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Portrait de Louise Marie Boquet de Saint Simon


François-Xavier WINTERHALTER (Menzenschwand 1805 - Francfort 1873)

Portrait de Louise Marie Boquet de Saint Simon, épouse d'Adolphe Akermann


Sur sa toile d'origine, rectangulaire, à vue ovale

Signé, localisé et daté à gauche F Winterhalter fecit . / Paris . 1837 . Juin

106,5 x 87 cm

Provenance :
- grand salon d'un château de la Sarthe construit et décoré pour François Adolphe AKERMANN, régent de la Banque de France de 1859 à 1890.
- conservé dans la même famille depuis l'origine.

Notre portrait est une œuvre de jeunesse de Winterhalter, peinte trois ans après son arrivée à Paris, après un séjour italien qu'il fit grâce à une bourse du grand-duc Léopold de Bade.

Les portraits de ses débuts français sont d'inspiration romantique et comparables aux portraits de Jean-Auguste-Dominique Ingres. L'éclairage notamment dans les fonds rappelle les ciels de Delacroix. Le lourd drapé et la pose de la jeune femme, qui remplit l'espace du tableau et pose un regard bienveillant sur le spectateur, le rapprochent du portrait plus mélancolique de Madame Delong (130 x 97 cm) peint la même année et probablement présenté au Salon de 1837, l'année où il expose son premier chef-d'œuvre, Le Décaméron d'après Boccace (voir le catalogue de l'exposition Franz Xaver Winterhalter et les cours d'Europe de 1830 à 1870, Paris, Petit Palais, 1988, p. 31, reproduit fig.17). La beauté particulière des noirs de la robe et de la coiffe de Madame Akermann évoquent le portrait de Madame Leblanc (Toile, 119 x 92 cm) peint par Ingres en 1823 et conservé au Metropolitan Museum de New York (voir D. Ternois et E. Camesasca, Tout l'œuvre peint d'Ingres, Paris, 1971, n° 110, reproduit).

Ce portrait est peint un an après le mariage de notre modèle avec le Receveur Général des Finances de Dordogne, Adolphe Akermann, qui sera, entre 1859 et 1890, le régent de la Banque de France. Louise Marie Boquet est elle aussi issue d'une famille de financiers. Son père, chevalier de la Légion d'honneur, est inspecteur général des finances et il contrôle la caisse centrale du Trésor royal. Tous deux s'installent en 1838 dans leur château de la Sarthe, nouvellement construit et dans le grand salon duquel est conservé depuis l'origine notre tableau.

Dans le livre des comptes de François-Xavier Winterhalter est répertorié un portrait de Madame Akermann, Paris, jusqu'aux genoux signé et daté 1838 (50 x 40 cm) et dont la localisation actuelle est inconnue (voir le catalogue d'exposition Franz Xaver Winterhalter et les cours d'Europe de 1830 à 1870, Paris, 1988, cité p. 227, n° 28).