TOURS - VENDÔME - PARIS
COMMISSAIRES - PRISEURS
EXPERT PRÈS LA COUR D'APPEL
Actualités
UN TABLEAU DE GROS PREEMPTÉ PAR LE LOUVRE
Maison de ventes ROUILLAC, 11 juin 2006


Vente aux enchères d'un tableau de Gros au château de Cheverny parmaitre Philippe Rouillac.
La toile est préemptée 590.000 € par le musédu Louvre le 11 juin 2006.

Elle a été depuis exposée au GrandPalais lors de l'exposition "Portraits pulics Portraits privés"
enattendant d'intégrer la série des portraits davidien du musée duLouvre.

UNE RIVIÈRE DE DIAMANTS À CHEVERNY
Maison de ventes ROUILLAC, 11 juin 2006


UNE RIVIERE DE DIAMANTS A CHEVERNY

Une rivière de diamants de trente carats au total adjugée 69.000 €
parmaitre Philippe Rouillac le dimanche 11 juin 2006 au château deCheverny.
EXPERTISES GRATUITES DE MAITRE ROUILLAC : UN FORMIDABLE ENTRAIN !
La Nouvelle République, 27 février 2006



Peu de commissaires-priseurs proposent ce genre de rendez-vous. Me Philippe Rouillac, expert près la cour d'appel, le fait avec entrain, humour et beaucoup de sérieux bien sûr. « Il faut partager ses connaissances et ne pas se focaliser sur un prix. L'histoire, le vécu de l'objet est fort intéressant… », confie-t-il. La salle de l'hôtel des ventes ne désemplit pas ce samedi matin (*). On attend
patiemment, un paquet bien emballé sur les genoux, un panier rempli de vieux objets à ses pieds. Au tour de ce monsieur originaire de Blois. Il est venu avec trois sculptures en bronze. « Racontez-nous… », invite le maître. « Ceci avait été enterré dans le jardin de mes beaux-parents, boulangers, à Vire ; c'est pour cela qu'ils ont survécu aux bombardements ! Le grand-père avait dû les acheter dans une vente, dans les années 1920. » Philippe sort sa loupe. A François-Xavier, stagiaire commissaire-priseur, de faire ses preuves ! « Elles datent du XIXe siècle. Il s'agit de rééditions de sculptures de marbre. L'une représentant une jeune fille est signée Moreau, les deux autres par Bousseau. » Philippe Rouillac approuve. On se plonge dans le dictionnaire des bronzes du XIXe siècle et l'expert annonce que les Moreau étaient une famille de dix artistes ayant répandu leur production dans toute l'Europe. L'autre est un artiste beaucoup plus important ayant travaillé pour Philippe V, petit-fils de Louis XIV et le roi d'Espagne.
LE MOBILIER DE LA BALLUERE AUX ENCHERES
Ouest France, 7 octobre 2005



Maître Rouillac dirigera la vente au château de Pirmil lundi.  Après une grande vente organisée au château de Coudrecieux la saison dernière, maître Philippe Rouillac revient dans la Sarthe diriger les enchères de la vente du mobilier du château de la Balluère à Pirmil. Vente qui aura lieu lundi 10 octobre au château.
 
« Les écuries des Montalembert dataient du XIXe. Cette fois, nous serons dans un château qui date de la guerre de Cent ans. » Lundi, à 14 h, maître Philippe Rouillac, commissaire-priseur de Vendôme, dirigera la vente aux enchères du mobilier du château de la Balluère, à Pirmil. Tables, lits, coffres, sièges, crédences, tapisseries... quitteront leur toit moyenâgeux, lui-même à vendre chez Me Poupinel- Descambres, notaire à Noyen-sur-Sarthe. Si l'histoire veut que ces murs aient abrité Bertrand Du Guesclin, en revanche le mobilier est beaucoup plus récent. « Ce sont des meubles de style, des copies, prévient maître Rouillac. Les anciens propriétaires ont restauré de fond en comble ce château qui était abandonné depuis plus d'un siècle et l'ont meublé dans le goût du XVe. »

Les meubles mis à l'encan lundi ont pour la plupart une cinquantaine d'années. « Il y en aura pour tous les goûts, reprend le commissaire-priseur. Les gens vont pouvoir prétendre à avoir un meuble de château à un prix raisonnable. » Mieux vaut tout de même prendre quelques mesures avant d'enchérir. Toutes les pièces ne se glisseront pas facilement dans les intérieurs classiques. « La table de communauté fait trois mètres de long. Le lit à baldaquin doit faire trois mètres de haut. » 

Comme à Coudrecieux, Me Rouillac proposera lundi matin, pendant l'exposition (entre 10 h et 12 h), une expertise gratuite de tableaux, meubles et autres objets. Et comme à Coudrecieux, cette vente permettra aux Sarthois de découvrir le château et son parc dessiné au XVIIe. « Cette maison forte est intéressante parce qu'elle était au croisement des possessions de Maine et de Bretagne. Elle a été prise et reprise au moment de la guerre de succession de Bretagne et de la guerre de Cent ans. La tour extérieure sur la façade montre bien l'emprise du pouvoir seigneurial. » Une partie du produit de la vente du mobilier et du château sera reversée aux Orphelins d'Auteuil et à SOS villages d'enfants.

Olivier RENAULT.
ADJUGE ! CHEVERNY 2005
VENTE DU FOULARD DE LOUIS XVI A LOCHES
TF1, 20h, 21 janvier 2004
ADJUGE : CHEVERNY 2003
LCI, juin 2003
LA VIE DE CHATEAU
Le Figaro, 24, janvier 20003



HISTOIRE Le chaînon manquant du chartrier d'Azay-le-Rideau, des archives familiales retrouvées par miracle, en vente le samedi 8 février 
 
A quoi ressemble un trésor de chartiste ? A une pile. Des vélins raidis par le temps, pliés d'ancienne manière, qui s'ouvrent avec
recueillement sur des blocs à la calligraphie superbe et régulière, à l'encre beige et parfois pâlie comme une cire claire et qui attaque la première lettre avec l'envol de l'enlumineur. «Charles par la grâce de Dieu Roy de France a tous ceux que ces présentes lettres verront, Salut !» Cette lettre patente de Charles VIII, datée du 17 octobre 1493, autorise les habitants d'Azay-le- Rideau à continuer de lever encore deux ans un droit d'aide «sur toutes masnieres de gens soient deglise nobles que autres» pour payer le coût du rétablissement des fortifications et murailles de la ville (lot estimé 1500 à 2000 €). 

L'un des nombreux documents, de Charles VII à François Ier pour l'essentiel, retrouvés par miracle par les descendants de la famille de Biencourt et qui constituent «le chaînon manquant du chartrier d'Azay-le-Rideau». 

Le 8 février à Vendôme, Me Philippe Rouillac proposera aux amateurs de se replonger dans cette vie de château, bel exemple de la première Renaissance et de ses constructions novatrices, édifié, croyait-on de 1518 à 1529, sur un îlot de l'Indre pour le financier Gilles Berthelot. D'abord simple conseiller, notaire et secrétaire du roi, maître des comptes dès décembre 1511, Gilles Berthelot, issu de la famille tourangelle des seigneurs d'Azay, devint l'un des quatre trésoriers de France avant de tomber en disgrâce sous le règne de François Ier (1515-1547). Le courtisan apparaît dès le 25 mai 1512 comme le propriétaire du château
dans une transaction entre la veuve et les enfants de feu le procureur Pierre Rochelle, et les manants et habitants d'Azay (vélin in-pano de 37 x 65 cm, lot estimé 800 à 1000 €). 

Dont actes, se félicitent les archivistes paléographes et les historiens dans la ligne thématique et monographique de l'École des Annales. Demandeurs et défendeurs «ont prins et esleu led. noble homme et saige maistre Gilles Berthelot leurd. seigneur temporel, auquel seul et pour le tout arbitre et amyable compositeur, ont donné et donnent plain povoir, puissance et auctorité, en le suppliant de veoir et visiter led. procès...» a déchiffré sans peine l'expert parisien Thierry Bodin pour donner un avant-goût de banquet au catalogue de Vendôme (16 lots qui pourraient bénéficier d'une faculté de réunion, pour un produit total
estimé autour de 25 000 €). 

«Un détail tout à fait important pour l'histoire de la construction d'Azay, peut-être plus précoce qu'on ne le pensait, peut-être concomitante ou antérieure à celle de Chenonceau en 1515. L'influence supposée de Chenonceau sur Azay est donc à revoir, comme l'interprétation de son architecture et de ses décors très novateurs – le premier escalier à rampe droite par exemple – qui marquent les débuts de la Renaissance en France», explique Claudine Lagoutte, administratrice du château d'Azay-le-Rideau. Ce premier «château de plai sance» en tuffeau appartient aujourd'hui à l'État, après un XIXe à la gloire de la famille de Biencourt et
de ses splendides collections qui alimentèrent des ventes fleuves au tout début du XXe à Paris (ses Clouet sont aujourd'hui à Chantilly). 

«Près de 90% du chartrier d'Azay-le-Rideau» a déjà fait l'objet, en 1937, en 1942 et en 1986, de donations aux Archives départementales qui l'ont dûment classé et inventorié.  Comment dédaigner ce maillon manquant qui raconte la construction du «plus charmant des châteaux de la Loire, par son site sur une île, par son miroir d'eau, par sa taille humaine et son audace architecturale, notamment dans cette première symétrie des façades» (300 000 visiteurs par an) ?  Le dernier mot, celui qui donne les moyens d'agir, re viendra au conseil général qui, en Touraine, n'est pas des plus mal lotis.

Valérie DUPONCHELLE
LES SOUVENIRS D'UN EXPLORATEUR DU XIXE SIECLE
Le Monde, 10 janvier 2003

« TOUJOURS seul et voyageant à mes frais, sans autre mission que celle que ma fantaisie me donne..., ne relevant que de moi-même et de mon droit », ainsi parle Edmond de Montaigne, vicomte de Poncins, digne descendant de Montaigne, qui entreprend, dans les années 1885-1900, une grande traversée de l’Asie puis de l’Afrique.

Cet explorateur distingué, que l’on voit poser en strict costume trois pièces avec des indigènes en pagne, se livre à des observations scientifiques, publiées dans les bulletins de diverses sociétés savantes, chasse à l’arc, et photographie tout ce qu’il voit. Gardés par sa famille depuis près d’un siècle, ses souvenirs seront présentés aux enchères à Vendôme samedi 18 janvier : photographies, cartes géographiques, et ses nombreux bagages, griffés des meilleurs faiseurs.

Ses photographies remplissent de multiples albums, où la France et l’Europe sont largement représentées (à partir de 500 €), tout comme l’Asie et l’Afrique. Il s’intéresse là-bas aux us et coutumes locaux (vie quotidienne, croyances, costumes), aux paysages et aux animaux sauvages. Estimés entre 500 € et 2 000 € l’album, leur prix dépend de l’intérêt historique et artistique, du nombre des photographies et de leur format.

Cinq d’entre eux contiennent des clichés mesurant autour de 20 cm de hauteur, qui évoquent son périple des chaînes de l’Himalaya aux côtes de Ceylan, et dont certains sont signés de photographes connus : Arnoux, Bournes, Scowen, Sheperd & Robinson (2 000 € l’album). Deux autres albums sur l’Inde, datés 1891 et 1892, offrent des photos légendées de sa main, mesurant 11 × 15 cm (1 000 €).

Après l’Inde, Edmond de Poncins visite la Turquie, l’Algérie, le Kenya, la Somalie et l’Abyssinie, où, pour une fois, il est chargé d’une mission officielle, préparer l’établissement du chemin de fer (4 albums, 500 € à 1 000 €).

Cartographe amateur, il complète les cartes géographiques existantes, reportant de nombreuses précisions, comme on le voit sur des exemplaires de l’Inde de la fin du XIXe (600 € à 800 €). Différentes cartes en couleurs de la fin du XIXe figurent les pays où il se rend (50 € à 100 €). Egalement mis en vente, ses bagages laissent entrevoir une manière de voyager très aristocratique.

Sa malle-lit signée Louis Vuitton, en toile enduite du motif damier, l’intérieur en toile rayée rouge, abrite un lit de camp à monter (1 200 € à 1 500 €). Ses malles, des maisons Vuitton ou Moynat, sont toutes marquées de son monogramme (300 € à 1 000 €), et il possède de nombreux sacs de voyage en cuir (à partir de 100 €).

Son nécessaire à pique-nique, rangé dans son coffret, a été exécuté par un orfèvre réputé, Aucoc Aîné. Les ustensiles en argent y sont gravés à ses armes (cuiller à café, cuiller-fourchette pliante, deux couteaux... 2 000 €). Ramené d’Inde, un ensemble de dinanderies est typique d’une certaine production destinée à l’exportation vers l’Europe. Ces pots, vases, plateaux ou services, ouvragés sur toute leur surface de gravures (fleurs, dragons, serpents, guirlandes, oiseaux, etc.) mélangent les formes européennes et le style décoratif indien (100 € à 300 €).

Catherine Bedel
L'ART ET LA MANIERE DE PHILIPPE ROUILLAC
Le Monde de l'Argent, 21 octobre 2002

Petit poucet du marché de l'art du marché de l’art, Philippe Rouillac, commissaire-priseur installé à Vendôme (Loir-et-Cher) depuis 1986, titille ses confrères parisiens mais aussi les géants anglo-saxons Christie’s et Sotheby’s. Malgré des effectifs réduits – lui, sa femme et une assistante –, il est le seul commissaire-priseur de France à avoir obtenu quatre ans de suite, de 1999 à 2002, des enchères dépassant 2 millions d’euros pour des tableaux. Il a aussi à son actif deux des plus hautes adjudications de France : en 1999, un Monet de 1883, Falaises d’Etretat, a été emporté à 2,3 millions d’euros et cette année, un portrait de George Washington de 1782 par Charles Willson Peale, enlevé à 5,2 millions d’euros.

Son secret ? Organiser chaque année au printemps, dans le cadre de l’orangerie du château de Cheverny, une vente garden-party où est convié le gratin des collectionneurs américains, chaperonnés par la marquise de Brantes, belle-sœur yankee de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing. « Les Américains sont “cueillis” à l’aéroport et conduits en hélicoptère dans le Val de Loire où ils passent une semaine, explique M. Rouillac. Hébergés dans des châteaux, ils circulent de propriété en propriété, où sont donnés des dîners privés en leur honneur. » Les tableaux, meubles et objets qui leur sont proposés jouissent du meilleur pedigree. Ils proviennent tous de demeures et châteaux privés du Val de Loire.

Plusieurs mois avant le « show » de Cheverny, le commissaire-priseur n’hésite pas à partir, tableaux sous le bras, à la rencontre de ses clients potentiels aux Etats-Unis ou en Europe. Rassurés par ces enchères de haute volée, qui n’ont rien à envier à celles obtenues outre-Atlantique, les grandes familles de la région lui confient volontiers des œuvres importantes, d’ordinaire exportées à Londres ou New York. « Fidélité, confiance et service de proximité sont nos principaux atouts, explique-t-il. Nous faisons du cousu main, de la haute couture. Quand la clientèle appelle, elle tombe tout de suite sur Rouillac. »

E. T.
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