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RARE PAIRE DE CANDELABRES BRULE-PARFUMS




Rare PAIRE de CANDÉLABRES BRÛLE-PARFUMS AUX CYGNES en bronze ciselé et doré, à plaques de porcelaine.

Deux plaques de porcelaine au motif des amours de Vénus, sur un nuage, sont enchâssées sur un socle rectangulaire en tôle à frise de lotus, fleurettes et rang de perles. L'une figure une jeune déesse couronnée par quatre amours présentant un panier fleuri et une torche enflammée. L'autre figure Cupidon décochant une flèche, entouré de quatre amours : rêveur, à la coupe, au panier de fruits et à la flûte.

Deux cygnes de bronze, aux ailes déployées, le cou orné d'un ruban et d'un collier de perles sont affrontés, en pendant, sur chaque socle. Leurs queues sont à l'amorce d'une palme richement ciselée de feuillages et de fleurs. Les palmes se terminent en enroulement, soutenant chacune un brûle-parfum suspendu par trois chaînettes. Couvercle à palmes ajourées, fretel et cul de lampe en pomme de pin, navette de godrons.

Une corne d'abondance en bronze, prend appui sur l'enroulement des palmes, pour donner naissance à cinq bras de lumières et, à un feu central, formant candélabre. Riches ciselures de rinceaux et feuillages.

XIXème siècle.

Haut. 81 cm, Larg. 22 cm, Prof. 22 cm.
Plaques de porcelaine : Haut. 9 cm, Larg. 16 cm.

Provenance : conservés dans la même famille depuis le XIXème siècle.

Bibliographie :
- Odile NOUVEL-KRAMMERER (dir.), "L'aigle et le papillon : Symbole des pouvoirs sous Napoléon 1800-1815", Les arts décoratifs, Paris, 2007.

"Attribut d'Apollon depuis le jour de sa naissance, et tirant le char que Zeus lui offre, le cygne s'impose comme une figure majeure des arts décoratifs, à partir du Consulat, dans des circonstances qui restent imprécises. On sait que Joséphine en commande plusieurs pour le parc de Malmaison, y compris des cygnes noirs provenant du détroit de Bass. (...) À la même époque, les cygnes ornent le lit de Madame Récamier conçu par Louis-Martin Berthault en 1800, et, sa vogue se répand dans le mobilier. On le retrouve à l'hôtel de Beauharnais à Paris, dans le programme iconographique apollinien, commandé, par le prince Eugène en 1803. Le cygne est omniprésent dans l'art décoratif, pendant tout l'Empire, avant de disparaitre, à la Restauration."