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PR ARON : "UNE VENTE EN GANTS BLANCS"
La Nouvelle République, 22 février 2012, Point chaud


Tous les lots de la succession Aron ont été vendus en deux jours.

Quarante mille visites sur le site internet rouillac.com et 300.000 pages lues, 4.000 visiteurs à l'exposition, 600 personnes aux deux jours de vente au Vinci et à l'Univers, et pour finir, une « vente en gants blancs » pour les Rouillac père et fils. Entendez par là une vente où il n'est rien resté. Lundi soir, s'est donc achevée la vente aux enchères de la succession du professeur Aron, décédé l'an dernier à 103 ans. Parmi les belles pièces de la vente, la Grande Encyclopédie de Diderot et d'Alembert a été adjugée à 10.000 €, un buffet XVIIIe à 11.500 €, quatre fauteuils « Jean de La Fontaine » à 8.000 €, un escabeau de bibliothèque escamotable à 3.200 €, le bureau du professeur Aron à 5.000 €, un grand miroir à 13.500 €… «Des lots que nous vendons habituellement à des prix trois fois moins élevés », estime Philippe Rouillac, lequel explique ce succès « par le fait d'avoir ouvert la maison au public d'un homme illustre, admiré des Tourangeaux. Cette vente est avant tout un grand succès populaire car il y a eu de petites adjudications à 10 €. 90 % des lots ont été achetés par des Tourangeaux. »

Les résultats de la vente sont consultables sur le site rouillac.com

P.L.
4.000 VISITEURS EN ULTIME HOMMAGE A EMILE ARON
La Nouvelle République, 20 février 2012, La Une

La foule s’est pressée pour visiter la maison de Madeleine et Émile Aron en prélude à la vente aux enchères de leurs meubles et objets hier au Vinci.


Alain Devineau et Alain Dayan ont reçu les drapeaux acquis par la Ville. - (Photo NR, Hugues Le Guellec)

Dès samedi après-midi, Philippe et Aymeric Rouillac ont dû se rendre à l'évidence : le grand salon de l'hôtel de l'Univers allait être bien trop étroit pour accueillir tous les enchérisseurs. « On n'avait pas prévu cela », reconnaissait Me Philippe Rouillac. « Pensez donc : on a distribué à l'entrée de la maison 2.000 catalogues et comme on n'en donnait qu'à une personne sur deux, on peut évaluer à 4.000 visiteurs depuis vendredi ! À cela, il faut ajouter 30.000 visites sur notre site internet et sur celui d'Interencheres. »

La solution de repli, ce fut l'auditorium Descartes du Vinci. Et encore, les 350 places ont été prises d'assaut avant le début de la vente : plus d'une cinquantaine de personnes ont dû suivre les enchères depuis les couloirs d'accès. Il n'y avait donc pas que des curieux à visiter la maison de Madeleine et Émile Aron : beaucoup d'acheteurs potentiels et aussi des gens venus rendre un ultime hommage « à celui qui m'a soignée pendant longtemps », comme le confiait une dame sous le couvert de l'anonymat. « Je suis souvent venue dans son cabinet de consultation, mais je n'avais jamais eu l'occasion de franchir la porte de son domaine privé. » Il y avait aussi des anciens élèves, souvent ses disciples. « Chaque année, sa famille allait passer la soirée ailleurs et il recevait ici tous ses internes et ses externes pour faire la fête », témoigne une psychiatre d'Orléans. « Et chacune des quelques femmes que nous étions dans cette assemblée masculine, recevait en cadeau un flacon de parfum. » Un parfum de nostalgie donc, avant de passer à la vente : elle démarra sur les chapeaux de roues. Avec un beau moment : le lot 122 est grimpé jusqu'à 5.000 €; deux drapeaux britanniques et américains confectionnés artisanalement qui avaient flotté sur le bacon de la mairie à la Libération et remis à Émile Aron par Jean Meunier… La ville de Tours les a acquis : ils resteront en Touraine, comme un éternel hommage à l'homme que fut Émile Aron.

La vente aux enchères continue cet après-midi, à partir de 14 h 30, dans les salons de l'hôtel de l'Univers.

Fin de chapitre

Comment expliquer les 4.000 personnes venues visiter le 45 du boulevard Béranger ? Bien sûr, il y a la puissance des commissaires-priseurs reconnue au-delà de l'Hexagone. Évidemment, l'aura du personnage qui y vécut en est la principale cause. Émile Aron aura illuminé la ville pendant plusieurs décennies, bien au-delà de ses seules compétences médicales. On a rendu hommage à l'un des derniers représentants d'une médecine qui n'était pas simplement une technique mais qui touchait à tous les ressorts de l'humain. Enfin, ce week-end, les Tourangeaux ont sans doute également tourné la dernière page d'un chapitre de leur histoire. Celle des « Trente Glorieuses » en Touraine, quand on allait acheter des cadeaux de fête des Mères chez Gallard, ses gâteaux chez Sabat ou Poirault et ses chemises chez Lussigny. Sic transit… comme n'aurait pas manqué de conclure Émile Aron.

François Bluteau
EMIEL ARON : SES OBJETS MIS AUX ENCHERES
TV Tours, 17 février 2012


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un reportage de Sabrina Melloult
LES DRAPEAUX DE LA LIBERATION DE TOURS
TV Tours, 14 février 2012
Émission "Tout sur un plateau" animée par Émilie Leduc.


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LES TRESORS DU PR ARON AUX ENCHERES
La Nouvelle République, 10 février 2012

Tours. Le mobilier et les objets personnels du Pr Émile Aron, décédé à 103 ans il y a un an, seront dispersés lors d’une vente aux enchères les 19 et 20 février.

 
Me Aymeric Rouillac, commissaire-priseur, procédera à la vente aux enchères, notamment de la grande encyclopédie Diderot et d'Alembert en 35 volumes. - (Photos NR, Patrice Deschamps)

Le 29 janvier 2011 disparaissait le professeur Émile Aron à l'âge de 103 ans en son domicile tourangeau du 45 boulevard Béranger. Un an plus tard, la succession et le mobilier de famille seront dispersés lors d'une vente aux enchères à l'hôtel de l'Univers les 19 et 20 février prochains. Les commissaires priseurs Philippe et Aymeric Rouillac se chargeront de cette vente des meubles, tableaux, objets et tapisseries mais aussi de deux drapeaux anglais et américains confectionnés à la main qui avaient flotté à la Libération de Tours, un superbe escalier escamotable de bibliothèque « Chippendale » d'époque victorienne, un coffre à liqueurs en bois de thuya, un lustre en cristal de roche, mais aussi la grande encyclopédie de Diderot et d'Alembert en 35 volumes du professeur estimée à 8.000 €…

« Chaque objet a une historie et est incarné par la personnalité du professeur Aron ici. Au-delà du personnage public qu'il incarnait depuis si longtemps, son intérieur révèle celui d'un homme et d'une femme de goût – son épouse Madeleine avait le don des antiquités. C'est une belle démonstration d'un art de vivre à la française », observe Aymeric Rouillac qui a ouvert les portes du bel hôtel particulier en avant-première pour les lecteurs de la NR. Les enfants d'Émile et de Madeleine Aron, François et Pascal, ont souhaité qu'une partie des écrits de leur père soit léguée à la faculté de médecine, ainsi que plusieurs objets dont un buste réalisé par Joe Davidson. « Émile Aron aimait recevoir, observer, partager, se réjouir… Cet hôtel particulier fut un lieu d'excellence de la Touraine, où le " Tout Touraine ", les beaux esprits, les femmes élégantes, les amis aimaient se retrouver », souffle Philippe Rouillac.

 > L'exposition préalable au public se déroule jusqu'au 16 février sur rendez-vous, les vendredi 17 et samedi 18 février de 10 h à 12, et de 14 h à 17 h ainsi que les dimanche 19 et lundi 20 février de 10 h à 12 h dans les murs de cette maison qu'Émile Aron avait acquise en 1948 et où il vécut jusqu'à sa mort. Photos et liste complète sur le site www.rouillac.com

Pascal Landré

Un homme d'exception

La Nouvelle République, 10 février 2010


Parmi les objets mis en vente, deux drapeaux exposés lors de la Libération.

Résistant puis élu aux côtés de son ami Jean Meunier, Émile Aron, homme de gauche, vivait dans un bel intérieur, cossu, raffiné, mais sans ostentation. Les tableaux qu'il a amassés avec son épouse Madeleine révélaient un goût pour la peinture classique. Dans le garage de son hôtel particulier, il s'était fait aménager une piscine intérieure et au sous-sol, un sauna. A 100 ans passés, il n'entretenait pas seulement son étonnante vitalité au prix de quelques brasses quotidiennes ou de ses séances d'oxygénothérapie dans le petit cabinet de consultation qu'il avait conservé, attenant à son bureau-bibliothèque. De la cave au grenier, sa maison déborde de livres, de revues, qui témoignent de l'extraordinaire soif de savoir dont a fait preuve le professeur Aron, jusqu'à la fin de ses jours. Au cours de sa vie, il a publié 350 ouvrages, de médecine ou de philosophie, douze livres et nombreux sont les Tourangeaux qui se souviennent des longues mais passionnantes conférences que le Pr Aron donnait encore à la fin de sa vie. S'il sentait que son auditoire décrochait un peu, il ponctuait son récit de quelques anecdotes bien senties pour raviver l'attention de ses auditeurs. Le nom de l'ancien chef de médecine générale à l'hôpital de Tours qui fut à la création des facultés de médecine et de pharmacie de Tours, du premier centre de dépistage du cancer de l'utérus, de l'école des infirmières, de la SPA (entre autres) sera bientôt donné à une allée du jardin botanique, à la rue desservant la fac de médecine à La Riche et à la bibliothèque de la faculté. Un hommage public sera rendu au Pr Aron le 18 février à 15 h à l'Univers.

P.L.
UNE COLLECTION MAÇONNE AUX ENCHÈRES
France 3 Touraine, 6 février 2012


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Un reportage de Dominique Pouget et Luc Peraud
LE MOBILIER DU PR ARON MIS AUX ENCHERES
La Nouvelle République, 3 février 2012

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Le contenu de l'hôtel particulier tourangeau du professeur Emile Aron ( 1907-2011), à Tours, sera mis aux enchères publiques  les 19 et 20 février prochains à l'Hôtel de l'Univers à Tours. L'exposition au public de la succession du Pr Aron et du mobilier de famille aura lieu les jours précédents à son domicile du 45, boulevard Béranger. En avant-première, La Nouvelle République vous fait découvrir  la demeure où vécut le  professeur Aron de 1948 à sa mort,  sous la visite guidée du commissaire-priseur chargé de la vente, Me Aymeric Rouillac.

Pascal Landré

EXPOSITIONS PUBLIQUES

En son Hôtel Particulier

45, Boulevard Béranger 37000 Tours

Les vendredi 17 et samedi 18 février de 10 à 12 heures et de 14 à 17 heures.
Les dimanche 19 et lundi 20 février de 10 à 12 heures.

VENTES AUX ENCHERES

Hôtel de l'Univers

5, Boulevard Heurteloup 37000 Tours
Dimanche 19 février à 14h30

Lundi 20 février 14h30

HOMMAGE

Hôtel de l'Univers

5, Boulevard Heurteloup 37000 Tours
Samedi 18 février à 15 heures

VENTE RECORD A MER POUR LE "CLAUDE MONET AUSTRALIEN"
La Nouvelle République, 30 janvier 2012

La cote du peintre impressionniste Rupert Bunny a subitement grimpé après la vente (162.000  E ) d’une de ses toiles à Mer sous le marteau de M es Rouillac.


Me Philippe Rouillac, satisfait de la vente de cette toile qui s'est tenue à Mer,
non loin des lieux où a vécu son auteur australien, Rupert Bunny. - (Photo NR, Jérôme Dutac)


Ce dimanche, les habitants de Mer n'avaient pas rendez-vous au stade de foot ni à l'église mais à la salle des mariages pour un rendez-vous particulier. Un lieu bien trop exigu pour accueillir tous ceux qui voulaient assister à la vente aux enchères orchestrée par Mes Philippe et Aymeric Rouillac, et qui a laissé de nombreuses personnes sur le trottoir, frustrées et en colère.

Une vente particulière puisqu'il s'agissait de vendre le contenu entier d'une maison bourgeoise située 28, rue Nationale et une peinture signée Rupert Bunny. Un peintre considéré comme étant le chef de file des impressionnistes australiens et qui a vécu à Suèvres entre 1921 et 1932.

162.000 €
Tout a commencé en matinée avec la visite de la maison. Des centaines de visiteurs se sont littéralement pressés dans chacune des pièces. Des professionnels, des amateurs éclairés, mais également des Mérois qui avaient connu la propriétaire décédée en 2010 ou qui voulaient tout simplement pousser les portes par curiosité. Parmi ces visiteurs, Annie Lemaire, qui a acheté en 1995 la maison où a vécu Rupert Bunny. Son atelier est toujours intact et une fresque pose question. Équipée de son appareil photo, elle a soumis à l'œil expert de Philippe Rouillac cette peinture. Lequel ne s'est pas prononcé, promettant des recherches. Dans l'après-midi avait lieu la vente : des meubles, des bibelots, du linge… et bien sûr, le fameux Bunny. Dans la salle, Philippe Rouillac et dans le hall d'entrée son fils, relayant les enchères de tous ceux n'ayant pu accéder aux lieux. Sur place, deux acheteurs pour des galeries australienne et américaine et au téléphone, de très nombreux Australiens. C'est finalement un Européen, fort probablement un Français, qui a emporté l'enchère. Démarrée à 10.000 €, la vente a été conclue à 162.000 € (135.000 € sans les frais). Un record en Europe pour ce peintre, une belle surprise pour Mes Rouillac qui ont vécu une journée un peu folle et un après-midi qui restera dans les mémoires des Mérois.

Voir la vidéo sur lanouvellerepublique.fr

Jean-François Minot

De grâce

Philippe Rouillac, commissaire-priseur à Vendôme, est passé maître dans l'art d'animer une vente aux enchères. Distillant faits historiques et anecdotes, il sait tenir son auditoire, toujours animé de la passion du premier jour. A Mer où s'est tenue la vente d'une peinture de Rupert Bunny (lire en page 3), on a beaucoup appris, même si certaines oreilles ont crié grâce en cours de route, lassées par trop de détails. A l'extérieur de la salle des mariages où se tenait la vente, d'autres oreilles ont crié grâce, mais pour une autre raison, ne pouvant accéder aux lieux trop exigus et ne pouvant écouter le déroulé de la vente et ses commentaires précieux.

J.-F.M.
A MER, UN "CLAUDE MONET AUSTRALIEN" AUX ENCHERES
La Nouvelle République, 26 janvier 2012

En Loir-et-Cher, a vécu un peintre australien reconnu. Une toile du maître a été découverte dans une maison de Mer. Elle sera vendue à l’encan dimanche.

Jusqu'où monteront les enchères ? Même Aymeric Rouillac ne se risque pas à avancer un chiffre.
(Photo NR, Sébastien Gaudard)

Mes Rouillac père et fils aiment les belles histoires. Surtout lorsqu'elles surprennent et se terminent bien. La dernière en date connaîtra son point d'orgue dimanche à l'occasion d'une vente aux enchères à la mairie de Mer.

Tout commence par un inventaire de succession en compagnie de Me Jean-Louis Percet, notaire à Mer. Il s'agit de vendre pour le compte de 14 héritiers (dont aucun enfant) le contenu d'une maison bourgeoise de la commune où avait vécu une pédicure décédée en 2010. Dans l'inventaire, un tableau de belle facture accroché au mur, juste au-dessus du piano. Cette toile représente deux femmes affairées à un travail de tricot sous une tonnelle. En bas à gauche, une pastille d'exposition et une signature inconnue : Rupert Bunny. Mais la composition agréable du tableau incite Philippe et Aymeric Rouillac à s'intéresser de plus près à cet artiste. Aymeric Rouillac : « Je dois avouer qu'on ne connaissait pas Rupert Bunny. On a fait des recherches. Il s'agit ni plus ni moins que du Claude Monet australien. Un impressionniste né en 1864 et mort en 1947 à Melbourne. Il s'agit du premier peintre australien ayant reçu une récompense. C'était en 1900 avec la médaille de bronze à l'Exposition universelle. Il a étudié la peinture à Londres et s'est installé à Paris. Tous les peintres australiens qui comptaient sont passés par son atelier. »

D'autres Bunny dans le département ?

Mais la biographie de Rupert Bunny recèle un détail bien plus intéressant pour les commissaires-priseurs. De 1921 à 1932, il s'est installé non loin de Mer où il avait son atelier au lieu-dit Les Landes par Suèvres. C'est là qu'il a travaillé et qu'il a probablement réalisé le fameux tableau. Aymeric Rouillac y voit d'ailleurs une lumière propre au val de Loire. Comment cette peinture est-elle entrée en possession de la défunte. Le mystère est pour l'heure entier. Achat, don pour paiement ? Aymeric Rouillac s'interroge : « Pédicure masseuse de profession, était-elle la pédicure du peintre, ou de sa femme. A-t-il réglé avec cette toile ? ». Au petit musée de Mer, aucune trace du peintre australien. Il n'y a guère que les souvenirs des résidants les plus anciens qui pourraient éclairer le séjour loir-et-chérien du peintre australien. Pourquoi pas à l'occasion de la vente de dimanche. Philippe et Aymeric Rouillac sont prêts à expertiser tout autre tableau portant la signature de Rupert Bunny…

repères

  • Vente dimanche 29 janvier à la mairie de Mer (salle des mariages). Visite et expertise le matin. Vente à partir de 14 h.
  • Mise à prix : 10.000 €. La peinture devrait partir en Australie. Les galeries australiennes seront au bout du téléphone.
  • On retrouve les œuvres de Rupert Bunny en Australie bien sûr mais également au Petit Palais à Paris, en Angleterre et en Russie.
Jean-François Minot
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