraux] 5 pièces, 1652 à 1714
P.S. " Louis ", Pontoise, 26 juillet 1652, et contresignée par Louis PHELYPEAUX secrétaire d'état, vélin obl. in-fol. (pliures), nommant Charles Bénigne de THESUT, conseiller au parlement de Bourgogne à Dijon, à la charge de conseiller d'état au Conseil d'état privé du roi (ou Conseil des parties). [Ce conseil, présidé par le Chancelier de France ou par le Garde des Sceaux, est composé à l'origine de 24 conseillers d'état de robe, 3 conseillers d'état d'église et 3 conseillers d'état d'épée. Il intervient essentiellement pour juger des procès civils opposant des particuliers, ainsi que, en tant que de besoin, pour régler l'ordre des juridictions.] - P.S. " Louis ", Thionville, 25 juillet 1673, et contresignée par PHELYPEAUX secrétaire d'état, 1 page vélin obl. in-fol. ; Commission sur arrêt du Conseil d'état privé accordant la clôture des comptes de recettes à Nicolas DORSON, receveur général des finances de la généralité de Riom. Y est attachée l'extrait de l'arrêt du Conseil d'état privé, 2 pages ½ vélin in-4 - P.S. " Louis ", Fontainebleau, 4 septembre 1714, et contresignée par Jérôme PHELYPEAUX de PONTCHARTRAIN, secrétaire d'état de la maison du roi, adresse " A notre amé et feal le sieur Baron de Rouairoux " [famille de CAYLUS], 1 page sur vélin obl. in-4 ; lettre de convocation aux Etats-généraux de la province du Languedoc qui doit se réunir en la ville de Nîmes le 25 octobre 1714.

Joint : P.S. par Adrien de VALOIS, Paris, 15 décembre 1670, vélin obl. in-8 ; quittance de l'hôtel de ville de Paris accordée à Adrien de VALOIS historien, poète et historiographe du roi.
Estimate: 300 € ~ 600 €
[Louis XIV - Conseil d'Etat privé - Etats-généraux] 5 pièces,...
Lot 46
Lot 51
[Révolution - Armée du Nord] Charles François du Perrier du Mouriez dit DUMOURIEZ (1739-1823), général

Lot de 8 pièces : " Proclamation du Général en Chef Dumouriez, au Quartier Général de Tournay, le 30 mars 1793, l'an 2 de la République ", placard imprimé, 53 x 40 cm, ordonnant " à tous les Officiers & Soldats, des deux Armées du Nord & des Ardennes, qui se trouvent dans les Villes de Douay, Valenciennes, Dunkerque & autres, sans leurs Drapeaux ou sans être à l'Hôpital, (...) de sortir de ces Villes sous 24 heures, de rejoindre leurs drapeaux, si ce sont des braves Citoyens, égarés par les circonstances; ou de se retirer dans l'intérieur de la France, si ce sont des lâches; les Armées étant décidées à ne plus admettre que de braves Soldats... " - L.S., Valenciennes, 25 août 1792, général DUMOURIEZ + apostille signée du maréchal de camp irlandais James O'MORAN, 1 page in-fol., donnant ordre de réquisitionner tout le contenu de la bibliothèque (livres, cartes, manuscrits) appartenant à Anne Emmanuel de CROY, prince de Solre et Saint Empire, émigré, et resté dans son château à Condé sur l'Escaut. - " Adresse a l'armée Belgique ", placard imprimé par Deboubers à Lille, 53 x 41 cm : " (…) La Convention Nationale adopte à l'unanimité la proclamation qui lui a été présentée par le comité de défense générale, pour éclairer l'armée de la Belgique, sur la trahison de Dumouriez, & prévenir l'égarement par lequel ce conspirateur cherche à l'entraîner… " [Le 5 avril 1793, les conventionnels dévoilent la trahison du général Dumouriez et appellent à sa punition, comme à celle de tous les traîtres.] - " Les administrateurs du département du Nord à leurs concitoyens ", Douai, 6 avril 1793, placard imprimé, 45 x 35 cm - 3 placards de l'an II imprimés par Deboubers à Lille, 41 x 26 cm - Tract " Vive La république ", an II, imprimé par Boubers à Lille, 1 page in-4.
Estimate: 400 € ~ 600 €
[Révolution - Armée du Nord] Charles François du Perrier du...
Lot 51
Lot 52
[Napoléon -Noblesse d'Empire] Louis Nicolas DUBOIS (1758-1847), premier préfet de police de Paris
L.A.S., 2 avril 1808, adressée à Eugène de Beauharnais, archichancelier, pour l'obtention des lettres patentes du nouveau titre de comte de l'Empire, 3 pages in-fol. : " Appelé par le décret de S.M. l'Empereur et roy, au titre de comte de l'empire, en ma qualité de conseiller d'état à vie, je supplie votre altesse sérénissime de vouloir bien m'en faire délivrer les lettres patentes. J'ai fait verser chez le trésorier du Sceau les quatre cent francs déterminés à cet effet. Mes noms, sont, Louis, Nicolas, Pierre, Joseph Dubois né à Lille dépt du Nord, le 20 janvier 1758 (…) Je m'en rapporte à ce que décidera la commission pour mes armes et ma livrée, je désirerais simplement que mes armes pussent rappeler ma fidélité et ma reconnaissance envers Sa Majesté l'empereur et roy et son décret du 14 floréal an X par lequel pour me donner un témoignage de sa satisfaction de ma conduite et du bon ordre que j'ai maintenu dans la capitale, elle a daigné me nommer conseiller d'état, 14 violettes avec un dix en chiffre romain rappelleront le décret et un lévrier serait le simbole de ma fidélité, de ma reconnaissance et de mon amour pour la personne sacrée de mon empereur et mon maitre… "
Joint : 3 L.A.S. : 27 août 1807, adressée à son notaire pour un achat de terres, 3 pages in-4 - L.A.S., 16 janvier 1811, adressée au directeur des tabacs au sujet de la manufacture de tabac de Valenciennes, 2 pages ½ in-4 : " qui fait 600 kilogrammes de tabac par jour avec 5 ou 6 ouvriers au moyen d'un moulin à eau et qui est susceptible d'en raper 1000 kg par jour (…) les bâtiments situés sur l'Escaut facilitent les arrivages par eau de tous les tabacs nécessaires à l'exploitation (…) cette manufacture la seule qui existe en grand dans le département du nord… " - 12 mars 1821, 1 page in-4, appui à une demande du président de la chambre de commerce de Dunkerque..
Estimate: 200 € ~ 400 €
[Napoléon -Noblesse d'Empire] Louis Nicolas DUBOIS (1758-1847), premier préfet de...
Lot 52
Lot 60
[Théâtre - Littérature] Auguste CREUZÉ DE LESSER (1771-1839)
Lot de 4 manuscrits autographes de pièces de théâtre composées par Auguste Creuzé de Lesser :
- Manuscrit de la main de l'auteur, avec corrections et rajouts, 44 pages in-4, titré " Eponine, tragédie d'étude en 4 actes et en vers libres ", daté " 9bre 1834 ", suivi d'une page d'un avant-propos de l'auteur expliquant les conditions dans lesquelles il a écrit cette pièce : " Cette tragédie, si c'en est une, a été faite en 1790 il y a près de 45 ans, presque un demi-siècle. En voulant en citer quelques vers dans mon mémoire en détruisant tout le reste, je l'ai trouvée moins mauvaise que je n'avais cru. J'ai même pris la peine de la retranscrire en y ajoutant très peu de chose mais en retranchant beaucoup de vers. Telle qu'elle est écrite, du moins pour moi un renversement assez curieux de ce que je faisais à 18 et 19 ans. J'étais déjà dans une petite révolte contre la tragédie française, révolte dont je suis revenu, mais jamais entièrement… " ;
- Manuscrit de la main de l'auteur, avec corrections, 75 pages in-4, titré " Cicéron ou les proscriptions, tragédie en cinq actes ", daté " fait en 1811 ", suivi d'une demie page d'avant-propos de l'auteur ;
- Manuscrit en partie de la main de l'auteur, avec corrections et rajouts, 86 pages in-4, titré " Pelisson à la Bastille, comédie historique en trois actes et en prose ", pièce qui fut " reçue au Théâtre français le 11 février 1808 " + copie du manuscrit, 91 pages in-fol.
Estimate: 300 € ~ 600 €
[Théâtre - Littérature] Auguste CREUZÉ DE LESSER (1771-1839)
Lot de 4...
Lot 60
Lot 64
[Littérature] Paul VERLAINE (1844-1896)

P.S., Soirées-Procope. Madame Aubin. Un acte de Paul Verlaine, 25 octobre 1894, 1 page in-4.
Rare programme cartonné au décor estampé en haut à gauche " Café Procope, Théo succ., rue de l'ancienne comédie ", réalisé par Alexandre Charpentier, et contrecollée sur une demie-page, une lithographie en couleurs tirée sur Chine, conçue par Frédéric-Auguste Cazals, représentant Paul Verlaine marchant avec canne, coiffé d'un chapeau noir et fumant la pipe.
Tirage limité à 100 exemplaires numérotés, n°71, et portant les signatures autographes de Verlaine (belle et rare signature fantasque), Cazals et Charpentier (petits accdts et pliures).
Ami intime de Verlaine, Cazals a composé plus de 150 portraits du poète, pris sur le vif. Représenté ici avec une canne, le portraitiste suggère l'état de fatigue et la maladie de l'écrivain dans laquelle il est plongé au cours des dernières années de sa vie. Madame Aubin, saynète en un acte parue en 1886, fut jouée pour la première fois au théâtre sur la petite scène du café Procope, à la plus grande joie de Verlaine qui répondit ce 25 octobre 1894 à une interview du rédacteur des Débats : " Il y a dix ans que j'ai fait ce petit drame, comme j'eusse fait un sonnet, pour m'amuser, sans ambition aucune ; en le faisant représenter, j'ai cédé seulement aux instances de mes jeunes amis Trimouillat, Privas, etc., les poètes-chansonniers du Quartier Latin. "
Estimate: 500 € ~ 800 €
[Littérature] Paul VERLAINE (1844-1896)

P.S., Soirées-Procope. Madame Aubin. Un acte de...
Lot 64
Lot 68
[Art - Musique] Lucien COLLIN (1849 - 1919).
ENSEMBLE de DESSINS, PARTITIONS et CORRESPONDANCE liés à Lucien COLLIN, compositeur, chanteur et musicien :
- Jules LETOULA (né en 1832). Portrait de Lucien Collin dans un médaillon ovale, entouré d'amours musiciens et d'un trophée de partitions et d'instruments de musique. Crayon et gouache sur papier, signé en bas à droite et dédicacé "à mon ami L. COLLIN". Fin XIXème. 31,5 x 24 cm. (petite déchirure)
- LASNAL (?) "Zut il m'en colle un !". Dessin humoristique représentant Lucien Collin jouant à son jeu favori, le billard. Encre et aquarelle sur papier, signée et datée "191.." en bas à droite.25 x 16,5 cm.
- Ensemble de MENUS humoristiques accompagnés de dessins à l'encre. L'un accompagné d'une gravure représentant une tête de chat. 10 feuilles. Un signé "Maray" (?), un autre "P. de Raine" (?). Vers 1900. Le plus grand, 36 x 27,5 cm. (usures, déchirures)
- 10 PARTITIONS et paroles de chansons : "La patronne est une femm' d'esprit", "La Glace parlante", "Monsieur le notaire", "Monsieur Lapin", "La première fois", "Le Dictionnaire", "Rions, buvons et moquons-nous du reste", "Une ménagerie dans un pupitre", "Lachez-moi le coude", "Nouvelle chanson".Vers 1900. 31 x 23 cm. (usures)
- LETTRE manuscrite comprenant de nombreux jeux de mots accompagnée d'un dessin humoristique en couleurs. Destinée à Lucien Collin, signée "Paul" et datée "trois/4/mil huit 96". 30,5 x 32 cm. (déchirures)
- LETTRE manuscrite. Destinée à Lucien Collin, signée "Edouard Laval" et datée "18 juillet 94". 17,5 x 11,5 cm. (déchirure)
- DÉDICACE "à Lucien Collin en souvnir de "Lierrat Vendu" / son affectionné complice / Edouard Laval / Mars 92". Sur une page de garde de l'ouvrage "THÉATRE INÉDIT". 18 x 11,5 cm. (déchirures)
Estimate: 200 € ~ 400 €
[Art - Musique]  Lucien COLLIN (1849 - 1919).
ENSEMBLE de...
Lot 68
Lot 71
[Poésie - Guerre 1914-1918 - Dax] Thierry SANDRE (1890-1950), romancier et poète
Manuscrit à l'encre violette titrée " Apostrophe à Émile Despax, Dax, 19 septembre 1926 ", 21 pages in-4. Hommage rendu à Émile Despax, poète et écrivain " Mort pour la France ", prononcé lors de l'inauguration d'un monument au nom de l'artiste disparu, érigé en la ville de Dax en 1926. Auteur de La maison des Glycines récompensé en 1905, Emile Despax est tué au combat le 17 janvier 1915, à Moussy-sur-Aisne, d'une balle en pleine tête le jour de son arrivée aux tranchées alors qu'il observait l'ennemi à la jumelle. Son nom est inscrit, sur les plaques commémoratives des écrivains morts au champ d'honneur au Panthéon.

Joint : 2 L.A.S. à entête de l' " Association des écrivains combattants de 1914-1918 " : L.A.S. de Thierry Sandre, ½ page in-8 - L.A.S. de Pierre CHANLAINE (1885-1969), écrivain, 1926, 2 pages in-8.

Thierry Sandre (de son vrai nom Jean-Joseph Auguste Moulié né le 19 mai 1890 à Bayonne - mort le 11 octobre 1950 à Bouchemaine) est un écrivain, poète, essayiste français.
Connu également sous le pseudonyme Jean Dumoulin, Thierry Sandre était un spécialiste de la littérature française du XVIe siècle. Il fut aussi traducteur ou adaptateur de textes grecs, latins ou arabes. Il fut le secrétaire de Pierre Louÿs avant la Première guerre mondiale. Il passa une grande partie de cette guerre en captivité en Allemagne. En 1919, il fut l'un des membres fondateurs de l'Association des écrivains combattants. À partir d'octobre 1921, il participa activement à la publication d'une " Anthologie des écrivains morts à la guerre ", en cinq volumes.
En 1924 il reçoit le Prix Goncourt pour sa trilogie Le Chèvrefeuille, le Purgatoire et Chapitre XIII.
En 1936, il devint membre du Tiers-Ordre de saint Dominique chez les Dominicains à Paris. Il reprit du service en 1940 et fut à nouveau fait prisonnier, avant d'être relâché en 1941.
Il devint adepte de l'Ordre nouveau et en raison des deux livres qu'il publia, en 1942 et 1943, il fut inscrit sur la liste des écrivains interdits après la guerre. Il parvint à se réhabiliter et publia encore plusieurs livres en réédition.
Estimate: 40 € ~ 80 €
[Poésie - Guerre 1914-1918 - Dax] Thierry SANDRE (1890-1950), romancier...
Lot 71
Lot 74
[Beaux-Arts - Paris - Montparnasse] La Horde Montparnasse et La Misère Noire, 1926-1927
Réunion de 2 affiches et 1 fascicule :

- " La Horde sous les tropiques ", affiche du programme artistique du 2e bal organisé par " La Horde du Montparnasse " salle Bullier le 23 avril 1926, imp. Deplanche Paris, contrecollée sur toile, 80 x 58 cm (légère rest.) ; fondé par le sculpteur Fernand-Dubois, ce bal de bienfaisance est donné au profit des artistes, peintres, sculpteurs regroupés sous le nom de " Horde de Montparnasse ".
- Brochure titrée " La Misère Noire ", édition et imprimerie La Misère Noire, 5 rue du Cherche-Midi, 12 pages. " La Misère Noire " est une association d'artistes d'art religieux au régime aristocratique, fondée par le peintre Polissadiw Cyrille de la Rosace, appelé " le jeune Rosace ".
- " Bal costumé de la Misère Noire ", théâtre des Champs-Elysées, 17 février 1927, affiche par Guy-Jean Selz et Cyrille Polissadiw, impr. Chachoin, Paris, contrecollée sur toile 60 x 40 cm + talon de billet d'entrée.
A Paris, à Montparnasse, dans ce milieu bohême où s'élabore un art nouveau et avant-gardiste, le musicien Claude Duboscq rencontre à la Rosace deux peintres russes émigrés, Cyrille Polissadiw et son amie Marie Vassilief. Originaux, exaltés, fantasques, ils font la conquête du compositeur. En 1927 Marie Vassilief suggère à Duboscq le thème d'un divertissement sacré, un triptyque évoquant l'Ancien Testament, le Nouveau et les temps futurs. Ce Divertissement sacré devait être donné au cours d'une soirée de bienfaisance au théâtre des Champs- Elysées. Polissadiw imagina de lui donner comme titre, Le Bal de la Misère Noire. Dans son esprit, le "gratin" parisien était convié à venir se divertir aux dépens des pauvres russes exilés. L'esprit d'amertume que masquait ce titre provocateur offusqua. Le comité central des chômeurs menaça de manifester si cette soirée, qu'il considérait comme une véritable offense aux vrais misérables, avait lieu. La presse orchestra l'incident, la politique s'en empara et Albert Sarraut, ministre de l'Intérieur, interdit Le Bal de la misère noire. Finalement, l'œuvre fut montée en province en février 1928 et fut un beau succès.
Joint : Loubok russe, image folklorique russe illustrant la chanson " Ah il y a de la lumière dans le ciel ", Moscou, 1894, 33,5 x 43 cm (rest.).
Carte postale d’une œuvre d’un artiste moscovite.
Estimate: 200 € ~ 400 €
[Beaux-Arts - Paris - Montparnasse] La Horde Montparnasse et La...
Lot 74
Lot 80
[Beaux-Arts - Paris] Le Bal des Quat'z'Arts

Rare lot de 9 affiches et 5 affichettes, 1947 à 1956, en majorité contrecollées sur toile :
- " Haroun al Rachid entre Victorieux dans Bagdad ", 20 juin 1947, salle Wagram, affiche dite " laïus ", c'est à dire qui présente le thème du bal aux traits humoristiques avec calembours et jeux de mots à la pelle, signée " Baboulet et Beaulieu ", 95 x 72 cm ;
- " Les Aztèques ", 2 juillet 1948, salle Wagram, affiche dite " laïus ", signée " Baboulet ", 77 x 57 cm ;
- " La Reine de Saba ", 23 juin 1950, L'Elysée-Montmartre, affiche dite " Tubard ", c'est-à-dire qui suggère les déguisements par rapport au thème retenu, 85 x 66,5 cm ;
- " Bizance 50e Bal des 4'Z'Arts ", 20 juin 1952, salle Wagram, affiche imprimée par les procédés Dorel, Paris, 100 x 64 cm ;
- " La Fête de la Lune chez les Bamilékés ", 26 juin 1953, L'Elysée Montmartre, 5 affichettes sur papier journal, signées Carnoy, imp. Nico, 59 x 43 cm (petits accdts) ;
- " Les Dix Mille Supplices du Hôang-Tung ", 25 juin 1954, salle du Coliséum, 2 affiches, l'une 119 x 80 cm (légère rest.), et l'autre affiche dite " Tubard ", 115 x 79 cm ;
- " Les Molosses ", 1er juillet 1955, Parc des expositions de Versailles, affiche dite " Tubard ", 67,5 x 119 cm ;
- " Le sac de Rome par les Gaulois ", 29 juin 1956, Palais des Glaces, 2 affiches, fond orangé et brun, signées " Jaugire et Francpitre ", imprimées par les procédés Dorel, Paris, 104 x 72 cm.
Ensemble en bel état.
Estimate: 400 € ~ 800 €
[Beaux-Arts - Paris] Le Bal des Quat'z'Arts

Rare lot de 9...
Lot 80
Lot 115
[Indre-et-Loire - Documents historiques]

Lot de + de 40 pièces, en majorité écrites de la ville de Tours, fin du XVIIIe et XIXe siècles. Dont lettres à entêtes et vignettes - Correspondance de commissionnaires en vins de Vouvray dont L.A.S. de Prudent-Jean BRUSLEY (1759-1847), ancien maire de Tours et député : " 30 mai 1841, à l'exposition brillante qui vient d'avoir lieu à Tours de nos produits industriels et de ceux des départements limitrophes, il a été présenté par M. Benoît mécanicien un petit modèle d'un pressoir à engrainage de son invention. Suivant le prospectus qu'il a répandu, il paraît que ce pressoir a été adopté avec succès dans un certain nombre de départements et notamment par vous dans l'Ardèche. M. Benoît, instruit, je ne sais par qui, que je possède un grand vignoble et que je suis ami des arts, a pris la peine de venir à ma campagne pour me donner connaissance de son modèle. Le système de nos pressoirs en bois est si grossier, si inintelligent et d'un entretien dispendieux que je me déciderais de suite en faveur du nouveau système si j'avais la certitude que lui-même ne comporte pas des inconvénients plus graves… " - L.A.S., 21 messidor an VIII, réclamation d'un officier de l'armée de la République pour être rétribué des campagnes d'Italie de l'an VII et VIII - L.A.S., 27 décembre 1826, d'un officier en garnison à Tours : " (…) Je suis bien aise d'avoir quitté les gardes, je me trouve le 3e lieutenant en premier du régiment, ainsi je crois que la grade de capitaine m'arriverez assez tôt pour me dédommager du peu d'avancement que j'ai eu à la compagnie. Je suis bien monté, j'ai un beau chien de chasse, je chasse beaucoup. Les environs de Tours sont charmants et giboyeux. La garnison est très agréable, les femmes sont jolies, coquettes et carnassières. Les Anglais font les frais des grandes soirées, partout on veut de nous et aussi partout nous nous trouvons avec une humeur fort gaillarde. Mr marquis de Podenas [Henri de Podenas] me témoigne beaucoup d'amitié, il se rappelle que j'étais là-bas avec lui… " - L.A.S., 4 mai 1807, Georges Alexis MOCQUERY (1772-1847), général de l'Empire - Correspondance d'Anglais vivant à Tours, 1826-1827 - L.A.S., 29 avril 1837, André JEUFFRAIN, numismate - 2 L.A.S. Dominique DUFÊTRE vicaire général à Tours de 1824 à 1842 - 2 L.A.S., 1840, Alexandre CHARVOZ dit La Paraz (1797-1853), prêtre curé de Montlouis, obligé de démissionner en 1843 en raison de ses publications prophétiques et illuminations délirantes, rejoignit en septembre 1843 à Londres Naundorf le prétendant " Louis XVII " pour le convertir ; relate des miracles et prophéties qui se sont déroulé dans la campagne tourangelle - Commission d'appointements au service des fourrages avec une superbe vignette " Equipages militaires " - Lettre imprimée de l'an II du général Descloseaux - Menu servi lors de l'inauguration de la statue Jeanne d'Arc à Chinon, 13 août 1893 - etc.
Estimate: 50 € ~ 100 €
[Indre-et-Loire - Documents historiques]

Lot de + de 40 pièces, en...
Lot 115
Lot 121
[Nord - Arts - Éducation]

Lot de 4 pièces : Placard de 7 strophes de 6 vers chacune, en l'honneur des échevins de la ville d'Armentières qui ont autorisé l'ouverture des écoles par les Jésuites, imprimé chez Ignace et Nicolas la Rache à Lille, 1650, 32 x 29 cm (accdts) - Imprimé, titré " Médailles données par la générosité de Messieurs les magistrats de la ville de Lille, pour le premier prix de l'école gratuite de dessin et d'architecture ", édité par J.B. Henry, 1762, 3 pages in-4 (mouillures), avec gravure en taille-douce le recto et verso de la médaille [Pour stimuler les élèves de la nouvelle école de dessin ouverte le 17 février 1755, les magistrats de la ville de Lille instituent en 1761 une distribution annuelle de médailles en argent pour les plus méritants, qui a lieu lors de la remise des prix annuelle, le 17 octobre, la veille de la Saint-Luc. Médaille attribuée à Hubert François Gravelot] - P.S., juillet 1785, Claire Josèphe Léris dite Mademoiselle CLAIRON (1723-1803) célèbre actrice originaire de Condé, quittance de pension viagère, ½ pages in-4. - Brevet d'admission délivré par la Société des Amateurs des Sciences et Arts de Lille, 4 février 1803, au maire de Lille Gentil-Muiron en tant que membre honoraire, signé par le président Pierre Maurand BECQUET de MÉGILLE (1777-1837), 1 page in-fol., vignette et beau cachet de cire rouge (tâches) [La Société fut fondée le 31 décembre 1802].
Estimate: 150 € ~ 300 €
[Nord - Arts - Éducation]

Lot de 4 pièces : Placard...
Lot 121
Lot 122
[Nord - Révolution]
Lot de 27 pièces : P.S., 5 octobre 1793, membres de la Société populaire de Lille, attestation de membre, 2 pages in-4 avec beau cachet de cire rouge - 3 L.A.S. avec vignettes à en-tête adressées à Jean Louis de BOUBERS (1731-1804), imprimeur à Lille -Bulletin télégraphique imprimé de Claude CHAPPE, 8 x 12 cm - .] - Placard " Réflexions présentées à la Société populaire régénérée de Lille, par D. Bourdon commissaire des guerres ", 13 décembre 1793, 52 x 41 cm (accdt) - L.A.S., Valenciennes, 26 août 1790, Antoine Augustin DUQUESNOY secrétaire de la Société des Amis de la Constitution, 1 page in-fol. avec cachet de cire et belle vignette gravée en taille-douce, adressée à la Société des Amis de la Constitution de Lille : " L'amour de la patrie nous a réunis, notre but est de défendre la constitution contre les efforts des ennemis du bien public ; c'est dans le moment où cette constitution va s'achever, que ces efforts se multiplient. Votre exemple nous a encouragé et notre zèle cherchera à vous imiter… " - 13 imprimés dont 2 lettres des membres de la Société populaire et révolutionnaire à Wazemmes les Lille, 1794, adressés au peuple de Paris et à la convention nationale - " Couplets sur l'anniversaire de la mort de Louis le Dernier chantés par St Léon, sur l'estrade dressée sur la place de Lille, le premier decadi de pluviôse ", 2 pages in-8 impr., rare. - Copie manuscrite du procès-verbal d'inventaire daté du 1er octobre 1793, de l'établissement d'aliénés à Lille appelé la " maison de Bonfils ", 8 pages in-fol. - L.A.S., 14 janvier 1795, LAGARDE imprimeur à Douai, 1 page in-8 au sujet du retard d'impression des affiches des domaines nationaux - Extrait du procès-verbal des séances du Conseil des Anciens, 11 mars 1798, signé par trois membres - L.A.S., Lille, 9 février 1792, Henri WAYMEL, 3 pages in-fol.
Estimate: 200 € ~ 400 €
[Nord - Révolution]
Lot de 27 pièces : P.S., 5 octobre...
Lot 122
Lot 125
[Franc-maçonnerie - Alchimie - Ancien régime]
Calice à pied en verre soufflé, de forme évasée à décor gravé à la meule, haut. 18 cm. Riche ornementation à décor monogrammé " AR " sur un cartouche surmonté d'une coupe à guirlandes perlées et à l'orbe crucigère (à imitation de la couronne royale), cerné de cornes d'abondance, de rinceaux et de guirlandes fleuries. Jambe creuse torsadée à inclusion sulfurisée à couleur rouge vermillon (mercure) et paillettes d'or, sur une base circulaire ornée d'une tige de roseau aux entours de rinceaux. Dernier quart du XVIIIe siècle.
Rarissime verre maçonnique de la loge " Les Amis Réunis " de l'Orient de Lille. Le monogramme " AR " évoque le nom en abrégé de la loge maçonnique ; les cornes d'abondance représentent la vertu théologale de charité ; la croix crucigère a un double symbole : celui de l'ordre mais aussi celui de l'Union Alchimique (Mercure, Soufre et Sel) ; l'inclusion sulfurisée torsadée en rouge vermillon et paillettes d'or rappelle également le ternaire hérité de Paracelse [le mercure (le soleil/l'élément mâle), le soufre (la lune/l'élément femelle) et le sel (l'axe central qui résulte de leur union)], elle rappelle enfin de par sa forme le Serpent, symbole de source d'harmonie dans l'univers, une " hiérophanie du divin " selon les mystères d'Eleusis ; la tige de roseau, qui servait de stylet aux scribes égyptiens (celui par qui le verbe divin parvient aux hommes), symbolise la capacité à trouver l'ordre où règne le désordre, et le chemin vers la connaissance.
Provenance : Ancienne collection du XIXe siècle d'un général lillois, par descendance.
Estimate: 400 € ~ 800 €
[Franc-maçonnerie - Alchimie - Ancien régime]
Calice à pied en verre...
Lot 125
Lot 129
[Vignettes - Ex-libris]

Lot d'env. 50 pièces dont : 38 vignettes à en-tête découpées et 5 modèles de papiers à en-tête, période révolutionnaire et Consulat - 6 ex-libris : 4 ex. gravés en taille-douce, fin XVIIe-début XVIIIe siècles, 9 x 8 cm, aux armoiries de Jean Godefroy, seigneur d'Aumont (1656-1732), garde-archives à la chambre des comptes de Lille (1681), procureur du roi au bureau des finances de Lille (1693), auteur de nombreux ouvrages historiques. - 1 ex. gravé en taille-douce, c. 1664, 13 x 10 cm, aux armoiries de Jean baron de LAUNAY : écartelé d'Ittre et de Bourgogne, enté de Baudet-Cambrésis (d'or à trois lions d'azur), dans l'écusson sur le tout, un écartelé Launay (chevron engrêlé) et Bretagne (d'hermine), le tout exposé sur la croix de l'Ordre du Christ. Le grand écu est sous un bonnet de baron de l'empire, timbré de trois heaumes, soutenue par un homme sauvage et une panthère colletée. Il s'agit de faux titres et de fausses armoiries détournés par Jean de Launay, qui avec son frère Pierre, seront plusieurs fois condamnés pour usurpation et falsification. Les deux frères pratiquent le métier de généalogiste et historiographe, produisant de fausses attestations de noblesse. Pierre de Launay est incarcéré et jugé en 1673, tandis que son frère Jean, en fuite, est jugé et condamné par contumace pour faux et usage de faux. Il s'installe à Tournai, devenue française après la victoire de 1667, et continue à fabriquer de fausses généalogies. Il sera finalement arrêté et jugé pour crime de lèse-majesté et est condamné à mort par pendaison le 17 mai 1687. - 1 ex. gravé en taille-douce, XIXe siècle, 14 x 11 cm (accdt), aux armoiries d'alliance des familles Avril de Burey et de Marenches.
Estimate: 50 € ~ 100 €
[Vignettes - Ex-libris]

Lot d'env. 50 pièces dont : 38 vignettes...
Lot 129
Lot 144
[Militaria - Musique] 2 recueils manuscrits de chansons populaires recopiées et illustrées par des conscrits, entre 1906 et 1914 :
- Recueil manuscrit de chansons populaires recopiées par Gustave Hénau, soldat 2e classe clairon, originaire de la ville de Saint Denis (né le 3 janvier 1883), effectuant son service militaire dans le 161e régiment d'infanterie, en la caserne Canrobert à Saint-Mihiel (Meuse), daté du 2 décembre 1906, cahier rel. in-8, 80 feuillets, couverture à décor de découpis superposés et contrecollés. Illustrations à la plume et au crayon : scènes galantes et coquines, portrait présumé de l'auteur, etc.
Répertoire de 56 chansons à thème majoritairement militaire et quelques grivoiseries dont Le Parisien ; Clairon de malheur ; Le frotteur d'la Colonel ; Le plaquage ; Fusil, pourquoi es-tu ? ; Le bataillon d'Afrique ; L'heure du bandit ; Le violon brisé ; Ma p'tite Tonkinoise ; Le Mineur ; Les gamin de Paris ; Pourquoi qu'lon chante ; Te plains pas soldat ; Je m'suis roulé ; Ah ! je l'attends ; En r'venant d'la revue ; Le cœur de la femme ; Chargez ; Ce que c'est qu'un drapeau ; Alsace & Lorraine ; L'Etoile du matelot ; Pas sur la bouche, etc…
[Son feuillet matricule militaire est conservé aux Archives de Paris, n°4255 de la classe 1903].
- Recueil manuscrit de chansons populaires des années 1910-1914 recopiées par un membre de la famille Pergue, originaire de Pont de Roide (Doubs), cahier rel. in-8, 89 feuillets, couv. en l'état, quelques pages détachées. Illustrations de dessins au crayon et aquarelle à décor de scènes galantes.
Répertoire de + de 120 chansons populaires ou de cabarets sur le thème de l'amour, la femme, la conscription militaire, etc, dont Le Légionnaire ; Micaélla Mia ; Lorsque l'Amour ; Reviens (valse) ; Ninon… je vous aime ; Ah ! C'qu'on s'aimait ; Je ne veux pas t'aimer (chanson valse créée par Albert Cambardi) ; Soleil d'amour (Marche chantée, répertoire Bérard) ; L'amour par Polin ; Petite poupée jolie ; Cœur de gitane (répertoire Bérard) ; Le moulin de Maitre-Jean créée par Bérard ; Quand la femme est jolie ; Tu m'as donné le grand frisson ; Sous les ponts de Paris ; Voici la Lune ; Le départ des classes ; La loi des trois ans ; Valse des ombres ; Près de la porte Saint-Denis ; Princesse Gavotte ; l'émigrant d'Alsace ; La veuve joyeuse ; La polka des punaises ; Ma belle-mère est épatante ; Viens Titine ; Sale fourbi ; La Joconde est disparue…

Joint :
- Tirage photographique d'un poilu, 16 x 10,5 cm.
- Fac - similé Codicille de Victor Hugo à son testament, remis à Auguste Vaquerie en aôut 1883.
Estimate: 80 € ~ 120 €
[Militaria - Musique] 2 recueils manuscrits de chansons populaires recopiées...
Lot 144
Lot 145
LOUIS CHORIS (1795-1828)
RARE REUNION DE 13 PLANCHES LITHOGRAPHIEES en couleurs d'époque.
8 lithographies dessinées et gravées par Louis Choris et Pierre Langlumé, 43,5 x 25,5 cm, extraites de son Voyage pittoresque autour du monde paru en 1822 dont " Kadou, habitant des iles Carolines ", " Homme des îles Radak ", " Labéléloa, chef du groupe des îles Koutousoff Smolensky ", " Nègres de la côte Mozambique ", " Habitans de l'île St Laurent ", " Habitans des îles Aléoutiennes ".
5 lithographies dessinées par Louis Choris et gravées par Jean Marie Joseph Bove, 27,5 x 39 cm, illustrant son ouvrage paru en 1826 Vues et paysages des régions équinoxiales, recueillis dans un voyage autour du monde : " " Vue de la ville de la Conception (Chili) ", " Vue de la ville de Agana (Iles Mariannes) ", " Vue de la ville de Talcaguano et du port de la Conception (Chili) ", " Vue des montagnes de Biobio près de la ville de Conception (Chili) ", " Débarquement à travers les récifs de l'Isle de Romanzoff ".
Louis Choris, peintre et voyageur russe, habile à peindre des objets d'histoire naturelle, accompagna en 1813 le botaniste Marschall de Biberstein dans le Caucase et l'année suivante Otto de Kotzebue. A Paris en 1819, sur l'invitation des scientifiques, il dessina ses belles études qu'il avait recueillies dans ses voyages. Il en fit publier le Voyage pittoresque autour du monde en 1822, dont les dessins sont estimés pur leur exactitude. La parution en 1826 des vues et passages des régions équinoxiales en forment la suite. Parti de France en 1827 pour un nouveau voyage en Amérique, Choris fut assassiné par des voleurs au Mexique.
Joint : 2 eaux fortes : " Socrate dictant son testament " par Josef ABEL, 1808, 23,5 x 35 cm ; " Antiochus dictant ses dernières volontés " d'après Noël Hallé, 19 x 25 cm.
Estimate: 500 € ~ 800 €
LOUIS CHORIS (1795-1828)						       ...
Lot 145
Lot 148
[Marine]
Famille de LESQUEN du Plessis-Casso
Réunion de 12 pièces dont :
- " Journal de bord individuel des élèves de l'école d'application des aspirants ", 1919-1920, manuscrit autographe de Paul de Lesquen (1899-1975), engagé dans la marine comme enseigne de vaisseau de 2e classe au port de Toulon le 1er octobre, volume in-fol. d'env. 171 ff. avec de nombreux croquis et dessins, couv. cartonnée et dos toilé vert.
Journal de bord de l'aspirant Paul de Lesquen rédigé à bord du navire-école Le Jeanne d'Arc, à l'encre brune et violet, illustré de nombreux dessins représentant les plans des mouillages, ports, usines, char, avion, etc. Relevé quotidien de la direction et la force des vents, l'état de la mer, les routes parcourues, la vitesse du navire, des observations météorologiques, des vues et relèvements de terres et de voiles, et des manoeuvres, exercices, et événements dont il est témoin comme visites d'usines et d'arsenaux. Départ de Brest le 20 novembre 1920 pour un périple dans l'océan Atlantique aux Antilles et en Amérique et après un retour en France, dans la mer méditerranée.
- " Journal de campagne - Croisière de la Jeanne d'Arc 1919-1920 ", manuscrit autographe de Paul de Lesquen, volume in-8, 78 ff. ; récits et témoignages de l'auteur lors de chaque escale, relus et corrigés par un officier supérieur.
- 4 clichés photographiques, formats divers, fin XIXe siècle de croiseur et frégate dont La Couronne, La Caravane, Le Kersaint.
- Cliché photographique d'un groupe de l'équipage pris à bord du cuirassé le Turenne en mai 1887, 14 x 22 cm.
- 2 croquis au crayon de batteries de canon du navire-école le Borda, signés de Lesquen et datés du 4 mai 1885 ; l'auteur est probablement Constant de Lesquen, père de Paul, engagé dans la marine en 1883, 25 x 32 cm + dessin à la plume du même auteur daté du 3 novembre 1884 représentant un grenadier de l'armée royale française, 32 x 25 cm + cliché photographie d'un dessin représentant une rare scène de Mardi Gras à bord d'un navire daté de 1884, 18 x 24 cm.

Joint : " La dernière expédition contre Jersey (le baron de Mullecourt) ", manuscrit autographe d'Arsène vicomte du BRACHET (1860-1930), historien de la Manche et beau-père de Paul de Lesquen, volume in-fol., 100 pages. Etude publiée dans la revue Le Pays de Granville au début du XXe siècle.
Estimate: 400 € ~ 600 €
[Marine]
Famille de LESQUEN du Plessis-Casso
Réunion de 12 pièces dont :
-...
Lot 148
Lot 150
[ROCHAMBEAU, Jean-Baptiste Donatien, de Vimeur comte de]. France - Camp de Verberie, près de Compiègne (Oise) - Manœuvres militaires. 2 pièces, 1769.

"Plan du camp proposé dans la plaine de l'Orméon près Verberie pour l'année 1769." [circa 1769].

Plan manuscrit et finement aquarellé à l'époque, non signé et non daté.

Figurant les emplacements des troupes de l'armée royale en manœuvre dans la plaine de Verberie, près de Compiègne.

HAUT. 48,5, LARG. 63 cm.

Contrecollée sur toile et pliée.

Joint : Ordonnance du Roi, pour le camp de Verberie. 25 juin 1769 (Paris, Imprimerie royale, 1769). 8 pages in-fol., impr. avec vignette.

Provenance :
- Jean-Baptiste de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807).
- Par descendance, dans la même famille.

Manuscript and colored PLAN of the VERBERIE CAMP colored, from the Marechal de Rochambeau Collection, 1769.

Autres plans connus :
Les archives publiques ne possèdent qu'un petit nombre de documents relatifs au camp de Verberie, notamment la Bibliothèque nationale qui conserve les " Plans des différentes manœuvres qui doivent être exécutées devant le Roy au camp de Verberie, en 1769, par la division aux ordres du comte de Rochambeau ", 28 ff., XVIIIe s., reliure en maroquin rouge. [BNF. Bibliothèque de l'Arsenal, Ms-4414].

En juillet 1769, Louis XV fait rassembler dans la plaine de Verberie, à deux pas du château royal de Compiègne, trois divisions des troupes royales afin de les instruire et de les entraîner aux grandes manœuvres. Jean-Baptiste Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau, alors maréchal de camp, reçoit le privilège de commander la 3e division composée de 14 bataillons d'infanterie (Auvergne, Touraine, Limousin, Beauce et Chartres) et de 450 canonniers venus de Metz avec 40 pièces de canons flambant neuves. Après 1769, cette tradition des camps d'instruction est abandonnée pendant plusieurs années.
Estimate: 500 € ~ 800 €
[ROCHAMBEAU, Jean-Baptiste Donatien, de Vimeur comte de]. France - Camp...
Lot 150
Lot 213
Plateau comportant SEPT DÉCORATIONS et une CHAÎNETTE DE GALA :
De gauche à droite de haut en bas :
- France. Palmes d’officier de l’Instruction publique en vermeil et émail (manques), poinçon tête de sanglier. Ruban à rosette. Haut. 4,1 cm (hors anneau)
- Annam. Ordre de Kim Khan, bijou constitué de deux feuilles d’or repoussées et soudées, l’avers ciselé d’idéogramme signifiant « Offert par Sa Majesté Dong-Khành » ave ses pampilles et son cordon. Dong Khan, empereur d’Annam de 1885 à 1889. Haut. 13 cm. Plaque : Haut. 4, Larg. 7 cm.
- France. Ordre de légion d'honneur, IIIe République, étoile d’officier en or et émail, poinçon tête d’aigle. Ruban à rosette. Haut. 5,5 cm (hors anneau).
- Siam. Ordre de la Couronne de Siam, bijou de commandeur du premier type en argent et émail (deux fèles). Cravate de ruban. Haut. 7,2 cm.
- Espagne. Ordre d'Isabelle la Catholique, bijou de commandeur en vermeil et émail (manques, pommette faussée). Cravate de ruban. Haut. 8 cm.
- Annam. Ordre du dragon, bijou de commandeur en vermeil, le centre en or émaillé, le dragon laqué (infimes manques). Cravate coloniale verte bordé jaune. Haut. 8 cm.
- Cambodge. Ordre royal du Cambodge, bijou de commandeur en vermeil, le centre en or émaillé (accidents, manque le passant de cravate). Cravate du premier type, rouge bordé vert. Haut. 7,5 cm.
- Chaînette de gala en or à double rang de maillons supportant six décorations d’ordres miniatures en or et émail : Kim Khan, avec pampilles en soie ; Isabelle la Catholique ; Cambodge ; Couronne de Siam ; Dragon d’Annam ; Palmes académiques ; le septième emplacement qui devrait être occupé par la Légion d’honneur soutien des pampilles de Kim Khan en or émaillé.

Provenance : Marie Jacques Noël PARDON (1854-1910), administrateur des colonies, natif de Chalon sur Saône, docteur en droit, il fut successivement : directeur de l’Intérieur de la a Cochinchine en 1886, gouverneur de Nouvelle Calédonie de 1888, gouverneur de la Guadeloupe en 1894 puis gouverneur de la Martinique en 1895, mis en congé à sa demande en 1897, il travailla ensuite dans le secteur privé en qualité de directeur de diverses sociétés en lien avec le développement industriel et commercial des colonies.
Il était titulaire des décorations suivantes :
Légion d’honneur : chevalier le 30 décembre 1889, officier le 15 juillet 1897.
Palmes académiques : officier d'Académie en mars 1886, officier de l'Instruction publique en 1891.
Cambodge, ordre royal, commandeur en juillet 1886.
Annam, ordre du Dragon, commandeur en janvier 1887.
Siam, ordre de la Couronne, commandeur en 1888.
Annam, Kimh Kanh, décoré en 1888.
Espagne, ordre d'Isabelle la Catholique, commandeur en 1888.
Espagne, ordre du Mérite naval, grand-croix en 1896.
Source : dossier Légion d’honneur 19800035/0205/26929
Estimate: 1 800 € ~ 2 200 €
Plateau comportant SEPT DÉCORATIONS et une CHAÎNETTE DE GALA :
De...
Lot 213
Lot 240
[Militaria]
Jean-Jacques baron d’AZÉMAR (1757-1816), général d’Empire
Engagé volontaire le 18 mars 1778, il devint caporal le 1er octobre 1779, sergent, puis sergent-major le 1er avril 1785. Nommé sous-lieutenant le 12 janvier 1792, il fût appelé à servir dans l'armée du Nord, où il gagna les galons de lieutenant. Après sept mois dans ce grade, il fut attaché à l'état-major le 4 juin 1793 et il remplit auprès du général Béru les fonctions d'aide de camp jusqu'au 20 octobre, date de sa promotion au grade d'adjudant-général chef de bataillon. Sa bonne tenue aux avant-postes de l'armée du Nord lui valut dès le 20 mai 1794, sa nomination au grade d'adjudant-général chef de brigade. Pendant les années 1795 et suivantes il assista à toutes les affaires auxquelles prit part la 1ère division et sa conduite fut telle qu'il mérita les éloges du maréchal d'Empire Étienne Macdonald. Il fut envoyé en Batavie en 1797-1798 et conquit son grade de général de brigade le 18 octobre 1799, commandant de la Légion d'honneur, avec félicitations du général en chef Brune. Commandant du département de l’Ardèche en 1803, il sert en Italie de 1806 à 1809 et quitte le service actif en 1811. Marié à Appolinaire-Agathe Geneviève Fontneuve. Fait baron d'Empire en 1812 et Général de brigade.

Lot de 45 pièces, XVIIe et XIXe siècles, dont :
• Copie de ses états de service, fait le 21 mai 1890 ;
• L.A.S., 30 juin 1795, adressée à son père, écrite lors de sa campagne dans l’armée du Nord : « Leuwarde J’ai reçu mon cher père votre lettre hier au soir avec beaucoup de plaisir. Je m’empresse de vous répondre, pour vous dissuader que je suis général. Mon frère aura écrit que j’étais conservé adjudant général chef de brigade, c’est ce qui aura fait l’erreur. Je dois dans la circonstance présente me trouver très heureux d’être conservé, attendu qu’on en a réformé de plus anciens que moi dans ce grade et de brave militaire. Il y a une affluence de généraux qui avaient été destitués au commencement de la guerre, qui sont réintégrés dans leurs fonctions, et l’on renvoie ceux qui ont exposé leur vie et qui se sont bien battu pendant les deux campagnes. La vie de ce monde est si chancelante qu’il faut s’attendre à chaque instant à un nouvel état de choses, et toujours croire que c’est le bien général. C’est ce que je me pénètre chaque jour. (…) de la Haye le 27 messidor dans la nuit j’ai reçu des ordres pour partir le 15 de ce mois et être rendu le plutôt possible à la Haye, ce départ m’a déterminé à ne pas mettre ma lettre à la poste jusqu’à ce que je fus informé de mon fort. Arrivé ici on a bien voulu me faire changer de division, il y a eu ici un grand débat, le général Fouhaut ne voulait pas que je le quitte, enfin le général en chef a fini par me donner un ordre de rester ici, pour être attaché à la 2e division avec le général Macdonald. Cela a dérangé mes projets. J’étais commandant dans la province de Frise et j’aurais pu par la suite me faire un fort. Je me suis décidé ici à faire une forte réforme dans mon ménage, puisque nous sommes comme e garnison ; je pourrai tirer de ce calcul une somme de 8 à 10 mille livres que je vous enverrai pour m’acheter une petite maison avec une terre… »
• P.A.S., Paris, 13 juillet 1797, Etienne Alexandre MACDONALD (1765-1840), général de division : « Je vous adresse mon cuisinier mon cher d’Azémar. Il vous remettra cette lettre et vous fera voir son passeport. Il s’établira avec mes autres domestiques qui ont ordre de se rendre à Nimègue. Il serait possible que je précède le premier. Je pars d’ici le 30 courant. Je me reposerai 24 heures à Bruxelles… »
• L.S., 6 octobre 1802, Louis-Alexandre BERTHIER (1753-1815), ministre de la Guerre ; lettre de service nommant le baron d’Azémar général de brigade dans la 9e division ;
• 6 L.S., 1803-1812, Bernard-Germain Etienne comte de LACÉPÈDE (1756-1825), grand chancelier de la Légion d’honneur, pour la nomination de membre et de commandant de la Légion d’honneur, membre du collège électoral du département de l’Ardèche, et commandeur de la Légion d’honneur ;
• L.S., Milan, 27 décembre 1808, Gabriel BARBOU des Courières (1761-1827), général de division ; copie de l’ordre donné d’établir le quartier-général à Este ;
• 3 L.S. dont une avec apostille manuscrite, 1809-1810, Henri Jacques Guillaume CLARKE duc de Feltre (1765-1818), ministre de la Guerre ; ordres d’inspecter les troupes ;
• 2 L.A.S., 1809-1810, Etienne Alexandre MACDONALD (1765-1840), duc de Tarente et maréchal d’Empire ;
• Extraits de baptistaire et d’état civil, contrats de mariage, partages ;
• « La famille d’Azémar à la Voulte-sur-Rhone » par l’abbé Aug. Roche, 1909, plaquette in-8.
Estimate: 200 € ~ 400 €
[Militaria]
Jean-Jacques baron d’AZÉMAR (1757-1816), général d’Empire
Engagé volontaire le 18 mars...
Lot 240
Lot 241
[Militaria]
Léopold baron d’AZÉMAR (1804-1888), général de brigade
Entré à Saint-Cyr en 1823, hormis sa participation à l’intervention en Grèce de 1828 –1829, il effectue toute sa carrière dans des régiments de cavalerie en métropole.
Nommé général en 1863, il commande une brigade de cavalerie puis la subdivision du Vaucluse avant de quitter le service actif en 1866. Pendant la guerre de 1870, il assure le commandement de la Drôme puis de la Garde mobilisée de l’Ardèche.

Lot de + de 185 pièces, dont correspondance en majorité d’officiers généraux, 1835-1881 :
• 4 L.A.S., 1835-1836, Etienne Alexandre MACDONALD (1765-1840), maréchal d’Empire + L.S. Nicolas Joseph MAISON (1771-1840), maréchal de France et ministre de la Guerre ; relatif à la promotion d’adjudant major ;
• Louis d’ORLÉANS (1814-1896), duc de Nemours : L.A.S, Camp de Compiègne, 7 septembre 1836, demande de permission ; 2 invitations à dîner du duc de NEMOURS en 1840 et 1841 ; 2 L.A.S. René Léon BOREL de BRETIZEL (1805-1866), général et aide de camp du duc de Nemours ; dont audience accordée par le duc en 1846 ; L.A.S. LARNAC secrétaire des commandements du duc de NEMOURS ;
• L.A.S. Alexandre-Alban ROLIN (1794-1869), adjudant général du Palais de l’Empereur, entête « Maison de l’Empereur » avec enveloppe et cachet de cire : « Palais de Saint Cloud le 21 octobre 1854 Par ordre de l’Empereur l’adj. Gal du Palais a l’honneur de prévenir M. le colonel d’Azémar que Sa Majesté le recevra demain dimanche à St Cloud à une heure. » ; 2 cartons d’invitation de l’Empereur à diner au palais des Tuileries ;
• L.A.S., Paris, 14 février 1879, Patrice de MAC MAHON (1808-1893), maréchal de France et président de la République, avec enveloppe ; L.A.S. Emmanuel d’HARCOURT (1844-1928) secrétaire général de présidence de la République ;
• 3 L.A.S. Joseph VANTINI dit YUSUF (1808-1866), général fondateur des spahis + notes manuscrites du baron d’Azémar de la carrière du général Yusuf, dictées par le général lui-même ;
• L.S. Georges BOULANGER (1837-1891), général de division ;
• 5 L.A.S. et P.A.S. Louis TROCHU (1815-1896), général de division et homme d’Etat ; au sujet de la parution de son ouvrage et sa vision critique de l’armée vieillissante, dont : « 6 janvier 1867 (…) Pour réorganiser l’armée, c’est-à-dire la mettre en mesure de pourvoir à des éventualités qui sont menaçantes à plus d’un titre, et d’être dans la guerre moderne dont les exigences ont un caractère particulier, un puissant instrument de choc, il fallait définir, discuter et adopter des principes. Les exigences d’un caractère particulier nous avaient été pleinement révélées par la guerre d’Italie, on n’en a tenu aucun compte. Les principes très anciens, très connus et d’un ordre très élevé, n’ont plus cours et son oubliés. Après la foudroyante campagne de Sadova on s’est ému. Il fallait s’émouvoir avant. On a fait beaucoup de bruit – un bruit qui n’était ni très habile ni très digne de notre vieille notoriété militaire – pour arriver à une misérable discussion de chiffres laquelle aboutit à un projet sans queue ni tête et qui n’est pas viable. J’ai été l’ardent et convaincu contradicteur de cette manière de procéder et du projet qu’elle a fait naître. J’ai fermement réclamé la discussion des principes et je les ai développés. Rien n’y a fait, et il n’en pouvait être autrement (…) Vos réflexions sur le recrutement de la cavalerie et sur l’instruction des cavaliers sont très justes. Quant aux cuirasses et aux casques on en reviendra le jour où on aura reconnu que la cavalerie autrefois instrument de vitesse, doit être aujourd’hui, à peine de néant, un instrument d’anti vitesse ; quand on aura reconnu que, étant réglementairement acquis que le mulet ne doit pas porter au pas, en campagne, plus de 100 kilos, il est déraisonnable d’imposer au cheval de troupe 120 à 150 kilos, suivant l’arme ! Cavalier léger, cheval résistant. Voilà la formule de l’avenir cavalier. Réflexion analogue en sens inverse pour l’infanterie, qui est, dans la guerre et pour ses travaux infinis, l’instrument de la force, de la résistance et de la durée, condition que l’infanterie de ligne exclusivement composée de reliquats, ne remplit aucun degré… » ; « 20 avril Cher général mon livre est un cri d’angoisse arraché à mes convictions et à mon patriotisme, après 14 ans d’efforts officiels, absolument stériles, pour persuader au gouvernement qui a créé au pays (et à lui-même) de si grands périls, que l’armée devenait entre ses mains quelque chose d’analogue à l’ancienne machine de Marly. (…) Parvenu à la 52e année de mon âge, fatigué par 18 campagnes de guerre, atteint par d’irréparables malheurs de famille et cheminant par toutes ces causes vers mon déclin, résolu à ne pas permettre que mon vieil uniforme tournât à la livrée, j’ai appelé l’opinion à la rescousse de la vérité. Voilà toute l’affaire. Mon livre renferme des principes et des faits… » ;
• L.A.S., 23 janvier 1855, Jean-François BOUGENEL (1786-1865), général de division et chevalier d’honneur de la princesse Mathilde, adressée à d’Azémar colonel du 6e régiment de lanciers au Mans, entête de la « Maison de S.A.R. La princesse Mathilde » avec enveloppe : « Mon cher colonel le jeune Leroy (Louis), enfant de troupe dans votre régiment, vient de faire une maladie grave qui nécessite aujourd’hui qu’il entre en convalescence, un peu de la vie de famille. A cet effet je viens vous prier de lui accorder une petite permission d’un mois (…) J’ai eu très récemment des nouvelles du colonel Ginisty qui va se faire tout à fait algérien. Il est là, déjà propriétaire et nous le verrons plus tard au moins horticulteur. Je suis bien heureux mon cher colonel de savoir mon ancien régiment en de si bonnes mains. Je désire qu’il vous ouvre comme à moi la porte des faveurs du ciel (les étoiles) ce qui est arrivé du reste, sauf à un seul, à tous mes prédécesseurs… »
• 45 L.S. relatives aux nominations et à la carrière du baron d’Azémar, 1830-1870, pièces signées par les ministres de la Guerre successifs ;
• 2 L.A.S., vers 1859-1861, Paul Gaschon de MOLÈNES (1821-1862), officier militaire et homme de lettres ; au sujet de l’achat de chevaux et d’un règlement de compte par duel : « Mon colonel, je crois devoir vous rendre compte en arrivant au Châtelet d’un petit incident qui a marqué et prolongé mon séjour à Paris. J’ai appris en arrivant dans cette ville qu’un journaliste s’était permis quelques mots désagréables sur mon compte dans une feuille fort obscure, rédigée par des gens hostiles au gouvernement. J’ai été trouver cet écrivain et l’ai emmené le plus vite qu’il m’a été possible au bord de Meudon où je lui ai donné un coup d’épée. Mes témoins étaient M. Laigny auditeur au conseil d’état, et un autre homme fort estimable connu par des travaux historiques qui lui ont récemment valu la croix de la Légion d’honneur, monsieur Louandre. Mon adversaire M. Isambert était un fort jeune homme complètement inconnu et je crois malgré son ridicule article beaucoup plus inconsidéré que méchant. Mes témoins m’ont supplié en raison de son jeune âge de ne pas lui infliger une position trop grave. J’ai promis de lui donner un coup d’épée dans le bras, et je l’ai en effet atteint à l’endroit que j’avais indiqué à mes amis. Je lui ai donné du reste le choix du terrain et de la place au soleil, enfin ma conscience ne me reprocherait quoique ce soit si par hasard cette piqûre en compromettant quelque nerf ou quelque tendon était plus grave qu’elle ne m’a semblé. Mais j’ai voulu que vous fussiez immédiatement instruit par moi-même de cette affaire dans le cas où elle entraînerait une poursuite quelconque. (…) La petite anecdote dont je vous fais part court à présent dans Paris… » ;
• 8 L.A.S., 1848-1862, Aristide de GONDRECOURT (1815-1876), officier militaire et écrivain ; évoque longuement sa vie multiple : celle d’officier militaire (carrière, guerre de Crimée, délit de détournement), d’écrivain (commente les nombreuses histoires feuilletons qu’ils publient dans la presse) et même d’inventeur : « Mostaganem, 9 janvier 1856, 4e régiment d’Afrique (…) J’ai un commandement charmant. 4 beaux escadrons avec un but sérieux, celui de faire des cavaliers dignes de soutenir et d’accroître même la noble réputation des chasseurs d’Afrique. Je comprends si bien le devoir de ma position que je m’y applique avec entrain. J’ai eu à former deux escadrons, et à mettre le tout à ma main, dans le style qui m’est propre. Y ai-je réussi. Les généraux et officiers étrangers qui nous visitent me le disent. J’ai trouvé en arrivant ici bien des choses qui allient un peu à la dérive : des petites coteries, des inimitiés, des fâcheuses préférences, un esprit de camaraderie qui tendait au déclin… », « Alger, 14 mai 1857 (…) mon dernier ouvrage est La vieille fille que le Constitutionnel vient de terminer. 4 volumes (…) je crois qui sortiront en septembre. J’ai fait les mémoires d’un vieux garçon, et une vraie femme. Ces ouvrages se trouvent dans les cabinets de lecture, lisez-les, ils vous divertiront peut-être. Mais défiez-vous de tout livre signé Alfred de Gondrecourt, j’y suis et serai complètement étranger, afin qu’on ne me fasse pas porter les péchés d’autrui, j’ai assez des miens qui ne sont pas tous mignons. A plus tard encore pour vous parler de cette nouvelle littéraire et industrielle assez cocasse mais pour moi déplaisante… », « Alger 12 septembre 1858, Mon colonel et cher ami (…) pour vous dire que votre ami a toujours eu de la besogne par-dessus la tête, et cela depuis deux ans. Prima, à mon retour de Kabylie en 57, je croyais pouvoir flâner comme tout le monde… Crac, le Constitutionnel se met à publier un bouquin dont je ne lui avais fourni qu’une première partie, et il a fallu sur le champ me mettre à l’œuvre pour ne pas laisser les abonnés le bec dans l’eau. Puis, j’ai voulu profiter de l’hiver pour écrire Le Bonhomme Nock car tout travail littéraire est rude en été dans ce pays. J’ai mis cinq mois à faire l’histoire de ce bonhomme qui a eu le bonheur de vous plaire, et encore l’ai-je terminé au bivouac sous la tente, à 120 lieues d’Alger pendant une tournée de six semaines que j’ai faite, à l’est et au sud, avec 500 chevaux dont on m’avait donné le commandement. A peine rentré, il m’a fallu m’occuper ferme d’instruction, de détails du métier en vue de l’inspection générale (…) Voilà plus de 3 ans, mon cher ami, que travaillant ici comme un nègre, je suis payé en compliments ; j’en suis à ma 6e proposition pour colonel (…) mais passons. Voici ce qui m’arrive. Le 1er de spahis a été vaguement désigné au ministre comme un régiment mal administré et a découvert. Sur ce, le ministre a ordonné que les 3 régiments de spahis fussent rigoureusement inspectés à l’improviste par leurs intendants divisionnaires. M. l’intendant d’Alger (…) fit une vérification solide (…) après quoi il déclara que tout méritait éloge et que l’administration du corps était superbe. Ban ! ce beau rapport parti, le sous-intendant mit le nez sur la piste des détournements, et constata, après un mois de travail de romain, que la caisse du corps était en déficit de 103 600 francs. Ce découvert s’est réduit à 63 000 f. par suite avertissement. Je ne vous dirai pas le mode employé par les larrons ce serait trop longue affaire (…) en épluchant la gestion du trésorier en possession, on découvrit qu’il fallait remonter à ses deux prédécesseurs, c’est-à-dire embrayer une période pleine de six années et il résulta de l’enquête que deux capitaines MM. Moll et Allix, et un trésorier devenu chef d’escadron officier de la Légion d’honneur, marqué d’un magnifique coup de sabre reçu à l’ennemi en travers du front, M. Sauvage, furent militairement écroués et traduits au conseil de guerre. L’affaire menaçant d’être fort embrouillée, on crut trouver pis au nid, en nommant commissaire impérial un lieutenant-colonel d’infanterie qui avait, ancien major, une réputation toute faite de grande habileté. (…) Mais quand cet honnête vétéran de la main courante se vit aux prises avec une comptabilité déjà embrouillée par elle-même, et que deux coquins de génie s’étaient appliqués à sur-embrouiller pendant six ans, quand il se vit menacé d’avocats en renom (…) il perdit la boule, eut peur, déclara son incapacité et menaça de demander sa retraite si on ne le retirait pas de ce guêpier. Alors l’autorité eut peur à son tour (…) d’un acquittement faute d’un homme capable de soutenir l’accusation, et après hommes recherchés, elle m’écrivit une belle lettre pour me dire que seul, dans la division, je pouvais prendre l’affaire en main. On m’a fait nommer d’office par le ministre. Je me suis rendu à Blida où l’affaire doit se juger le 2 octobre. J’ai travaillé là, pendant 10 jours à 9 heures par jour malgré 35° d’une chaleur étouffante. J’ai lu et pesé un dossier de 1200 pages, épluché 36 registres avec leurs bordereaux (…) et la main sur la conscience, je jure avoir saisi le crime à travers ces montagnes de chiffres (…) Allix n’est qu’un malheureux, ce n’est pas un voleur ; les deux autres sont à pendre (…) Vous voyez donc mon ami que je suis assez occupé, ce qui n’empêche que je commande mon régiment par intérim et que j’écris La guerre des amoureux que vous lirez beau gré mal gré !... » ;
• 14 L.A.S. et P.A.S. Jules et Adèle JANIN (1804-1874), écrivain et critique littéraire ;
• L.A.S., 15 octobre 1855, Philippe comte de LASTIC de SAINT JAL (1802-1867), inspecteur général des haras : « Je viens d’apprendre que vous étiez en garnison au Mans ; mon fils était dans le régiment de de Montfort, actuellement à Oran. Le choléra et la fièvre typhoïde s’étant déclaré dans le 4e chasseurs, Montfort craignant que mon fils qui était alors à l’hôpital avec une diarrhée chronique, n’en fut atteint, me l’expédie tout de suite avec un congé de convalescence de trois mois. Ce congé est près d’expirer, et j’ai écrit à Montfort pour lui demander l’autorisation de permuter avec un régiment de France. Je n’ai pas eu encore de réponse, parce que de Montfort parcourt les tribus pour faire rentrer l’impôt, mais je suis certain d’avoir son consentement (…) Je voudrais pour tout au monde qu’il entre dans le 6e lanciers, pourrait-il aller au Mans au lieu de retourner en Afrique ?... » ;
• L.A.S., 3 mai 1855, Napoléon comte DARU (1807-1890), ministre des affaires étrangères en 1870 ; demande de protection du fils de son fermier ; L.A.S., 26 août 1859, Guy comte de ROHAN CHABOT (1828-1907), capitaine d’artillerie ; au sujet de la carrière de son fils ;
• 3 L.A.S. Amable BLANCARD (1774-1853), général de l’Empire ; 3 L.A.S. Emile MELLINET (1798-1894), général de brigade ; 3 L.A.S. François Eustache FULQUE marquis d’ORAISON (1796-1876), colonel du 9e régiment de hussards ; 2 L.A.S. Bruno RENARD (1804-1879), général belge ; 2 L.A.S. Charlotte Lavinie Lefebvre Desnouettes, comtesse de SANCY de PARABÈRE (1815-1877), dame du palais de la Maison de l’Impératrice ; 3 L.A.S. de la duchesse d’ELCHINGEN ; L.A.S. Baron de BOISSY-d’ANGLAS ; L.A.S. Henri prince de VALORY (1834-1898) ; L.A.S. Alexis L’HOTTE (1825-1904) général et commandant du Cadre noir ; L.A.S. Jules Antoine ROCHE (1841-1923), journaliste et homme politique ; 6 L.A.S. et 3 L.S. Joachim RAMPON (1805-1883), sénateur ; 3 L.A.S. Auguste BERTIN de VAUX (1799-1879), général ; L.A.S. Charles de BOURBON comte de BUSSET ; 5 L.A.S. Paulin BLANC (1800-1880), bibliothécaire de la ville et du Musée Fabre à Montpellier ; L.A.S. Charles Denis Sauter BOURBAKI (1816-1897), général ; L.A.S. François Certain de CANROBERT (1809-1895), maréchal de France ; 3 L.A.S., Jean-Baptiste VOISIN (1779-1840), colonel du 3e lanciers ; 3 L.A.S. de remerciements et de reconnaissance de la part des sous-officiers du 6e régiment de lanciers ; etc ;
• Faire-part de décès du 26 août 1888 ; extraits de naissance de ses enfants ; inventaire des objets mobiliers à la Voulte, 1883 ;
•Copie des états de service fait en 1890 ;
• « La famille d’Azémar à la Voulte-sur-Rhone » par l’abbé Aug. Roche, 1909, plaquette in-8.
Estimate: 500 € ~ 800 €
[Militaria]
Léopold baron d’AZÉMAR (1804-1888), général de brigade
Entré à Saint-Cyr en...
Lot 241
Lot 242
[Militaria]
Gaston baron d’AZÉMAR (1837-1921), général de division
Elève de l'École impériale spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « de Crimée-Sébastopol » (1854-1856), termine sa carrière militaire comme général de division. Il est le troisième général de cette famille. Marié à Louise-Anaïs Massin. Également musicien distingué, il est l'auteur de plusieurs compositions musicales ; il finit ses vieux jours à Antibes.

Lot de + de 235 pièces, principalement correspondance de la famille, amis, officiers et sous-officiers, cartons d’invitations, cartes postales reçues, etc ; 1841-1917. Dont :
• 15 L.A.S. de Léopold baron d’Azémar à son fils ;
• Notes autobiographiques sur sa carrière ; Etat de service + 7 pièces relatives à ses promotions ; 3 brevets de la Légion d’honneur (chevalier, officier et commandeur), brevet d’état major ;
• L.S. Maurice BARRÈS (1862-1923), écrivain et homme politique nationaliste ;
• L.A.S. François Charles du BARAIL (1820-1902) général de division ;
• P.A.S. Victor-Bernard DERRÉCAGAIX (1833-1915), général et explorateur ;
• 3 L.A.S. et P.A.S. Louis TROCHU (1815-1896), général de division et homme d’Etat ;
• 9 L.A.S. Joachim AMBERT (1804-1890), général et écrivain
« 24 mai 1841 Je quitte le 5e hussard pour passer aux spahis. L’ordonnance de création du nouveau corps prescrit 1 colonel, 2 lieutenants-colonels, 7 chefs d’escadrons, 20 capitaines etc. (…) 4 chefs d’escadron seulement sur 7 sont nommés, deux anciens et deux nouveaux. Trois places restent vacantes et je vais occuper l’une d’elles à Philippeville. Je suis donc chef supérieur (…) En attendant le ministre me conserve à son état major. Je me rendrai à mon poste, lorsqu’ici j’aurai terminé quelques travaux et que mes bédouins entreront en campagne. (…) Le maréchal Soult a pour moi une affection paternelle et m’accorde des aptitudes que je n’ai malheureusement pas. Le ministre a daigné dire qu’il se privait de mois dans mon intérêt… » ; « Grasse 21 octobre 1841 (…) j’ai un peu à me louer des chefs de l’armée d’Afrique dont quelques-uns me voyaient en moi un correspondant intime du ministre, et d’autres un preneur de notes pour quelques futures publications. Là-bas on aime peu les investigations ; vous savez que les comédiens repoussent les indiscrets qui se glissent aux coulisses car des coulisses, on entend le souffleur, on voit les rides et le rouge de l’ingénue, la laideur du jeune premier et les formes communes du père noble ; on voit les lauriers en papier peint et la foudre en carton ; on voit des taches sur le pourpre et le masque des héros. J’ai vu tout cela, car j’ai été aux coulisses du théâtre d’Alger, du théâtre de Constantine et surtout du théâtre d’Oran où le jeune général Lamoricière dépasse les habiles sauteurs de Franconi. Je ne sais si j’accepterais ce qui m’est proposé en Afrique, ma position de père de famille me ferait désirer le séjour de France. Si la guerre d’Afrique était chose sérieuse, si la France pouvait raisonnablement espérer un résultat avantageux de cette lutte, j’irais volontiers passer quelques années dans les camps, mais ce n’est ni à mon âge ni dans ma position que l’on se part volontairement dupe ou associé d’une troupe de charlatans égoïstes (…) J’ai parcouru l’Amérique et l’Afrique, j’ai vu les grands hommes en déshabillé, le pouvoir en tête à tête, les gens de lettres au coin du feu, j’ai baillé dans les salons de Paris, j’ai fumé le calumet du sauvage indien et la pipe de l’arabe sous la tente aux confins du désert. Eh ! bien mon cher camarade de tout cela et même dans la fortune que j’oubliais, je n’ai pas trouvé cette bonne et pure jouissance que donne l’étude et le modeste intérieur de la famille… » ;
• 21 L.A.S., 1907-1914, Ernest Marius LE CAPITANT (1861-1915), lieutenant-colonel ;
• L.A.S. Joseph JEANNEROD (1839-1920) général ;
• L.A.S. et P.A.S. Francis PLANTÉ (1839-1934), pianiste ;
• Diplôme de commandeur de l’ordre de Saint Olaf conféré par le roi de Suède en 1899 + lettre du vice-consul ;
• « Récit du caporal Henri » non relaté dans l’historique du 64e régiment d’infanterie, sur la lacération du drapeau le 16 août 1870, 2 pages in-fol. ;
• Plusieurs copies de notices et rapports ronéotypés : « Notice sur le tir des chambres mis en expérience dans les 24e et 64e régiments d’infanterie… » ; « Rapport sur les opérations du 64e régiment de ligne pendant la campagne de 1870, 21 juillet – 28 octobre » ; Brouillon manuscrit « Etude raisonnée sur l’intonation des commandements d’infanterie, Marseille 15 juin 1862 » ; Copies des ordres reçues et transmises lors des manœuvres de 1903 ; « Etude sur le dispositif tactique de l’infanterie », par Gaston d’Azémar, capitaine adjudant major, au camp de Villeneuve l’Etang le 10 juin 1873 ; etc ;
• « La famille d’Azémar à la Voulte-sur-Rhone » par l’abbé Aug. Roche, 1909, plaquette in-8.
Estimate: 80 € ~ 120 €
[Militaria]
Gaston baron d’AZÉMAR (1837-1921), général de division
Elève de l'École impériale...
Lot 242
Lot 244
[Vaucluse - Clergé]
Le petit séminaire de Sainte Garde à Saint Didier
61 L.A.S. et L.S., 1819-1860, en majorité d’ecclésiastiques, adressées principalement à l’abbé Didier supérieur du petit séminaire.
Dont Charles comte de MONTALEMBERT (1810-1870), homme politique et l’un des fondateurs de la loi Falloux ; lettre de Joseph d’ORTIGUE (1802-1866), écrivain et compositeur musical, à entête « L’Avenir journal… » : « Paris 29 avril 1831 Monsieur et cher ami (…) Vous vous attenez peut être que je vous parle de politique. Hélas ! mon cher monsieur, je n’y entends plus rien. Elle est si embrouillée que j’y vois fort trouble, ou plutôt je n’y vois pas. Je l’ai complètement abandonnée pour la musique et la littérature. J’en suis quitte pour quelques dissonances dont je me console bientôt. M. de M. me demandait hier si la politique étant en majeur ou en mineur, je lui répondis que je la croyais en mineur et en mineur fort triste… » ; lettre du curé de Lapalud du 9 janvier 1847 au sujet du célèbre miracle survenu à La Salette dans le diocèse de Grenoble : « Je ne puis résister au désir que j’ai de vous de vous écrire (…) vous avez sans doute lu la relation d’une apparition de la Ste Vierge faite à deux bergers dans le diocèse de Grenoble écrite par monsieur l’abbé Girin car cette lettre est lue dans toutes les maison. Après l’avoir lu moi-même j’écrivis incontinent à monsieur Girin pour m’informer de la vérité du fait miraculeux. (…) C’est ce qui m’engage monsieur le supérieur à vous écrire pour que vous puissiez raconter sans crainte à vos bons séminaristes tous dévoués à la divine Marie cette nouvelle apparition de la Ste Vierge (…) [Copie de la lettre du curé Girin] : (…) j’avoue à ma confusion que je n’ai cru à cette vision que le dernier de tout mon canton et que les fidèles ont murmuré contre moi. Fatigué de leurs murmures qui pouvaient nuire à mon ministère, l’idée me vint de me transporter avec les bergers à cet endroit soi disant vénéré. Je les y interrogeai plusieurs fois ailleurs. Je leur ai adressé mille et mille questions relatives à ce fait sans avoir pu les porter à se contredire, leur facilité à débiter cette narration toute mystérieuse et prophétique a fini de me donner une certaine croyance ? La pomme de terre pourrie, les céréales minimes, la misère que cette année pèse et dévore déjà notre infortune patrie réunies au récit naïf des deux gardiens m’ayant fait réfléchir, je n’ai pu me défendre d’adhérer à ce fat. Cet événement extraordinaire a déjà voyagé immensément (…) J’atteste que nos pays peu religieux cidevant ont été ébranlés et que depuis cette heureuse époque il s’est opéré chez nos campagnards u changement énorme (…) Déjà de bien loin de nombreux pèlerins y accourent de tout âge, de tout sexe et de toute condition. Quand on y est tous avouent y respirer le suave et le mystérieux. Plusieurs prodiges sont venus enrichir et fortifier le fait premier, sauf la résurrection d’un mort, je n’en ai point lu de plus merveilleux dans l’histoire. Ici tout le monde est convaincu que ce sont des miracles… » ; 4 lettres datées de 1819 au sujet de la nouvelle maison d’enseignement ; longue lettre au sujet d’un procès en cour d’Assises d’un prêtre pour escroquerie et interrogation sur son état de folie ; lettre du père Chameroy du 6 août 1827 appelant l’abbé Didier à prendre la direction du petit séminaire pour l’année 1828 ; correspondance du baron de CAUSANS, royaliste ; Jacques Marie Antoine Célestin Dupont et Jean Marie Mathias DEBELAY archevêques d’Avignon ; le proviseur du lycée d’Avignon ; Théophile Brasssier de Jocas maire de Carpentras pour souscrire au projet d’un monument en l’honneur d’un ancien archevêque ; Henri Blaze maire de Cavaillon ; petit cahier manuscrit titré « Divers sujets de petites conférences faites au catéchisme à Ste Garde, 1834 », etc.

A Saint Didier, les bâtiments de Sainte-Garde des Champs furent rachetés en 1817 comme biens nationaux par plusieurs personnes et prêtres soucieux d'y établir une maison d'études ecclésiastiques ; des classes sont ouvertes dès 1818. En 1823, le domaine est cédé à l'archevêché d'Avignon, et l'année suivante, Sainte-Garde est reconnu comme petit séminaire, le deuxième du diocèse avec celui d'Avignon. Le séminaire de Sainte-Garde connut au XIXe siècle un véritable essor.
Estimate: 50 € ~ 100 €
[Vaucluse - Clergé]
Le petit séminaire de Sainte Garde à Saint...
Lot 244
Lot 246
[Comtat-Venaissin – Dauphiné]
Famille de SEGUINS de CABASSOLLE, et famille de MANISSY
Réunion d’env. 730 pièces, XVIe au XIX siècle, archives familiales (en l’état) ;
Les SEGUINS, originaire du Dauphiné, coseigneurs de Piégon, capitaines et viguiers perpétuels de Tulette (Drôme ; possession de l’abbaye de Cluny), ajoutent le nom de CABASSOLLE par alliance en 1598, et s’installent à Pernes (Vaucluse) au cours du XVIIe siècle.
Les MANISSY, originaire de Savoie, coseigneurs de Saint Didier et de Venasque, installé à Carpentras, dont Théodore de Manissy, écrivain de la fin du XVIe siècle.

Mémoires, quittances, pièces de procédures, comptes, jugements, copies d’actes notariés, bons de tailles, livres de raison, etc :
Traité entre Jean de SEGUINS coseigneur de Piégon et l’abbaye de Cluny pour se faire rembourser de ses dépenses lors de la défense de Tulette ; obtient à perpétuité la capitainerie de Tulette, droit de cuisage et moudre le blé, et droit de chasse, 1590, 5 ff.
« au mois d’octobre 1579 (…) pour les grands troubles qui pour l’heure et depuis règne en ce pays et provinces circonvoisines, et nommément pour l’éminent péril et danger qu’était de la perte du lieu de Tulette (…) noble Jean de Seguin écuyer coseigneur de Piegon habitant lors en la ville de Valréas à la prière et réquisition de feu noble Pierre de Saint Sixt écuyer en son vivant de la ville d’Avignon procureur de révérend père messire Pierre Fabry prieur et seigneur de la ville de Pont Saint Esprit et dudit lieu de Tulette, eut laissé son habitation et maison familiale et au grand hasard et péril de sa vie se fut aller dans ledit lieu de Tulette avec certain nombre de soldats ses amis qu’il aurait à grand frais ramassés pour garder et conserver ledit lieu contre les ennemis, qui tachent par tous moyens de le surprendre, couchant la plus grande part du temps avec les armes au dos et prenant une grandissime peine et bien que séparé de quelque temps tant de la part des ministres de Notre saint Père du pays du Dauphiné que dudit seigneur de Tulette, il ait eu quelques entretenements audit lieu pour ses soldats ce néanmoins une grande partie du temps il aurait avancé plusieurs sommes de deniers du sien propre pour l’entretenement d’iceux soldats (…) pour être plus fidèles à la conservation dudit lieu (…) le prieur a requis ledit sieur de Piegon de continuer en la même charge et veiller à la conservation dudit lieu sous mêmes promesses de consentement et satisfaction du bon office qu’il faisait des frais et fournitures et dépenses par lui faites et qu’était besoin à faire pour ladite conservation encore en l’année dernière 1589 et environ le 15 février le seigneur de D’aiguières vint avec grandes forces tant à cheval et à pied joignant l’artillerie pour reprendre et occuper ledit lieu de Tulette et de fait il campa au-devant d’icelui et comme il venait faire loger son artillerie pour commencer à battre voyant ledit sieur de Piegon comme est chose presque notoire et ainsi impossible résister aux forces dudit sieur de d’Aiguières et soutenir un tel siège même qu’il avait forcé et saisi plusieurs places dans le pays du Comtat de Venisse plus fortes et mieux armées d’hommes que ledit Tulette, aurait sieur de Piegon par son industrie et artifice tant fait que ledit sieur de d’Aiguières aurait levé ledit siège quittant Tulette non toutefois sans avoir fait présent de notables sommes (…) ledit sieur de Piegon aurait fait clairement voir audit sieur prieur avoir fourni frayé de lui être légitimement dû 3500 écus (…) lequel sieur prieur (…) aurait fait entendre qu’il aurait de modérer la dite somme ayant égal aux autres extrêmes fortes charges de dépenses (…) surquoi ledit sieur de Piegon (…) aurait consenti (…) de modérer la somme à 2200 écus (…) est accordé que les dites parties au traité dudit sieur grand prieur (…) les frais dépenses et fournitures et récompenses qui sont dus au sieur de Piegon (…) à 2200 écus lesquels le sieur prieur a confessé devoir bien et légitimement audit sieur de Piegon déclarant que sans l’aide grande diligence et travail d’icelui le lieu de Tulette aurait été indubitablement tant occupé perdu et ruiné par les huguenots hérétiques et pour n’avoir icelui sieur prieur comme deniers, ni moyens propres pour payer susdites sommes (…) désirant le satisfaire (…) lui a baillé cédé remis et perpétuellement transporté les choses suivantes : en premier lieu donne héréditairement pour lui les siens hoirs et successeurs l’état et office de capitaine dudit lieu de Tulette duquel il déjà s’en trouve pourvu sa vie durant (…) le cuisage et mouturage franc aux four et moulins dudit seigneur audit lieu de Tulette et son terroir (…) donne permission pouvoir et privilège aux siens et à leurs domestiques de chasser à toutes chasses partout le terroir dudit Tulette sauf à la chasse du furet… » ;
Contrat de mariage entre noble Louis de Saint Martin maître d’hôtel ordinaire de la Reine mère du roi de France et Marguerite d’Urre, 1548 ; « Copie de l’ordre de M. le duc [de Sault] pour loger les 3 compagnies de M. le comte de Talard : il est mandé et ordonné aux trois compagnies du régiment du sieur comte de Talard (…) d’aller prendre leur logis à Tulette (…) les recevoir et leur fournir le lit et le couvert (…) fait à Grenoble le 25 juin 1628 » ; « Rôle des demandes que fait M. de Piegon à vous autres messieurs les auditeurs de compte du présent lieu de Tulette pour lui être admis et payé », avril 1641 ; Réception d’habits de Louise de Seguins au monastère de saint Augustin de Valréas, 1646 ; « Sommaire recueil des forains possédants fonds au terroir de Tulette » extrait tiré du cadastre, 1647 ; Mémoires des dépenses de tissus précieux et boutons d’or par le chevalier de Cabassolle pour confection d’uniformes, 1649-1656 ; Cadastre de M. de Piegon de ses biens de Tulette, 4 ff. ; Copie du testament d’Antoine Dupons, écuyer coseigneur de la Motte citoyen de Bollène, 1682 ; Compte détaillé des remèdes médicaux fournis par Arnaud apothicaire de 1680 à 1682 ; Testament de Jeanne de Bus codame de Venasque et de Saint Didier épouse de messire César de Seguins ; Compte détaille des remèdes médicaux donnés aux différents membres de la famille de Cabassolle entre 1694 et 1738, 35 ff. ; Délibération de l’assemblée provinciale de l’ordre de Malte à Arles concernant les preuves de noblesse de noble André de Seguins, 1694 ; « Rôle des engagements pour le service de Notre Saint Père dans la compagnie de Cabassolle », 1708 ; Testament de Madeleine d’Urre épouse de noble Antoine Joseph de Seguins, 1722 ; Extrait du registre mortuaire de l’hôpital royal de Bergues d’un soldat, natif de Pernes, de la compagnie du sieur de Seguin au régiment de Saint Simon, 1724 ; Quittance du secrétaire de la compagnie de l’arquebuse de la ville d’Orange, 1775 : « Nous soussigné secrétaire de la compagnie de l’arquebuse de la ville d’Orange, certifions qu’il a été d’un usage constant jusqu’en cette présente année que le roi de la compagnie fournit le jour de son triomphe, douze sols à chacun des fifres, tambour, porte oiseau, porte ordonnance, et vingt quatre sols au tambour major, pour leur tenir lieu de souper qu’ils vont prendre à leur frais et qu’en conséquence ils ont soupé le soir de ce jour chez le sieur Monier à qui M. le marquis de Seguins de Cabassolle roi de ladite compagnie doit dix livres… » ; 17 bons d’engagement dans la compagnie du chevalier de Cabassolle du régiment de Montboissier, 1747 ;
Correspondance passive (env. 155 p.) et active (env. 40 p.) dont lettres de Jean de SEGUINS à son fils Charles, de Balthazar chevalier de l’ordre de Malte, de Louise religieuse ; L.A.S. de l’abbé DESMARETZ : « Au St Esprit, 23 avril 163. Monsieur le temps d’approchant que dans le lieu de Tulette on procède à l’élection de nouveaux consuls qui se trouvant quasi partagé des deux religions me donne sujet de craindre ce que par plusieurs années nous avons évité que quelqu’un de la P[rétendue] R[éforme] ne soit choisi pour cette charge. Ce qui poserait un grand préjudice à l’Eglise et à l’honneur de Dieu. Votre présence en ce pays Monsieur me fait espérer que par votre autorité nous éviterons encore ce malheur, ce qui nous sera très facile et qui ne dépend que du moindre témoignage que vous leur donnerez la-dessus de votre volonté. Votre piété me fait espérer ce bien et me promet de votre justice le soulagement ou plutôt la continuation des immunités de cette pauvre communauté… » ; L.A.S. d’Esprit François Gabriel de SEGUINS de CABASSOLLE, chevalier de Piegon, à son père Charles coseigneur de Piégon, Valréas et de Pernes : « De Malte 10 juillet 1624 Monsieur mon père la commodité s’étant présentée je n’ai voulu manquer à mon devoir de vous faire savoir de mes nouvelles lesquelles sont très bonnes (…) depuis que je suis en ce pays je n’ai reçu qu’une seule lettre de madame ma mère (…) Je n’ai pas encore achevé mon an de noviciat et combien que je l’aurais achevé, mes amis ne me conseillent pas de prendre la croix jusqu’à temps que j’ai fais un voyage en France pour avoir l’honneur de vous voir (…) Nos galères font tous les jours de bonnes prises ; il y a un mois qu’ils prirent une galiote et donnèrent chasse aux autres. Mais ils ne les purent pas arrimer et venant l’autre jour de Sicile à Malte, ils mirent un vaisseau à fond la roue. Ils prirent quarante esclaves, puis après étant à l’armée du Vice-Roi de Sicile, toute l’armée ensemble a rencontré Adhoar grand corsaire de Barbarie qui avait trois gros vaisseaux lesquels les galères de Malte avec ceux de Sicile ont pris les nôtres, ont eu pour sa part un de plus gros des trois vaisseaux auquel il y a 34 pièces de canon. L’armée depuis rencontra Sanson qui avait trois gros vaisseaux mais il faisait trop de vent et ils ne les purent pas aborder… » ; demande d’épousailles du baron de Sainte Marguerite d’Avignon, 1726 ; demande d’intervention de l’aumônier général d’Avignon au sujet d’un adultère entre domestiques, 1778.
Estimate: 400 € ~ 600 €
[Comtat-Venaissin – Dauphiné]
Famille de SEGUINS de CABASSOLLE, et famille de...
Lot 246
Lot 247
[Comtat-Venaissin – Vaucluse]
Théodore de MANISSY, écrivain et 2e consul à Carpentras
2 missives, XVIe siècle, adressées à Théodore de Manissy. Originaire de Romans en Savoie, il épouse en 1571 premières noces Antoinette Durand, et en secondes noces Eléonore de Baroncelli. A la suite de ce dernier mariage, il s’établit à Carpentras et achète en 1591 à Antoine de Rostang une partie de la seigneurie de Venasque et Saint Didier.
• L.A.S. Claude de LORRAINE (1546-1612), fils bâtard de Claude duc de GUISE, qui devient abbé de Cluny à la mort de son demi-frère Charles cardinal de Lorraine en 1574 ; souhaite être ravitaillé en huile et autres denrées en pleine période de guerre civile : « [15 novembre 1585] Monsieur mon compère je m’étais promis (…) de vous voir en cette ville suivant ce que m’avait dit votre fils Esprit mais me voyant feutré de mon opinion je me suis pressé de vous écrire ce mot tant pour me conserver de votre amitié (…) depuis le commencement de ces guerres (…) que aussi pour vous prier me donner avis du prix de l’huile en vos quartiers car je désirerai en acheter quatre ou cinq charges, le sire Guillaume Laval m’avait promis employer ce qu’il me doit pour sa part de l’arrentement de mon prieuré de Saint Etienne de Fors ; mais je vois bien qu’il ne me faut rien espérer de ce compte là, ni moins de mon prieuré d’Allier ; pour être trop près de Montélimar (…) n’ayant pas eu cette année le tiers du blé de ma rente, et d’argent encore moins, et cependant je me trouve chargé de dix neuf religieux sans les serviteurs et autres charges extraordinaires de manière qu’il me faut manger (…) Mais j’espère que mes amis ne m’abandonneront pas du nombre desquels je vous tiens du premier rang (…) votre fils aîné nommé Esprit il se porte fort bien (…) je l’ai accommodé d’une bonne chambre avec Dom François de la Cornet qui se rend un bon religieux. Si vous aviez quelques châtaignes ou autres choses en vos quartiers… »
• L.A.S. attribuée à François Gaspard DURAND de PONTEVES, comte de Carcès, chef des ligueurs et grand sénéchal de Provence, beau-frère de Théodore de Manissy : « de Marseille ce 9 novembre 1596 Mon frère je n’ai voulu faillir vous écrire (…) vous remercie la peine qu’avez pris pour moi. Je vous avoue que nos hommes ont grand peine à nous garder le contagion étant Aix, Pertuis, Rians, Eguilles (…) les attaques de ce mal, qui nous a ôter l’entrée de tous les liens (…) j’entends que vous aussi n’êtes moins en peine que nous. Dieu par sa grâce vous veuille préserver (…) M. d’Epernon a pris Seine, lesquels se sont rendus à la [Garde ?], mardi passé 4 du présent, on y a mis 5 compagnies dedans… »
Estimate: 150 € ~ 300 €
[Comtat-Venaissin – Vaucluse]
Théodore de MANISSY, écrivain et 2e consul à...
Lot 247
Lot 249
[Avignon – Principauté]
Légation pontificale d’Avignon, XVIe au XVIIIe siècle
Réunion de + de 120 pièces, correspondances et mémoires de légats et vice-légats dont
• P.S., 1547, Antonio TRIVULZIO (1514-1559), cardinal italien, vice-légat de 1544 à 1547 ; Actes devant notaire apostolique signés par Laurent LENZI et d’autres officiers ecclésiastiques entre 1562 et 1567 -
P.S., 1576 ?, Charles Ier de BOURBON (1523-1590), cardinal de Vendôme, légat pontifical de 1565 à 1585 ; 2 P.S., 1587 et 1588, Dominique de GRIMALDI, vice-légat de 1585 à 1592, et général des armées pontificales ; 2 P.S., 1597, Avignon, Laurent de PANDREAU, vice-légat ; 3 P.S., 1599, Jean-François BORDINI (1536-1609), italien, archevêque d’Avignon dès 1592 et vice-légat de 1596 à 1599 ; L.A.S., 8 mai 1605, Avignon, Pierre-François MONTORIO, vice-légat de 1604 à 1607 : « Je vous remercie l’avis que m’avez donné de l’entreprise que dictes que ceux d’Orange ont sur le lieu de Saumane, et parce que je sais que monsieur le général a donné l’ordre nécessaire pour faire renforcer la garde audit lieu, en ayant écrit au capitaine Mutio gouverneur de Cavaillon (…) il n’est que bon d’être surveillant à ce que les ennemis n’exécutent aucune de ses mauvaises volontés qui sont préjudiciables à cet état… » ; 2 L.S., 1678-1679, François NICOLLINI, vice-légat de 1677 à 1685 ; P.S., 1708, Sinibaldo DORIA (1664-1733), cardinal italien, vice-légat de 1706 à 1711 ;
22 L.S., 1721-1730, Raniero d’ELCI (1670-1761), cardinal italien, vice-légat pontifical de 1719 à 1731 ;
45 L.S., 1761-1767, Grégoire SALVIATI (1722-1794), cardinal italien, vice-légat pontifical de 1760 à 1766 ; 5 L.S., 1744-1747, Pasquale Acquaviva d’ARAGONA (1718-1788), cardinal italien, vice-légat pontifical de 1744 à 1754 ; P.S., 1773, François-Marie de MANZI, vice-légat de 1757 à 1774 ; 2 L.S., 1730-1731, Alessandro ALDOBRANDINI, archevêque de Rhodes ; P.S., 9 avril 1787, Philippe CASONI (1733-1811), dernier vice-légat de 1787 à 1790, certificat signé par le commandeur de Villefranche, le chevalier d’Anselme, le marquis de Quiqueran Beaujeu et le marquis de Seytres Caumont, chacun avec leur sceau de cire rouge ; etc.
• 18 LA.S. et L.S., 1650-1743 de cardinaux italiens adressées aux membres de la famille de TULLE, comte et marquis de Villefranche, occupant les plus grandes fonctions au sein de la ville et de la principauté d’Avignon + L.A.S. de Madeleine PELLETIER de GIGONDAS épouse du marquis de VILLEFRANCHE adressée « A Milor duc de Pert à Engleterre » avec enveloppe avec beau sceau de cire rouge au portrait de femme ;
• L.S., Avignon, 5 août 1659, commandeur Etienne-Marie LOMELLINI grand prieur d’Angleterre et commandant des armées du Pape, aux consuls de Malemort : « Messieurs vous devez loger pour ces quatre mois savoir août septembre octobre et novembre un chef et les soldats accoutumés de la compagnie des chevaux légers entretenus par Notre Saint Père pour la garde de cet état. Benediti, maréchal de logis se rend vers vous pour ce sujet. Vous ne manquerez pas de les recevoir et fournir tant pour le chef et soldats que pour leurs chevaux tout ce que vous êtes obligés et qu’il est de coutume… »
• « Supplique à Son Excellence de la part de Monsieur de Quiqueran contre les consuls et communauté de la ville de Pernes », mémoire manuscrit, s.d. [XVIIe siècle], 3 pages in-fol., concernant les travaux de détournement d’une source d’eau que la communauté de Pernes a entamé pour « la transporter dans le canal des eaux des fontaines de la ville, n’ont pour objet que de porter préjudice à M. le marquis de Quiqueran et autres particuliers, qui n’ont que cette seule source pour arroser leurs prés, et jardins, pour faire moudre leurs moulins (…) un dépouillement injuste et violent (…) Son Excellence est en possession tant par lui que par ses auteurs de l’usage desdites eaux depuis plus de 400 ans, comme il est justifié par le titre de 1322 (…) M. le Marquis de Quiqueran ne finira point ses supplications sans instruire son excellence que les consuls ont commencé de mettre la délibération en exécution avant qu’elle fut autorisée par son excellence ce qui est injurieux à son gouvernement et ce qui donne lieu de requérir humblement auprès d’elle non seulement un ordre pour la cessation du travail qu’on continue toujours, mais encore pour faire tomber sur les consuls en leur propre frais d’une entreprise si injuste et si téméraire, la communauté ne devant point payer pareille dépense. »
• 2 L.A.S., 1616 et 1628, de César d’AGART au légat d’Avignon au sujet de l’office de viguier ;
• « Chirographe au sujet des chemins, places et rues » pour la ville et province d’Avignon, copie manuscrite de 1764, 13 ff. in-4, débat de nouvelles taxes pour le maintien des réparations des grands chemins papaux de la province « jugés nécessaires pour faciliter le commerce et rendre l’état florissant ».
Estimate: 800 € ~ 1 200 €
[Avignon – Principauté]
Légation pontificale d’Avignon, XVIe au XVIIIe siècle
Réunion de...
Lot 249
Lot 250
[Comtat Venaissin – Peste]
Légation pontificale d’Avignon, XVIe siècle
Mandement manuscrit des mesures sanitaires à prendre dans la ville de Pernes pour lutter contre la peste, déclinées en 23 dispositions, daté du 9 juillet 1566 et signé par le cardinal Georges d’ARMAGNAC, colégat avec Charles de BOURBON-VENDÔME, avec cachet, 8 ff. in-4.
Rarissime.

Transcription du début du document :

"Le 9 juillet 1566 Liste des mesures sanitaires prises pour lutter contre la peste qui ravage la région, mandement signé par le Georges cardinal d’Armagnac colégat pontifical avec Charles de Bourbon cardinal de Vendôme

A la requête de messieurs les consuls de Pernes à l’évêché de Carpentras joint à eux monsieur l’avocat et procureur fiscal de la légation pontificale d’Avignon (…)

A tout homme mendiant étranger vagabond et gens sans métier et aveu qui incontinent après la publication des présentes ils aient à vider dudit lieu de Pernes sur point d’avoir du fouet par les carrefours du lieu sans rémission aucune.

Que les pauvres malades impotents et mendiants du lieu de Pernes qui se trouveront à présent en icelle seront retirés et réduits par les seigneurs consuls et ceux que seront par eux députés le plus loindement que faire que pourra en certains lieux de la ville là où ils seront nourris et alimentés sans qu’ils puissent aucunement avoir la ville ni aller par les églises pour mendier ou autrement molester et troubler le divin, ni ceux qui louent et assistent pour la nourriture desquels on fera une cotisation suffisante pour leur entretenement.

Expressément défendu aux capitaines et gardes des portes de la ville de ne laisser entrer dans icelle aucune personne de quel état nation et condition qu’ils soient tant dudit Avignon qu’étrangère d’où qu’ils viennent (…) et pour ceux qui fautes et qui sont de la ville seront emmenés 40 jours enfermés et pour les étrangers auront 3 traits de corde.

Fait défense à toutes personnes de quel état degré qualité et condition qui soient (…) interdiction des assemblées illicites : bals, danses ni autres illicites ou publiques assemblées tant de jour que de nuit sous peine de 25 livres tournois ou 3 estrapades de corde."
Estimate: 300 € ~ 600 €
[Comtat Venaissin – Peste]
Légation pontificale d’Avignon, XVIe siècle
Mandement manuscrit des...
Lot 250
Lot 252
[Orange – diplomatie]
Principauté d’Orange, XVIIe siècle
Réunion de 9 missives adressées à Jean II de TULLE, évêque d’Orange

• L.S., 15 novembre 1609, Philippe-Guillaume prince d’ORANGE-NASSAU (1554-1618) remerciant l’évêque du bon ordre préservé dans sa principauté ;
• 2 L.A.S. et L.S., 1609-1615, avec cachets de cire rouge, Charles de NEUFVILLE (1566-1642), marquis de Villeroy et d’Alincourt, conseiller d’état du roi, lieutenant-général en 1607, puis gouverneur de Lyon à partir de 1612 : Lyon, 15 novembre 1609 : « Monsieur je m’étais bien promis que vous recevriez bon contentement de la part du roi, puisque si franchement vous avez rendu à Sa Majesté des preuves de votre affection à son service, je ne doute point aussi Monsieur de Villeroy sur ce qu’il en a reconnu et les assurances que je lui en ai données n’ait apporté tout ce qui été de lui pour confirmer Sa Majesté en la créance qu’elle est apprise. Je me réjouis donc avec Monsieur de la satisfaction que vous avez de ce côté-là et de la résolution que vous avez prise d’aller bientôt à la Cour. Espérant d’avoir le bien de vous voir ici à votre passage… »
Lyon, 13 juillet 1614 et 16 avril 1615, lui demande continuer à le tenir informer et lui fait part « ici le retour du commandeur de Sillery d’Espagne qui expose tant de louanges de notre petite Reine que chacun en devine la venue (…) avez su comme M. de Villeroy s’était depuis quelque temps retiré des affaires la Reine lui a commandé de les reprendre avec plus de témoignage, de la confiance et bonne volonté de Sa Majesté, qui a voulu accommoder tout le mal entendu qui était entre M. de Villeroy et le maréchal d’Ancre »
• 4 L.S. (dont 1 avec qqs manques), 1610-1624, Pierre BRÛLART (1583-1640), marquis de Sillery, vicomte de Puisieux, secrétaire d’état à la Guerre et aux Affaires étrangères : 15 juillet 1610, au sujet de la fidélité au nouveau roi Louis XIII : « Monsieur il est bien vrai qu’encore que l’insigne malheur qui nous est arrivé par la mort du feu roi ait grandement abattu les cœurs les plus fermes. Néanmoins comme vous me mandez il se faut raidir et prendre courage chacun en sa condition pour conduire les choses à bien. Comme nous voyons, Dieu merci qu’elles commencent à s’y disposer. Pourquoi je vous prie croire que j’essaierai toujours à faire valoir l’affection et fidélité que vous portez au service du roi et le témoignerai à la Reine quand il s’offrira occasion… »
3 missives diplomatiques relatives à la rivalité naissante dans la principauté d’Orange, dans une période où le prince d’orange est gravement malade. De 1619 à 1623, Manuel-Antoine de Portugal est le gouverneur de la principauté d’Orange. Elevé comme un calviniste par sa mère Emilie de Nassau, il est au commandement d’une principauté à majorité de catholiques, entourées de villes encore détenues par des protestants en guerre contre le pouvoir royal. De plus il y mène une vie fastueuse dépensant plus d’argent qu’il n’en a. Son vice-gouverneur, Jean Hertoghe d’Osmael, seigneur de Valckenbourg tente de profiter de ces faiblesses pour prendre la place du prince en s’attirant les faveurs des officiers catholiques de la principauté : 22 juin 1623 : « Monsieur j’ai vu par vos lettres du 4 de mai ce qui se passe à Orange et la continuation des fortifications comme des artifices du gouverneur pour tenir son maître en réputation et tenir le voisinage en jalousie. Il faudra prendre garde à la suite pour nous en avertir pour aviser afin d’y apporter les remèdes nécessaires… », 7 septembre 1623 : « (…) Nous n’avons pas estimé à propos de parler de la vice-légation d’Avignon pour ne faire tort à monsieur le vice-légat qui y est lequel étant sujet du roi, et fort affectionné au bien de son service, Sa Majesté ne voudrait désamorcer par ses offices. J’ai bien remarqué ce que vous m’écrivez de Valckembourg. Il faut veiller à ce qui se passera en ce voyage comme aux autres choses que vous jugerez importante au service de Sa Majesté… », 5 janvier 1624 : « Je vois par vos lettres comme vous continuez toujours en l’opinion de retirer le sieur de Valckembourg d’Orange. De quoi M. du Maurier a parlé à M. le prince d’Orange qui [….] de justifier ses actions plutôt que de l’ôter de là, protestant toujours de son affection au service du roi. Nous écrivons encore au sieur du Maurier pour chercher si par les moyens des parents de la femme dudit Valckembourg il en pourrait venir à bout de continuer doucement les offices pour mettre un président catholique. Pour ce qui est du serment, je vous ai écrit qu’il ne fallait n’en changer à ce qui s’est pratiqué cidevant. A quoi je n’ai rien à ajouter et ne tiendra à moi que vous recueilliez le fruit de votre pension, mais il y aura aucun état cette année, et quand il y aura lieu de vous servir en cette occasion ou quelque autre de votre contentement… »
• L.S., Saint Germain en Laye, 20 août 1624, Salomon PHELYPEAUX (1592-1655), conseiller du roi aux conseils d’état et privé : « Monsieur j’ai reçu la lettre qu’il vous a plus m’écrire du 13 du mois passé, par laquelle vous me donnez avis du retour à Orange de Monsieur de Valchembourg pour être gouverneur de cette principauté et que plusieurs même les catholiques dudit lieu s’en sont réjoui pour le bon traitement qu’ils espèrent en recevoir. Vous estimez aussi que l’occasion seait favorable pour faire instance envers monsieur le prince d’Orange d’établir en ladite ville un gouverneur de président catholique ainsi qu’il s’est cidevant pratiqué, surquoi je vous dirai que le roi en écrit à son ambassadeur en Hollande pour faire reconnaître ses sentiments audit Prince et ce qu’il pourra attendre de cette demande. Quant à ce qui regarde le serment que le parlement vous a requis de prêter en qualité d’évêque, Sa Majesté a été bien aise que vous l’ayez différé et désire que vous lui envoyez au plutôt les actes par lesquels il paraisse ce que vos prédécesseurs ont pratiqué en cas semblable afin que sur cela je vous fasse savoir l’intention de Sa Majesté qui ne veut apporter aucune nouveauté à l’ancien ordre et coutume… »
Estimate: 500 € ~ 800 €
[Orange – diplomatie]
Principauté d’Orange, XVIIe siècle
Réunion de 9 missives adressées...
Lot 252
Lot 253
[Orange – Diplomatie]
Evêché d’Orange
Réunion d’env. 55 missives, 1584-1640, adressées à Jean Ier et Jean II, et Jean Vincent de TULLE, évêques d’Orange
Dont :
• P.S. « Louis » [Louis XIII], 8 février 1631, adressée à l’évêque d’Orange, contresignée par Claude BOUTHILLIER, secrétaire d’état aux affaires étrangères, 1 page in-fol. ;
• L.S., 8 août 1584, Avignon, du prévôt d’Orange à Jean Ier de Tulle évêque à Caderousse ; y évoque entre autres l’assassinat de Guillaume Ier d’Orange-Nassau survenu le 10 juillet 1584 : « Vous avez entendu le bruit qui court que monsieur le prince d’Orange a été tué et publiquement et dit partout vos quartiers qui ne voudrait pas désirer la mort de personne mais (…) pourront nous assurer d’être mieux parler à l’avenir… » En raison des troubles qui régnaient dans la principauté, l’évêque fut obligé de se réfugier à Caderousse où se trouvaient presque tout le clergé et la plupart des laïques, qui n'avaient pas embrassé le calvinisme. Il donna tous ses soins à la pacification du pays, mais ce ne fut que le 14 février 1597, après une interruption de 30 ans, que le culte catholique fut rétabli dans sa cathédrale d’Orange.
• 11 L.A.S., 1613-1615, François de LA FARE (1584-1628), prélat français, provincial supérieur de l’ordre des Minimes, reconnu comme un des plus savants théologiens ; présent à Paris, il relate les événements de la cour royale et de ses manœuvres pour obtenir une meilleure place pour son interlocuteur : « Paris 6 avril 1614 Monseigneur (…) Messieurs les princes [les Grands qui se sont révoltés dont Condé, Mayenne, Longueville, Nevers, etc] arriveront demain à Soissons où la Reine leur a accordé une conférence, mais y viennent avec cinq ou six milles hommes de pied et mille chevaux contre ce qui avait été arrêté, qui était que la Reine ferait éloigner les troupes du roi de ces quartiers pour ôter tout soupçon pendant la dite conférence, mais ils répondent que c’est pour leur sécurité. Messieurs de Ventadour, le président Janin, de Thou et de Boissise sont partis ce jourd’hui pour s’en aller à Soissons. Monseigneur le cardinal de Joyeuse s’en est excusé (…) Les événements de cette assemblée sont incertains et leur procédé avec main armée fait faire plusieurs et divers i….., soit pour passer en outre ne leur accordant pas leurs propositions, soit pour, par ce moyen, faire leur condition meilleure de façon que le tout est entre les mains de Dieu (…) Monseigneur le chevalier est aller prendre possession de la lieutenance du roi en Provence (…) Monseigneur de Reims était encore à la chasse… », « Paris 21 avril 1614 (…) Pour les affaires de cette cour elles s’acheminent à une paix (…) depuis les trois articles qui avaient été signés qui sont du désarmement de part et d’autre, l’assurance des mariages du roi et de mesdames et les états généraux sûrs et libres, outre lesquels il y avait des articles secrets concernant leurs intérêts particuliers et c’était là la difficulté. Monseigneur le prince de Mo…. Le château d’Amboise, d’Asnières ou le château ….. et cent cinquante mille écus ; monsieur de Nevers la citadelle de Mézières (…) monsieur du Maine des fortes garnisons (…) et le gouvernement de Paris joint à celui de l’Ile de France, monsieur de Longueville (…) ou Picardie et augmentation de ses pensions, monsieur de Bouillon cent cinquante hommes d’armes entretenus de plus et un brevet du premier gouvernement vacant, voilà comme le bien public qu’ils protestaient si fort ne servait que de couverture à leurs intérêts particuliers. Je ne puis dire encore ce que la Ren leur accorde, mais elle achètera la paix et Dieu veuille qu’avec tout cela elle puisse être de durée… », dans la lettre du 6 mai il commente entr’autre les largesses obtenues par les Grands ; « 19 mai 1614 (…) La paix a été signée depuis trois ou quatre jours aux conditions que je vous avais marqué Amboise étant demeuré à la fin à monseigneur le Prince, lequel ne désarmera pas encore de quelques jours, désirant (…) avoir pour possession d’Amboise (…) monsieur de Vendôme veut faire son traité à part et fait des nouvelles demandes (…) Monsieur de Montmorency est parti pour le Languedoc (…) Monsieur de Chateauvieux est mort. Il y a plusieurs prétendants à ses charges lesquelles la Reine tient pour encore suspendues. Monsieur de Tomines et monsieur de Chauvalon sont concurrents à celle de chevalier d’honneur de la Reine. L’on croit que monsieur de Tomines l’emportera… », « 20 janvier 1615 (…) Nos états ont failli (…) et par conséquent cette cour aussi sur la proposition faite par messieurs du Tiers-Etats de la prévôté de cette ville, contre l’autorité du Pape et confirmée tout aussi tôt par messieurs de la cour de parlement. C’était l’acheminement à un schisme si leurs majestés n’y eussent remédié de bonne heure. Monsieur le Nonce prêt à la veille de partir et messieurs les cardinaux aussi si la Reine ne leur eut permis de leur donner tout contentement ayant fait assembler un conseil pour cet effet… » suivi d’un long commentaire sur les propos échangés entre le clergé et la noblesse lors des états généraux et sur d’autres faits de cour.
• L.A.S., 15 janvier 1620, Henri de GONDI (1572-1622), cardinal de Retz, avec cachets de cire rouge et lacs de soie rose ;
• L.S., Arles, 2 octobre 1613, Gaspard du LAURENS (1567-1630), archevêque d’Arles ;
• L.S., Tours, 7 août 1619, Paul PHELYPEAUX de PONTCHARTRAIN (1569-1621), secrétaire d’état
« (…) j’ai vu ce que vous me mandez de ce qui se passe par dela même les comportements du prince Henri pendant le séjour qu’il y a fait, ce que j’ai fait entendre au roi lequel ici vous puis assurer vous en savoir fort bon gré et du soin que vous avez de ce qui regarde son service (…) j’ai eu crainte que mes lettres tombassent en autres mains que les vôtres et que cela vous apporta du préjudice… » ;
• 4 L.A.S., 1619-1626, auteur à identifier ; évoque un voyage du prince Henri II de Condé en Avignon, et qu’il se porte bien [emprisonné à Vincennes avec son épouse Charlotte] « Madame la princesse aussi étant hors du terme qu’elle avait à coutume de se blesser », l’incendie du temple de Tours en avril 1621 qui fait craindre la guerre, la charge de vice-roi ;
• L.S. ou L.A.S. de : l’archevêque de Lyon (2 p.) ; plusieurs missives d’ecclésiastiques italiens dont Carlo CONTI (1556-1615), cardinal italien et vice-légat pontifical à Avignon de 1599 à 1604 (4 p.), Cosme BARDI (1576-1631), évêque de Carpentras de 1616 à 1630, et vice-légat pontifical d’Avignon de 1623 à 1629 (11 p.),Filippo FILONARDI (1582-1622), cardinal italien, vice-légat pontifical d’Avignon de 1610 à 1614 (2), Guillaume du NOZET, vice-légat de 1621 à 1622 ; etc.
• L.A.S., 8 octobre 1640, du vicaire d’Orange adressée à Jean Vincent de TULLE, neveu de Jean II décédé ; lettre de condoléances et de demande d’être confirmé dans sa charge : « Monseigneur, il a plus à Dieu qui tient nos jours comptés, d’appeler de cette vie à la gloire Monseigneur d’Orange, votre très cher oncle (…) après cette grande perte il nous este encore une grande consolation, c’est qu’en nous laissant l’odeur d’une Sainteté de vie par des témoignages authentiques et irréprochables, d’une contenance incomparable, d’une charité parfaite, d’une piété sans parangon et d’un très ardent zèle à sa religion, pour la manutention de laquelle il n’a épargné ni sn sang, ni ses soins, ni ses moyens, ni sa bourse, il nous laisse son cher neveu pour successeur très digne, non seulement de sa chair mais de toutes les hautes, belles et rares qualités reconnues aujourd’hui dans la cour la plus illustre de l’Europe… »
Estimate: 500 € ~ 800 €
[Orange – Diplomatie]
Evêché d’Orange
Réunion d’env. 55 missives, 1584-1640, adressées à...
Lot 253
Lot 254
[Guerre de religion – Saint Jean d’Angély]
François RAIMOND de MORMOIRON baron de Modène (1570-1630), grand prévôt de France
3 missives, 1620-1621, adressées à Jean II de TULLE, évêque d’Orange :
• L.S. écrite du camp de Lisieux le 24 juillet 1620, avec cachets de cire rouge sur lacs de soie rose
« (…) Je ne vous dirai rien de nouveau du progrès que le Roi a fait en Normandie (…) nul péril ne l’étonne, nul travail le lasse. En huit jours il a assuré par sa générosité et diligence la Normandie que nous laissons tranquille. Je souhaite ardemment que la Reine sa mère veuille prendre son cœur et lui donne le sien. Ce sont les vœux que tous les gens de bien doivent faire afin que les brouillons ne profitent plus de leur mauvaise intelligence… » ;
• Superbe et rarissime L.S., écrite de Cognac le 3 juillet 1621 (8 jours après la capitulation), narrant longuement et en détail la célèbre victoire de Louis XIII lors du siège de Saint Jean d’Angély
« Monsieur je vous envoie la capitulation de Monsieur de Soubise et de tous ceux qui étaient assiégés dans la ville de Saint Jean d’Angély. Voici la troisième fois que nos rois ont fait tirer le canon contre les murailles et que Charles neuvième y porta sa personne et y consomme près de trois mois sans le pouvoir réduire à son obéissance. Ils garderont leur faubourg plus de cinq semaines, firent plusieurs sorties par lesquelles ils enlevèrent sept pièces, brulèrent quantité de poudre, emportèrent des drapeaux, enlevèrent des quartiers tout entiers, des tranchées souffrirent deux assauts généraux et capitulèrent. Néanmoins comme ils ne faisaient que chercher de garnison, le premier de ce mois en la présence du roi le faubourg de Taillebourg a été emporté. Les deux sorties qu’ils ont faites en résolution de ruiner la batterie de Saint Eutrope leur ont été honteuses et dommageables car ils n’ont abordé nos tranchées ni entretenu nul combat et ont été généreusement repoussé jusque dans leurs postes avec pertes de gens de guerre et de qualité. Le quinzième jour les gardes sont entrés dans les fossés et l’ont gardé jusqu’à la reddition et sortie de la ville. Monsieur le maréchal de Chaulnes a même temps à commencer de se loger à leur tenaille qui était le meilleur de leur fortification et le vingtième il avait l’éminence sur le retranchement qui avait fait dans la susdite tenaille et n’y avait que la longueur de pique qui sépara ledit sieur maréchal de Chaulnes et les ennemis. Le vingt-quatrième voyant qu’on ne leur parlait qu’à coups de canon et qu’ils n’étaient plus sommés de se rendre, ils commencèrent à demander à de leurs amis particuliers s’ils pouvaient espérer quelque grâce du Roi et si l’on les voulait entendre. Monsieur le connétable en fit son rapport au Roy qui fit assembler son conseil de guerre dans lequel il fut résolu de les ouïr vu la grande quantité de soldats et de noblesse qui étaient dedans et qu’il n’y avait ni assaut donné ni logis pris sur leur brèche et que jamais on avait refusé capitulation. Monsieur le connétable dit que monsieur de Soubise était fort proche de madame sa femme mais qu’il n’avait ni parent ni ami qui ne fut serviteur de Sa Majesté ou qu’il voulusse ouvrir la bouche en faveur des autres s’il ne les voit aux pieds du Roi recourir à la clémence de la susdite Majesté. Le même jour le sieur de Montmartin sortit avec plusieurs articles. Pour la susdite capitulation monsieur le connétable répondit que le Roi n’entendait nul traité et que Sa Majesté se contentait d’humilier ses sujets et triompher de leur cœur par sa clémence plutôt que de leurs personnes avec les armes et que Sa Majesté leur donnait la vie et la liberté, leurs armes et les bagages sans néanmoins porter les susdites armes sur l’épaule ni battre tambour, que leurs drapeaux seront ployés et leurs mèches éteintes. Et qu’ils ne porteront jamais les armes contre le service et la volonté du Roi puisqu’il leur laissait la liberté de leur religion et à tous ses sujets par le bénéfice de ses édits. Le vendredi 25 le sieur de Laudrières et les autres qui ont signé en la capitulation et au serment qu’ils ont prêté, revinrent trouver mondit sieur le connétable et après quelques petites contestations se jetèrent à deux genoux en la présence du Roi demandant pardon et prêtèrent nouveau serment de fidélité et d’obéissance. Sa Majesté leur dit en peu de paroles qu’ils fissent mieux à l’avenir afin qu’ils oubliassent mieux le passé et plus volontiers. Le samedi 25 ils sont sortis de la place quinze cent soldats en trente compagnies sans les capitaines et officiers en trois troupes au cul desquelles étaient trois brigades de gentilshommes commandés par ledit sieur de Laudrières, Montmartin et Cressonnières qui pouvaient être environ cent cinquante hommes de nom et de réputation. Le dernier qui est sorti a été Monsieur de Soubise avec sa maison qui a vu le Roi et demander pardon les genoux en terre quoiqu’il en est protesté une grande innocence à ses desseins mais se trouvent convaincu d’une manifeste rébellion. Il n’a fait nulle rébellion ni difficulté. Il y pouvait avoir dans la susdite ville environ deux mille cinq cents hommes de guerre ou d’habitants aguerris qui ont fait le plus grand meurtre dans les tranchées. Ils avaient véritablement de quoi pouvoir soutenir un grand assaut et n’avait nulle nécessité de vivre ni de munitions. Mais la façon dont monsieur le connétable l’avait logé l’armée et distribué les quartiers des tranchées leur avaient ôté toutes sortes de communications et d’espérance de services avec les ennemis. (…) Le courage et le jugement du Roi qu’on ne pouvait ôter de plus grands périls, un soldat fut tué contre Sa Majesté le péril où mondit sieur le connétable s’est exposé en allant aux dernières barricades de nos retranchements et surtout sa prévoyance à faire tenir l’ordre dans l’armée et faire les hôpitaux pour les blessés et malades. J’ai vu toutes les armées royales qui sont dressées depuis trente six ans je n’ai point vu d…. parmi les soldats ni moins de vie parmi les grands et la noblesse. Nous y avons perdu environ cent cinquante hommes et autant de blessés. Vous verrez dans la religion les personnes de qualité tant il y a que Saint Jean d’Angély qui était le second boulevard de l’évangile de la Rochelle, qui avait été muni par eux d’hommes et des munitions. Réduits au 26e aux pieds du roi qui est conseillé de laisser quelque marque à la postérité de leur rébellion passée et rente. Mais le jugement du Roi décidera cette affaire. Le fruit de notre voyage commencé le dernier jour d’avril jusqu’à présent consiste d’avoir réduit tout le Poitou au service du roi fors la Rochelle et Pont qui ne durera pas huit jours assure toute la rivière de Loire et les provinces qui sont au-delà la susdite rivière. Il n’y a corps d’armée en ce pays ni espérance d’en voir aux autres provinces où ils sont puissants tellement que voilà la souveraineté prétendue des Rochelais en un mois abattue et réduite dans l’enclos de leurs murailles. Dieu fait connaître seulement quel soin qu’il a du Roi et de son royaume vu le peu de temps qu’il a employé à ruiner une si pernicieuse faction. Sa Majesté part aujourd’hui pour aller coucher Brissambourg et partira demain pour s’en aller coucher à Cognac où il assigné pour tout délai quelques amis du marquis de Châteauneuf qui étaient venus parler à Sa Majesté pour obtenir pardon des fautes passées dudit sieur marquis en peu de jours. Je vous donnerai avis de la route que nous prendrons et allant finir je vous dirai que la piété du Roi donne de si bons exemples à l’armée que jamais on a vécu tant de dévotion et de discipline. Avant qu’entrer en garde dans les tranchées s’y faisait une exhortation à la tête des bataillons et après cela des prières et psalmodies qui animèrent tellement les soldats qui ne demandaient tellement d’entrer en les plus extrêmes périls. Je vous écris le commencement et la fin de ce siège sans corner de paroles la vérité (…) Depuis nous sommes arrivés à Cognac où les gens de guerre et les habitants de la ville se sont jetés aux pieds du Roi et lui ont porté les clés de la ville qui est très bonne et en est sorti environ deux mil hommes de guerre qui auraient fait mille insolences aux catholiques. M. du Maine a écrit aussi au Roi que les enfants de M. de la Force s’étaient saisis de la ville de Caulmont [Montauban] et que par ce moyen du château ayant forcé les barricades qui étaient au dehors dudit château il a forcé la ville et que quatre ou cinq cents soldats s’étaient logés, jetés dans une église où il y avait quantité de poudres. Le feu s’y est mis et a entièrement avalé les susdits soldats. Il en est demeuré là ou au combat environ mille ou douze cents. M. le maréchal de Praslin étant allé à Luçon, Favas était venu faire un fort en un lieu qui est au bord de la mer, a fait quitter le logis en grand désordre audit Favas et est demeuré sur la place environ cent ou six vingts morts, quantité de prisonniers et un grand butin. Le reste s’est sauvé par la mer. Le sieur de Contenans du côté de Pont a défait cinquante ou soixante chevaux-légers ou carabins. Le Roi part demain pour s’en aller assiéger Bergerac… »
• L.S., Barbezieux, 7 juillet [1621], avec cachets de cire rouge et lacs de soie rose : « Monsieur Ne croyez pas que l’intermission de mes lettres procèdent de nonchalance ni que je ne révère autant votre ardeur à la gloire de Dieu et au service du roi autant que personne du monde. Je vous proteste que je n’ai un seul moment de loisir et que je travaille à faire considérer dans les conseils vos avis qui y sont grandement loués. Nous voici en chemin de vous aller voir. Il n’y a que deux places qui nous pourrons amuser. Mais rien ne résistera aux armes légitimes du Roi qui défendent les lois de la monarchie contre une prétendue république qui veut détruire la royauté tout entière. Leur souveraineté est aujourd’hui réduite dans l’enclos des murailles de la Rochelle. St Jean d’Angely tant renommé pour avoir vu deux fois le Roi à leurs portes et s’y être rendus de très sanglants combats en vingt quatre jours s’est jeté aux pieds du Roi dont il est sorti deux mille cinq ceints hommes de guerre. Pons où il en avait autant a porté les clefs. Les susdites villes de St Jean et Pons seront rasées et démolies et la marque demeurera à la postérité de leurs criminels desseins. Nous allons assiéger Bergerac et de là Montauban tellement que le Roi assurera en peu de temps le repos des gens de bien. Notre armée est remplie de quantité de grands et de noblesse et de soldats de la religion prétendue réformée qui se battent fort généreusement contre les républicains. Le Roy les caresse et gratifie et fait nouvelles déclarations en faveur de ceux qui demeurent en obéissant. Vous savez le reste et M. du Noizet qui s’en va à Rome de la part du Roi. Je vous envoie la capitulation et le serment des gens de guerre de Saint Jean… »
Estimate: 1 000 € ~ 2 000 €
[Guerre de religion – Saint Jean d’Angély]
François RAIMOND de MORMOIRON...
Lot 254
Lot 255
[Savoie - Avignon]
Duché de Savoie
4 pièces
• CHRISTINE de France (1606-1663), fille de Henri IV et de Marie de Médicis, mariée à Victor-Amédée Ier, duc de Savoie et prince de Piémont et mère du futur Charles-Emmanuel II (1634-1675).
L.S. « Chrestienne », Turin, 18 mars 1638, adressée au comte de Révillasc, demandant à pourvoir à la place du « chanoine Barthelemy de la Sala au grand collège d’Avignon… », 1 page in-4 ;
• VICTOR-AMÉDÉE Ier (1587-1637), duc de Savoie
P.S., Turin, 17 novembre 1634, avec superbe sceau aux armes sous papier ; donne pouvoir au « sieur de Révilliasc sieur du Barroux » pour représenter le duc de Savoie aux collèges « de Saint Nicolas et de la Rovère » situés dans la ville d’Avignon, 1 page in-fol.
• Maurice de SAVOIE (1593-1657), cardinal de Savoie, frère du duc
L.S., Rome, 10 février 1626, adressée au comte de Révillasc ;
• Claude de MARINY, marquis de Bourg-Franc en Piémont, ambassadeur du roi de France en Savoie
P.S., Turin, 28 janvier 1625, avec sceau sous papier ; passeport délivré au comte de Roviglian pour se rendre en France.

Au XVIIe siècle, l’université d’Avignon comptait deux collèges sur les sept existants qui avaient pour vocation de recevoir les étudiants séculiers et « pauvres » (boursiers) des anciens États de Savoie : le collège Saint-Nicolas d’Annecy, fondé en 1424 pour 24 étudiants, dont seize de Savoie ; le collège du Roure fondé en 1476 devait abriter 36 étudiants du Piémont et de Savone. Le but de ces établissements était de recevoir, loger et faire réviser des étudiants en droit civil et en droit canon.
Estimate: 300 € ~ 600 €
[Savoie - Avignon]
Duché de Savoie
4 pièces
• CHRISTINE de France (1606-1663),...
Lot 255
Lot 256
[Comtat Venaissin - Dauphiné]
Consulats
Réunion de + de 310 pièces, XVIe au XVIIIe siècle
• Mémoire manuscrit pour les tailles de Venasque, juin 1596, 1 page ½
• Quittance délivrées à deux mulatiers de Pernes le 30 novembre 1577 « arrivés dans le château du Pont de Sorgue et leur bétail arrêté au logis pour deux cent livres dus par la communauté de Pernes à la communauté du Pont de Sorgue, ont payé au châtelain du château pour l’entrée et garde 18 sous… » ;
• 26 autorisations données par les vicaires généraux du diocèse de Carpentras à la communauté de la Roque sur Pernes, 1733-1759, pour travailler des jours de fête de saints (cultiver les terres, cueillir et détriquer les olives, cuire le pain, vendanger, faire des processions et prières publiques pour obtenir la pluie) ;
• 20 quittances délivrées aux consuls de la Roque sur Pernes, XVIe au XVIIIe s., dont le marquis de Brantes, gouverneur de la Roque et capitaine des portes du palais apostolique d’Avignon « pour le droit de coutellade qui m’est du tous les ans en qualité de gouverneur », 1746 ; du recteur du « vénérable collège de messieurs les docteurs agrégés de la ville d’Avignon », 1576 ;
• 235 quittances, comptes et correspondances adressés aux consuls de Pernes, Baumes, Velleron, XVIe au XVIIIe siècle, par des officiers et prêtres comme Barthélemy de RIBIERS, official de l’évêque de Carpentras et docteur en droit à l’université d’Avignon, 1565-1581 ; Sébastien de RIBIERS, agrégé docteur en droit à l’université d’Avignon, 1659-1671 ; de SAINT LEGIER, de CASTELLET, de La MOTTE d’ORLEANS, de TULLE de Villefranche, de MALIJAC, de BEAUMONT, de VERCLOT, de SADE, GRILLET de PERUSSY, de QUIQUERAN, de ROSTAGNI, de CHATEAUNEUF, de CABANES, etc.
• 23 missives d’ecclésiastiques et divers, adressée aux consuls de Malemort, Cavaillon, Monteux, Carpentras, Pernes, la Roque sur Pernes, 1564-1769, dont ordre de loger les chevaux-légers pontificaux en 1579 ;
• Compte par LIOTARD des voyages et vacations faits durant le consulat de CHASSAIGNE, fait à Suze le 20 décembre 1642 ;
• Rôle des tailles pour l’année 1643, 22 ff. in-4, paroisse de Pernes ? ;
• Mémoire manuscrit de procédure judiciaire des consuls de Suze la Rousse, s.d.
• « Mémoire de ce qu’est dans le coffre de Franson » suivi d’une liste de bijoux précieux (pendant de grosse perle d’or enchâssé d’agate, paire de bracelets de rubis, paire de bracelets d’agate, croix d’or, etc), XVIe ou XVIIe siècle, 1 page in-8.
Joint : 2 imprimés du XIXe siècle : Avis aux habitants de Pernes par comte de Sainte Marie, 1817 ; Requête pour les maires et habitants de la commune de Pernes à Sa Majesté l’Empereur et roi, 1808.
Estimate: 150 € ~ 300 €
[Comtat Venaissin - Dauphiné]
Consulats 
Réunion de + de 310 pièces,...
Lot 256
Lot 259
[Clergé]
Lot de + de 70 pièces diverses relatives au clergé et à l’ordre de Malte dans le Comtat-Venaissin et autres provinces, XVIIe au XIXe siècle, dont
• Ordre de Malte : Acte de réception de François Gabriel de Seguins comme chevalier de l’ordre de Malte, signé par Jean François HABELA, vice-chancelier de l’ordre, 1624 ; « Duplicata des preuves et enquête secrète faite sur la noblesse et autres qualités de noble Charles de Force pour être reçu au rang des frères chevaliers de justice en la langue de Provence », 26 octobre 1668, 4 ff. in-4 ; Déclaration du 30 septembre 1693 des frères Jean de GAUTIER d’Aiguines, commandant de la commanderie de Goulfech et Gaspard de VILLAGES chevaliers de l’ordre de Malte certifiant se rendre à Pernes pour vérifier les titres au nom de noble André de SEGUINS seigneur de Piegon de Cabassolle, avec le cachet de cire rouge de leurs armes ;
• Réceptions de religieuses : Acte de réception de sœur Madeleine de Blanc, 7 septembre 1662, au monastère des bénédictines d’Avignon ; 2 L.A.S., 14 mars et 30 mai 1662, de VILLARDI vicaire général de Carpentras au sacristain de l’église de Pernes lui donnant pouvoir d’assister à la prise de profession de deux novices aux Ursulines de Pernes ; L.A.S., 27 mai 1689, de la ROUGERE vicaire général de Carpentras adressée au prêtre confesseur des Ursulines de Pernes s’excusant de ne pouvoir se déplacer et donnant pouvoir pour la réception de la nouvelle sœur tournière
• Diplôme universitaire de Charles François de FONTENILLE, obtenu à l’université de Valence (Drôme), daté du 18 août 1706, avec superbe sceau de cire rouge conservé dans une boîte métallique en fer blanc ; Beau diplôme de l’ordre de Capucins remis à Laurent de Sylvestre, fait à Marseille le 10 mai 1715 (accdts) ; Diplôme universitaire de Jean Baptiste ROCHE de FONNEUVE obtenue à l’université de l’archevêché de Toulouse, 1763 ;
• P.S., 23 mars 1622, Anne de PATRES abbesse du monastère de Carpentras ; 2 mémoires manuscrits de compte au nom de CARTIER, chanoine, l’un fait par ROBERT marchand à Orange le 22 juin 1668 pour achats de tissus, boutons, rubans, soutanes, etc ; et l’autre par Charles SEBASTIEN tailleur d’habits à Orange pour confection de soutanes + quittance de CARTIER père à son fils pour remise de 6 écus le 1er janvier 1668 ; P.S., 16 novembre 1672, Isabeau de BRIANCOURT, supérieure du monastère Saint Augustin de Valréas ; P.S., 14 décembre 1678, Gaspard LASCARIS, évêque de Carpentras donnant autorisation au viguier de Pernes d’accéder dans l’hôtellerie de l’hôpital des pauvres de la ville ; Lettre de gagerie et d’emprisonnement signée Michel Antoine comte de VIBO abbé commendataire de l’abbaye de Rivalte 13 décembre 1678 ; P.S., 1693, Laurent BUTI, évêque de Carpentras ; L.S., 1734, Lisieux, Henri-Ignace de BRANCAS, évêque de Lisieux ; L.A.S., 28 octobre 1744, Nîmes de François FLECHIER chanoine à son frère aussi chanoine à Paris, au sujet d’une nomination avortée ; 3 L.A.S. de l’archevêque d’Arles, 1749 ; P.S., 1er septembre 1771, Marguerite Laurence de BARRET supérieure de la visitation Sainte Marie de Carpentras ; « Etat des cens des emphytéoses de la chapellenie de St Pierre et St Paul du lieu de la Roque sur Pernes pour M. l’abbé Berti se trouve recteur moderne érigée dans l’église paroissiale de la Roque », 1774, 10 ff. in-4 + quittance et compte de M. Briançon procureur dudit abbé pour relever l’état ; « Articles de doctrine opposés aux erreurs des partisans de la constitution française sur lesquels les prêtres adhérents à cette constitution doivent donner une déclaration expresse de leurs sentiments », manuscrit écrit et signé par Barthélémy FORNERY, chanoine de la Sainte Trinité à Avignon, daté du 18 janvier 1801, 2 ff. in-4 ; etc.
• « Les entretiens qui se font ordinairement à Saint Lazare les après disnées aux ordinands pendant qu’ils y sont retirés », important manuscrit de 10 cahiers in-8, env. 200 ff., fin du XVIIe – début du XVIIIe siècle ; conférences sur l’oraison, la vocation, la vie ecclésiastique, la tonsure, les ordres en général, la prêtrise… tenues au séminaire de Saint Lazare à Paris en vue de former les futurs prêtres, selon les principes édictés par Saint Vincent de Paul et Bossuet ;
• 25 manuscrits divers, XVIIIe et XIXe siècles, de sermons, écrits religieux dont « Instruction sur le jubilé, 1826 », « Panégyrique de Saint Dominique, 1783 », « Sermon sur la Sainteté », « Pour le jour de l’Ascension », « Péché mortel, dimanche après la Pentecôte, 1775 », « Les obligations du chrétien, 1777 », etc.
Estimate: 100 € ~ 200 €
[Clergé]
Lot de + de 70 pièces diverses relatives au clergé...
Lot 259
Lot 260
[Militaria et divers]
Lot de 19 pièces, XVIIe au XIXe siècle
• Militaria : P.S. « Louis », Paris, 13 mai 1655, contresignée par Michel LE TELLIER, secrétaire d’état à la guerre, ordonnons à la compagnie de chevaux-légers du comte de Revel Broglie de s’assembler à Espeluche ; Procuration établie par un officier du régiment royal infanterie et signée par des gardes de la connétablie faite au camp de Berg le 19 septembre 1747 ; Certificat du commissaire des galères de Marseille délivré à un maître chirurgien, 1746 ; petit cahier manuscrit « Tarif de la solde des ouvriers dans chaque grade, déduction faite de la retenue du pain et du décompte de linge et chaussure pour servir à faire le prêt », 2e moitié du XVIIIe siècle, 5 pages in-8 ; cahier manuscrit avec une partie intitulé « Recueil des problèmes relatifs au métier d’artillerie » et autre partie sur « Pesanteur spécifique des métaux » et « manière de faire de fonte », 28 pages in-4, XVIIIe siècle ; L.S. du général BOYER de CRÉMILLES écrite de Versailles le 31 mars 1759 au sieur Desjardins de LAUZON lieutenant-colonel du régiment de grenadiers, au sujet du versement de sa pension ; Copie de « Etat des élèves du corps royal de l’artillerie » à l’école d’artillerie de Metz pour l’année 1789, comportant la liste des élèves se préparant au concours et la liste des résultats et leur affection, 17 pages in-fol. ; « Baril à ébarber les balles et sa trémie », 10 pages in-fol. ;
• Médecine : « Composition du baume de l’abbé Föer », manuscrit in-8, XVIIIe siècle, 11 pages ; Ordonnance d’un médecin de Nîmes pour lutter contre les dartres, 6 juin 1808, manuscrit, 5 pages in-8 ;
• P.S., Paris, 29 juillet 1741, Charles de ROHAN prince de SOUBISE, provision de charge de lieutenant de juge ;
• P.S., 2 mars 1715, Louis Charles de LÉVIS duc de Ventadour ; quittance délivrée pour le paiement de la charge de juge général du comté de la Voute et de Chastelain de la baronnie de Rochemauve ;
• Connaissement maritime du 13 février 1751 d’un négociant de la ville de Marseille pour transporter de la marchandise par navire jusqu’à Cadix sur le vaisseau appelé Le Roi Gaspard, pièce imprimée avec partie manuscrite à l’encre, 41 x 26 cm avec belles vignettes gravées sur cuivre ;
• Placard signé par Pierre CARDIN LEBRET, premier président au parlement d’Aix et intendant de justice, police et finances en Provence, 27 novembre 1693, 46 x 34 cm ; Codicille de testament de noble Bertrand de PONS écuyer de la ville de Bollène, 14 septembre 1613 ; Copie du contrat de mariage entre noble messire César de COLLIN écuyer de Cavaillon et noble dame Rose de BOUYERI d’Apt, 27 septembre 1730 ; Compte de frais de voyage entre le Dauphiné et la Savoie, fait à Pont Ventavon, le 9 novembre, XVIIe siècle Notes manuscrites titré « Remarques sur Lille français, gallo Belgique, ou voyage de France, Flandre et Savoye par le Sr Collon », 2e moitié du XVIIe siècle, 18 pages in-4 ; extraits de l’ouvrage de l’abbé Louis Coulon L’Ulysse françois, ou Le voyage de France, de Flandre et de Savoye : contenant les plus rares curiosités des pays, la situation des villes, les mœurs…, édité à Paris en 1643 ;
L.A.S., 23 avril 1811 du recteur de l’Académie de Nîmes au principal du collège de Pernes.
Estimate: 150 € ~ 300 €
[Militaria et divers]
Lot de 19 pièces, XVIIe au XIXe siècle
•...
Lot 260
Lot 264
Lot de + 380 lettres, XIXe et XX siècles :
• L.A.S., s.d., Alphonse KARR (1808-1890), écrivain, 2 pages in-8 ; au sujet de son intérêt le jardinage ;
• Robert Gustave Fuchs dit Robert FLOREY (1900-1979), réalisateur, acteur et producteur de cinéma à Hollywood, 2 L.S., 25 septembre et 12 octobre 1960 ;
• Henri LABROUE (1880-1964), avocat et professeur de lettres, antisémite qui impose un cours sur le judaïsme à la Sorbonne entre 1942 et 1944, arrêté et condamné à 20 de réclusion ; L.A.S. écrite de sa cellule à Fresnes en 19148 et L.S. de 1951 ;
• 6 L.S. de Robert SCHUMAN garde des Sceaux ; Michel DEBRÉ garde des Sceaux ; Xavier de BEAULAINCOURT, secrétaire particulier du général de Gaulle ;
• Edmond PERRIER (1844-1921), zoologiste, directeur du muséum et président de l’académie des sciences ; 29 L.A.S. et L.S., 1873-1920 ; correspondance passive reçue du monde entier de confrères scientifiques, académiciens, écrivains dont Louis Dollo, Thomas Wayland Vaughan, Paul Pelseneer, Edwards Philips Allis, Jules Künckel d’Herculais, général Emile Jourdy, Henri Blanc, Jean Finot, Fernand Laudet, Joseph Fabre, Adolphe Brisson, Louis de la Saussaye, Léon Denis, Emile Vuno de l’université de Genève qui a écrit au lendemain du déclanchement de la Grande guerre : « 27 novembre 1914 Mon cher ami(…) Ici nous nous heurtons à l’opinion suisse qui, contrairement à ce que l’on croit généralement en France, est en majeure partie francophile, mais au gouvernement fédéral dont la politique fut dès le premier jour d’observer une neutralité stricte. Et c’est sur cette neutralité que les vues diffèrent en Suisse allemande et en Suisse française. Ainsi nous Suisses français nous aurions voulu qu’aussitôt après l’odieuse violation du territoire belge le Conseil fédéral fit entendre un cri de protestation ; les Suisses allemands le louent de n’en avoir rien fait. Et de cette abstention initiale de notre gouvernement, est résulté le silence obstiné de nos intellectuels (Suisses allemands surtout) dans toutes les manifestations que certains intellectuels de la Suisse française ont voulu accomplir. Nous estimons que neutre ne signifie pas pleutre et que la neutralité, au point où la poussent nos collègues et compatriotes de langue allemande, confine à la pleutrerie. Tel est l’essentiel désaccord existant entre les Suisses (…) C’est cela qui a fait rater la réponse que j’avais préparée à l’adresse des représentants de la Science et de l’art allemands, ce monstrueux monument de sottise, audacieuse que 93 ont signé. (…) J’aurais voulu que mon pays se fit l’honneur d’être le premier en sa qualité de vieille démocratie à exprimer sa répugnance à l’égard de l’impérialisme et le militarisme germanique ! Comme vous avez raison quand vous prétendez que la majorité des hommes son restés des égoïstes et des poltrons. Les intellectuels sont ce rapport pis que les autres. Et puis ils soignent leur carrière et leur libéralisme est borné par tout ce qui peut faire du tort à cette dernière. Nous avons réussi à constituer un groupe destiné à sauvegarder le droit des gens. Il s’est fondé à Berne il y a 15 jours et présente encore un caractère privé et confidentiel. Nous sommes en train de faire des démarches auprès des Etats-Unis dont le concours nous semble indispensable pour obtenir celui des autres états neutres (…) Dans l’état actuel des choses, il n’y a qu’un moyen de persuader les Allemands qu’ils ne sont pas les missionnaires de la Providence et les élus du Dieu vengeur. C’est de leur flanquer une épouvantable raclée… »
• Famille Voisin baron de GARTEMPE ; env. 260 L.A.S., en majorité 1ère moitié du XIXe siècle ; correspondance passive adressée à Hippolyte Voisin de G. (1794-1839), avocat général à Riom en 1829 puis conseiller à la cour de cassation, et à son fils Emmanuel Voisin de G. (1825-1894), dont Geneviève Garaud de Mémanges mère d’Hippolyte, Adrien Voisin de G. son frère, de confrères et amis dont Louis Jarrit Delille maire et député de Guéret, Charles François de Riffardeau duc de Rivière, François Dominique de Reynaud comte de Montlosier, Prosper de Barante, Pierre Antoine Meilheurat, etc.
• Louis Augustin François de MÉRIAGE (1767-1827), baron de l’Empire, maréchal de camp des armées du roi ; 83 L.A.S., 1813-1827, adressées à Esther Gibert son épouse au château de la Maisonfort à Vierzon, écrites de son quartier général à Paris, ou lors de ses déplacements en France ou en Espagne, dont lettre écrite au lendemain de la campagne de Russie : « 7 mars 1813 (…) Mes blessures sont guéries. Je sors depuis quelques jours, il y a ici fort bonne société, la noblesse est polie et la ville d’Orell où je suis est une des principales de la Russie (…) Il y a aux environs beaucoup de châteaux fort agréables, habités par les seigneurs les plus distingués de l’Empire, les fêtes s’y succèdent, les dames sont de la plus brillante éducation, quat au peuple il est ignorant et encore très moskovite, en général ce pays ci est fort curieux à voir et on le juge mal dans le reste de l’Europe ou plutôt on le connait trop peu (…) Je vous préviens que les lettres sont ouvertes et lues, qu’ainsi il ne doit y être question que d’objets personnels et nullement de nouvelles… ».
Estimate: 150 € ~ 300 €
Lot de + 380 lettres, XIXe et XX siècles :
•...
Lot 264
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